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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 14:39
C'est le raccourcissement des jours vers la fin de l'été qui provoque les changements hormonaux chez les brebis Ouessant. Encore peu dégénéré par la domestication à ce niveau, le Ouessant a gardé un cycle de reproduction proche de celui de ses ancêtres avec des accouplements à l'automne pour des naissances 5 mois plus tard au printemps.

En fait, les premières fécondations peuvent avoir lieu vers la mi-septembre pour donner des jeunes dès février. Ensuite les jours rallongeant en fin d'hiver, seuls les béliers restent disposés à s'accoupler mais normalement en vain.

C'est la brebis qui décide et accepte la finalité des poursuites du mâle qui ont lieu quelques  jours avant. Le bélier va de brebis à brebis et hume les senteurs de chacune pour analyser la situation. La brebis est fécondable durant 24 à 48 heures seulement.

 Les Lutins du Montana ont entamé leurs courses poursuites, promesses d'instants magiques au printemps


Mais, si la fécondation n'a pas eu lieu, la brebis se retrouve en chaleur presque trois semaines plus tard. C'est ainsi que certaines femelles ne commencent leur gestation que fin février. Cela peut être le cas en particulier chez une vieille brebis déréglée ou au contraire chez une jeune qui n'était pas arrivée à maturité sexuelle jusqu'alors. Certains béliers sont matures dès 4 mois et certaines agnelles dès 5 mois, ce qui fait mères ces dernières avant leur premier anniversaire parfois. Mais toutes les agnelles ne portent pas dès leur première année et ne donneront alors naissance qu'à leur second printemps.
Ces quelques principes sont importants à connaître pour éviter les mauvaises surprises ou au contraire pouvoir orienter son élevage et ses saisons de reproduction.
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Published by dominique morzynski - dans Reproduction
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 14:19
Non, malheureusement, le mouton dit des grèves (voir article précédent) n'a pas été retrouvé, bien que le petit mouton d'Ouessant type ancien semble correspondre à une relique de ces peuplements ovins du littoral breton d'avant le 20ème siècle.
Cete photo, pour apporter une pointe d'humour, nous présente Palotte l'orpheline entourée sous bonne garde de ses deux mères adoptives et s'offrant pour quelques heures le plaisir de gambader sur les "grèves".
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 14:07

Représentation du mouton dit des landes (Figuier): petit, malingre,...
NE PAS CONFONDRE les landes (milieu naturel) et Les Landes (département).


J'ai osé ce titre qui peut sembler provocateur pour préciser un fait bien réel. Je pourrais l'aménager en "Le mouton d'Ouessant n'a jamais vraiment existé".

En effet le concept de race est une notion assez moderne qui se développe au cours des 19 et 20ème siècles. Une race se définit aussi par une population animale sur laquelle on pratique une sélection rigoureuse et orientée vers des critères bien précis dans lesquels on essaie en quelque sorte de l'emprisonner et l'y maintenir.

Or ce n'est que vers le milieu des années 70 que le GEMO (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant), sous l'impulsion de M.Abbé, définit un standard et des orientations d'élevage. La race Mouton d'Ouessant n'a donc qu'une trentaine d'années et est bien loin de présenter l'homogénéité que l'on peut attendre dans une race.

Auparavant, il serait préférable pour bien s'y retrouver de parler de moutons de type ou variété Ouessant. Comme nous le verrons, celui du Gemo, celui actuel sur l'île, celui de l'île vers 1950, vers 1900, vers 1850 et même avant présentent tous certaines différences notables liées à l'histoire de cette île et de son troupeau.

Dans les siècles passés, les populations étaient essentiellement rurales et les familles ne possèdaient (en Bretagne comme ailleurs) parfois que quelques moutons issus de ceux du voisin et du type que l'on trouvait sur le secteur. D'un vallon à un autre ou à quelques kilomètres de là, ces micropopulations ovines n'appartenant à aucune race bien définie pouvaient présenter des aspects différents selon les sols et la qualité de leur nourriture. Le mouton, animal très répandu, évoluait au fil des décennies et des siècles vers des formes diverses selon  les régions naturelles. On parlerait aujourd'hui de races locales (qui ont ,dans la plupart des cas, de  nos jours disparu, absorbées par les races modernes et un élevage non moins moderne).

