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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 06:47

Depuis neuf ans ce blog existe pour faire découvrir ou mieux faire connaître le Ouessantin et plus largement partager l'univers du berger des Lutins et quelques unes de ses réflexions.

Et vous?

Et vous (qui êtes des centaines chaque semaine à passer par ce blog)?

Quelles sont vos motivations autour du Ouessantin?

Quelles sont celles à visiter ce blog? Que ce soit ponctuellement, régulièrement ou que vous soyez un des 90 abonnés qui ne veulent pas louper la publication d'un article.

Et vous?

Bref, si vous hésitez parfois à faire commentaire, ouvrir discussion, interroger, cette fois n'hésitez pas, vous avez la parole.

Et puis peut-être avez-vous des attentes, des souhaits par rapport à ce blog. Lesquels?

Et vous?

A vous donc!

Au plaisir de vous lire et de partager. Je réponds toujours à tout commentaire ou message quel qu'en soit le ton ou le contenu.

A bientôt!

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Published by dominique morzynski
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 10:51

Le mouton d'Ouessant de type ancien (dit Ouessantin) est un mouton de petite taille et même de taille particulièrement petite quand on le compare aux autres races ovines.

Quand ensuite on considère le Ouessantin actuel dans le standard (46 cm maxi pour une femelle et 49 cm maxi pour un mâle, animaux de plus de trois ans mesurés au garrot), ce dernier se révèle plus petit encore que la très grande majorité des dizaines de milliers de moutons d'Ouessant sans origines réellement connues et élevés par des particuliers le plus souvent non avertis.

Pourquoi si petit?

Enfin, parmi les animaux au standard, certaines brebis avoisinent 40 cm et certains béliers 42 cm, voire parfois moins pour ces deux sexes.

Pourquoi si petit?

Aussi quand on se retrouve face à un Ouessantin particulièrement petit, on peut être amené à se demander "pourquoi si petit?".

Pourquoi si petit?

Une taille particulièrement petite au sein de ce type ovin Ouessantin dans le standard peut avoir plusieurs causes (qui d'ailleurs peuvent se cumuler).

 

D'abord, cela peut correspondre à un caractère génétique réel, présent en certaines souches quand elles sont travaillées dans ce sens, caractère que l'on peut retrouver ensuite à l'occasion lorsqu'il est dispersé et transmis dans certaines lignées selon leur histoire.

Ainsi en y regardant de plus près, en consultant les généalogies des ascendants d'un mini Ouessant et en parallèle les renseignements les concernant (leur taille en particulier), on peut oser émettre une explication allant dans le sens d'un Ouessant probablement génétiquement petit.

Mais il n'en est pas ainsi pour tout minuscule Ouessantin.

La taille minuscule peut en effet être liée à des soucis de croissance (surtout si on a noté un arrêt ou un ralentissement de celle-ci après des débuts normaux).

Le souci de croissance peut avoir pour origine un souci d'allaitement et/ou d'alimentation ensuite lorsque l'agneau est capable de manger seul (manque de nourriture et carences diverses).

La croissance peut être ralentie par du parasitisme important, en particulier interne (dont le fameux ténia de l'agneau, mais pas seulement).

Dans ces cas, il arrive qu'un agneau de taille anormalement petite durant ses premiers mois rattrape sa croissance l'année suivante. (J'avais acquis une année une agnelle de 10 mois de 36 cm qui à trois ans finit par atteindre 43 cm.)

Enfin, pour certains, on peut supposer également des soucis hormonaux (mais il faudrait le vérifier par des recherches et analyses).

Pourquoi si petit?

Ce sont là toutes les questions que je me pose concernant mon minuscule Granion qui illustre en photos cet article.

Avec 800 g à la naissance, il se trouvait alors dans le bas des poids possibles (certains pouvant être de 600/700 g), surtout si on considère que les poids les plus élevés avoisinent 1,8 kg et que donc la valeur moyenne fréquente avoisine 1,2 kg (selon les élevages, tout dépendant des sujets élevés et en sachant qu'une brebis adulte peut peser de 10 à 15 kg).

