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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:41
Sur ce cliché de ma collection, que voir?                                                                                                                                         Cette fillette ouessantine de 6-8 ans (?) qui pose devant un décor peint  posé à l'extérieur donne un idée de la petitesse du mouton d'Ouessant de type ancien.

La brebis adulte tondue est solide, trapue avec des yeux assez proéminants caractéristiques de la "race". Ses oreilles entaillées permettaient à son propriétaire de l'identifier comme sienne parmi les autres animaux après des mois d'errance en toute liberté sur l'île, en automne et hiver . Ces marques, véritables codes d'identité, étaient enregistrées en mairie et différentes pour chaque foyer éleveur.

L'agnelle (normalement de cette brebis), jeune de l'année d'après sa laine et sa physionomie, est déjà bien grande et à 3 ans sera plus grande que sa mère. Preuve d'une certaine hétérogénéité dans le troupeau?

Ces deux moutons sont attachés non seulement pour la photo, mais aussi parce que c'est la période des cultures.Mères et jeunes sont liés ainsi à un piquet pour plusieurs mois.

Ce cliché a environ un siècle et montre des Ouessant blancs.
Je n'ai pas encore trouvé cette vue avec une oblitération. Si vous en trouviez une merci de me la communiquer. Ainsi, il serait possible de situer l'année de prise de vue avec l'oblitération la plus ancienne rencontrée.

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Published by dominique morzynski - dans historique
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:12

Sonnaille des Lutins du Montana, agnelle "grise" en laine de 6 mois, petite et légère..espoir en 2009?
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Published by dominique morzynski - dans Reproducteurs
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:04

Iroise des Lutins du Montana,agnelle "grise" en toison de juvénile, un peu longue, éventuelle mère en 2009.
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Published by dominique morzynski - dans Reproducteurs
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 19:29

Ponette des Lutins du Montana, agnelle "grise" encore en laine juvénile , prometteuse et mère au printemps?
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Published by dominique morzynski - dans Reproducteurs
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 19:20

Désirée des Lutins du Montana, blanche hétérozygote, petite et bien taillée, onzième et dernière naissance d'une saison avec dix béliers nés avant elle...d'où son nom...Désirée.
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Published by dominique morzynski - dans Reproducteurs
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 14:33

Oui et non. Oui parfois. Oui souvent. Oui peut-être. Tout dépend de la période considérée.

Pendant longtemps, l'échouage du cargo grec le Mykonos, au large de l'île d'Ouessant en 1936, était présenté comme un tournant dans la disparition du petit mouton ouessantin. En effet, des moutons d'une plus grande race et blancs transportés par ce navire auraient  réussi à gagner le rivage et de là "polluer" la population ovine de l'île. Pourtant un témoignage recueilli par Gilles Delorme affirme que certains de ces moutons étaient noirs. G.Tronson mentionne suite à cet évènement l'arrivée d'un bélier et deux brebis; ceci est trop peu pour modifier rapidement une poulation ovine de plusieurs centaines voire milliers d'animaux. En fait, il y a probablement eu régulièrement et volontairement des apports sans doute assez nombreux de moutons du continent grossis et grandis par les croisements avec les races anglaises de par une politique agricole d'amélioration des races locales françaises. L'impact de ce naufrage  n'a fait par contre qu'amplifier (et encore?) le phénomène d'évolution de la race Ouessant,  mais comme j'ai pu le prouver par les documents photos et les écrits de vers 1900, la couleur blanche était déjà bien présente à cette période.

On parle aussi d'un apport de moutons blancs des Monts d'Arrée vers 1904-1910 pour grossir la race,ce qui, même si cela est vrai, n'est pas à l'origine du blanc sur l'île qui existait déjà fin 19ème comme je le prouverai ensuite.

 Cela a seulement amplifié l'extension des toisons blanches .

