Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 16:54

 

Certains écrits anciens des siècles derniers concernant le mouton d'Ouessant montrent qu'on le trouvait déjà remarquable sur plusieurs points, comparé aux autres types ovins rencontrés sur le continent. D'ailleurs quelques châtelains de l'hexagone avaient accueilli de ces animaux dans leurs parcs à différentes périodes. (Ce qui permit dans les dernières décennies de redécouvrir ce type de mouton et d'en relancer l'élevage en temps qu'ovin d'agrément le plus souvent, grâce à l'initiative du GEMO).

 

Jardin des plantes pour DM[1]-copie-1

 

La curiosité face à ce mouton d'Ouessant a fait qu'il s'est retrouvé également présenté au public, dont les Parisiens, comme le prouve ce cliché d'avant 1910, pris au Jardin des Plantes de Paris.

Emouvant, comme toujours, de redécouvrir par l'image des sujets d'il y a cent ans et dont les ancêtres très lointains sont communs à ceux des animaux que nous élevons.

Emouvant également de penser que cela puisse être les descendants de ces moutons photographiés que Monsieur Abbé (premier président du GEMO) a découvert au même Jardin des Plantes après la seconde guerre mondiale. Rencontre si marquante pour lui pour que 30 ans plus tard, il officialise l'existence bien encore réelle de ce type ovin imaginé disparu et crée le Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant.

 

Dans ce groupe de 9 animaux, seuls 8 montrent plus ou moins leur tête ( et un autre ses pattes seulement). Il y a au moins  trois béliers. 

Pour ceux-ci, on peut remarquer une belle épaisseur des cornes à section triangulaire. Un enroulement conséquent pour le plus âgé, alors que les deux plus jeunes semblent promis à finir ,après croissance, avec un cornage plus écarté mais qui vrille déjà sur lui-même.

Malgré le caractère ancien du cliché (et un peu de poussière du sol sur la laine par endroits), les animaux ne sont pas d'un noir intense mais présentent des toisons un peu grisonnantes de par une canitie plus ou moins importante selon les parties du corps. On rencontre encore ce type de toison, d'allure primitive d'ailleurs, comme ici plus ou moins argentée dans certaines souches ou lignées actuelles de Ouessant parmi la catégorie des animaux noirs. (Caractère que j'essaie d'ailleurs de conserver, étant convaincu de la nécessité de conserver la diversité dans les animaux noirs). Autre caractère que l'on rencontre encore (et que je n'ai jamais cherché lui non plus à éliminer comme le font certains éleveurs) et parfois associé à la canitie, le blanchissement du museau qui est net sur ces Ouessant et même important.

Par contre, la grande surprise qui frappe vraiment au premier regard, est bien la taille, plus importante que le maximum du standard actuel de nos animaux et dépassant sans doute les 50 cm. Des bêtes plutôt élancées et hautes sur pattes. Des carcasses en conséquence. De très grands Ouessant pourrait-on dire, selon nos critères actuels et les descriptions du passé.

La queue de la brebis la plus à droite droite est bien relativement courte puisqu'elle atteint le creux derrière le genou del'animal. 

 

Que comprendre?

 D'abord que ce groupe est noir alors que, vers la même période, sur l'île, le cheptel progresse nettement en nombre vers des toisons blanches. Volonté pour ce zoo de conserver un type plus ancien? Faut-il penser que le prélèvement d'origine des premiers animaux depuis l'île est bien antérieur à 1900? Depuis combien de temps, ce zoo possèdait-il des Ouessant? Peut-être que les premiers animaux du Jardin des Plantes ne venaient pas de Ouessant mais d'élevages du continent aux orientations autres que celles imposées par une vie sur l'île, et de là un retour supposé vers des ovins à taille plus conséquente n'est pas à écarter? Etaient-ils de type "pur" ou simplement proche avec des origines incertaines? Faut-il y voir la preuve d'une certaine hétérogénéité de taille sur Ouessant?....   

Seules les archives du Jardin des plantes pourraient aider à répondre à ces interrogations et bien d'autres qui ne me viennent pas à l'esprit au moment où j'écris. Mais ces documents existent-ils encore? Est-ce que ce genre de renseignements (l'origine en particulier) a été noté à l'époque puis conservé?

Que sont d'ailleurs devenus les Ouessant de ce zoo? 

 

Toujours est-il, on comprend, d'après son témoignage, que Monsieur Abbé ait pu être impressionné par la puissance des cornages, en découvrant leurs descendants quarante ans plus tard.

 

Mille fois merci à un fidèle visiteur également éleveur passionné pour cet envoi très précieux.      

Partager cet article

Repost 0
Published by dominique morzynski - dans historique
commenter cet article

commentaires

francesca 16/12/2010 19:58


Bonsoir Dominique,
Ma brebie va mieux, j'ai pris le temps de l'observer et j'ai remarqué qu'elle boîtait légèrement, elle a dû se fouler à cause de la neige. Elle remange et bêle quand je l'appelle.
Je voulais vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année et encore félicitations pour toutes les connaissances et merci pour tous vos conseiles que vous nous apportez sur nos amis les Ouessants,
très attachants. Ame sensible je suis, donc inutile de vous dier combien je suis très triste de ce qui est arrivé à Ulysse, mon jeune bélier. A bientôt


dominique morzynski 16/12/2010 20:14



Bonsoir Francesca,


C'est vrai qu'un mouton qui reste prostré est un animal qui souffre, d'autant que cette espèce manifeste peu sa souffrance en général.


En hiver des boulettes de glace se forment entre les onglons ou encore de boue gelée...d'où les boiteries passagères.


Je suis heureux pour vous que cela aille mieux pour elle.


Au plaisir.