La petite taille de Granion à la naissance n'étant pas un scoop et de plus sachant que son père mesure 42,5 cm et une grand-mère 39 cm, ce petit agneau ne m'interrogea pas particulièrement.

Mais voilà, il a très peu grandi et aussi peu grossi depuis sa naissance, et à 5 mois, il ne doit pas dépasser la taille de 32/33 cm (celle d'une agnelle de 2 mois correcte).

J'écarte le souci de parasites internes puisque face à son cas je suis attentif et fais ce qu'il faut, d'ailleurs à titre préventif.

J'écarte le souci d'allaitement. Là également j'ai surveillé la situation par expérience sur cette possibilité.

J'écarte le souci de nourriture qui ne manque pas; d'ailleurs ce jeune est soumis au même régime que ceux de sa génération.

J'écarte souci de maladie. Granion est très vif, jamais prostré, la laine avait bien poussé. Aucun signe de soucis digestifs non plus, jamais de diarrhées. Je pourrais dire que tout va bien pour lui.

J'en suis arrivé à supposer des problèmes hormonaux. D'ailleurs, dans le même temps, je note que ce souci de croissance touche non seulement sa morphologie générale, malgré une pousse de cornes, mais aussi sa maturation sexuelle. En effet, à cet âge, un jeune bélier est apte à procréer ou du moins se voit doté d'une paire de testicules déjà très développés. Mais dans son cas, Granion n'a toujours pas démarré sur ce point, bien que testicules "en dormance" il y ait.

Voilà un agneau intéressant à étudier et surveiller quant à son évolution future.

Peut-être sa croissance va-t-elle se déclencher un jour et qu'il deviendra un bélier "normal".

Dans l'attente, l'hiver, s'il devait être froid, est toujours inquiétant pour un très petit animal.

Le berger interviendra alors si nécessaire pour l'abriter comme il se doit.

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Published by dominique morzynski - dans Croissance
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 18:49

Baldingère a donné naissance cet après-midi!

Cela indique que la fécondation de cette brebis, non calculée par le berger, a eu lieu fin avril.

Baldingère a fait fort, prenant la place de seconde en ce qui concerne les records des naissances tardives chez les Lutins. Je me demandais si cette naissance arriverait avant octobre. Octobre étant le record détenu par une de mes anciennes brebis du début de l'élevage, Houston. Cette dernière, alors que considérée stérile depuis plusieurs années, avait finalement donné un dernier jeune en octobre!

(Dans un autre élevage, lui aussi en souches Ouessant non croisées avec autres races, il y eut même une année une naissance en décembre...)

Elle a fait fort

C'est donc un petit Poulbot, un agneau mâle, qui s'ajoute au cheptel des Lutins.

Elle a fait fort

Un Poulbot à jolie casquette ....

Elle a fait fort
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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 12:10

L'été tire à sa fin et déjà depuis plusieurs semaines règne une météo automnale.

Tout derniers instants estivaux

L'ensemble des brebis est séparé des béliers depuis le début du mois, autre signe (par choix du berger) de l'approche de l'automne chez les Lutins.

Tout derniers instants estivaux

Depuis quelques jours, il pleut à nouveau. Enfin!

Tout derniers instants estivaux

Les Ouessant avaient perdu l'habitude de se mettre sous les abris.

Tout derniers instants estivaux

C'est sous ces conditions météorologiques, qu'hier la "grosse" Réglisse, brebis tout venant de type Ouessant mais métissée avec une race indéterminée, a choisi d'agneler tardivement d'une petite Anisette. Cette agnelle, issue donc d'une brebis adoptée n'entrant pas dans mes programmes d'élevage, saura trouver le moment venu, comme je l'espère,  une bonne famille qui l' appréciera comme mouton de compagnie.

Tout derniers instants estivaux

Non, les Ouessant ne bénéficient pas de tel ou tel type d'abri, ni ne le choisissent, selon leur niveau social!

On va au plus près en cas d'alerte giboulée, bien que l'on préfère abri au plus proche de la zone "dortoir nocturne" (effet du fameux "qu'il est bon de rentrer chez soi!"). Il en va ainsi dans la culture des Lutins.

