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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 11:40

Une des brebis doyennes du troupeau vient de mourir hier.

L'animal entre les mains, ce fut l'occasion de vérifier la situation quant aux nouvelles boucles d'identification obligatoire posées le mois dernier.

Triste constat! Triste spectacle!

Oreille droite.

Oreille droite.

Oreille gauche.

Oreille gauche.

Pourtant ces boucles furent posées de façon à limiter les accrochages en plaçant la protubérance du système dans l'intérieur de l'oreille.

Pas d'arrachages complets. Des arrachages partiels plus sournois encore puisqu'ils auraient pu arriver régulièrement à vie si la vieillesse n'avait pas sorti cette brebis de son calvaire.

Une fois de plus, la colère est grande.

Grande face à l'inadéquation d'une identification auriculaire pourtant imposée aux éleveurs.

Grande face aux sévices qu'on voudrait nous imposer d'infliger à nos Ouessant.

Comment dans ces conditions vouloir, imposer que les éleveurs respectent la législation en déclarant leurs moutons et en les identifiant?

Il n'apparait pas envisageable, après ce test catastrophique, de pouvoir prétendre identifier à vie (au moins dix ans) Les Lutins de l'année quand ils auront six mois ou plus.

Que ceux qui tiennent les ficelles réagissent et agissent enfin!

Europe, Ministère, DSV, EDE, tous complices, ne sachant que réciter les textes et se renvoyant la balle.

Des questions se posent sur les capacités intellectuelles des législateurs et leurs petits soldats, ainsi que des associations mais également les éleveurs, qui n'ont pas même eu conscience au départ que toute identification auriculaire peut être, est (20 ans que cela dure) tôt ou tard source d'arrachages d'oreilles. Ce système pourrait éventuellement convenir à un Ouessant vivant sur un espace vide entre quatre murs bétonnés (ce qui n'est ni concevable ni souhaitable), mais pas à des ovins de plein air et d'herbage côtoyant grillages, branchages, ....

On se demande vraiment comment et sur quels critères tous ces systèmes d'identification peuvent au final être homologués!!!

Qui pour se soucier de cette situation?

Qui pour réagir face à cette impasse?

Mais surtout, qui pour AGIR?

(Epilogue: Concernant cette double nécrose sur le même animal présentée en photos en cet article, le responsable français de la société produisant ce matériel m'informe qu'il s'agit d'un problème de pince qui enfoncerait trop l'axe de perforation comme on le voit effectivement par la pointe dépassant de la partie femelle. Trop enserrée l'oreille a ainsi évolué en nécrose au point de fixation.

Merci à lui pour cette information salvatrice qui m'amène à devoir contrôler chaque oreille pour l'ensemble du troupeau afin d' y remédier manuellement si nécessaire. Néanmoins me voilà devoir utiliser une nouvelle pince (la 5ème!) pour la suite des opérations s'il doit y avoir .... Bien compliqué tout cela, mais si au moins les risques d'infection sont éliminés j'espère, c'est déjà cela. Reste à l'avenir à mesurer l'autre problématique, celle des possibles arrachages, partiels ou totaux.)

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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commentaires

yann 30/08/2016 09:25

Pourquoi pas retrouver comme les chiens avant, un système de tatouage,on aurait le matériel pour tatouer, faut pas PUCER le bouchon trop loin. On ne se classe pas dans les élevages intensifs et ne sommes pas dans cette cours et cette vision de gestion de l'élevage.

dominique morzynski 02/09/2016 13:44

avant identification obligatoire, j'ai connu des éleveurs qui tatouaient leurs moutons pour les reconnaître, mais cela n'était pas toujours bien lisible d'autant selon la coloration de la peau.
il faudrait effectivement deux "régimes" différents selon les élevages, exploitant et donc rente, ou éleveur amateur; mais dans les esprits et face à la législation, un mouton quel qu'il soit est un mouton et donc sous même règlementation et mêmes obligations et méthodes d'identification. C'est ce qui doit évoluer enfin et donc les éleveurs doivent se manifester, s'unir et agir faute d'oreilles attentives et actives face à leurs doléances....

Manalia 29/08/2016 12:56

Vu qu'aux yeux des "décideurs" et de certains éleveurs, l'Animal n'est qu'une "chose" que l'on va envoyer se faire massacrer dans les abattoirs, que leur importe si avant cette fin sordide, une oreille est blessée voire perdue ?? Certains les laissent même agoniser quand ils sont malades, aux milieu de leur congénères car ils ne veulent pas payer le vétérinaire ! Alors les boucles ? Qui s'en soucie ?!! À part les gens comme vous et moi qui respectons l'Animal avant tout.

