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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 18:57
Blanc de blanche

Cette nuit est arrivé Popcorn, issu de Lactée, mère très protectrice.

Blanc de blanche

Cet agneau blanc présente un "tan" (bronzage) éclaté en marques sur le corps, en plus des habituels zonages en tête, membres et queue. Il possède également une importante bande vertébrale tan non visible sur ce cliché.

Blanc de blanche

Ce petit bélier de moins de 24 heures a étrangement déjà une allure de jeune de quelques jours.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 17:54
Encore du blanc

Cette nuit à 22 h, ce fut au tour de Woolyte à donner la vie.

Encore du blanc

A une petite Linaigrette blanche, une agnelle solide et dense.

Encore du blanc

Avec deux béliers blancs sur les cinq utilisés pour la lutte cet hiver et pas mal de brebis blanches mises en reproduction, ce printemps risque d'être sous le signe du blanc plus qu'à l'ordinaire côté naissances. 

Ceci étant, les probabilités sont une chose, les résultats une autre. Seule la fin de l'agnelage permettra de révéler le bilan final.

L'an prochain, il me faudra n'utiliser aucun bélier blanc... Ce fut un peu une exception cette année, pour des raisons de programmes d'élevage et certains objectifs à essayer d'atteindre.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 16:39
Nouvelle nouvelle

C'est Etoile, mère vigilante, qui m'a surpris il y a 48 heures au matin en donnant Dragée.

Nouvelle nouvelle

Dragée, haute, c'est du moins ce qui me semblait à sa naissance, m'avait donné cette impression, avant que je réalise que c'était une agnelle chétive.

Nouvelle nouvelle

Chétive pour une raison inconnue, elle m'a inquiété, d'autant qu'elle n'avait pas choisi une journée à météo favorable pour entrer dans la vie.

Mais âgée maintenant de deux jours et demi sur les photos de cet article, on voit que tout fonctionne pour elle. D'ailleurs elle sait même se donner en spectacle dans des cabrioles et des démarrages sur les chapeaux d'onglons dont seuls les agneaux ont le secret dans leur réalisation.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:40
La quincaillerie toujours

Comme on a pu s'en apercevoir en d'autres articles, l'identification obligatoire des ovins étant,  les jeunes brebis nées en 2016 ont été bouclées avec le matériel agréé du marché qui s'avère (à mes yeux) le moins encombrant sur des Ouessant dans le standard taille.

La quincaillerie toujours

Suite aux infections et nécroses que j'avais pu constater, lors de ce dernier été caniculaire, sur des brebis adultes après à une série de poses, pour ces jeunes filles donc, j'avais choisi d'attendre l'hiver pour opérer. Fenêtre météo de temps sec pour plusieurs jours afin de faciliter cicatrisation et une température basse mais hors gel étaient mes impératifs.

La quincaillerie toujours

 Les températures basses aideraient sans doute à limiter les infections bien que de toute façon je pratique toujours application d'un désinfectant et cicatrisant pour espérer éviter tout souci. Il me paraissait important également d'éviter la pluie sur les plaies causées par la perforation.

De plus, ainsi, en cette période, les filles avaient au moins six mois et il était possible d'espérer que leur développement corporel permettrait de travailler sur des oreilles plus proches de leur taille définitive.

La quincaillerie toujours

Ce fut donc fait pour ces jeunes filles et j'étais satisfait de voir des oreilles demeurer saines durant les semaines suivant l'intervention.

J'avais peur que le port de cet attirail leur tourne un peu la tête et qu' avec l'approche de leur maturité sexuelle, elles se mettent en tête de se maquiller.....

Heureusement, il n'en est rien à ce jour......!

La quincaillerie toujours

Blague à part et pour parler sérieusement, par contre, je constatai rapidement qu'il y avait des accrochages avec ces boucles, le passage de certaines en position au-dessus de l'oreille le prouvant alors que je choisis toujours une pose en une position inférieure me semblant moins problématique.....et moins laide, il faut bien l'avouer.

