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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 14:07
La vie en bleu

Hormis le ru et trois mares où les Lutins peuvent s'abreuver quand ils le souhaitent selon les parcs où ils se trouvent, ils ont à disposition tout au long de l'année une paire de seaux d'eau, près du coin bergerie en particulier qui centralise une bonne partie de leur temps à ses abords, pour le foin, l'abri, le dortoir en plein air, mais également le seau à minéraux. 

La vie en bleu

La troupe fait une grande consommation de ces seaux, du moins leur contenu bénéfique à leur santé. Ces derniers, une fois vides, ont de multiples usages dont justement celui permettant aux animaux de s'abreuver après la consommation de minéraux.

J'avais déjà exposé par le passé en un article, le souci que ces seaux d'eau pouvaient présenter pour les insectes attirés par leur couleur jaune ou blanche en particulier et qui finissaient par s'y noyer en grand nombre.

Dommage pour les insectes dont  globalement les populations ont diminué de façon catastrophique. Il est bien loin le temps où il fallait nettoyer le pare-brise de sa voiture après chaque déplacement. Témoignage qui surprend toujours nos "jeunes" de moins de cinquante ans....

Dommage également pour l'eau des seaux qui se trouve alors vite salie. 

La vie en bleu

Un visiteur du blog des Lutins m'avait indiqué en commentaire à ce dit précédent article sur ce sujet, la couleur bleue comme solution. Il est vrai que certains spectres lumineux attirent plus que d'autres les insectes.

Je lui avais répondu que malheureusement mes différents fournisseurs de minéraux ne proposaient pas cette coloration parmi leurs seaux en plastique.

 

La vie en bleu

Mais voilà, j'ai trouvé cet hiver et je n'ai pas manqué de faire achat d'un certain nombre de seaux, afin de me constituer provision de ces récipients utilisés pour l'eau en seconde vie.

Les quelques belles journées de février ont montré effectivement un net avantage pour limiter mort inutile des invertébrés à six pattes, et ces derniers jours ensoleillés à vingt degrés confirment bien la chose, l'eau pouvant demeurer claire. Si la limpidité n'est pas un souci pour le mouton, elle le devient pour l'humain qui s'oblige en cas contraire à corvées pour changer l'eau croupissant vite en un petit volume sous le soleil.

Reste à analyser la situation quand tout le petit monde ailé aura repris une activité importante et durable, mais du jour au lendemain j'ai bien noté la différence avec mes fichus seaux blancs ou jaunes.

Le berger et les Lutins peuvent enfin voir la vie en bleu!

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Published by dominique morzynski - dans Installations
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 10:19

Les mâles étant encore séparés des brebis jusqu' au mois prochain, il était évident que je leur rende visite également à leur tour, après un mois de vie de berger contrariée.

Mes retrouvailles 2

Tout va bien pour les 18 béliers de la banque génétique mâle du moment. Aucun gros souci et surtout aucune perte.

Tous viennent d'être vermifugés, comme chaque année en cette période de fin d'hiver. C'est ce qui me chagrinait de ne pouvoir faire en étant diminué dernièrement, mais voilà qui est fait.

Reste à pratiquer la première taille des onglons dès que possible, d'ici fin mars, pour être dans les temps en rapport au second parage dans six mois, en début d'automne.

Mes retrouvailles 2

Même Golas, le doyen du moment, est en forme. Il faut dire qu'il n'a que huit ans. Par contre, je note ses premières pelotes ligneuses de réjection indiquant une usure des dents installée. 

Mes retrouvailles 2

Petit souci pour Thalès tout de même qui a trouvé moyen de casser son affreuse corne gauche, il vrai déjà bien malmenée ces dernières années. Rien de grave pour autant si la cicatrisation du corps osseux se fait correctement... et cela n'empêche pas de vivre.

Mes retrouvailles 2

Comme on le voit, mon chouchou de Hobbit ne s'est pas montré très sage non plus lors de ses retrouvailles avec les gars, après quelques mois de séparation pour procréer en un autre enclos. Si les années suivantes, il s'avérait s'obstiner à creuser son point faible en sa corne entamée à la racine, il pourrait lui arriver le même tour qu'à son copain Thalès. Tous deux sont pourtant les plus petits du groupe, preuve que la témérité n'est pas proportionnelle à la taille du Ouessant.... A moins que ce ne soit  justement conséquence d'un vieux complexe qui les travaille!