La Bretagne n'échappe pas à ces principes. Au 19ème siècle, en Bretagne intérieure, on nomme ,Moutons des landes, les populations ovines constituées d'animaux chétifs de 40 à 50 cm et le plus souvent noirs, parfois blancs ou blancs aux pattes marquées de petites taches brunes ou rousses.
Sur le littoral et les îles, on les nomme Moutons des grèves. Ils sont encore plus petits car une nourriture plus maigre semble en faire des animaux plus légers. Il est important de noter que pour cette variété encore présente sur les côtes bretonnes au milieu du 19ème siècle sont décrites des toisons noires mais aussi brunes, rousses, grises, blanches piquetées de roux sur les membres. On peut imaginer d'autres coloris non décrits à cause de leur rareté et pas forcément décelés. Ces précisions sur la diversité des couleurs me tient particulièrement à coeur.
Les animaux élevés au 19ème sur l'île d'Ouessant se rattachent à ces groupements et sont déjà  qualifiés "de fort petite taille" par rapport à ceux du continent.
(inspiré des travaux de Denis et Mahler)

Le mouton d'Ouessant plus petit que tout autre semble bien une réalité déjà il y a quelques siècles.

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Published by dominique morzynski - dans historique
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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 16:08

Juste pour patienter en attendant la suite si vous êtes devenu un visiteur régulier....Désolé de n'avoir pas pu éditer les jours précédents.

Maout des Lutins du Montana, très rare bélier "gris", un de mes buts étant de sauver cette toison originale et bien présente chez le Ouessant...............A suivre, si vous souhaitez en savoir plus sur mon coup de foudre pour cette variante.
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 13:24
Dans le précédent article, j'ai publié une carte postale ancienne de ma collection. Avant de vous faire partager le fruit de mes quelques recherches sur le Ouessant , je lance ce SOS:
Les décennies et les siècles passent et avec eux les témoignages vivants du passé. Il risque d'en être peu à peu de même des témoignages matériels. Je pense aux cartes anciennes mais aussi aux clichés de famille plus personnels ou de visiteurs faits sur Ouessant ou en Bretagne dans le passé et qui montrent des moutons.
Si vous êtes de Ouessant, ou votre famille, ou si vous connaissez des proches qui le sont ou encore si vous faîtes des trouvailles, merci de relayer ce message et penser à mon travail avant que les photos jaunies finissent rongées par les mites ou moisies (pourquoi pas aussi des petits films du tout début de cette technologie, qui sait?).
Tout témoignage écrit m'intéresse également, qu'il soit de la littérature ancienne, encyclopédique voire simple correspondance,....Pour les témoignages oraux, il semble bien tard...
Sans oublier la peinture qui permet certains constats.

Le mouton d'Ouessant type ancien a failli disparaître, si comme moi vous ne voulez pas qu'une partie de son histoire s'éteigne MERCI POUR LUI en me faisant connaître vos trouvailles. A bientôt donc......
                 Une petite photo d'espoir....avec ces jeunes Lutins du Montana (D.Morzynski)
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 12:40


Cela pourrait être le slogan d'une publicité pour une lessive, mais il n'en est rien.

 Le blanc est toujours aussi blanc et surtout le Ouessant est toujours aussi petit. Une chance que l'on doit à Monsieur Abbé qui s'est le premier soucié de sauver le mouton d'Ouessant de type ancien en créant le GEMO (Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant) au milieu des années 70.

Un siècle sépare ces deux clichés et on peut constater que le type ouessant a bien été conservé (du moins pour certains sujets...).

 




A gauche, sur Ouessant, début années 1900, une fillette ouessantine et ses deux ouessantines de brebis (jeune à sa droite et adulte à sa gauche).





                                                              

 

 

 

 

  A droite, sur le Continent, début années  2000, ma bergère et ses deux ouessantins de moutons , Albâtre et Gwen des Lutins du Montana.
                                                                 (Photo: D.Morzynski)



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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 11:50

                                                                                                                                                                                                                                                          Ouessant, une île d'un abord difficile (Photo: D.morzynski)

 










Un milieu balayé par les vents, la pluie (même s'il y tombe la moitié des précipitations de Brest) et une nourriture maigre.
(Photo: D.Morzynski)







 

Une île à visiter pour son originalité, son histoire, ses paysages, le dépaysement apporté mais aussi pour comprendre et imaginer la vie de ces petits moutons d'Ouessant puisque ce sont eux qui nous intéressent.

Un lieu où dans la solitude et la brume, j'ai aimé, lors de plusieurs séjours, arpenter la lande en attendant de voir apparaître furtivement les fantômes des moutons des siècles passés. Si, si il faut y croire; cela doit être possible.
Ou du moins l'imaginer. Ne les voyez -vous pas cabrioler, disparaître derrière un rocher? Dominés par le bruit du ressac n' entendez-vous pas les bêlements plaintifs des agneaux éloignés de leur mère....


Pour en savoir plus sur cette île:
le superbe ouvrage de Françoise Peron "Ouessant, l'île sentinelle", vous y découvrirez en particulier le système ancestral de l'élevage du mouton et le principe de la "vaine pâture" encore pratiquée.



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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:31

 

D'abord, dans un premier temps, le phénomène de la domestication semble réduire la taille des animaux par rapport à celle de l'espèce d'origine (le mouflon), à cause du stress de ces individus sauvages devenus captifs.