Quand la semaine passée, je préparais en mes pensées cet article, j'imaginais terminer en précisant que pour l'ensemble du troupeau, ces derniers mois, j'avais eu le plaisir de ne pas noter d'arrachages, ajoutant qu'en cette saison morte les animaux n'avaient cependant pas tentation d'herboriser dans les branchages ou passer la tête dans les grillages, la végétation étant en dormance.

Mais je ne terminerai pas cet article sur ce constat.

La quincaillerie toujours

En effet, aujourd'hui, en ce premier jour de printemps, j'eus la mauvaise surprise de constater que Hermeline, une brebis adulte, avait perdu une de ses boucles seulement huit mois après la pose.

La quincaillerie toujours

Ce n'est pas suite à un matériel défaillant, mais bien à cause d'un arrachage qui a déchiré l'oreille sur toute sa longueur. D'après l'état des croûtes formées par le sang, c'est arrivé durant ces derniers jours d'hiver.

Je comprends pourquoi cette femelle s'effrayait anormalement à mon approche. Elle doit souffrir, agacée et inquiète. On aperçoit d'ailleurs l'inflammation à la base de l'oreille, d'un rose soutenu.

Inutile d'espérer poser une boucle provisoire, ni même une future boucle de remplacement, comme l'exige la législation pour ces deux étapes en cas de perte de boucle, l'oreille est fichue.

La quincaillerie toujours

En dehors de l'aberration du traitement sans discernement de nos moutons, face à l'identification obligatoire calquée à celle des élevages et des moutons de rente, sans parler une fois encore de son inadaptation, ce qui me désespère c'est de devoir considérer que le présent et l'avenir de mes Ouessant, comme pour tous les Ouessant de France et de Navarre, dépend de l'action ou l'inaction des pouvoirs publics et d'une seule association, le Gemo (Groupement des éleveurs de moutons d'Ouessant) .... alors que sous mon impulsion et mon intervention auprès de l'ancien président du Gemo, avec ce dernier, nous avions été nombreux à souhaiter actions et travaux qui permettraient à aboutir, pour qui souhaiterait le meilleur pour ses animaux, à une possibilité d'identification sous-cutanée pérenne et non mutilante des Ouessant, à l'image de ce qui se pratique pour d'autres animaux, y compris domestiques, y compris considérés comme "bêtes à viande" éventuelles, comme chevaux et ânes finissant à l'abattoir. 

Simple question de bon sens, bon sens qui semble faire défaut en de nombreux esprits qui ne sont pas prêts à vouloir s'intéresser réellement au problème et travailler à faire évoluer les choses, se cachant derrière les textes officiels, par paresse, par désintérêt, par manque de lucidité et que sais-je encore que je ne m'autoriserai pas à nommer ici.... 

Parfois je me sens réduit à n'être qu'une sorte de Dom Quichotte se battant contre les moulins à vent que sont les systèmes, les structures et les personnes face auxquels je me heurte pour vouloir sortir d'une situation actuelle (bien que vieille de 20 ans) qui ne rend service ni aux administrations, ni aux éleveurs, ni aux animaux, les premiers concernés pourtant.

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 13:57
De la nuit

Après au soir quelques inquiétudes quant à l'issue de cette naissance, face à des prémices déroutantes, Pica a finalement bien donné vie normalement, cette nuit, à Vigogne, petite agnelle aux allures de lama (heureusement sans excès de longueur du cou).

De la nuit

Blanche, avec un léger "tan" provisoire plus brun que roux, Vigogne se montre d'une étonnante densité musculeuse, lors de l'habituelle prise en mains par le berger, permettant ainsi de vérifier le sexe et que tout y est bien en place du bout du museau à la pointe de la queue.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 11:07
Nouveau présent

C'est Annielle qui à son tour donna un agneau en fin de nuit.

Nouveau présent

Un Jonas noir (de plus "faded" et qui donc va s'affadir pour donner un aspect décoloré identique à celui de sa mère). Costaud et solide comme maman.