Mes retrouvailles 2

Les jeunes du printemps dernier ont maintenant 10/11 mois. Bientôt la barre d'un an franchie, ce qui les fera basculer dans la classe dite des "antenais" (antenaises pour les jeunes brebis).

Mes retrouvailles 2

Il m'est intéressant de noter le rôle moteur de ces jeunes auprès des anciens mâles dans certaines pratiques.

Ainsi, chez ces "vieux", l'utilisation des nouvelles mares sur leur parc pour s'abreuver n'était pas une évidence. Je me suis vu cet automne devoir apporter seau d'eau à la troupe mâle pour que les anciens s'abreuvent. Ils se déshydrataient dangereusement alors que l'eau leur était disponible en un lieu et sous une forme inhabituelle pour eux. Ce n'était simplement pas dans leur "culture". Le poids du blocage causé par la peur face à la nouveauté!

Etonnant de voir, comme chez les humains, que mœurs et coutumes (en excluant croyances dans cette situation uniquement ovine) bien ancrées peuvent détourner parfois un cerveau de l'évidence, de la réalité et d'une solution aux enjeux pourtant vitaux.

Heureusement, comme on l'observe sur le cliché ci-dessus, la bande des jeunes n'hésite pas à boire dans les mares. Ce qu'ils firent dès leur plus jeune âge.

Je compte donc sur cette nouvelle génération pour impulser nouvelle habitude et nouvelle aptitude d'abord, auprès des adultes mâles en ces lieux. Je viens de supprimer le seau, l'herbe étant bien humide; il faudra bien aux anciens prendre exemple sur la jeunesse.

Sur l'image, la "brochette d'agneaux" s'abreuve en chœur, sous le regard perplexe d'un adulte blanc derrière eux. Quand les anciens franchiront-ils le pas?

Voilà quelques lignes que j'aurais pu écrire en la catégorie "éthologie", cette situation pouvant à elle seule constituer un article. Mais bon, c'est fait.

Il est évident que je suis curieux d'observer la suite des événements, impatient de voir enfin mon premier mâle adulte boire en ces nouvelles mares, puis le réflexe s'installer pour tous.

Utilisation des nouvelles mares ou utilisation des nouvelles technologies, un même souci de générations?

Malgré cela, le bonheur est bien également présent dans le pré des béliers!

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:43

Voilà!

Après un mois de repos forcé, suite à un bras cassé et une colonne malmenée, une meilleure forme et la belle journée de la veille m'ont permis de retrouver la troupe.

L'occasion, avec un bras et demi à présent, et non plus qu'un, de pouvoir prétendre faire quelques photos et donner quelques nouvelles aux 79 abonnés actuels au blog des Lutins et les quelques centaines de visiteurs qui chaque jour viennent y prendre plaisir ou chercher informations. 

Mes retrouvailles 1

D'abord visite chez les brebis. Pas de gros soucis. Aucune perte depuis la catastrophique sécheresse de l'été dernier qui avait fait disparaître tout brin de verdure. Ce qui avait été fatal pour une paire de doyennes du moment pour qui l'herbe verte était de la plus haute importance dans leur régime alimentaire, ne pouvant se satisfaire d'une ration sèche même complémentée du fait d'une dentition usée.

Je croise les doigts, mais il est vrai qu'il m'est plus qu'exceptionnel de perdre un animal, hormis les plus vieux arrivés en fin de vie de toute manière et parfois à l'occasion un agneau moribond à la naissance.

Sans doute le résultat d'une attention quotidienne, du souci de l'observation, d'une certaine expérience, d'une alimentation correcte et suffisante complémentée si nécessaire (sans oublier eau, foin et minéraux à volonté), de vermifugations régulières et adéquates...

Mes retrouvailles 1

Toutes plutôt en forme donc.

Mes retrouvailles 1

Même la jolie Cannelle, la nouvelle doyenne du moment (11 ans) qui a bien passé l'hiver.

L'approche des premières naissances possibles dans les dernières semaines de mars m'amène à scruter mes belles, à me poser certaines interrogations et espérer certains résultats du côté de la reproduction. 

Mes retrouvailles 1

Phaeo est bien gestante, alors que l'an passé elle se montra stérile, à moins d'avoir avorté à un stade précoce passé inaperçu.