Tout derniers instants estivaux

Les pluies ont le mérite de faire reverdir les prés et de garantir ainsi nourriture herbacée pour l'automne, assurant aux animaux d'être en forme pour affronter l'hiver..

Tout derniers instants estivaux

Cette verdure très humide amène à devoir équilibrer le contenu de sa panse en grignotant matière sèche sous forme de foin.

Tout derniers instants estivaux

L'automne apporte également les plus à la ration, avec les pommes ...

Tout derniers instants estivaux

... ou les poires (et encore prunes lorsqu'il y en a).

Tout derniers instants estivaux

Dans mon coin, 2017 est une année à glands remarquable. Au point que j'ai pu voir les branches casser sous leur masse, aidées parfois par quelques coups de vent.

Tout derniers instants estivaux

Depuis août, des quintaux jonchent le sol et des quintaux et des quintaux tomberont encore en terres de Lutins, garantissant ainsi complémentation naturelle jusqu'à l'arrivée de l'hiver.

Tout derniers instants estivaux

De même les châtaigniers croulent sous le poids de leurs fruits.

Tout derniers instants estivaux

Ces derniers ont commencé à tomber, libérant leurs graines lorsqu'ils s'ouvrent. La quantité fait qu'en revanche les châtaignes ne sont pas bien grosses. Cela n'en sera que mieux quand elles se retrouveront en gueule des Ouessant qui les mastiqueront ainsi plus aisément.

Là encore, cette denrée tombée du ciel devrait permettre de ne prévoir distribution de céréales qu'à partir de janvier. Et puis il ne faut pas oublier l'ensemble des baies sauvages qui s'y ajoutent, aubépine, églantier, prunelier, ...

Ainsi va la vie chez les Lutins qui savent d'eux mêmes élaborer leur menu au quotidien et l'équilibrer!

Attention, une fois encore, petit rappel de la plus haute importance...

Tout apport de nourriture venant de l'extérieur des parcours et autre que le foin, dont les fruits et les graines, ne doit se faire que graduellement sur plusieurs jours et en petites quantités, au risque sinon de créer soucis digestifs ou voir mourir ses moutons des complications en conséquence.

Il faut y songer lorsqu'on décide de faire des distributions subites d'aliments riches à ses Ouessant alors qu'ils sont d'ordinaire soumis à un régime différent, plutôt pauvre et restreint.

(Dans le cas des Lutins, fruits et graines font partie de leur cadre de vie et leur organisme y est accoutumé depuis les premières chutes. D'ailleurs, ils savent ne les consommer qu'en complément de leur ration d'herbe, base de toute alimentation, et ne la remplacent pas par ces gourmandises qu'ils laissent en masse au sol, bien alimentés par ailleurs, ... même si le vent en déverse encore et encore.)

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 18:35

La couleuvre à collier est sans doute le serpent le plus commun de l'hexagone et celui à la répartition géographique la plus vaste.

Ainsi, autour des Lutins, vit ce reptile facilement reconnaissable bien que dans de très rares cas, le collier beige à l'arrière de la tête ne soit pas marqué.

Si elle gagne parfois les points d'eau, elle n'y est pas véritablement inféodée et bien qu'elle aime les milieux humides où elle peut capturer des batraciens, on peut la rencontrer dans les haies, le long des lisières de bois et en certains endroits plus arides encore.

Pondant ses œufs dans des végétaux en décomposition, lorsqu'elle est non loin des hommes, il lui arrive de pondre dans les tas de compost ou de fumier.

A collier mais déjà un bijou en soi.

La loi protège cette couleuvre, comme les autres reptiles. Ce que ne devait pas savoir le chat domestique qui a tué ce jeune serpent d'une trentaine de centimètres.

Si le matou est excusable lui, il n'en est pas de même de certains bipèdes qui, parce que la couleuvre est un serpent et qu'elle porte encore bien des préjugés sur son dos, l'écrasent du talon à l'occasion ou en la fracassent d'un coup de bâton.

Magnifique et inoffensive, la couleuvre à collier mérite mieux, d'autant que comme bien d'autres espèces, elle souffre de la simplification et la stérilisation des milieux dans nos campagnes.

