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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 22:01

 

L'association Naturama (link) m'a fait parvenir un document concernant l'utilisation du Mouton de Soay sur des espaces naturels.

Merci à elle et surtout à Séverine Willay  pour son travail.

 

 

Il n'est pas d'Ouessant mais entre comme lui dans la catégorie des races ovines primitives. Le Soay, originaire d'une île écossaise, serait même le type ovin considéré comme le plus primitif (d'ailleurs il mue encore naturellement), sorte de vestige vivant d'une étape et d'une forme de l'histoire de la domestication du Mouflon son ancêtre.

A noter que le Mouflon d'Europe, ou Mouflon de Corse, serait lui-même une forme ovine plus primitive encore, "abandonnée" sur son île (comme le Soay) en des temps donc bien plus anciens du tout début de la domestication.

 

Quelques remarques personnelles avant de présenter ce travail.

Très tôt après la dernière glaciation, les hommes chasseurs-cueilleurs qui s'installent en Europe semblent avoir un impact non négligeable dans la disparition de la megafaune. Puis il y a moins de dix mille ans, l'arrivée progressive de l'élevage et de l'agriculture gagne peu à peu nos contrées. L'augmentation de la population humaine et l'évolution des techniques et pratiques agricoles  modifient non seulement les milieux naturels mais influent sur la présence et la répartition des espèces végétales et animales (flore et faune). Ces phénomènes n'ont fait que s'amplifier durant les siècles derniers et sont toujours plus d'actualité.

Ainsi la Nature a dû laisser place à la Campagne. Tout l'espace s'en est trouvé jardiné, l'est encore ou en porte les cicatrices. Les milieux de notre hexagone qui nous semblent vierges ne le sont pas en réalité. Plus aucune forêt primaire mais des surfaces boisées cultivées ou ponctionnées...et il en va de même pour les autres milieux qui sont contenus, manipulés, ... ne peuvent subir l'ensemble des grands phénomènes naturels complexes et certaines interactions.

Ces modifications profondes de l'environnement, associées à des destructions directes, ont fait disparaître en particulier pour les plus notables espèces animales, grands carnivores et grands herbivores. Adieu bisons (d'Europe), chevaux (tarpans), aurochs (Charlemagne les chassait encore paraît-il).... Les loups seront exterminés durant le 20ème siècle (mais reviennent), les lynxs se réfugient dans quelques endroits secrets et les ours ne survivent plus que dans les Pyrénées (situation catastrophique).

Ces disparitions, si elles arrangent parfois l'éleveur ou l'agriculteur, ne sont pas sans conséquences dans l'environnement. Le siècle dernier voit les connaissances naturalistes s'étoffer et comme les autres sciences celle de l'écologie (la vraie, celle initiale, l'étude des êtres vivants et leurs rapports dans leurs milieux) prend de l'ampleur. Espaces et espèces jusque là exploitables à merci sont peu à peu perçus et compris dans une autre réalité, celle qui anime le vivant depuis des centaines de milllions d'années. La notion de protection émerge dans les lois et les idées, et de là dans les comportements. L'espèce humaine prend conscience (mais le chemin à parcourir reste long) du besoin de protéger, conserver ou réparer ,quand cela est possible, les espaces et les espèces. Pour ces éléments de nature eux-mêmes, pour la planète, pour sa propre espèce (Homo sapiens) et les générations futures.

 

Ainsi les espaces dits naturels qui sous forme de lambeaux d'une Nature perdue existent ici et là méritent d'être préservés. Cependant tout milieu évolue et en l'absence des éléments qu'étaient les grands herbivores sauvages aujourd'hui disparus, cette évolution ne va pas forcément dans le sens de ce qu'elle serait en leur présence. Ainsi on voit ovins, bovins ou chevaux (surtout de races primitives et donc rustiques) utilisés de manière extensive (rien à voir avec l'élevage de rente) pour agir sur la végétation envahissante et garantir l'ouverture à la lumière de certaines zones, comme avait pour effet le pâturage des grands troupeaux d'herbivores sauvages avant l'arrivée de l'espèce humaine dans notre Europe.... Ce maintien d'espaces ouverts profitant à d'autres espèces animales et végétales spécifiques à ce type de milieu.

 

C'est dans ce sens que va le superbe travail ci-joint à découvrir. Son originalité est qu'il utilise le Mouton de Soay.

Bonne lecture.  (  petit problème technique pour diriger vers le document en question mais cherche une solution...)

 

(A noter que la toison dense du Ouessant, sa petite taille et une force en proportion, ne lui permettent pas de pouvoir prétendre rejoindre une telle expérience, à moins évidemment que l'espace en question à entretenir soit déjà très ouvert. En effet la laine piège l'animal dans les ronces, épineux et branchages bas;) 

 

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Published by dominique morzynski
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