Nouveau présent

Une architecture héritée de sa mère, qui elle l'avait héritée de sa propre mère, cette dernière l'ayant héritée de son père.

Un agneau possédant donc seulement 1/8 de cet ancêtre mâle en question, et qui exprime cependant toujours la morphologie de cette lignée au pouvoir génétique particulièrement codant côté structure.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 11:46

L'agnelage 2017 commence tout juste. Une première naissance découverte au lever.

Cent cinquante jours

Les Lutins sélectionnés pour la reproduction ont physiquement le droit de s'accoupler du 15 octobre au 1er janvier.

Ce 15 octobre dernier, dès l'arrivée du bélier dans le lot de brebis où se trouvait cette femelle, j'observai que Mirlaine acceptait l'accouplement. Mais comme cette brebis pouvait se trouver en fin d'une période de quelques jours de chaleurs, rien ne pouvait assurer qu'elle était bien féconde en ces instants et que par ailleurs fécondation serait bien réussie cette fois ci.

Ce fut pourtant bien le cas, puisque cela fait exactement 150 jours que cette observation fut faite.

Ou 149 si la fécondation eut lieu en réalité le lendemain. Voilà donc une durée de gestation tout à fait dans les normes. Ce qui n'est vérifiable que si on a pu observer l'accouplement initial correspondant et noter sa date pour pouvoir s'avancer sur ces considérations.

En effet il existe une certaine variabilité possible d'environ une semaine de plus ou de moins par rapport à cette durée théorique de gestation, comme j'ai pu le constater à partir justement d'accouplements observés (et notés!) comparés aux naissances (viables évidemment!) en conséquence.

Aussi, toute date de fécondation réelle ne peut être avancée en rapport à une naissance que si on a pu observer l'accouplement d'origine!!!

Cent cinquante jours

Toujours est-il, voilà une Spirule en pleine forme qui a bénéficié d'une nuit à dix degrés et qui va profiter d'une belle journée pour bien démarrer, les jours suivants devant lui être également favorables d'après les prévisions météorologiques.

Cette agnelle présente une morphologie proche de celle de maman.

 

Les deux mois et demi qui vont suivre promettent assurément bien des événements.

Heureux,...et peut-être tristes parfois.

Egalement du suspens et donc un esprit perpétuellement en alerte pour le berger.

Cent cinquante jours

Une mère devenue responsable d'une vie nouvelle pour quelques mois.

Un berger devenu responsable d'une vie nouvelle pour des années....

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 14:07
La vie en bleu

Hormis le ru et trois mares où les Lutins peuvent s'abreuver quand ils le souhaitent selon les parcs où ils se trouvent, ils ont à disposition tout au long de l'année une paire de seaux d'eau, près du coin bergerie en particulier qui centralise une bonne partie de leur temps à ses abords, pour le foin, l'abri, le dortoir en plein air, mais également le seau à minéraux. 

La vie en bleu

La troupe fait une grande consommation de ces seaux, du moins leur contenu bénéfique à leur santé. Ces derniers, une fois vides, ont de multiples usages dont justement celui permettant aux animaux de s'abreuver après la consommation de minéraux.

J'avais déjà exposé par le passé en un article, le souci que ces seaux d'eau pouvaient présenter pour les insectes attirés par leur couleur jaune ou blanche en particulier et qui finissaient par s'y noyer en grand nombre.

Dommage pour les insectes dont  globalement les populations ont diminué de façon catastrophique. Il est bien loin le temps où il fallait nettoyer le pare-brise de sa voiture après chaque déplacement. Témoignage qui surprend toujours nos "jeunes" de moins de cinquante ans....

Dommage également pour l'eau des seaux qui se trouve alors vite salie. 

La vie en bleu

Un visiteur du blog des Lutins m'avait indiqué en commentaire à ce dit précédent article sur ce sujet, la couleur bleue comme solution. Il est vrai que certains spectres lumineux attirent plus que d'autres les insectes.

