Dimanche 17 avril 2011
7
17
/04
/Avr
/2011
09:26
Dès le début de l'élevage des Lutins, j'avais compris, parfois à contre courant, qu'au delà de l'image légitime mais seulement folklorique du Ouessant
petit mouton noir du patrimoine breton, il importait de sauvegarder la diversité des toisons possibles dans ce type ovin. Ces variétés de couleurs, qu'elles soient fruit des étapes
dans l'histoire du Ouessant type ancien jusqu'à nos jours, reliques génétiques issues des ancêtres communs des races primitives nordiques (auxquelles se rattache notre petit mouton) et
pourquoi pas farces de la génétique ou (rêvons) rares mutations, sont une immense richesse sous l'angle du potentiel génétique de cet ovin. Il convient de ne pas l'appauvrir par
une pratique de sélection réductrice.
Et c'est bien la richesse de ce mouton de type ancien (race française la plus primitive) qu'il m'importe de sauvegarder dans l'élevage des Lutins "du Montana".
C'est pourquoi depuis près de quinze ans, je travaille à construire mon troupeau autour de tout ce potentiel en créant des animaux de différentes toisons et génétiquement porteurs du maximum
de gènes des autres colorations afin d'assurer leur réapparition recherchée ou fortuite.
Tout ce travail ne se fait pas sans oublier la morphologie des animaux en me référant sur ce point au standard du GEMO (Groupement des éleveurs du mouton
d'Ouessant). Le nombre de mes animaux primés par cette association lors des rares concours auxquels j'ai pu participer montre que je ne me suis pas trompé dans mes
orientations.
Faire naître amène à la problèmatique du nombre. Dans cette activité d'élevage loisir et conservatoire, mon respect pour mes animaux fait qu'aucun ne finit à
la marmite (Ce qui serait de plus une grosse perte de par leur rareté).
Si je ne fais pas commerce en soi de mes Ouessant, dans mes orientations de sélection, je me vois contraint de songer parfois à me séparer
d'animaux. Pourtant mon élevage-loisir à buts conservatoire et scientifique coûte beaucoup puisque ne résulte jamais aucun bénéfice de mon activité.
La séparation est difficile; je me console de la perte de compagnons en me disant qu'il est important également que mon travail profite au présent et à
l'avenir de ce type ovin qui m'est cher, en apportant mes pierres à l'édifice de sa sauvegarde. Que mes Ouessant essaiment ici et là est une forme de garantie pour que mon travail
n'ait pas été vain. La survie des Lutins doit dépasser le principe qu'elle ne dépend que de celle de leur berger.
Si donc vous portez un intérêt particulier à mes démarches et que vous souhaitez acquérir un Lutin, que vous soyez éleveur expérimenté, nouveau passionné ou simple
sympathisant, il y a peut-être un animal qui peut correspondre à votre recherche ( toujours généalogie disponible sur plusieurs générations)...et si ce n'est pas le cas ce sera peut-être pour une
autre fois...
Pour cela n'hésitez pas à me contacter (zone "contact" de ce blog) et tenter régulièrement votre chance, car je le précise encore je ne tiens pas commerce mais
suis simplement contraint de temps à autre à gérer le nombre de mes animaux.
(Et puis je peux peut-être vous orienter vers des collègues qui pourraient possèder l'animal que vous
recherchez)
Derniers Commentaires