J'espère donc une naissance réussie.

Mes retrouvailles 1

Etoile donnera-t-elle une agnelle? Si oui cette dernière héritera-t-elle du même type de toison espéré? 

Mes retrouvailles 1

Estive la sauvageonne m'offrira-t-elle un agneau Non agouti Noir "faded" (affadi, décoloré, délavé, ...) à son image?

Mes retrouvailles 1

Agnella dont je n'ai encore aucune descendance dans mon troupeau, me permettra-t-elle de me réjouir cette année?

Mes retrouvailles 1

Depuis sa césarienne, Dame Hersant la chevelue m'offrira-t-elle naissance qui héritera de cette forme de toison espérée?

Mes retrouvailles 1

La "grande" Ronnie produira-t-elle un jeune dans une taille inférieure?

Mes retrouvailles 1

Shéhérazade me permettra-t-elle par une naissance brune d'affiner ma connaissance du génotype coloration de son compagnon d'accouplement de cet hiver?

Les questions sont nombreuses.... Pour chacune de toutes les autres femelles potentiellement gestantes.

Y compris pour les quelques plus grandes agnelles du printemps dernier choisies en reproduction anticipée.

Mes retrouvailles 1

Ainsi Anicroche, produite en "demi sang" neuf l'an passé, est-elle gestante pour permettre, dès ce printemps, d'élargir toujours plus le patrimoine génétique du troupeau des Lutins?

Mes retrouvailles 1

La jeune Cochlée aura-t-elle un jeune bélier comme je peux l'espérer?

Il y a également les petites inquiétudes.

Mes retrouvailles 1

La jeune Baldingère qui rencontre des problèmes d'yeux ces dernières semaines, exprime-t-elle un souci appelé à s'avérer chronique? En effet, depuis des décennies,les conjonctivites/kératites se montrent pouvoir être récurrentes dans la souche dont elle est issue du côté de son père.... Cette antenaise est en fait le fruit d'un "croisement"  entre un mâle extérieur et une brebis Lutin. Ce genre d'inconvénient oculaire étant devenu inexistant depuis bien longtemps en mon troupeau, me faudra-t-il songer écarter de la reproduction cette jeune femelle afin d'éviter héritage de cette faiblesse en sa descendance et ainsi éviter le risque de polluer définitivement ma propre souche construite patiemment depuis vingt ans?

En retrouvant mes filles, je constate que côté toisons arrive la période durant laquelle j'ai encore moins d'attirance pour cette mutation monstrueuse.

Les derniers mois de pousse de ces toisons renforcent leur particularité "Océdar" qui leur fait ramasser un peu tout sur leur passage.

Depuis l'automne, il y avait déjà les indésirables bogues des châtaignes et voilà que les dernières tempêtes ont fait tomber nombre de branchages et brindilles qui s'accrochent à la laine.

Mes retrouvailles 1

Entourloupe, une petite nouvelle, se retrouve avec un rameau faisant pont entre ses culottes.

Mes retrouvailles 1

Ce qui nécessitera intervention du berger afin d'éviter le risque de la voir se salir toujours plus chaque fois qu'elle fera ses besoins.

Et ce n'est pas la seule à devoir être toilettée dès lors, en attendant la tonte de juin....

Mes retrouvailles 1

Je décèle une brebis en diarrhées. Consommation d'une herbe avariée? Souci ponctuel ou premier signe d'une tendance à fragilité sur ce point?

A moins que ce ne soit que la preuve d'une urgence à vermifuger?

Ce qui fut aussitôt fait.

Mes retrouvailles 1

Ce qui fut fait également pour l'ensemble des 47 femelles actuelles, avec un peu d'aide extérieure pour la moitié de berger, pas totalement opérationnel pour le moment.

De toute façon l'heure de vermifuger en fin d'hiver était arrivée. Traitement à faire d'ailleurs avant l'agnelage pour que les brebis soient en forme dans les épreuves qui les attendent les mois prochains (agneler, allaiter).

Il faut songer qu'une vermifugation se fait également à titre préventif et non seulement curatif, les maux pouvant passer inaperçus bien que présents, évitant ainsi les interventions trop tardives pour sauver un animal. Chez les Lutins, il importe par principe de couvrir le maximum de parasites internes, sans oublier les deux douves (grande et petite) au cas où.