Je lui avais répondu que malheureusement mes différents fournisseurs de minéraux ne proposaient pas cette coloration parmi leurs seaux en plastique.

 

La vie en bleu

Mais voilà, j'ai trouvé cet hiver et je n'ai pas manqué de faire achat d'un certain nombre de seaux, afin de me constituer provision de ces récipients utilisés pour l'eau en seconde vie.

Les quelques belles journées de février ont montré effectivement un net avantage pour limiter mort inutile des invertébrés à six pattes, et ces derniers jours ensoleillés à vingt degrés confirment bien la chose, l'eau pouvant demeurer claire. Si la limpidité n'est pas un souci pour le mouton, elle le devient pour l'humain qui s'oblige en cas contraire à corvées pour changer l'eau croupissant vite en un petit volume sous le soleil.

Reste à analyser la situation quand tout le petit monde ailé aura repris une activité importante et durable, mais du jour au lendemain j'ai bien noté la différence avec mes fichus seaux blancs ou jaunes.

Le berger et les Lutins peuvent enfin voir la vie en bleu!

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Published by dominique morzynski - dans Installations
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 10:19

Les mâles étant encore séparés des brebis jusqu' au mois prochain, il était évident que je leur rende visite également à leur tour, après un mois de vie de berger contrariée.

Mes retrouvailles 2

Tout va bien pour les 18 béliers de la banque génétique mâle du moment. Aucun gros souci et surtout aucune perte.

Tous viennent d'être vermifugés, comme chaque année en cette période de fin d'hiver. C'est ce qui me chagrinait de ne pouvoir faire en étant diminué dernièrement, mais voilà qui est fait.

Reste à pratiquer la première taille des onglons dès que possible, d'ici fin mars, pour être dans les temps en rapport au second parage dans six mois, en début d'automne.

Mes retrouvailles 2

Même Golas, le doyen du moment, est en forme. Il faut dire qu'il n'a que huit ans. Par contre, je note ses premières pelotes ligneuses de réjection indiquant une usure des dents installée. 

Mes retrouvailles 2

Petit souci pour Thalès tout de même qui a trouvé moyen de casser son affreuse corne gauche, il vrai déjà bien malmenée ces dernières années. Rien de grave pour autant si la cicatrisation du corps osseux se fait correctement... et cela n'empêche pas de vivre.

Mes retrouvailles 2

Comme on le voit, mon chouchou de Hobbit ne s'est pas montré très sage non plus lors de ses retrouvailles avec les gars, après quelques mois de séparation pour procréer en un autre enclos. Si les années suivantes, il s'avérait s'obstiner à creuser son point faible en sa corne entamée à la racine, il pourrait lui arriver le même tour qu'à son copain Thalès. Tous deux sont pourtant les plus petits du groupe, preuve que la témérité n'est pas proportionnelle à la taille du Ouessant.... A moins que ce ne soit  justement conséquence d'un vieux complexe qui les travaille!

Mes retrouvailles 2

Les jeunes du printemps dernier ont maintenant 10/11 mois. Bientôt la barre d'un an franchie, ce qui les fera basculer dans la classe dite des "antenais" (antenaises pour les jeunes brebis).

Mes retrouvailles 2

Il m'est intéressant de noter le rôle moteur de ces jeunes auprès des anciens mâles dans certaines pratiques.

Ainsi, chez ces "vieux", l'utilisation des nouvelles mares sur leur parc pour s'abreuver n'était pas une évidence. Je me suis vu cet automne devoir apporter seau d'eau à la troupe mâle pour que les anciens s'abreuvent. Ils se déshydrataient dangereusement alors que l'eau leur était disponible en un lieu et sous une forme inhabituelle pour eux. Ce n'était simplement pas dans leur "culture". Le poids du blocage causé par la peur face à la nouveauté!

