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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:33

Je jette toujours un regard sur les cadavres de la faune que je peux trouver sur mon chemin.

C'est riche d'enseignement pour l'identification, définir la présence d'une espèce en un lieu, tenter de déterminer une cause extérieure à la mort.

Pour les oiseaux, un peu comme un enfant souhaite la fève dans une galette, j'espère toujours tomber sur un individu bagué. Découverte alors utile pour l'ornithologie et le suivi de certaines espèces. Perspective ensuite de rêver sur le périple et la page d'histoire de l'oiseau dévoilés, à partir des données que la bague d'identification révélera après être passée en revue dans les bases des programmes de baguage de France et d'ailleurs en Europe ou au-delà.

Aussi en apercevant au loin sur la prairie ce qui semble être une simple merlette morte, je fais l'effort d'aller y voir de plus près.

Mais non, aucune bague. De plus cette merlette est bien étrange et s'avère à ses pattes et son bec, ne pas en être une.

Je suis surpris de me trouver au-dessus du cadavre d'un petit échassier. La dépouille est bien vieille et en mauvais état. L'oiseau n'a été consommé que de l'intérieur par les asticots, il y a de nombreuses semaines. La décomposition, le soleil et la pluie des derniers jours rendent la réalité du plumage bien peu évidente.

Cependant, à la taille, aux caractéristiques du bec courbe et des pattes, etc..., il semble bien qu'il s'agisse d'un râle d'eau et même d'un jeune oiseau de 2015.

Petit échassier

Il est toujours étonnant de découvrir une espèce qu'on ne soupçonne pas passer par son jardin ou sa prairie. Il faut ce genre de découverte pour concrétiser le phénomène.

Bien que le faucon pèlerin, l'autour et l'épervier soient régulièrement dans le quartier depuis l'automne, il y a peu de chance qu'ils soient le prédateur de ce râle, tout comme un mammifère carnivore type renard, martre, fouine, putois ... En effet, il est peu probable que ces espèces sauvages aient abandonné ainsi leur proie après capture. De plus aucun signe de début de consommation sur la dépouille.

Par contre je note fractures des pattes indiquant bien une capture et des morsures. Ces restes se trouvent à une cinquantaine de mètres de la maison, sur le secteur où j'ai, comme par hasard, déjà trouvé restes de huppe et engoulevent, pour ne citer que les espèces les plus remarquables.

Migrateur nocturne, le râle s'est-il posé une nuit à la mare près de la maison ou tout simplement exténué où il put? Toujours est-il que je soupçonne fort, une fois de plus, un des sales matous d'amour de la maison de n'avoir pu résister à la tentation. Trop de coïncidences!!

Petite surprise que cette découverte, quand on sait le râle d'eau timide et discret, difficile d'observation dans les milieux humides riches en végétation de rive qu'il affectionne.

Dommage si celui-ci de râle a bien terminé comme je le pense. Peut-être que les sales minets d'amour ont tenu à me faire partager à leur manière leurs connaissances ornithologiques, celles qui, comme cet autre engoulevent, échappent à mon observation pendant la nuit???

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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commentaires

henri-Benoit PERES 15/01/2016 18:49

Bravo pour ce travail patient, passionné, utile et passionnant pour tous ceux qui vous lisent.
J'élève des ouessants depuis 35 ans avec des interruptions et ma joie est toujours aussi grande. Vos méthodes et la diversité de toison de vos animaux me fascine et désormais compte bien aussi sortir de mes deux teintes noir/roux et blanc, si élégants soient ils. Je me souviens, en 1981, j'étais adolescent, et une agnelle, dans mon petit troupeau en Bretagne (issu d'achat chez les LANTIVY et d'une brebis noire de Paul ABBE était née chocolat, absolument ravissante et incongrue dans le groupe de sujets noirs (6 brebis et un bélier ). Elle a reproduit ensuite mais n'a jamais donné d'agneau se rapprochant de sa couleur. A l'époque, ce mystère génétique m'avait semblé presque une érreur de la nature !
Merci encore de toutes vos images qui au fil des saisons m'enchantent.
Cordialement

dominique morzynski 15/01/2016 20:00

C'est moi merci, d'abord pour les commentaires et votre intérêt.
35 ans!!! remarquable et intéressant.
le cas que vous décrivez est troublant et m'intéresse beaucoup. si en privé nous pouvons échanger propos pout étayer votre donnée voire me communiquer photo, n'hésitez pas à me joindre en contact. A bientôt