Gustave Geffroy dans son livre "Voyage à Ouessant" édité une première fois en 1897 et donc écrit sans doute quelques années avant relate l'observation suivante sans que je sache la date de son voyage sur l'île:
"Et partout, des moutons, des moutons, encore et toujours des moutons, DES NOIRS ET DES BLANCS, petits, vifs, attachés deux à deux par une longue corde, inquiets, allant et venant. Ils sont plus de cinq mille dans l'île, toujours dehors, hiver comme été. Il n'y a pas de bergeries pour les loger. On leur construit de petits abris triangulaires, trois petits muretins partant du même point et derrière lesquels ils s'abritent, choisissant l'angle à l'abri du vent. Ils se réfugient aussi au creux où l'herbe est plus haute et plus épaisse. Aux mois durs, en décembre, janvier, ils meurent par centaines. Ceux qui résistent, faits à toutes les températures, à toutes les sautes d'ouragan, sont des individus libres, solides et rusés autant que mouton peut l'être. Certes, les pauvres bêtes retournées à l'état de nature ne sont pas changés en loups, mais elles sont devenues perspicaces et avisées un peu à la façon du renard, habiles à se terrer au creux, à se blottir derrière les muretins, à trouver leursubsistance à travers les prés salés. Jusqu'au phare de Créach, je ne rencontre, je n'entends que ces MOUTONS NOIRS ET BLANCS, si agiles, tout réjouis par le soleil. L'île tout entière bêle dans la lumière."
Je n'ai pu m'empêcher de vous faire profiter de tout ce passage dans lequel on vit avec l'auteur cette atmosphère d'île à moutons et qui nous fait percevoir la dureté de la vie (ou survie) des troupes de moutons d'Ouessant. Et puis les blancs sont bien déjà présents, et bien présents pour être cités deux fois.

Antérieurement, Heuzé en 1840 explique que la couleur blanche augmente pour finir par concerner l'ensemble des animaux en Bretagne. L'île d'Ouessant est-elle atteinte par ce phénomène à la même période?

Et avant, peut-être le mouton d'Ouessant était-il noir du fait d'avoir été préservé plus longtemps qu'ailleurs de l'extension de la couleur blanche sur le continent et la Bretagne en particulier. Mais là encore, il faudrait nuancer en disant qu'il se peut que la couleur noire  ait été la plus répandue à une certaine époque d'avant le 19ème et que cela n'exclut en rien la possible présence de toisons de type plus ancien et/ou rares car récessives comme des gris ou des bruns et autres décrits d'ailleurs au 19ème sur le littoral. Donc qui dit éventuelle absence du blanc n'affirme pas pour autant que les moutons d'Ouessant d'un type plus ancien étaient forcément tous noirs....

 

 

Grichka et Castille des Lutins du Montana, moutons d'Ouessant de type ancien, blancs...et fiers de l'être.

Alors pourquoi les Ouessant actuels sont-ils majoritairement noirs?
 Il faudrait demander aux pionniers du GEMO (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant) si dans leur démarche ils n'ont pas volontairement recherché les derniers troupeaux du petit Ouessant  sauvegardés par des particuliers, en ayant en tête l'image du petit mouton noir, excluant ainsi d'autres variétés.
La couleur noire n'a-t-elle pas été privilégiée  un certain temps, d'une part sur l'île pour des tissages sombres, et d'autre part chez les détenteurs de la souche ancienne sur le continent de par l'originalité de cette toison alors que la population ovine française était globalement devenue blanche pour nombre de races?
Ce sont là des hypothèses et des interrogations, car de toute façon en remontant dans le temps on se heurte à un certain moment au manque de "pièces à conviction".

Tout cela pour dire que rien ne doit contenir le petit Ouessant de type ancien dans la coloration noire uniquement.

 

 

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Published by dominique morzynski - dans historique
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 19:46
Pour me faire plaisir, c'est déjà évident. Plaisir de partager ma passion, d'échanger des idées (commentaires bienvenus), de faire naître intérêt ou passion nouvelle chez d'autres pour le mouton d'Ouessant de type ancien.

De par là, espérer pouvoir contribuer à la conservation de cet animal qui, comme nous le verrons, est encore en péril pour diverses raisons et aussi sensibiliser à mes réflexions et visions de la problèmatique Ouessant, en espérant être  suivi dans mes orientations.

Pour éviter aux autres de se trouver devant le grand vide de la solitude de l'éleveur que j'ai connu depuis 12 ans en ne trouvant ni oreilles attentives à mes découvertes (ou trop peu) ni perspicacité dans le regard porté sur le Ouessant, ni réponses suffisantes sur des interrogations légitimes...Mais cela bouge maintenant. Bihane des Lutins du Montana tout juste tondue....Un blog pour aider à ne pas perdre de telles merveilles

Puisse ce blog (qui n'a pas la prétention de répondre à tout) éclairer les curieux, poser de nouvelles interrogations, ouvrir des débats, faire avancer les choses dans la sauvegarde du mouton d'Ouessant, accueillir passionnés comme moins passionnés, accueillir l'éleveur d'un grand troupeau comme le simple sympathisant qui ne possède que deux moutons.

