Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:44

 

Certains s'offusquent parfois que le mouton d'Ouessant soit devenu essentiellement un mouton d'agrément.

 

Il n'y a pourtant pas de honte à cela. De plus le phénomène n'est pas nouveau. Ce sont d'ailleurs cet élan de sympathie envers cet animal ainsi que les utilités qu'on pouvait lui trouver qui ont permis à ce type ovin d'être introduit sur le continent durant les siècles passés. Cet intérêt permit de sauvegarder ce mouton atypique dans l'hexagone alors que sa forme ancestrale voyait sa disparition de l'île d'Ouessant s'amorcer dès 1900-1910.

 

dominique les deux

 

 

Atypique, sympathique...le Ouessant type ancien avait tout pour séduire très tôt.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by dominique morzynski - dans L'animal
commenter cet article

commentaires

Thomas SZABO 09/12/2011 19:01

Sur la photo, ne pourrait-on pas imaginer que le mouton blanc est une femelle? J'émets cette hypothèse car son cornage est bien plus fin que celui du congénère noir, qui à n'en pas douter est un
mâle. J'ai déjà pu observer une jeune brebis noire, de type Ouessant, possédant des cornes très fines, d'environ 10-12cm. Je sais que dans le standard du GEMO, les "petites cornes" chez des
femelles sont acceptées bien que non recherchées. Je me suis toujours demandé quelle serait la taille maximum autorisée?
As-tu déjà eu des Lutins femelles possédant des cornes?

dominique morzynski 10/12/2011 16:08



Il y a eu une grande diversité de cornages en tout temps, en particulier dans les races domestiques. Le blanc du cliché est globalement plus fluet dans toute sa stature comparé au noir
plus solide de corps également. Il n'y a pas de raison particulière pour penser à une femelle (mais pourquoi pas).


Les quelques clichés et dessins connus des Ouessant sur Ouessant ainsi que les écrits n'indiquent pas cette particularité de femelles cornues. Ce caractère peut-être ancien n'étant pas
totalement à exclure cependant. De petits cornillons existent rarement et tombent d'ailleurs rapidement, n'ayant pas de corps osseux dans leur pousse. Phénomène sans doute hormonal tout comme ces
poules qui poussent leur cocorico. Certaines femelles ont des pivots osseux plus marqués au toucher. Chose que j'ai remarquée assez souvent dans les souches étrangères ayant subi retrempe et
métissage ces dernières décennies(traces de catractères plus primitifs?). Cependant des brebis des souches pionnières françaises encadrées ont parfois des pivots marqués.


Dans les cheptels du mouflon de Corse et de Sardaigne s'expriment dans l'un une proportion de femelles rarement cornues ailleurs que le phénomène est plus conséquent dans l'autre.


L'atavisme par une Ouessant cornue n'est pas impossible mais il faut se méfier si ce caractère est anormalement présent dans un cheptel car il est alors légitime de se poser la question sur
des métissages possibles pour construire la souche en question, surtout si d'autres signes viennent renforcer le doute. Reste la possibilité d'une forte consanguinité qui conserverait ce
caractère atypique dans la troupe.


Une femelle cornue donc jamais chez moi, juste un excès de corne matière qui finit par tomber. Dans le cas contraire, je ne ferais pas reproduire une femelle réellement cornue puisque cela ne
correspondrait ni à un désir personnel ni à un caractère véritablement établi dans ce qu'on connait du type Ouessant.


Sinon on peut étendre le raisonnement aux béliers qui auraient 3-4 cornes....


Pour revenir à la photo j'en profite pour faire remarquer que ces jeunes béliers d'allure Ouessant à l'origine et à l'histoire inconnues présentent de très (trop) grandes oreilles
et non dressées comme on le veut actuellement. L'ossature est très anguleuse (dans certains élevages actuels également). L'hétérogénéité et le grand brassage qui a sans doute pas mal existé
autour du dit Ouessant dès cette époque offrent des allures à la fois proches et différentes de celles des animaux de concours qui se retrouvent actuellement récompensés (pour ne
citer qu'eux).