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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 13:55

 

L'identification des moutons est obligatoire. Le Ouessant avait la chance jusqu'alors(avec le Soay et les chèvres de moins de 50 cm) de bénéficier d'une dérogation pour porter des marques correspondant à la taille de ses oreilles. Les petites boucles alu avaient le mérite d'être discrètes et non disgracieuses.

Pourtant elles n'en étaient pas idéales pour autant, pouvant s'arracher dans les grillages et rameaux. De plus, même en désinfectant matériel et oreilles à la pose, le faible espace entre les deux branches de métal pouvait créer, au cours des nombreuses années, une zone peu aérée où crasse et pourissement s'ajoutant à de petites blessures créaient l'infection. 

 

 

mars 11 027

 

C'est ce que j'ai découvert sur Pangée qu'il va falloir nettoyer et désinfecter en espèrant que l'oreille ne s'en trouvera pas cisaillée.

 

Ah! Si seulement un jour les marques externes étaient supprimées!

Ne rêvons pas, la nouvelle règlementation avec grandes barrettes électroniques ne simplifie pas les choses. Bien au contraire. Espèrons qu'un aménagement spécial puisse être trouvé pour les Ouessant.

Si être dans les règles est une chose normale, encore faudrait-il que les décideurs en hautes instances fassent le nécessaire pour qu'elles puissent être adaptées selon les différents types ovins, ce qui serait là aussi normal (et qui pourtant n'avait pas été pensé... Sidérant!).

On ne peut demander aux éleveurs de faire des efforts si ce qu'on leur propose est inapplicable. 

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Published by dominique morzynski - dans Soins
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commentaires

C@line 31/05/2011 16:33


Je crois que j'ai ici ma réponse à la question sur l'identification.
Si je comprends bien vous avez effectivement une identification par puce électronique, mais externe, fixée à l'oreille.
L'idéal serait que vous puissiez procéder à l'implantation de la puce en sous-cutané, comme pour les chevaux.
Personne n'est venu demander aux éleveurs de chevaux de poser une marque à l'oreille !


dominique morzynski 31/05/2011 22:42



En effet, un implant aurait l'intérêt de ne pas défigurer l'animal mais aussi de résoudre le problème de perte de boucles et d'oreilles arrachées...



Lucine Jégat 13/03/2011 19:15


Effectivement, ces nouvelles boucles vont poser plusieurs problèmes. Tout d'abord, elles sont annuelles pour tous les troupeaux de plus de 10 reproducteurs ( parmi lesquels chez moi, on compte les
béliers castrés !!! ) Comme il y a des " frais de dossiers " exorbitants, bien qu'on puisse commander ces boucles par Internet, donc, sans aucun dossier, ça risque de chiffrer assez vite.
Ensuite, la taille de ces boucles... Le bouton électronique fait la taille d'une pièce de 2 €... Je ne sais pas comment c'est chez toi, mais ici, la seule dérogation qu'on ait obtenue, c'est qu'on
peut boucler les Ouessant à 6 mois au lieu d'une semaine. La petite dame de l'EDE m'a dit qu'il restait peut-être un espoir de voir la législation s'assouplir. Je ne vois pas de quelle façon, mais
bon... Et de toute façon, les dérogations ne seraient accordées qu'en-dessous du seuil fatidique de 10 animaux, alors...
Ce qui m'amène à une anecdote récente. J'ai récupéré cette semaine une brebis d'Ouessant ( enfin, à voir... ) que ses propriétaires ne pouvaient plus garder pour raisons familiales. Cette brebis a
été achetée dans un élevage spécialisé dans les animaux nains ( moutons, cochons, chèvres, volailles ) , ayant pignon sur rue et dont on voit les panneaux publicitaires le long de la nationale.
Surprise... la brebis n'était pas bouclée et la dame m'a dit qu'elle n'avait eu aucun certificat sanitaire ni document de transport pour cet animal. Idem pour son cochon vietnamien qui vient du
même endroit ( et qui coule maintenant des jours heureux chez moi ) Je me suis faite cette réflexion un peu fielleuse, je l'avoue : " chercherait-on à enquiquiner davantage les particuliers qui ne
tirent aucun profit financier de leurs petits élevages de loisirs que des professionnels qui gagnent de l'argent avec ? " ( à 800 € le cochon nain, je pense qu'ils ne sont pas perdants... ) Et
comment se fait-il que des professionnels de ce type ne soient pas soumis aux simples obligations de leur profession et jamais contrôlés ? J'avais déjà été horrifiée par un élevage de volailles
d'ornement où les animaux vivaient dans des conditions révoltantes, et qui semblait fonctionner ainsi depuis des lustres en toute impunité.
Alors oui, Dominique, je suis d'accord avec toi, la loi est la loi, et comme telle, je suis d'accord pour la respecter. Mais comme tu le soulignes, encore faudrait-il qu'elle soit applicable, dans
le souci du bien-être de l'animal, ce qui me semble la première des choses à prendre en compte. Quand je vois que des professionnels ne la respectent pas et se soucient de leurs animaux comme d'une
guigne, je me demande si on ne nous prend pas pour des idiots...


dominique morzynski 15/03/2011 20:02



Pour l'identification, j'attends toujours de voir comment sera prise en considération la situation des éveveurs amateurs de moutons d'Ouessant par l'administration qui devrait se pencher sur le
problème. Si rien n'est trouvé comme aménagement réellement applicable, bon nombre de passionnés risquent, dégoûtés, d'arrêter leur élevage ou simplement finir par élever en étant en infraction
comme le font déjà beaucoup comme on peut s'en rendre compte par les annonces ou le témoignage que tu apportes, Lucine.


Il semble effectivement, Lucine, ne pas y avoir toujours de justice dans le domaine d'une réelle préoccupation de l'animal par les instances qui en ont le pouvoir (hors
boucles et paperasseries). Je peux témoigner qu'à côté de ces problèmes purement administratifs de prétendus suivis sanitaires et de l'animal, il existe bon nombre d'élevages mouroirs de
professionnels de l'élevage auxquels l'administration ne met pas fin. Ce qui ne se soucie pas grand monde. C'est d'ailleurs ce qui m'a vraiment surpris dans la région où je me suis
installé. Il faut des années et des années, de la souffrance et beaucoup de détresse et morts animales pour qu'il se passe quelque chose enfin, quand quelque chose se passe
réellement....Plusieurs exemples pourraient être donnés rien que sur ma commune. J'ai l'impression d'être le seul à ne pas être aveugle et manifester ce dont je suis témoin, alors
qu'habitants, municipalités, services vétérinaires, gendarmeries.... semblent adopter la politique de l'autruche qui se met la tête dans le sable puisque les choses durent parfois depuis 4
ans, 7 ans,....et plus (arrivant sur un coin pourtant en France où le non-droit semble régner..) Ne pas voir, ignorer les problèmes, évite de devoir les résoudre et subir les complications
diverses que cela amène. L'impunité semble parfois prendre le dessus sur les lois et le bon sens face aux problèmes les plus graves... pendant ce temps, après des années, des mois ou des
jours (pour les plus chanceux) de détresse, ça (les animaux) finit par crever par incapacité et irresponsabilité de personnes qui ont cru pouvoir être éleveurs....


Mais il est sans doute plus facile effectivement de faire la chasse à la boucle qui viendrait à manquer à une oreille, (comme il est plus facile d'être verbalisé dans d'autres domaines hors
élevage vers lesquels je ne glisserai pas...) que de règler des situations de misères à tous niveaux, en faisant simplement respecter les lois...