Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:39
Elles me rendent marteau

Oh les filles! Oh les filles!

Elles me rendent marteau

Quel plaisir de vous retrouver toutes à nouveau réunies!

Elles me rendent marteau

Fini (depuis le 1er janvier) l'éclatement d'automne du groupe, pour les accouplements.

Elles me rendent marteau

L'appel de la colline... et la bande des brebis reprend ses habitudes, décidée à la rejoindre.

Elles me rendent marteau

Ce n'est pas le berger qui décide, mais bien le troupeau qui, comme une seule brebis, s'est mis en mouvement depuis le coin bergerie qui disparaît au loin.

Elles me rendent marteau

Le berger s'est effacé, se transformant en mouton sur deux pattes, se fondant dans la troupe. 

Et c'est bien ainsi que les filles le perçoivent en ces instants.

Elles me rendent marteau

La magie du troupeau (sans les mâles jusqu'en avril) opère à nouveau.

Elles me rendent marteau

Vivre au rythme de la troupe, observer l'une des brebis, comprendre l'autre, se fondre dans le mouvement, se laisser téléguider, se nourrir de l'instant...sentiment de plénitude.

Elles me rendent marteau

Un froid sec et pénétrant, mais quelle lumière!

Elles me rendent marteau

Le givre de la nuit sur les pairies a disparu tard en fin de matinée. Les corps engourdis ont préféré se réchauffer longuement, immobiles aux premiers rayons du soleil, avant de monter là-haut, conscients d'autre part qu'il était inutile de s'empresser.

Elles me rendent marteau

Etre mouton, quand on y regarde bien, tout un "métier".

Elles me rendent marteau

Maintenant l'insolation est forte. L'activité a repris. L'herbe est consommable.

Elles me rendent marteau

Pourquoi la colline?

Si on raisonne mouton... la douceur s'y installe en premier.

Sur les pentes à l'adret, le dégel s'y amorce plus vite. Comme tout ovin, le Ouessant préfère l'herbe des zones ensoleillées à celle des zones d'ombre. Cette herbe est plus goûteuse pour eux, plus nourrissante, plus riche en vitamines...et comme elle y est largement pâturée, le regain, bien que plus rare en cette saison et durant cet épisode météorologique hivernal, y repousse, plus tendre, tout neuf, apprécié.

Elles me rendent marteau

Sans toison, les pieds gelés sous le caoutchouc, mon extase devant tant de beauté finit au bout de quelques heures par laisser place au sentiment d'inconfort sous le froid mordant.

A pas de loup, pour ne pas créer de réaction de mouvement, je m'éclipse. Les filles n'ont pas besoin de moi pour vivre leur activité du moment.

Comme leur culture et leurs rites ancestraux orchestrent leurs journées depuis "toujours" chez les Lutins, elles sauront rejoindre, le moment venu, cet espace près des bâtiments où nos vies réciproques se mêlent presque. Elles dans leur bergerie me regardant, alors que moi-même dans la mienne je les observerai me demandant au final qui regarde qui.

Regards croisés entre deux espèces domestiques toujours troublants en leur point de rencontre!

 

Partager cet article

Repost 0
Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
commenter cet article

commentaires

marie christine 07/01/2017 12:01

quel beau ciel bleu de plein hiver ! magnifique région ! même s'il fait froid, le soleil se montre quand même..Il vous faudrait un "gilet de berger" tricoté main en laine 100% mouton pour passer encore plus inaperçu parmi votre troupeau. Je viens de voir ce matin, en replay, l'émission du mercredi 4 janvier à 20h30 "des racines et des ailes" : le goût du Tarn et de l'Aveyron, on peut encore la revoir durant 4 jours, (sans doute davantage mais par internet) et dans cette magnifique contrée on rencontre un berger qui a dressé ses trois chiens de façon originale : au chien beauceron il donne ses ordres en langue française, au chien "petit berger des Pyrénées" (j'ai eu le même) il lui donne ses ordres en espagnol, tandis qu'au collie il lui donne ses ordres en chiffres mathématiques ! et ainsi chaque chien sait que tel ordre le concerne ou pas, et tous les chiens peuvent travailler ensemble sans confusion et l'ensemble est harmonieux et on observe la magnifique intelligence des chiens de berger. Et ce berger apprend à un propriétaire de chien à guider son chien par des ordres musicaux !! "jazz, sol, do, etc etc", c'est mignon comme tout !
bon week end à tous et pour votre joli troupeau de moutons dont on lit avec plaisir ses nouvelles.

dominique morzynski 07/01/2017 12:15

merci pour cette indication.
astucieux cette pratique du triple langage face à ses trois chiens, reste au berger à ne pas y "perdre son latin".
bon week end également

Catherine Brassaud 07/01/2017 10:33

Bonjour,

Merci pour cet article. J'ai deux questions:
1) Pourquoi laisser le troupeau se regrouper sans les mâles? Ne pourraient-ils pas être tous ensemble?
2) Comment êtes-vous sûr que vous n'aurez plus de brebis à saillir?

Bien cordialement,

Catherine Brassaud

dominique morzynski 07/01/2017 11:50

bonjour
1/ parce que les brebis et agnelles peuvent être fécondes jusque tard en hiver....et que d'une part je tiens à connaître la paternité de chaque naissance, et d'une autre, que je ne fais pas reproduire l'ensemble des brebis à chaque saison, mais sélectionne selon mes objectifs, également pour gérer le nombre de Lutins et enfin ménager les plus vieilles femelles, les faibles, les blessées, les très jeunes....
2/un Ouessant digne de ce nom est un ovin plutôt primitif, race d'herbage ayant normalement conservé ses cycles naturels de fécondation. Ainsi, en ne réunissant les sexes qu'à partir d'avril (jusque fin août), il ne m'arrive d'avoir une naissance tardive (non calculée et non souhaitée) en septembre, que les trois ou quatre ans; c'est à dire rarement.
cordialement