Si le berger est bien heureux de retrouver sa troupe, il a pu constater que c'était réciproque pour ses moutons qui l'ont suivi dans ses déplacements de "menon" bipède. 

Vivement les beaux jours assurés et les bons moments d'alors au troupeau!

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 11:08
Pause forcée

Pour les abonnés au blog des Lutins....

le berger n'ayant plus qu'un bras (provisoirement), une petite pause s'impose un certain temps.

Mais la vie continue et bientôt, j'espère, le plaisir et surtout la possibilité de partager sur le merveilleux Ouessant seront de nouveau au rendez-vous. 

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Published by dominique morzynski
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 15:53
Glacé

Deux jours de gel continu.

Moins huit seulement, et pourtant...

Cela suffit pour que l'eau, transformée en glace dans le coffrage d'urne funéraire gallo-romain du deuxième siècle (servant d'abreuvoir pour les pigeons), soit contrainte à trouver chemin plus aérien en une augmentation de volume chaotique.

Glacé

Etrange phénomène résultant de la pression de la glace, de force inférieure à la résistance du granit.

Un abreuvoir en un vestige archéologique de presque 2000 ans?

Ce n'est pas pire et bien plus utile que les géraniums qui fleurissent à la belle saison dans tous ces autres coffrages assez communs sur la région et qui décorent à présent les pelouses...

Glacé

Heureusement! Pas de neige. Les Ouessant peuvent vaquer à leurs occupations habituelles.

Glacé

Il convient cependant de distribuer de l'eau au moins une fois par jour car, comme elle est bien vite gelée, les moutons ont d'autant plus soif.

Glacé

Soif après la consommation de minéraux.

Glacé

Soif de par une herbe peu hydratée en cette sécheresse hivernale et "grillée" par les coups de gel réguliers depuis début janvier.

Glacé

Soif après la consommation de leur ration de céréales au lever. (120g d'orge et avoine, dose maxi depuis plusieurs semaines).

Rappel: ne jamais donner de céréales subitement aux moutons, mais les habituer progressivement à cette complémentation, sur le temps et en quantité.....tout comme les granulés d'ailleurs.

Ici, l'artillerie des auges est prête pour demain matin au lever la rituelle distribution.

Soif suite à une consommation de foin plus importante.

Tout cela pour dire que non seulement les moutons mangent beaucoup plus par temps froid, besoin énergétique en conséquence oblige, mais aussi que le besoin d'eau est alors particulièrement important à cause du gel et qu'il faut penser y remédier au quotidien.

Glacé

Enfin, cette nuit comme les deux précédentes, les brebis ont choisi de ne plus dormir à la belle étoile mais de réintégrer le coin bergerie. (Chaque soir les doyennes sont les premières à prendre leur place à l'abri, sur la paille, protégées du vent.)

 

Les épisodes de froid sont des épreuves qui imposent d'aider ses animaux à les surmonter. 

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:53
Ils me rendent marteau

Oh les gars! Oh les gars!

Ils me rendent marteau

Heureux de vous retrouver vous aussi tous réunis.

Ma banque génétique mâle du moment regroupée.

Ils me rendent marteau

Les mâles ont grand plaisir à vivre ensemble et donc à se retrouver également (comme les femelles) depuis le 1er janvier.

 Qu'on n'en doute pas, ils se reconnaissent après séparation de quelques mois. 

Ils me rendent marteau

Comme toujours, malgré la vie en groupe, des tendances à demeurer proches entre animaux d'une même classe d'âge demeurent.

Ils me rendent marteau

Les anciens avec les anciens. Les jeunes avec les jeunes.

Ils me rendent marteau

Le plus vieux des adultes avec le plus petit des adultes. Le premier guère plus grand que le second.

Ils me rendent marteau

Accepté parmi la bande, je m'autorise à être au plus proche, savourant l'ambiance et piégeant les images qui défilent sous mes yeux selon les déplacements des béliers et selon les miens. 

Ils me rendent marteau

Le pied des châtaigniers est très fréquenté. Tout autant pour les escalades sur l'ourlet de greffe pluri centenaire que pour les marquages du front sur les rejets.

Ils me rendent marteau

Le plus grand mâle dénote un peu à côté du plus petit adulte, mais souci de conservation oblige à passer au-dessus de ce genre de considération.

