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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:27

Bilan du coût 2013 de l'élevage de loisir des Lutins.

Comprendre: coût lié aux obligations imposées par le système et ses administrations dans le cadre d'un élevage ovin déclaré. Remarque, déclaré par obligation (et non par choix) puisque tout détenteur de moutons (ou de chèvres), même pour loisir, est tenu de déclarer ses animaux... et les identifier.

Allons-y! C' est un peu rébarbatif mais cela vaut la peine d'être lu jusqu'au bout.

Tout ça pour vous!

Tout ça pour vous!

Pour 2013 donc:

Cotisation identification ovine: 15,60 HT

Facturation des documents de circulation: 11,20 HT

Contribution équarrissage obligatoire: 21,27 HT

Total: 52,60 TTC

Ce n'est pas fini...

Ce n'est pas fini...

Prophylaxie (suivi sanitaire) 2013, obligatoire (périodicité: tous les 5 ans pour recherche de la brucellose)

Prise de sang ovins: 52,00 HT

Vacation brucellose: 21,46 HT

Analyse brucellose: 124,28 HT

Cotisation GDS: 11,20

Fonds mutualisation sanitaire: 0,80

Caisse solidarité animale: 0,40

Total: 251,90 TTC

Un peu d'oxygène en image.... et continuons!

Un peu d'oxygène en image.... et continuons!

Achat du nouveau matériel d'identification obligatoire (boucles électroniques de la nouvelle législation d'identification, type pour ruminants de petite taille).

Lot de 75 boucles, plus matériel de pose et autres frais: 94,01 TTC

Quel mérite!....????

Pour ces petites "bêtes"-là, il en a coûté en 2013 chez les Lutins environ 400 euros, rien qu'en obligations administratives.

Devant toutes ces tracasseries, on comprend aisément que, malgré cette obligation (parfois méconnue), bien rares sont les éleveurs (ou simples détenteurs) de moutons ou de chèvres d'agrément qui déclarent leurs animaux. Les complications, les contraintes et le coût découragent souvent, les propriétaires espérant simplement qu'aucun de leurs voisins ne les dénoncera un jour sur le fait qu'ils détiennent des petits ruminants au fond de leur jardin.

Alors quand on vient me demander (administration y compris) si je touche des primes sur mon troupeau, cela agace. Non, aucune prime, que des dépenses, y compris celles ci-dessus qui nous sont imposées. Non, aucune prime pour les hectares que je préserve en prairies. Non, aucune prime pour l'entretien de plusieurs kilomètres de haies. Contrairement au milieu agricole qui vit de l'élevage.

Je ne mène qu'un élevage de loisir en orientations conservatoire et scientifique,mais soumis aux mêmes contraintes que les professionnels ovins sur ces points administratifs.... mais pas à certains avantages!

Maintenant, il faut ajouter les coûts de tout élevage (mais pour les amateurs sans récupération de TVA): installations, aménagement, matériel, produits et soins vétérinaires, nourriture, achat et imposition des terres...

L'élevage des Lutins une pure passion... et il en faut.

Epilogue concernant les tracasseries administratives:

L'exemple d'une identification électronique inadaptée et non respectueuse des Ouessant est l'exemple type de l'absurdité administrative qui touche les éleveurs amateurs et contre laquelle il faut se débattre là-aussi. On voudrait faire disparaître tout élevage amateur qu'on ne s'y prendrait pas mieux. J'ose espérer qu'il s'agit plus, comme d'habitude, d'un manque de considération des minorités (parfois pas même connues, d'où la nécessité de nous faire connaître) dans la machine administrative et politique non encore munie de "conduite assistée", rigide sans aucune part d'humanité ni réflexion.

Mais nous ne plierons pas face à l'absurdité et le manque de respect de cette législation à l' égard de notre type ovin, en continuant à nous battre pour améliorer son sort. C'est aussi aux services de l'élevage d'être à l'écoute des éleveurs (du moins c'est ce qu'ils écrivent dans les documents démagogiques), de leurs besoins et ceux de leurs animaux, et de remédier (ou faire remédier) en conséquence aux soucis rencontrés, ne serait-ce que par bon sens, pour ne pas dire intelligence.

