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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 17:02

 

Grosse difficulté puisque d'abord de quel Ouessant parle-t-on?

 

Première catégorie (d'un point de vue chronologique):

Celui (sur l'île) du milieu du 19ième siècle ( 1850 et avant) de petite taille et qui se présente encore essentiellement dans un morphe noir.

Sans omettre sans doute quelques colorations récessives au noir, trop rares pour être simplement remarquées et mentionnées (et/ou probablement éliminées dans un supposé désir de conservation du noir de par une tradition vestimentaire utilisant cette couleur).

 

Deuxième catégorie:

Celui (sur l'île) de début 1900, encore pour peu de temps de petite taille, devenu essentiellement blanc suite aux apports extérieurs à Ouessant. Fruit donc de métissages non seulement avec des types locaux proches de Bretagne, mais suite aussi à des influences de diverses races blanches étrangères utilisées dans l'hexagone dans une politique d'amélioration du cheptel ovin français. Sans oublier les morphes noirs et autres récessifs comme précédemment; ainsi que ceux transportés par l'arrivée du blanc. 

 

Troisième catégorie:

Celui (sur l'île) du milieu 20ième siècle (1950) à nos jours, de grande taille et de poids important (suite à des choix de la part des habitants d'Ouessant s'orientant vers une certaine "rentabilité en carcasse" même si le type d'élevage reste familial), essentiellement blanc mais avec une certaine variété d'autres morphes récessifs.

 

Quatrième catégorie:

 Celui sur le continent, issu de troupeaux sauvegardés en France (et utilisés par le GEMO pour relancer l'élevage de ce petit ovin). Animaux qui ont évolué différemment suite à l'isolement des troupeaux et qui présentent parfois des signes de perte de leurs caractères primitifs, preuve de croisements avec des races plus modernes. Parmi ces caractères non primitifs, on peut citer la présence de toisons blanches, parfois des toisons à laine courte et serrée, souvent des queues fortement enlainées, certains cornages particuliers (comme ceux des blancs pendant longtemps difficiles à se faire rapprocher de ceux des noirs dans un type plus primitif; problème de gènes associés?).

 

Cinquième catégorie:

Celui sur le continent, labellisé Ouessant dans quelques pays voisins de la France et au-delà, construit à partir de la catégorie précédente à laquelle se sont ajoutés divers métissages (dont certains avec des races ovines nordiques primitives) pour des raisons obscures (simple négligence ou désirs d'amélioration de certains caractères physiques, comme le cornage par exemple?).

 

Sixième catégorie:

Celui qui est le fruit du brassage des deux précédentes. Celui qui est sans doute le plus abondant.

 

 

Pour ces trois catégories précédentes, je résonnais avec des animaux issus d'éleveurs ayant un minimum de souci et d'intérêt dans un suivi de leur cheptel et de ses origines. Mais on pourrait établir un dernier groupe. 

Septième catégorie: Tous les moutons (noirs ou autres) de petite taille ou pas encore très grands, récupérés à droite et à gauche au hasard des trouvailles et des annonces dont on ne sait pas grand chose sinon qu'ON nous a dit que c'était des Ouessant.

 

C'est en ayant encore lu une annonce dans un magazine avec les termes "pur Ouessant" que la nécessité de faire cette synthèse m'est apparue. Quel pur Ouessant? Si on pense, en toute logique, à la première catégorie, il y a bien longtemps qu'elle a disparu et il n'en reste que plus ou moins des traces (visibles ou non) dans toutes les catégories énumérées.

 

A suivre...       

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Published by dominique morzynski - dans L'animal
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