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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 09:33

 

 

Points théoriques et généraux d'élevage (sans qu'il ne soit question du Ouessant dans cet article, un autre fera le bilan pour cet ovin).

 

Croisement, métissage, retrempe, des mots que l'on a tendance à employer un peu vite en les détournant parfois de leur signification réelle. Cela tient au fait que leur fondement tient au principe de base d'introduction de gènes étrangers à une race. Pourtant les nuances de signification sont importantes. Essayons de nous y retrouver.

 

 

 

Un croisement consiste à accoupler deux animaux de races différentes.

 

Un croisement peut représenter une simple retrempe. C'est à dire que cette injection de gènes extérieurs aura été ponctuelle. Le mâle étranger ayant fécondé les brebis se trouvant écarté du troupeau définitivement par la suite. L'enrichissement génétique a pour but de relancer un troupeau qui s'essouffle par trop forte consanguinité. Le but peut être de tenter d'introduire une qualité qui tendrait à disparaître dans la troupe consanguine.

Les effets de la retrempe ne durent généralement qu'un temps puisque l'utilisation des béliers de la race élevée va en quelques générations donner des animaux qui n'auront plus de ces gènes extérieurs qu'à "dose homéopathique". Avec le temps on revient donc à une race pure.

 

Un croisement peut aboutir à du métissage. C'est à dire que si on donne l'occasion aux jeunes issus de ce croisement de se reproduire entre eux, leurs descendants seront métissés, possédant autant du patrimoine génétique des deux races utilisées. Les animaux posséderont plus ou moins des caractères de l'une et l'autre. La race pure est perdue.

 

 

Le blog des Lutins ayant pour but d'aider à la conservation d'un type ovin ancien, je n'entrerai pas dans toutes les nuances de principes de sélection qui peuvent être menés en élevage ovin de rente pour des races autres que le Ouessant. Mais selon les objectifs des éleveurs professionnels peut être mené du croisement continu (la race locale sera remplacée par la nouvelle), du croisement alternatif (en employant à tour de rôle un bélier de l'une ou l'autre race) ou encore du croisement industriel (pour augmenter le rendement).

 

On se limitera à concevoir ce qu'est le croisement par la retrempe ainsi que le croisement aboutissant au métissage car nous verrons que ces deux principes ont touché et touchent le Ouessant.

 

 

 

 avril 11 068 

  Le Ouessant, croisement? retrempe? métissage?

 

     

 

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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commentaires

Thomas SZABO 26/11/2011 19:42

Merci pour ce début d'explications, car c'est un sujet qui prête, semble t-il, à confusions.
D'ailleurs, concernant le terme de "retrempe", on m'avait induit en erreur en me préconisant de faire de la retrempe en faisant saillir des agnelles par leur propre père... Pour, vraisemblablement,
mieux voir ressortir des caractères propres au père, notamment la petite taille. En fait, il s'agissait de consanguinité!!!
Par ailleurs, j'ai trouvé une définition de "retrempe", qui ne va pas dans le sens que tu indiques: "croisement entre sujets d'une même race dont l'apparentement est très faible." Désolé,
impossible de retrouver la source... Mais, il y a déjà une incohérence, puisqu'il est fait mention de croisement au sein d'une même race!!!
Ce que tu appelles croisement continu, se dit aussi croisement d'absorption.

dominique morzynski 26/11/2011 22:52



Faire reproduire un parent sur sa descendance est en effet de la consanguinité. Ce n'est pas celle la plus forte puisque c'est en accouplant frère et soeur (issus forcément de mêmes parents),
donc de patrimoine génétique identique en pourcentage pour ses origines, qu'elle atteint son sommet. Cette pratique n'est pas un drame si elle n'est utilisée que ponctuellement avec des sujets
sans faiblesse particulière apparente. Elle est même parfois incontournable pour tenter de fixer un caractère particulier.


Ta définition (qui n'est que celle que tu as trouvée, tu n'en es pas responsable) pour la retrempe ne correspond à rien puisqu'il n'y a de croisement qu'entre deux races distinctes, sinon ce
n'est que de la reproduction je dirais habituelle pour limiter la consanguinité.


Petit exemple chez le Border collie, ce type berger subit un temps des croisements (retrempe) avec le setter et le pointer pour y apporter certaines de leurs qualités comportementales.
Outre le résultat global du Border chien de berger actuel que l'on connaît, s'exprime dans le physique de certains chiens des traces de ces intrusions, zones de couleur feu ou mouchetures dans le
pelage.


Pour ta dernière remarque: Croisement continu ou d'absorption, terme assez évocateur il est vrai, puisqu'au final la race initiale se trouve absorbée, j'aime dire digérée également, dans la
grande soupe génétique de l'autre race utilisée dans les croisements et qui prend le dessus.


En fait, on pourrait concevoir  bien d'autres méthodes de croisement qui allient les unes et les autres ou les utilisent en partie. C'est ce qui se passe souvent
involontairement dans des troupeaux menés en croisements sans grands discernement ou le hasard opère, sans grand souci de rentabilité. Ce qui ne s'avère pas très professionnel mais cela existe.