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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commentaires

Danièle 06/02/2014 15:30

Cela ne m'étonne pas du tout et je pense qu'il vous faut beaucoup de courage et de passion.
Continuez et bonne chance !!!!

le berger 07/02/2014 14:38

Merci.
Il n'y a pas de souci, la passion demeure et le berger continue.

Lucine 05/02/2014 13:53

Chers moutons... Non, chère administration... Quand tu écris " nous ne plierons pas ", malheureusement, beaucoup ont déjà plié, soit en se mettant hors la loi, ce qui sera surtout dommageables s'ils se font prendre, à leurs moutons qui seront abattus, ( sans raison objective, juste par répression ) , sans compter les amendes, soit en arrêtant purement et simplement leur élevage. Nulle démagogie à la DSV de mon département où le responsable ovin-caprin m'a dit tout simplement que si j'étais contre l'identification, je n'avais qu'"à élever des chiens ( dont l'identification est également obligatoire, en passant )... Donc, c'est clair, il est bien question d'ignorer les amateurs, ou mieux, les éradiquer. Je ne partage pas ton optimisme au sujet du bon sens de l'administration. Alors, son intelligence, même pas en rêve...

le berger 08/02/2014 13:30

il n'y a donc pas de malentendu nous nous comprenons bien...

christineL 08/02/2014 12:08

Entièrement d'accord avec vous sur toute la ligne. L'exemple que vous dénoncez dans votre réponse est tout simplement révoltant.
Mes propos n'étaient assurément pas de vous convaincre, le suis-je moi même? C'est pour quoi je parlais de "modérer" les abus. Il y a tant à dire sur l'élevage amateur et professionnel et surtout tant à faire. Vous et nous, visiteurs de votre blog, éleveurs concernés et sensibles à la condition animale en sommes persuadés.

le berger 07/02/2014 23:13

mes propos vont dans le sens des éleveurs amateurs seulement. on n'ennuie pas (du moins pour l'instant) de tant de formalités l'éleveur amateur de volailles et autres lapins, canaris et tout ce qu'on voudra concernant les espèces domestiques élevées au fond du jardin. Le cas des ovins caprins est vraiment particulier du fait de la brucellose et de l'obligation d'identification, et les éleveurs amateurs dont je suis aimeraient justement la réflexion qui n'existe pas sur le fait de loger tout le monde à la même enseigne concernant notre souci d'identification.
Concernant le fait que ces obligations permettraient d'éviter les mauvais traitements, j'aimerais que cela soit vrai et alors accepterais le premier ces contraintes sans amertume pour la bonne cause. Cependant je ne peux que constater qu'il n'en est absolument rien. Je suis dans le département de l'élevage par excellence et la misère animale est particulièrement présente dans de trop nombreux élevages professionnels (bovins et ovins surtout ici). Rien que sur ma commune sur ces dix dernières années, ce sont trois élevages mouroirs où les animaux ont dû être saisis... et il a fallu des années pour en arriver là, bien des animaux ayant le temps de souffrir et mourir durant de longues procédures. J'ai eu sous les yeux également un élevage de 400 moutons avec chèvres (chevaux, ânes...) qui s'est installé et durant six ans le spectacle d'animaux en détresse se trainant et agonisant, avec le ballet incessant de l'équarrissage. La DSV est intervenue mais comme toujours pour des problèmes humains rien n'a été fait pour les animaux et le scandale a perduré dans sa situation d'élevage mouroir... jusqu'à ce que la crise du foin de 2012 oblige l'éleveur à vendre son troupeau. Particulièrement étonnant, les vétos appelés dans les débuts pour quelques soins n'ont rien dénoncé, se limitant apparemment à leur rôle de praticiens. Comble, pourtant dans le collimateur de la DSV intervenu une fois pour passer un simple savon, cet élevage n'était pas enregistré auprès du groupement de défense sanitaire quant au suivi de la prophylaxie. On se rend compte que là aussi il y a de quoi se révolter. l'identification dans tout cela n'a pas permis à des dizaines et centaines d'animaux d'agoniser sous mes yeux durant des mois et des mois jusqu'à la dernière limite, pendant ces six ans. On se rend bien compte que si l'administration n'est pas la hauteur là où on l'attend vraiment et où elle serait vraiment utile dans son rôle de répression, il ne faut pas hésiter à faire intervenir les associations de protection animale pour faire réagir; on y trouve de réelles personnes motivées en général. C'est la leçon que je tire de cette triste histoire.
Vous comprendrez qu'il me faudra plus que vos propos nuancés pour me convaincre. j'aimerais vraiment que vous ayez raison!