Ils me rendent marteau

Le doyen actuel, un sage bien sympathique, amène à songer au jour où il ne sera plus.

Ils me rendent marteau

Différences de cornage, mais de précieux mâles tous deux. D'ailleurs ils seront pères au printemps prochain.

Ils me rendent marteau

Les jeunes de l'année passée grandissent et se construisent. Ces deux compères devraient être autorisés à être pères à leur tour l'an prochain.  

Ils me rendent marteau

Se fondre dans le groupe, se mettre au niveau des Ouessant, permet de sentir le privilège d'être accepté par les animaux qui me considèrent comme étant (presque) des leurs.

Ils me rendent marteau

La jeunesse me jette parfois un regard plus interrogateur, la confiance étant moindre.

Ils me rendent marteau

Mais pour les anciens, qui se frottent d'ailleurs chaque jour contre mes bottes, aucun signe d'inquiétude dans le regard.

Ils me rendent marteau

On grimpe, on dépose son odeur sur les rejets.

Ils me rendent marteau

Et on recommence encore et toujours. Il est des plaisirs dont on ne se lasse pas quand on est Ouessant.

Ils me rendent marteau

 Certains ont des affinités particulières et je les retrouve souvent ensemble.

Ils me rendent marteau

Au milieu des gars, c'est l'occasion pour le berger de mesurer le travail accompli dans toutes les directions d'élevage qui sont suivies depuis 20 ans et de songer à celui à mener encore à l'avenir.

Ils me rendent marteau

Car comme je dis toujours, s'il est difficile d'atteindre ne serait-ce qu'un seul objectif de ceux que l'on a pu se fixer, il l'est encore plus, difficile, de pouvoir s'y maintenir sur la durée. Alors quand ils sont nombreux ces objectifs...!

 Tout l'enjeu de la sélection associée à la conservation.

Ils me rendent marteau

Le bonheur est bien dans le pré!

Pour lui comme pour moi....

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 19:39
Elles me rendent marteau

Oh les filles! Oh les filles!

Elles me rendent marteau

Quel plaisir de vous retrouver toutes à nouveau réunies!

Elles me rendent marteau

Fini (depuis le 1er janvier) l'éclatement d'automne du groupe, pour les accouplements.

Elles me rendent marteau

L'appel de la colline... et la bande des brebis reprend ses habitudes, décidée à la rejoindre.

Elles me rendent marteau

Ce n'est pas le berger qui décide, mais bien le troupeau qui, comme une seule brebis, s'est mis en mouvement depuis le coin bergerie qui disparaît au loin.

Elles me rendent marteau

Le berger s'est effacé, se transformant en mouton sur deux pattes, se fondant dans la troupe. 

Et c'est bien ainsi que les filles le perçoivent en ces instants.

Elles me rendent marteau

La magie du troupeau (sans les mâles jusqu'en avril) opère à nouveau.

Elles me rendent marteau

Vivre au rythme de la troupe, observer l'une des brebis, comprendre l'autre, se fondre dans le mouvement, se laisser téléguider, se nourrir de l'instant...sentiment de plénitude.

Elles me rendent marteau

Un froid sec et pénétrant, mais quelle lumière!

Elles me rendent marteau

Le givre de la nuit sur les pairies a disparu tard en fin de matinée. Les corps engourdis ont préféré se réchauffer longuement, immobiles aux premiers rayons du soleil, avant de monter là-haut, conscients d'autre part qu'il était inutile de s'empresser.

Elles me rendent marteau

Etre mouton, quand on y regarde bien, tout un "métier".

Elles me rendent marteau

Maintenant l'insolation est forte. L'activité a repris. L'herbe est consommable.

Elles me rendent marteau

Pourquoi la colline?

Si on raisonne mouton... la douceur s'y installe en premier.

Sur les pentes à l'adret, le dégel s'y amorce plus vite. Comme tout ovin, le Ouessant préfère l'herbe des zones ensoleillées à celle des zones d'ombre. Cette herbe est plus goûteuse pour eux, plus nourrissante, plus riche en vitamines...et comme elle y est largement pâturée, le regain, bien que plus rare en cette saison et durant cet épisode météorologique hivernal, y repousse, plus tendre, tout neuf, apprécié.

Elles me rendent marteau

Sans toison, les pieds gelés sous le caoutchouc, mon extase devant tant de beauté finit au bout de quelques heures par laisser place au sentiment d'inconfort sous le froid mordant.