Etonnant de voir, comme chez les humains, que mœurs et coutumes (en excluant croyances dans cette situation uniquement ovine) bien ancrées peuvent détourner parfois un cerveau de l'évidence, de la réalité et d'une solution aux enjeux pourtant vitaux.

Heureusement, comme on l'observe sur le cliché ci-dessus, la bande des jeunes n'hésite pas à boire dans les mares. Ce qu'ils firent dès leur plus jeune âge.

Je compte donc sur cette nouvelle génération pour impulser nouvelle habitude et nouvelle aptitude d'abord, auprès des adultes mâles en ces lieux. Je viens de supprimer le seau, l'herbe étant bien humide; il faudra bien aux anciens prendre exemple sur la jeunesse.

Sur l'image, la "brochette d'agneaux" s'abreuve en chœur, sous le regard perplexe d'un adulte blanc derrière eux. Quand les anciens franchiront-ils le pas?

Voilà quelques lignes que j'aurais pu écrire en la catégorie "éthologie", cette situation pouvant à elle seule constituer un article. Mais bon, c'est fait.

Il est évident que je suis curieux d'observer la suite des événements, impatient de voir enfin mon premier mâle adulte boire en ces nouvelles mares, puis le réflexe s'installer pour tous.

Utilisation des nouvelles mares ou utilisation des nouvelles technologies, un même souci de générations?

Malgré cela, le bonheur est bien également présent dans le pré des béliers!

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:43

Voilà!

Après un mois de repos forcé, suite à un bras cassé et une colonne malmenée, une meilleure forme et la belle journée de la veille m'ont permis de retrouver la troupe.

L'occasion, avec un bras et demi à présent, et non plus qu'un, de pouvoir prétendre faire quelques photos et donner quelques nouvelles aux 79 abonnés actuels au blog des Lutins et les quelques centaines de visiteurs qui chaque jour viennent y prendre plaisir ou chercher informations. 

Mes retrouvailles 1

D'abord visite chez les brebis. Pas de gros soucis. Aucune perte depuis la catastrophique sécheresse de l'été dernier qui avait fait disparaître tout brin de verdure. Ce qui avait été fatal pour une paire de doyennes du moment pour qui l'herbe verte était de la plus haute importance dans leur régime alimentaire, ne pouvant se satisfaire d'une ration sèche même complémentée du fait d'une dentition usée.

Je croise les doigts, mais il est vrai qu'il m'est plus qu'exceptionnel de perdre un animal, hormis les plus vieux arrivés en fin de vie de toute manière et parfois à l'occasion un agneau moribond à la naissance.

Sans doute le résultat d'une attention quotidienne, du souci de l'observation, d'une certaine expérience, d'une alimentation correcte et suffisante complémentée si nécessaire (sans oublier eau, foin et minéraux à volonté), de vermifugations régulières et adéquates...

Mes retrouvailles 1

Toutes plutôt en forme donc.

Mes retrouvailles 1

Même la jolie Cannelle, la nouvelle doyenne du moment (11 ans) qui a bien passé l'hiver.

L'approche des premières naissances possibles dans les dernières semaines de mars m'amène à scruter mes belles, à me poser certaines interrogations et espérer certains résultats du côté de la reproduction. 

Mes retrouvailles 1

Phaeo est bien gestante, alors que l'an passé elle se montra stérile, à moins d'avoir avorté à un stade précoce passé inaperçu.

J'espère donc une naissance réussie.

Mes retrouvailles 1

Etoile donnera-t-elle une agnelle? Si oui cette dernière héritera-t-elle du même type de toison espéré? 

Mes retrouvailles 1

Estive la sauvageonne m'offrira-t-elle un agneau Non agouti Noir "faded" (affadi, décoloré, délavé, ...) à son image?

Mes retrouvailles 1

Agnella dont je n'ai encore aucune descendance dans mon troupeau, me permettra-t-elle de me réjouir cette année?

Mes retrouvailles 1

Depuis sa césarienne, Dame Hersant la chevelue m'offrira-t-elle naissance qui héritera de cette forme de toison espérée?