Je serais vous JE NE METTRAIS PAS CES BOUCLES et si "contrôle" (mais qui fait des contrôles en creuse, ne serait-ce que pour l'application des lois sur les "minimums vitaux (abris, eau à volonté, nourriture) des Animaux d'élevage ??!!) j'évoquerais les blessures et encore une fois les lois sur la maltraitance. Car C'EST un cas de maltraitance animale "imposée" http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/1847/CION-DVP/CD538.asp

dominique morzynski 01/09/2016 11:49

Oui absolument, tous les moutons sont logés à la même enseigne pour l'administration et comme vous le soulignez, les animaux de rente ayant une durée de vie limitée puisque souvent rapidement envoyés à l'abattoir, il n'y a là personne pour se soucier si l'identification auriculaire est blessante ou pas, et bien évidemment les soucis restent limités comparativement aux problèmes que peuvent rencontrer les moutons qui ne sont pas dans les circuits de rente et en particulier le plus petit, élevé souvent en agrément comme le Ouessant.
Le problème en ne mettant pas les boucles (ce qui peut déjà être un souci en cas de contrôle) c'est que l'animal n'a pas d'identité lors des dépistages obligatoires réguliers de la brucellose (par prise de sang)...autres soucis face à l'administration.
Il est vrai qu'en ce qui concerne au moins les Ouessant (puisque situation documentée), l'identification auriculaire obligatoire glisse vers situation de maltraitance. Mais un particulier ne peut réagir seul pour porter plainte face à l'administration. Seule une structure ou un collectif aurait le poids nécessaire car ne représentant plus seulement un individu....

Eric 27/08/2016 19:11

La haine!!! Voir cela me (nous) révolte!
Mon vétérinaire ne m'a fait aucune remarque quant à l'absence de bouclage. C'est vrai, j'ai très peu d'Ouessant.
Peut-être porter plainte contre l'administration pour maltraitance par application d'une obligation réglementaire...

dominique morzynski 01/09/2016 11:38

Oui tout à fait d'accord, d'autant que cette association est la seule à ce jour à représenter le mouton d'Ouessant.
oui il faut faire remonter les informations et les mécontentements pour les gens qui sont adhérents.
Mais tous les éleveurs concernés par ces problématiques ne sont pas adhérents, loin de là.

Ensuite pour les formules que vous reprenez "informations officielles", nous les connaissons et c'est bien justement sur cela (situation officielle inadaptée) qu'il faut réagir et agir.
merci pour cette réaction.

Eric 28/08/2016 17:17

Ce devrait pourtant être le rôle du GEMO...
Je cite leur site : "Le GEMO se doit de vous transmettre les informations officielles.
Attentif aux disfonctionnements, le GEMO attend un retour de vos observations pour faire remonter nos difficultés aux autorités. " Re "trois petits points"...

dominique morzynski 28/08/2016 11:02

gros et long combat.
chacun des complices au-dessus de l'éleveur se retranchant derrière la législation.... le combat doit donc s'orienter vers actions et travail pour faire évoluer et aménager cette législation en rapport à nos Ouessant. Le problème est que les éleveurs sont seuls et qu'il faut donc songer à nous fédérer pour construire et agir....

Lucine 26/08/2016 15:33

Comme je comprends ta colère... Mais ne sachant que faire concrètement face à une administration imbécile, j'ai jeté l'éponge...Je pense que l'idée, c'est justement d'aller dans le sens préconisé par les tristes techniciens de surfaces agricoles de la FNSEA, celui des fermes des 1.000 vaches, 5.000 veaux, 50.000 cochons et 100.000 moutons en stabu bétonnées, comme ça, plus de problèmes... Triste société...

dominique morzynski 27/08/2016 12:25

Je te comprends. Pour être heureux vivons cachés! c'est ce que fait la quasi totalité des éleveurs/détenteurs de Ouessant en ne déclarant pas leurs animaux et quand ils le font, très souvent ne posant pas les boucles, .... ce que d'ailleurs conseillent certains vétérinaires lucides ici et là (au moins parfois un soutien).....
Le souci est que quand on commence à posséder un certain nombre de moutons, il devient difficile d'y échapper ou on finit par avoir quelques scrupules, comme moi en finissant par boucler....Pendant que par ailleurs, il n'y a pas l'ombre d'aucun scrupule à nous imposer systèmes d'identification inadéquates....