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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:15

 

On peut ne pas vacciner ses Ouessant en argumentant qu'il s'agit d'une race rustique qui doit conserver sa résistance naturelle (au risque assumé de perdre des animaux), par souci de limiter les frais d'élevage, par simple ignorance de cette possibilité ou encore parce que ce n'est pas une préoccupation puisque tout s'est toujous bien déroulé jusque là.  

 

 

mars 11 087

 

Chez les Lutins par contre, chaque année, tout le troupeau reçoit son rappel courant mars. Le choix de cette période tient au fait qu'en pratiquant cette intervention quelques semaines avant la mise-bas, les agneaux s'en trouvent mieux protégés durant leurs premières semaines de vie. Comme la plupart des brebis ont été mises avec un bélier en prévision de les faire agneler durant avril, j'ai choisi une date proche du quinze mars pour vacciner. Pour une dépense annuelle modique, on peut réaliser soi-même cette intervention par piqûre sous-cutanée (bien soulever et tirer la peau). Je prends soin de désinfecter correctement au point cutané d'injection derrière l'épaule (après avoir évacué l'air de la seringue) et de changer d'aiguille pour chaque animal.

 Dans leurs premiers mois, je fais de même pour les agneaux en notant avec précision leur date de première injection puisque comme pour tout mouton nouvellement vacciné un rappel s'impose un mois après.

Cette protection n'est pas un luxe pour moi, ayant déjà perdu des animaux à cause du tétanos et connaissant bien les problèmes d'entérotoxémies vécus par plusieurs collègues éleveurs dans leurs troupeaux suite à des chocs alimentaires (changement de parc non progressif, distribution de tontes de pelouses par des voisins ou encore les classiques sacs de pain jeté par les promeneurs quand ce n'est pas  la réserve de grain des volailles qui est visitée par les gourmands...). De par mes installations, devant faire voyager mes animaux d'une pâture à l'autre selon leur production d'herbe, je pratique ces changements de parcs l'esprit plus tranquille , tout en respectant les nécessaires étapes d'accoutumance progressive sur plusieurs jours pour préparer le système digestif des Ouessant.

 

Plusieurs vaccines sont disponibles chez les vétérinaires et une marque propose même des dosettes pour deux moutons, ce qui est intéressant pour les seulement quelques animaux possédés généralement.

 

Ensuite chacun fait ce que bon lui semble. Vacciner ou pas....et si oui, choisir son produit et sa période de rappel la plus judicieuse.

 

A mon niveau personnel, je dois ajouter qu'étant installé à présent en région d'élevage et percevant la médiocrité sanitaire environnante assez fréquente, cela ne me conforte que plus dans mon choix de vacciner (bien que si ce genre de vaccins protège de pas mal de risques, il ne fait pas barrage à tout. Ce qui serait trop beau!)   

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Published by dominique morzynski - dans Soins
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commentaires

Cécilia 10/08/2011 10:12


Bonjour Dominique,
Il est écrit sur les vaccins qui visent à immuniser contre plusieurs pathologies en même temps (8 à 10 selon les cas) que 75 à 100 des ovins réagissent par induration. Avez vous connu des cas de
complications infectieuses au point de piqure, ou des réactions plus graves qu'une simple induration / inflammation ?


dominique morzynski 10/08/2011 11:48



Bonjour Cécila


Dans ma simple expérience j'ai observé une fois une infection mais sans doute sans rapport direct avec le vaccin, plus probablement un problème de contamination au moment de la piqûre. D'où
l'intérêt de bien désinfecter le point d'injection ; dans mon cas j'utilise une aiguille neuve pour chaque animal, ce qui devrait sembler évident.


Chez un collègue éleveur, plusieurs abcès sont apparus mais avec un autre produit que le mien et d'autre part je ne connais pas les conditions réelles de l'intervention.


Sinon je n'observe rien de particulier si ce n'est une petite induration sur la zone d'injection, sans conséquence, à part, comme j'ai pu l'indiquer dans un article, une coloration plus intense
de la toison sur la zone(visible sur l'animal tondu). C'est effectivement fréquent mais ce petit désagrément, si on voit les choses ainsi, est peu face à la protection apportée à ses animaux.


Cette année, dans la semaine suivant la vaccination, un agneau a fait une sorte de pelade comme une brûlure sur les zones peu en laine. Mais je n'incrimine pas pour autant le vaccin,
m'interrogeant surtout, d'autant que rien n'apparaisse comme contagieux ni sur la mère encore tétée, ni sur aucun autre animal du troupeau....Simple coincidence??


Donc non, depuis les centaines de vaccins que j'ai pu administrer depuis que j'élève, je n'ai aucune crainte particulière et il ne semble pas y avoir de raisons d'être inquiet.


 


 



Thomas SZABO 29/03/2011 19:55


Quel homme prudent...
J'avais coutume de vacciner mon troupeau de Suffolk,contre l'entérotoxémie, car en élevage viande on a tendance à forcer sur l'alimentation, notamment celle des agneaux à l'engraissement. Un
accident est si vite arrivé!! Les Ouessant n'étant pas poussés de la sorte, le risque est bien moindre. Lorsque l'on est, un tant soit peu précautionneux, il me semble que l'on peut s'en
passer.
Bien évidemment, le petit éleveur (en nombre d'animaux possédés, à savoir une quinzaine d'Ouessant!!) que je suis, peut plus facilement prendre une telle option.
La prudence est mère de... Donc, vous avez certainement raison!!!


dominique morzynski 29/03/2011 20:13



Effectivement si on peut être certain qu'aucun des risques comme ceux que j'ai pu donnés en exemple ne menace vraiment, on peut prendre la décision de ne pas vacciner. Certains troupeaux
fonctionnent ainsi depuis longtemps, leur condition de vie le permettant. Mais ensuite, il y a toujours l'accident...parfois venu du propriétaire lui-même qui ne savait pas que le point
faible d'un mouton tourne souvent autour du système digestif au sens large...


En ce qui me concerne, ayant mis des années à construire mes animaux, je tiens à mettre le maximum de chances de leur côté...et du mien.