Mes retrouvailles 1

La "grande" Ronnie produira-t-elle un jeune dans une taille inférieure?

Mes retrouvailles 1

Shéhérazade me permettra-t-elle par une naissance brune d'affiner ma connaissance du génotype coloration de son compagnon d'accouplement de cet hiver?

Les questions sont nombreuses.... Pour chacune de toutes les autres femelles potentiellement gestantes.

Y compris pour les quelques plus grandes agnelles du printemps dernier choisies en reproduction anticipée.

Mes retrouvailles 1

Ainsi Anicroche, produite en "demi sang" neuf l'an passé, est-elle gestante pour permettre, dès ce printemps, d'élargir toujours plus le patrimoine génétique du troupeau des Lutins?

Mes retrouvailles 1

La jeune Cochlée aura-t-elle un jeune bélier comme je peux l'espérer?

Il y a également les petites inquiétudes.

Mes retrouvailles 1

La jeune Baldingère qui rencontre des problèmes d'yeux ces dernières semaines, exprime-t-elle un souci appelé à s'avérer chronique? En effet, depuis des décennies,les conjonctivites/kératites se montrent pouvoir être récurrentes dans la souche dont elle est issue du côté de son père.... Cette antenaise est en fait le fruit d'un "croisement"  entre un mâle extérieur et une brebis Lutin. Ce genre d'inconvénient oculaire étant devenu inexistant depuis bien longtemps en mon troupeau, me faudra-t-il songer écarter de la reproduction cette jeune femelle afin d'éviter héritage de cette faiblesse en sa descendance et ainsi éviter le risque de polluer définitivement ma propre souche construite patiemment depuis vingt ans?

En retrouvant mes filles, je constate que côté toisons arrive la période durant laquelle j'ai encore moins d'attirance pour cette mutation monstrueuse.

Les derniers mois de pousse de ces toisons renforcent leur particularité "Océdar" qui leur fait ramasser un peu tout sur leur passage.

Depuis l'automne, il y avait déjà les indésirables bogues des châtaignes et voilà que les dernières tempêtes ont fait tomber nombre de branchages et brindilles qui s'accrochent à la laine.

Mes retrouvailles 1

Entourloupe, une petite nouvelle, se retrouve avec un rameau faisant pont entre ses culottes.

Mes retrouvailles 1

Ce qui nécessitera intervention du berger afin d'éviter le risque de la voir se salir toujours plus chaque fois qu'elle fera ses besoins.

Et ce n'est pas la seule à devoir être toilettée dès lors, en attendant la tonte de juin....

Mes retrouvailles 1

Je décèle une brebis en diarrhées. Consommation d'une herbe avariée? Souci ponctuel ou premier signe d'une tendance à fragilité sur ce point?

A moins que ce ne soit que la preuve d'une urgence à vermifuger?

Ce qui fut aussitôt fait.

Mes retrouvailles 1

Ce qui fut fait également pour l'ensemble des 47 femelles actuelles, avec un peu d'aide extérieure pour la moitié de berger, pas totalement opérationnel pour le moment.

De toute façon l'heure de vermifuger en fin d'hiver était arrivée. Traitement à faire d'ailleurs avant l'agnelage pour que les brebis soient en forme dans les épreuves qui les attendent les mois prochains (agneler, allaiter).

Il faut songer qu'une vermifugation se fait également à titre préventif et non seulement curatif, les maux pouvant passer inaperçus bien que présents, évitant ainsi les interventions trop tardives pour sauver un animal. Chez les Lutins, il importe par principe de couvrir le maximum de parasites internes, sans oublier les deux douves (grande et petite) au cas où.

Si le berger est bien heureux de retrouver sa troupe, il a pu constater que c'était réciproque pour ses moutons qui l'ont suivi dans ses déplacements de "menon" bipède. 

Vivement les beaux jours assurés et les bons moments d'alors au troupeau!

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