Enfin, ce blog pour offrir aux autres ce que j'aurais aimé pouvoir trouvé ces 12 dernières années lorsque l'éleveur se construit: éléments historiques, conseils divers, anecdotes, astuces,......et aussi beaucoup d'images de moutons d'Ouessant, car ne l'oublions pas l'éleveur est inévitablement un voyeur qui ne se lasse pas de regarder le sujet de sa passion (d'où le grand format photo dans les articles).



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Published by dominique morzynski - dans Ma passion
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 19:22

Bien qu'encore jeune, cinq mois et demi ici à ce jour , Elaphe (élevage Lion) n'en a pas moins l'honneur d'avoir été choisi par les brebis (et leur berger) pour apporter ses qualités, dès cette saison, parmi les Lutins du Montana: petite taille, belle silhouette, bon cornage déjà puissant, jolie frimousse, ...

La couleur noisette étant récessive aux autres coloris, il ne donnera des agneaux de toison identique qu'avec des brebis noisette ou porteuses du noisette en couleur cachée. De toute façon, ses jeunes seront porteurs de noisette même s'ils sont d'une autre couleur. Ce qui est loin de me déplaire au final, bien au contraire. Des principes qu'il faut donc connaître en élevage pour limiter le pur hasard qui, parfois, il est vrai, fait également bien les choses.
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Published by dominique morzynski - dans Reproducteurs
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 18:54

Grichka des Lutins du Montana a été élu par les brebis (et leur berger) reproducteur pour cette saison 2008/2009.

Photographié cette semaine, il a ici un an et demi et porte en lui  beaucoup d'espoir: petit, solide, bon cornage, équilibré, jolie frimousse,...De couleur blanche , il assurera, de par la dominance de cette couleur sur les autres coloris,  un certain nombre de naissances de ce blanc encore peu répandu et pourtant facile à obtenir.

Ce sera pour moi l'occasion de connaître au printemps son profil génétique réel et pas seulement apparent du point de vue des couleurs. En fait, je ne le souhaite pas blanc homozygote car dans ce cas il ne me donnerait que des agneaux blancs. Je l'espère hétérozygote blanc porteur de noir au moins et surtout porteur du gène "gris" que je cherche à sauver de l'extinction et donc à multiplier. Seules les futures naissances obtenues avec les brebis dont j'ai déjà défini le profil génétique de coloration pourront me renseigner.

L'élevage est un travail de patience puisque dans le cas du Ouessant qui ne donne (normalement) qu'un petit par an, il faut souvent attendre l'année suivante pour  "rectifier le tir" quand on découvre ses erreurs.
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Published by dominique morzynski - dans Reproducteurs
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 14:39
C'est le raccourcissement des jours vers la fin de l'été qui provoque les changements hormonaux chez les brebis Ouessant. Encore peu dégénéré par la domestication à ce niveau, le Ouessant a gardé un cycle de reproduction proche de celui de ses ancêtres avec des accouplements à l'automne pour des naissances 5 mois plus tard au printemps.

En fait, les premières fécondations peuvent avoir lieu vers la mi-septembre pour donner des jeunes dès février. Ensuite les jours rallongeant en fin d'hiver, seuls les béliers restent disposés à s'accoupler mais normalement en vain.

C'est la brebis qui décide et accepte la finalité des poursuites du mâle qui ont lieu quelques  jours avant. Le bélier va de brebis à brebis et hume les senteurs de chacune pour analyser la situation. La brebis est fécondable durant 24 à 48 heures seulement.

 Les Lutins du Montana ont entamé leurs courses poursuites, promesses d'instants magiques au printemps


Mais, si la fécondation n'a pas eu lieu, la brebis se retrouve en chaleur presque trois semaines plus tard. C'est ainsi que certaines femelles ne commencent leur gestation que fin février. Cela peut être le cas en particulier chez une vieille brebis déréglée ou au contraire chez une jeune qui n'était pas arrivée à maturité sexuelle jusqu'alors. Certains béliers sont matures dès 4 mois et certaines agnelles dès 5 mois, ce qui fait mères ces dernières avant leur premier anniversaire parfois. Mais toutes les agnelles ne portent pas dès leur première année et ne donneront alors naissance qu'à leur second printemps.
Ces quelques principes sont importants à connaître pour éviter les mauvaises surprises ou au contraire pouvoir orienter son élevage et ses saisons de reproduction.
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Published by dominique morzynski - dans Reproduction
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