Ensuite, la nourriture proposée par les premiers éleveurs ne couvrait sans doute pas correctement les besoins des mouflons domestiques et des carences alimentaires devaient exister.

Et puis peut-être que les animaux moins grands étaient plus faciles à manipuler et donc à élever du fait d'un manque de docilité de ces mouflons pas encore vraiment moutons. De là une préférence?

                                        

                                      Rustique, petite, ... comme ses ancêtres, Sidney brebis Ouessant
                                                        Les Lutins du Montana (Photo: D.Morzynski)




Suite à des fouilles archéologiques sur Ouessant,sur un site du premier âge du fer, les ossements retrouvés des moutons de cette période indiquent des animaux d'une taille de 58,7 cm en moyenne au garrot (Patrice Méniel).

Il est considéré que les Ouessant actuels sont assez proches sur différents points de ce que pouvaient être les moutons du Moyen Age? D'ailleurs, des animaux domestiques plus petits que de nos jours semblent être un phénomène assez répandu dans le passé.

Il ne faut pas oublier le principe d'insularité (connu des naturalistes ) qui, pour les espèces sauvages, tend à diminuer leur taille comparativement à celle des mêmes espèces du continent. Les races domestiques semblent ne pas y échapper (poney Shetland,.....). L'île d'Ouessant possédait également des chevaux de petite taille ainsi que de petites vaches, mais ces deux races avaient déjà disparu il y a un siècle.

Pour ce qui est du Ouessant, l'île a en quelque sorte joué le rôle de terre conservatoire pour "notre" mouton de type moyen âgeux grâce à un certain isolement du continent (courants violents, contacts limités avec l'extérieur....) alors qu'en Bretagne  continentale ces moutons du même type ou proches  disparaissaient peu à peu.

Les conditions de vie du Mouton d'Ouessant sur l'île a joué un rôle important dans la réduction de la taille: des animaux à l'extérieur toute l'année sans beaucoup d'abris, sous le vent et la pluie, avec une nourriture maigre . A l'attache la moitié de l'année sur les bords des falaises (car l'île était entièrement cultivée), puis libres l'autre moitié de l'année à errer en troupes immenses après les récoltes (au milieu du 19ième siècle étaient recensés en mairie 6000 moutons pour 1500 hectares), on comprend, comme je l'ai relevé dans un écrit, que  ces animaux puissent mourir par centaines l'hiver. Une sélection naturelle donc bien présente, les plus résistants survivant. Etre petit pouvait être un avantage en cela (?).
Une sélection humaine enfin qui n'allait sans doute pas dans le bon sens puisque la logique veut que, si on souhaite manger un animal, on le choisit parmi les plus grands et plus gros. Les animaux de petite taille n'ont plus qu'à se reproduire entre eux et diffuser leurs caractères génétiques: rusticité, petite taille,...

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 15:00

NON, non et non.

Souvent, j'entends sortir de la bouche de mes visiteurs: "Ah! oui! Ce sont des moutons nains....."  ou encore venant d'un éleveur ovin professionnel plus habitué de par son métier à rechercher les kilos et le rendement: "Oui, mais , là, c'est du dégénéré..."

Non, non. Du nain, du dégénéré...et puis quoi encore!!!!!

Le Ouessant n'est pas un mouton nain mais une race à part entière. De petite taille certes mais une race unique alors qu'il est vrai qu'il se fait (aux Etats Unis en particulier) des moutons nains, réductions de grandes races pour créer des ovins de "compagnie".

Le Ouessant n'est la réduction d'aucune race. Il est lui, fruit de son histoire.
Non personne n'a voulu sur Ouessant faire le plus petit mouton. La vie y était suffisamment rude pour ne pas avoir de temps à perdre avec de telles idées. D'ailleurs ceux qui l'élevaient lui ont peu à peu préféré des races plus lourdes qui ont "digéré" en quelques décennies le minus.
Allez proposer à un habitant de l'île d'Ouessant, à l'heure du congélateur, d'élever des moutons de 10 à 20 kg à la place d'animaux de 60 kg et plus maintenant. La réponse est vite trouvée.

                                              Les Lutins,  Cannelle (12 kg) et Ouessantine (1 kg)    (Photo D.Morzynski)

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Published by dominique morzynski - dans historique
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 14:35
"Les Lutins", bien sûr à cause de ces petits êtres un peu magiques qui comme le Ouessant animent prés et bois pour ceux qui ont de la patience et de la chance pour les surprendre.

Ensuite "le Montana" pour le fait que je me trouve dans une région de vallons boisés, mais aussi un rapport avec un superbe film "Et au milieu coule une rivière" dans lequel un des héros dit qu'il ne quittera jamais le Montana....après c'est personnel.


 

Les Lutins que j'ai pu surprendre
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Published by dominique morzynski - dans Ma passion
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