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:10
Patience

Déjà une semaine que les béliers sont séparés des brebis.

Cette nouvelle période de vie jusqu'au printemps n'est néanmoins pas une si dure épreuve pour eux. Les mâles aiment être entre eux et d'ailleurs s'ils apprécient la compagnie des femelles, durant la période estivale, ils conservent la plus grande partie du temps une tendance à cette proximité avec leurs congénères masculins dans leurs déplacements. 

Seule la compétitivité pour les beaux yeux d'une brebis saurait parfois escamoter un instant la sympathie naturelle qu'ils éprouvent les uns vis à vis des autres. 

Par contre voir les filles si attirantes, voir cet autre groupe qui constitue le troupeau, les fait se languir. C'est ce que l'on devine aux longues heures qu'ils passent entre les repas, à les regarder en se maintenant vers l'issue la plus proche qui leur permettrait de les rejoindre.

Patience mes beaux! Quelques uns auront le privilège de rejoindre quelques belles cet automne! 

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 22:40

Axé sur le porc qui certes n'est pas un Ouessant, mais comme il est toujours bon de ne pas vivre dans l'ignorance ... Je ne peux que conseiller ce documentaire (non pas centré sur la souffrance animale mais englobant tous les rouages et les conséquences d'une forme d'économie).

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 10:37
Première des dernières

Tartine a finalement contourné mon choix de la mettre à la retraite puisqu'elle m'offre une naissance tardive découverte au réveil.

Bonheur de mère pour cette brebis de "château" (très ancienne souche Ouessant comme on en rencontrait chez quelques châtelains du continent, en particulier durant le 20ème siècle). Cependant, d'un autre côté, ce n'est pas une bonne chose pour elle qui prend de l'âge et n'a plus un physique avec la solidité qu'exige l'allaitement d'un jeune.

Heureusement, l'abondance de glands cette année devrait lui apporter un bon complément pour ces quelques mois de forte sollicitation de son rejeton.

Première des dernières

Le rejeton est une Pastille.

Cette agnelle blanche née de père inconnu a tout de même, de par sa coloration, la chance de ne devoir rechercher paternité que parmi trois béliers de même couleur qu'elle et qui sont seuls à avoir pu lui transmettre ce gène Agouti blanc bronzé.

 

Peut-être le berger pourra-t-il l'aider si, dès qu'elle aura pris forme, il décèle en elle certaines ressemblances, certains caractères d'un père plus qu'un autre.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 11:14

Brocéliande n'est plus.

Elle était bien belle à mes yeux.

Mais qu'est-ce qui peut donner cette impression de beauté?

Pourquoi belle?

La beauté est tout à fait subjective et est variable selon le regard et les attentes de chacun.

Pourtant quand je regarde l'image de Brocéliande, que j'ai inversée horizontalement histoire de la voir autrement par rapport à l'original, j'ai bien conscience que cette brebis attirerait mon regard même si elle n'était pas mienne.

La posture et le niveau de prise de vue à hauteur du sujet aidant, j'y vois:

Une impression d'harmonie générale qui se dégage. Harmonie liée à l'équilibre des proportions entre les différents éléments qui structurent l'animal. Un rapport entre la longueur et la hauteur qui m'est idéal. Une épaisseur, profondeur du tronc proportionnée à la hauteur de la brebis. Sans oublier ce que je rencontre trop rarement à mon goût, une solidité des pattes proportionnée à celle du corps. Une belle horizontalité du dos. Une tête au museau ni trop fin ni trop épais.

Un animal d'allure ni trop haute ni trop basse avec une projection du cou à 45 degrés lorsqu'il pâture. Une silhouette sympathique.

Une hauteur de pattes proportionnée à la hauteur globale mais aussi à la masse de la brebis. J'en connaissais également la qualité des onglons quant à leur construction.

Une impression de mouton bien en lien avec le sol, ne donnant ni l'impression de s'y écraser ni celle au contraire de s'envoler. Cela de par la situation de son centre de gravité.

La solidité est là sans excès permettant une allure encore gracieuse sans être gracile.

 

Il faudrait voir Brocéliande de face et aussi de dos. J'en connaissais la bonne largeur, là encore sans excès, les bons aplombs, la taille de la queue.....

