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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 12:04

Il n'y a pas de sevrage forcé chez les Lutins.

J'apprécie de pouvoir laisser mes animaux vivre leur vie au maximum à leur guise. Que ce soit leur vie par rapport à l'espace du domaine des Lutins et son exploitation, leur vie dans la structure du troupeau, mais aussi celle face aux liens qui peuvent exister entre individus dont celui en particulier mère/jeune.

Ainsi à l'automne, les liens de l'agneau/agnelle avec leur mère sont toujours forts. D'abord dans le fait de ne jamais brouter bien loin l'un de l'autre, de dormir encore toison contre toison, de s'inquiéter et pleurer quand ils se perdent de vue,...

Bref, une vie au naturel bonne pour l'épanouissement de chacun, une vie en fait normale, correspondant aux besoins et au fonctionnement de l'espèce "mouflon mutant".

Malheureusement, en fin de semaine, ce sera le début de la saison de reproduction et pour commencer celle des accouplements.

Cet événement va imposer de découper l'espace de vie et le cloisonner, mais aussi de créer séparations d'avec leurs jeunes de certaines mères entrant dans les programmes de lutte.

 

Moment désagréable pour le berger, mais plus encore pour les moutons concernés.

Si donc il n'y a pas de sevrage forcé chez les Lutins, répondant à des traditions d'élevage de rente ne s'imposant pas en élevage de conservation, il va bientôt y avoir séparation contrainte pour plusieurs animaux (mais pas sevrage, ce dernier s'étant fait naturellement depuis longtemps, même si lien existe bien encore pour d'autres raisons qu'alimentaires entre le jeune et sa mère).

Tout ce qui nous unit.

Voilà par contre un duo qui, comme d'autres chanceux, pourra vivre encore de longs mois les liens qui les unissent. En effet Cytosine prenant sa retraite, sa grande fille de six mois, Bouloche, pourra de temps à autre continuer à simuler l'acte de téter pour le plus grand bonheur de l'une et de l'autre. Même sans ce rituel, les liens de contact et de présence seront encore existants et perceptibles au printemps prochain. 

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Published by dominique morzynski - dans Ethologie
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commentaires

DEVIENNE 11/10/2017 15:04

Bonjour, je m'interroge toujours sur la façon de traiter un problème de corne de bélier qui s'oriente mal et risque de le blesser. La solution est de couper le bout de la corne, mais ma question est : pourquoi ne pas trouver une technique comme la méthode de "l'orthodontie" à savoir corriger une mauvaise posture, pour réorienter les cornes ? Par exemple, mettre un embout en néoprène, ou un autre système pour éloigner la corne de la joue ? Cela a-t-il été déjà étudié ? Merci.

dominique morzynski 11/10/2017 20:35

bonjour
personnellement je ne pense pas que cela soit possible. les différents caractères qui structurent une corne sont bien nombreux liés à la génétique de l'animal. Il n'y a pas d'accident en soi qui fasse aboutir à tel ou tel type de cornage. De plus une corne ce n'est pas seulement de la corne mais aussi de l'os pour une bonne partie proche du crâne. On ne découvre en fait le souci réel que lorsque la corne a poussé et non avant. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, pensant que scier une pointe gênante est plus simple que tout autre tentative, d'autant qu'après 3/4 ans le problème ne se pose pratiquement plus du fait que le cornage ne pousse ensuite que très peu ...
Mais si vous avez connaissance d' éléments sur un autre mode d'intervention, n'hésitez pas à en faire profiter...je communiquerai.