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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:51

 

 

mars 12 039

 

 

Pour la première fois, j'ai décidé cette année de consacrer une petite parcelle à l'accueil des mères et leur progéniture.

Habituellement, tout ce petit monde entrait de suite dans la vie du troupeau, la société ovine que cela représente tout comme les événements induits.

La troupe étant manoeuvrée et déplacée deux fois par jour, la présence des jeunes agneaux a toujours compliqué un peu  (même beaucoup) les choses. En effet pas forcément très vaillants ni dégourdis, certains ont du mal à suivre le mouvement et surtout comprendre ce qui se passe et réagir en conséquence. De là les mères perdent aussi la tête, angoissées à ne plus voir leur petit. En suit un désordre et une panique que le meilleur des chiens ne pourrait gérer... sans parler de l'énervement du plus calme des bergers...

 

J'avais noté que généralement à partir d'une semaine je pouvais compter sur des agneaux réactifs, bien que certains se montraient "précoces" dès le premier jour. Pour me simplifier la vie et assurer calme et sérénité aux brebis allaitantes et leurs petits, désormais je ne les réintègrerai au troupeau que vers l'âge de deux semaines.

 

C'est ainsi depuis ce début d'agnelage et ne le regrette pas. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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commentaires

Thomas Szabo 23/03/2012 12:25

Excellente idée, pour rassurer tout ce petit monde et permettre aux mères d'être au calme. Je pense que je vais suivre ton exemple... Je réalise ici qu'à l'époque où je possédais des brebis
Suffolk, qui passaient l'hiver en bergerie, je séparais les mères du reste du troupeau après mise-bas. Aujourd'hui, cela aurait peut-être pu permettre de résoudre en partie mon problème avec l'une
de mes brebis dont l'agneau est né il y a bientôt quinze jours et qui ne cesse de bêler, à la recherche de sa progéniture. A moins qu'elle n'aie eu conscience du fait que son petit était
particulièrement vulnérable (750g à la naissance!)
Je me disais d'ailleurs que cela pourrait constituer un sujet d'article pour le berger des Lutins:
(Je sais que la chose a déjà été évoquée à maintes reprises...)
Le comportement maternel des brebis, leurs attitudes, leurs bêlements, leurs recherches de contact, leurs préoccupations... Un petit essai de psychologie comportementale ovine!!!
Car, l'observation du troupeau permet de mettre en évidence de grandes différences entre les mères. Ce statut les change d'ailleurs radicalement, particulièrement durant la première semaine après
la mise bas. L'instinct maternel à ce stade fait-il réellement partie du patrimoine génétique de nos moutons? Il me semble me souvenir que tu évoquais la chose dans un précédent article et cela
m'avait interpellé... Les qualités laitières, c'est indéniable. Mais, l'aptitude d'une mère à élever, à éduquer son agneau...
L'ambiance au sein du troupeau, la qualité des relations nouées entre les éléments qui le constituent n'interviennent-elles pas plus dans "l'élaboration" de cet instinct?

dominique morzynski 24/03/2012 17:23



Tout cela est bien dit.


Il y a chez les moutons (et pas seulement chez les moutons) une part de caractère faisant partie de l'héritage des parents mais également forcément ce qui a construit l'animal durant sa vie
(habitudes, relations, traumatismes....)


Exemple: une de mes brebis "gueularde" à toute occasion (isolée, me voyant ...) fait de même avec son agneau si elle ne le voit plus ou si on approche. Une émotive et maline qui sait se faire
entendre et exprimer ses craintes comme ses désirs (une petite ration d'orge en plus par exemple),. Je ne la changerai pas.


Une autre, née pourtant parmi les Lutins est inapprochable (héritage génétique) et je ne la changerai jamais.


Pas contre, une venue de l'extérieur particulièrement farouche s'est construite dans sa nouvelle vie sans doute plus riche en contacts avec l'humain au point de devenir proche avec les années.


L'animal élevé au biberon c'est encore autre chose. Et justement il est intéressant de voir que pour plusieurs moutons élevés de la sorte, les résultats de comportement par la suite peuvent
s'avérer divergents.


Il y a vraiment beaucoup à découvrir, noter et analyser dans le comportement des Ouessant selon les animaux, leur souche ou leur lignée, leur histoire, la vie qu'on leur propose...


J'ai déjà écrit bien des choses à ce sujet et pourrais encore le faire. Mais chaque éleveur qui consacre un minimum de temps à ses moutons et prend la peine de les observer aurait des choses
à dire. Tes remarques le montrent. Ensuite attention aux impressions qui amènent à des conclusions hâtives.


Ta brebis anxieuse avec son 750g( vraiment mini) ne l'est sans doute pas par conscience de ce qu'il est mais par le fait qu'il n'était peut-être pas aussi réactif que voulu à ses
déplacements. A toi de voir. Ou simple coïncidence peut-être...Ton regard et analyse le diront.