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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:35

 

Tout le monde connait l'histoire du vilain petit canard.

A présent sera connue celle du "vilain" petit bélier. 

 

mai 10 029

 

 Il était un petit bélier, Huxley, né en mai dernier chez les Lutins. Pas si vilain que cela aux premiers jours, ce petit bélier blanc dans sa  toison rousse éphémère.

 

loye 1

 

Mais réellement vilain quatre mois plus tard, toujours très petit avec de ridicules appendices crochus qui lui servent de cornes. Si peu d'espoir de le voir s'encorner que je décidai de le donner à une famille d'éleveurs pouvant lui assurer une existence heureuse.  

 

 

huxley 2

 

Quelle ne fut pas ma surprise quand quatre mois encore plus tard, il y a quelques jours, je reçus des nouvelles de ce vilain petit bélier! Je fus sidéré. Incroyable! Il était méconnaissable. Non seulement il avait pris du poil de la bête, mais de plus ses cornes avaient miraculeusement poussé de façon conséquente.

Si on voit encore le petit crochet d'extrémité, en quatre mois, le cornage a poussé subitement de manière régulière et importante.

 

huxley 1

 

Une jolie frimousse et une belle allure ce petit cygne, pardon bélier, âgé de huit mois (malgré une courbure convergente des cornes).

 

Morale de l'histoire, attendre et toujours attendre. Ce que je n'ai pas fait, convaincu que, comme les autres jeunes issus de sa mère, il resterait déficient du point de vue de son cornage.

Né d'une mère de 40-41 cm (à présent "retraitée") et d'un père de 42-43 cm, possèdant le gène gris, de souche pionnière du GEMO, ... il n'en est que plus précieux.

Le principal est qu'il soit dans une bonne maison où il aura l'occasion de diffuser ses gènes.

 

Merci à Stève Coffin, le nouvel heureux propriétaire, pour ces trois derniers clichés et bravo à lui pour ses recettes d'élevage sans doute secrètes qui peuvent faire un cygne d'un canard... 

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Published by dominique morzynski - dans Croissance
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commentaires

marielle et stève 25/01/2011 20:34


De la patience oui et aussi du respect des qualités et des défauts : chez les moutons comme chez les humains, nous avons tous nos petits travers et si nous savions dès la naissance le tour que
prendra notre vie.....
Nous sommes ravis de la confiance qui nous a été témoignée lorsqu'huxley nous a été confié.
Cette année, il ne lui a pas été permis de se reproduire car nous le trouvions vraiment petit et nous attendions justement de voir comment il évoluait ; mais il devrait montrer "de quoi il est
capable" (et s'il le veut), l'année prochaine !


dominique morzynski 26/01/2011 12:59



Merci pour cette approche des nouveaux propriétaires. C'est effectivement mieux pour lui de ne pas reproduire cette saison.



marguerite 25/01/2011 14:58


interressant , certes , mais feriez vous reproduire cet animal si vous l'aviez conservé ?
ce caractère tardif n'est il pas à considérer comme une déficience ? qui irait de paire avec d'autres dévellopements paresseux et moins visibles .


dominique morzynski 25/01/2011 19:34



Je l'aurais fait reproduire, précieux dans sa généalogie et son physique. Ce retard de démarrage du cornage peut être le résultat de premiers mois difficiles avec je pense une mère ayant peu de
lait et âgée. Tout prouve qu'il rattrape bien son retard si on conçoit que c'est un retard. Son sevrage ensuite forcé et une vie sur une bonne pâture peuvent avoir fait le reste.


Je suis de ceux qui n'hésiteraient pas à faire reproduire un bélier au cornage faible ou inexistant quand il a beaucoup d'autres choses en lui (si je devais redémarrer mon élevage à zéro). Je
l'ai d'ailleurs donné à ces nouveaux éleveurs en leur disant que s'ils voulaient "faire du petit" pour diminuer la taille de leurs animaux qu'ils trouvaient trop grands (comme souvent), c'était
celui à utiliser. Je l'ai fait bien volontiers pour le savoir bien placé et sachant que personne n'en aurait voulu.


Je vois trop souvent, y compris chez des éleveurs expérimentés, l'obsession du cornage au risque de ne pas regarder le reste. Je perçois de plus en plus un désir de compétition se dessiner,
y compris chez de nouveaux éleveurs, plus qu'une réelle passion du mouton d'Ouessant. Les exigences des personnes qui souvent veulent m'acheter des animaux voudraient avoir au mieux tout de suite
et ne comprennent pas que les choses se construisent.( j'ai d'ailleurs souvent envie de leur dire de faire comme moi...) Je les vois détourner leur attention de l'animal qui pourrait être
intéressant ... bien qu'imparfait pour le cornage. Avoir du parfait tout de suite amènerait à quoi puisqu'il n'y aurait plus rien à construire? Sinon le conserver, ce qui n'est pas
gagné. Ainsi je vois des insatisfaits qui rachètent chaque année le ou les nouveaux béliers qu'ils n'ont jamais fait naître la première année, pris dans une quête pertuelle du mieux 
par insatisfaction. Pourtant le mieux ne donne pas forcément le mieux et inversement de belles surprises se rencontrent là où on ne les attend pas. Les choses se construisent car il faut prendre
en compte les brebis qu'on oublie souvent dans l'affaire, sans parler des ancêtres même très lointains.... des frères, des soeurs,...oncles et tantes... 


Le cas de mon bélier César, élevé à présent par Kanisha, est bien la démonstration de ce que j'essaie d'exposer. Avec son cornage insolite, il a su passer devant d'autres et être primé. C'était
un bélier que je gardais uniquement dans l'attente de trouver quelqu'un qui cherche à travailler ses animaux, pour que ne soit pas perdu le reste de ses qualités...et j'ai fini par trouver. Ce
cornage insolite se rapproche en fait dans sa forme de ce que l'on rencontre chez le mouflon les premières années (mais en faible puissance forcément). Ensuite le reste de l'animal est
intéressant pour qui est capable de voir au-delà du cornage. Je voulais que cet animal serve et j'ai trouvé quelqu'un pour lui, ne le gardant pas puisque j'avais mieux.


 Pour Huxley, c'est pareil. Sans cornes je n'avais pas intérêt à le garder puisque j'avais mieux, mais je savais tout ce qu'il y avait en lui.


Tout cela me fait penser au "bon vin", sans étiquette impossible de vendre la bouteille aussi sublime soit le produit qu'elle renferme...et enfin aussi belle soit l'étiquette, la qualité de ce
que la bouteille renferme n'est pas pour autant au rendez-vous.


Pour ceux qui s'inquiètent ensuite de l'hérédité transmise, reconnaissons que de toute manière sur dix béliers qui naissent, peu seront gardés (malheureusement pour eux parfois) et si même
tous avaient un cornage d'exception, il en serait de même. Donc le risque de voir une défaillance du cornage revenir n'est pas un drame en soi. Et puis, le même couple d'animaux peut donner
durant sa vie autant de merveilles que de laiderons, rien n'est jamais garanti sur le principe subjectif de la beauté.