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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 14:39

Le concours se passe par jugement des animaux groupés en sections.

 

La section des béliers blancs concerne les animaux de tout âge mais de plus d'un an. 

 

concours 10 040

 

 Tous les mâles sont donc amenés à l'attache à une même barre. De cette brochette conséquente, le jury extirpe les sujets qui lui semblent les plus intéressants, pour faire un premier tri.

Grichka et Golas, au centre, font tout pour se faire remarquer. Je tire...Je redresse la tête...

 

concours 10 042

 

 Ils ont bien fait car ils sont sélectionnés dans le lot qui subira le jugement définitif. Pour cela, les animaux sont amenés à une seconde barre, avant de peut-être finir par "monter sur le podium".

 

concours 10 046

 

Finalement, chez les Lutins, seul Golas sera primé en obtenant le premier prix. En effet, il faut comprendre que le prix d'honneur correspond à la première place, champion.

Golas des Lutins, jeune bélier d'un an et demi, n'étant pas complètement construit (il faut trois ans environ), ne pouvait sans doute pas prétendre, par son jeune âge, monter au plus haut.

Je ne suis donc pas le seul à lui prédire un bel avenir. Pour moi, c'était d'abord pour ce que je voyais en lui et qu'il pouvait apporter dans mon travail sur mon propre troupeau.

 

Que ce soit bélier ou brebis, c'est tout un ensemble de critères physiques qui importe: stature, aplombs, membres, crâne, queue, dos...

Quand on voit un bélier, on a tendance à être aveuglé par son cornage parce que c'est une chose qui frappe le regard. Mais derrière le cornage se cachent bien d'autres points plus importants. Un bon bélier à cornage moyen vaut mieux qu'un mauvais bélier à cornage splendide.

 

Il était difficile de photographier les animaux primés puisque face au jury et donc de dos pour les spectateurs. Mais se mettant de profil, on profite un peu mieux du champion de Patrice Royer: densité, cornage, cravate laissée pour l'occasion, ... 

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Published by dominique morzynski - dans concours 2010
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commentaires

marguerite 10/09/2010 22:21


je n'avais aucune attente précise en vous posant cette question .
mais votre réponse m'étonne un peu par le fait que la laine de vos moutons vous embête plutôt qu'autre chose alors qu'à mes yeux , cette laine ( rèche , fine , qu'on utilise ou non , peu importe )
et la tonte qui va avec , font partie intégrante de l'attrait que je porte à ces animaux , c'est à la fois fastidieux , parceque c'est du boulot , et trés amusant parcequ'on les métamorphose ,
d'une boule de laine sur pattes , ils deviennent tout d'un coup des petits personnages crus et nus dotés d'un physique séduisant qu'ils savent immédiatement intégrer à la tranquillité de l'ambiance
dans laquelle ils évoluent .


dominique morzynski 11/09/2010 12:38



Ma réponse était d'abord un souci pour mes moutons (pas vraiment pour moi si ce n'est esthétique). Chaque fois que je vois un animal domestique et ce que les hommes ont pu en faire, cela me
désole un peu: chiens aux oreilles tombantes (quand elles ne sont pas parfois même  coupées, comme la queue qui pourtant permet à l'animal de communiquer), chats sans museau (et
chiens)... certaines espèces détiennent ainsi des records du nombre de monstruosités sélectionnées volontairement ou non....on pourrait parler ensuite des poules, pigeons...que l'on a affublé de
pas mal de choses... poissons rouges aux yeux exorbités et colonne vertébrale cassée...J'arrête là car la liste des horreurs serait longue.


Pour revenir à nos moutons, la laine est un embarras pour le mouton pour qui seule une vie domestique permet d'en limiter les inconvénients. C'est donc bien à eux que je pensais.


Maintenant pour moi, mon regard est bien plus séduit par des animaux qui se rapprochent du mouflon originel. C'est entre un à deux mois après la tonte, que le physique n'est pas encore masqué par
la laine mutante et je profite au mieux du spectacle de mes animaux.


Enfin, point positif de cet embarras. Malgré le labeur comme vous disiez, c'est agréable de soulager ses animaux de leur toison le moment venu. Comme la coupe des onglons cela fait partie des
soins incontournables et nécessaires. Cela permet un lien plus étroit avec l'animal et contribue effectivement à savourer cette ambiance du troupeau qui est inscrite dans notre culture humaine
depuis plusieurs milliers d'années. 



marguerite 09/09/2010 19:20


voilà de belles nouvelles de Golas , ce jeune bélier que j'ai finalement choisi de ne pas vous acheter l'an dernier parceque je venais d'acquérir un autre joli bélier blanc .... il semblerait qu'il
soit promis à un avenir plus couronné que chez moi puisque je ne participerai probablement jamais à aucun concours de moutons d'ouessant .

sélectionnez vous aussi la finesse de la laine ?


dominique morzynski 09/09/2010 23:35



Je dois bien avouer que la finesse de la laine est le dernier de mes soucis tellement il y a d'autres critères plus importants à mes yeux; d'autant que je suis de ceux qui voient en cette laine
un embarras pour le mouton (et pour moi) et que je me passerais volontiers qu'il en possède. Comme j'ai déjà écrit à d'autres occasions, moins une espèce animale domestique possède de
monstruosités physiques (mutations sélectionnées) plus il me séduit et m'intéresse. C'est pour cela que le Ouessant m'intéresse dans sa physionomie (allure de petit mouflon, queue pas encore
démesurée, assez rustique...) mais pas pour sa laine. Désolé si vous vous attendiez à une autre réponse.


Et puis, pour moi, chercher à améliorer la qualité de la laine serait s'éloigner du côté primitif qu'il a également à ce niveau. Améliorer un animal pour l'apport à un niveau ou un autre
c'est l'éloigner encore plus de la nature de ses origines. Le Ouessant est tout le contraire d'un animal de rendement et je souhaite qu'il le reste, comme autrefois.



Lucine Jégat 09/09/2010 12:36


Bonjour Dominique, je suis très contente de vous avoir rencontré à Cormont, ainsi que vos magnifiques moutons. Vos prix sont amplement mérités ( même si je ne maîtrise pas très bien toutes les
données " techniques " de l'affaire !!! ) J'ai vu votre bélier brun en pension dans le Nord, mardi soir, avec ses nouvelles copines. ça promet un joli " carnet rose " au printemps !


dominique morzynski 09/09/2010 23:20



Bonsoir Lucine


Vous m'amenez à devancer mes propos d'un article futur, toujours sur le concours, dans lequel je comptais écrire le plaisir d'avoir rencontré une visiteuse du blog, vous Lucine et qu'il était bon
de casser nos images virtuelles faites de lettres en les remplaçant par un réel contact enrichissant.


Et puis merci d'apprécier les Lutins...