christineL 07/02/2014 22:04

suite de mon commentaire qui a profité d'une coupure de courant pour s'échapper....j'écrivais: mais de faire respecter la règlementation.
Le montant des obligations administratives et sanitaires représente un coût certes,mais je les pense utiles pour modérer les trafics et les mauvais traitements que subissent les animaux. Malheureusement, en effet peu d'éleveurs déclarent leurs animaux soit par ignorance de l'obligation de déclaration, soit par crainte de l'engrenage administratif. Pour vivre heureux, vivons cachés! Malgré les risques.
L'année dernière, j'ai eu aussi à faire les prélèvements sanguins pour détecter la brucellose. J'ai des moutons, mais aussi des chèvres qui donnent du lait avec lequel je fais des fromages que je distribue à qui en veut. Est-ce que j'aurai fait cette analyse si elle n'avait pas été obligatoire?.......heu, oui! quand même, car je suis intègre vis à vis des engagements que je prends et consciencieuse sauf...pour le bouclage. Tout est dans un tiroir.
Là, l'humain responsable du département élevage, de qualité ou pas,qui se cache derrière sa fonction se fiche totalement de savoir si le mouton est comme-ci ou comme-ça, si la boucle qui pend à son oreille est aussi grande que le quart de sa tête, il tient à son emploi et de toute façon, ce qu'il en pense est que ce n'est pas lui qui décide, que ce n'est pas son problème et que...madame, monsieur, c'est écrit là dans le texte.
Alors oui, on se plie plus ou moins aux obligations parce qu'il faut. Puis de temps en temps, on signe une pétition qui aura ce moment de gêne que provoque, dans la chaussure, le petit caillou vite évacué. Dommage pour notre petite cause que représente le bien-être des moutons d'Ouessant. Il va falloir de la patience!!!

le berger 07/02/2014 14:36

Absolument, j'en suis bien convaincu également.
Ceci étant, il est normal d' espérer humain de qualité face à soi. Sous couvert d'autorité supérieure qui vous dicte action, on entend dire souvent "je ne fais que mon métier" pour se dédouaner de toute responsabilité dans un système. Accepter de participer ou d'agir dans une direction ou une autre c'est pourtant déjà être complice, y compris dans les domaines professionnels,...à moins d'avoir une réelle conscience et s'y refuser. C'est sous ce principe de pression psychologique de l'ordre supérieur qu'on construit des humains sans conscience ni réflexion et une humanité à leur image. C'est sur ce principe que bien des horreurs et absurdités se perpétuent à travers les temps... "je tape mais en fait c'est pas moi, on m'a dit de le faire"

Christine.L 05/02/2014 20:49

A chacun sa priorité:pour l'administration, c'est l'identification, pour l'éleveur, c'est comme vous dites,une identification adaptée et respectueuse de l'animal, en l'occurrence pour le mouton d'ouessant. Il n'est pas demandé aux responsables administratifs d'avoir du bon sens, c'est clair! mais de faire respecter

le berger 05/02/2014 14:53

il faudrait expliquer à ton responsable que nous ne sommes pas contre l'identification mais demandons une identification adaptée et respectueuse de l'ovin, ce qui sur ce dernier point devrait être d'ailleurs une préoccupation majeure.
Maintenant il y aura toujours des responsables pour expliquer qu'ils ne sont là que pour faire leur travail et dont le profil psychologique et intellectuel rejoint celui des personnes qui sont payées entre autre pour frapper où et quand on leur demande sans état d'âme ni interrogations sur leurs actes...
Bon sens et intelligence sont ce que l'on pourrait espérer...