Bref pour moi un ensemble de qualités qui me faisait penser que des Lutins de cette sorte j'en aurais bien voulu 10, 100, 1000 y compris dans les autres colorations, même si dans le même temps je suis bien conscient que la beauté est dans la diversité et qu'il ne faudrait surtout pas tomber dans la construction de Ouessant de forme standardisée et alors d'animaux semblant tous sortis du même moule.

Type ovin avant tout plus que race, le Ouessantin offre encore heureusement une belle palette de morphotypes. Cette particularité devant être considérée comme une richesse. Qu'il soit Ouessant de forme plus "agronomique" ou Ouessant de modeste forme vivrière ancestrale, ou encore Ouessant entre ces deux extrêmes, le Ouessantin a de quoi me ravir pour ce qu'il est, un survivant du type insulaire encore relativement primitif. 

Ceci étant, il est des brebis qui vous charment plus que d'autres, c'est inévitable.

Pourquoi belle?

Qu'un Ouessantin puisse être jugé beau est une chose. Qu'il soit bon en est une autre. Ce dernier point demeurant le plus important.

Bon de par des origines connues sur une quarantaine d'années qui garantissent la connaissance du patrimoine qu'on élève et de là obtenu ensuite en descendance.

Bon de par ce que l'animal se révèle être dans ses aptitudes attendues pour un Ouessant, ovin avec part de primitivité encore importante excluant normalement soucis physiques et physiologiques autres que ceux dus à l'âge. (Il m'est arrivé plusieurs fois d'acquérir des sujets médaillés ne présentant pas la rusticité attendue. Ce genre de mésaventures devant rappeler qu'il ne faut pas se tromper de priorité).

Brocéliande avait tout cela avec ses 43 cm à trois ans. Outre le fait d'être belle (à mes yeux), c'était également un bon Ouessant, jamais un pet de travers.

Mais si Brocéliande m'était précieuse sous l'angle de mes projets en reproduction, c'est d'abord une compagne de prairie dans l'aventure de l'élevage de ce type ovin, qui disparaît. La fatalité en a voulu ainsi.

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 14:15

La saison d'agnelage du printemps se déroula sans aucun problème.

Aucune intervention nécessaire, aucune perte pour la trentaine de naissances.

Zéro euro en frais de vétérinaire, ... ce qui fut appréciable également pour un élevage pure passion.

Mais pour la poignée de naissances de fin d'été, cela commence mal.

Instant de vie, instant de mort.

Alors que je photographiais la veille ma Brocéliande gestante, probablement ma plus belle brebis du moment, je ne me doutais pas que le lendemain à la même heure je la perdrais.

La découvrant en soirée en phase de tentative d'expulsion de son agneau, je perçus de suite que cela ne se déroulait pas normalement. Un examen de la situation me confirma la chose, la colonne vertébrale et les côtes étant devinées sous mes doigts.

Situation bloquée. Expédition chez le vétérinaire pour une incontournable césarienne.

Instant de vie, instant de mort.

Si comme je le craignais l'agneau s'avéra mort, tout se déroula bien malgré tout durant l'opération.

Mais alors qu'elle venait d'être recousue, prête à quitter la table d'opération, je sentis la brebis se raidir entre mes mains et se courber en arrière prise de convulsions.

Comme je le pensais, suite à réaction à l'antibiotique, elle se retrouvait en état de choc neuromusculaire.

L'injection d'un antidote ne fit qu'améliorer la situation légèrement. Elle mourut quelques minutes après en voiture sur le chemin de retour.

Pas de chance pour elle! Regrettable issue.

 

 

Si mes calculs sont bons, sur cinq césariennes en 21 ans (ce qui est peu), c'est la première fois que je perds une brebis.

Cette Brocéliande précieuse pour l'avenir du troupeau manque dans le paysage de la bande.

Partie à trois ans, elle n'aura eu le temps de ne m'offrir qu'une agnelle. L'espoir est à présent reporté sur cette dernière qui a hérité d'un bon air de famille, pour retrouver un peu de ma belle dans sa descendance.

Je croise les doigts pour la suite.

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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