A pas de loup, pour ne pas créer de réaction de mouvement, je m'éclipse. Les filles n'ont pas besoin de moi pour vivre leur activité du moment.

Comme leur culture et leurs rites ancestraux orchestrent leurs journées depuis "toujours" chez les Lutins, elles sauront rejoindre, le moment venu, cet espace près des bâtiments où nos vies réciproques se mêlent presque. Elles dans leur bergerie me regardant, alors que moi-même dans la mienne je les observerai me demandant au final qui regarde qui.

Regards croisés entre deux espèces domestiques toujours troublants en leur point de rencontre!

 

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 17:10

De beaux agneaux à toutes et à tous pour 2017....

et du bonheur, dans le pré ou ailleurs!

Merci à Jordi, fidèle visiteur, pour cette oeuvre supplémentaire, toujours aussi réussie!

Merci à Jordi, fidèle visiteur, pour cette oeuvre supplémentaire, toujours aussi réussie!

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Published by dominique morzynski
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:03

Pour M. Estrosi et bien d'autres qui, comme lui, voient dans le retour du loup depuis 1992 à partir du Mercantour, un "complot" de réintroduction, puisse ce document, à travers quelques exemples de suivis scientifiques, les instruire sur la grande capacité de dispersion de l'espèce.

Je ne sais si le loup est déjà passé non loin des Lutins, mais dans le phénomène d'expansion géographique de ce carnivore depuis son retour naturel, c'est du domaine du possible malgré la guerre faite à l'espèce par les pouvoirs publics sur pressions des éleveurs en particulier.

Si ce n'est fait, cela sera peut-être pour "demain".

Il y a un peu plus de cent ans, sur les vingt dernières années du 19ème siècle, il a été tué officiellement 310 loups sur mon département de la Creuse et 285 sur le département voisin de l'Indre. C'est pour dire...., alors que les milieux campagnards étaient encore plus anthropisés que de nos jours et que la population humaine rurale était bien plus importante.

Pourtant, une trentaine d'années plus tard, le loup était pratiquement exterminé du territoire français après des siècles de destruction.

Cependant, comme peuvent le laisser penser quelques destructions officielles (sans parler des autres) à l'occasion jusqu'encore dans la seconde moitié du 20ème siècle, sans doute des animaux isolés ont-ils continué à rejoindre l'hexagone depuis d'autres noyaux européens de survivants, comme ceux d'Italie en particulier.

C'est d'ailleurs ce à quoi on peut songer quand on connait la biologie du loup ou la découvre dans cet intéressant documentaire.

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 16:47

Il existe un standard taille pour le mouton d'Ouessant de type ancien.

Il est de 46 cm maximum au garrot pour la brebis adulte (3 ans et plus).

Et pour le bélier 49 cm maximum au garrot une fois adulte (3 ans et plus).

Je ne sais sur quels critères il fut établi, personne ne pouvant dire ce que pouvait être véritablement ce mouton en sa forme insulaire dans les siècles précédant le 20ème, tout autant quant à une taille moyenne vérifiée (faute d'études d'alors évidemment et de documents photographiques) que quant à d'autres caractères d'ailleurs.

Faut-il y voir simplement estimation d' une barre théorique des 50 cm symboliques à ne pas dépasser pour faire "petit", la plupart des Ouessant rencontrés autrefois (et aujourd'hui encore) dépassant largement cette taille ... donc 49 pour un mâle et alors 46 pour une femelle, cette dernière se présentant logiquement plus petite que son compagnon?

Mais peut-être quelqu'un peut-il me renseigner? Je suis toujours preneur de connaissances qui peuvent ensuite nourrir la réflexion.

Toujours est-il que le berger des Lutins, qui s'est lancé dans l'aventure de l'élevage il y a plus de vingt ans à présent, bête et discipliné, s'est appliqué à ce que son travail cadre bien avec le standard taille.

Dans ma rigueur, je ne conserve et n'utilise d'ailleurs que des béliers reproducteurs de 45 cm maximum (46 à l'occasion en cas de nécessité)).

Disons que cette marge de sécurité aide à ne pas dépasser ces limites maximales du standard pour les animaux produits. Ensuite, il m'est plus agréable de constituer une troupe dans laquelle une tendance à la moyenne basse s'exprime, évitant ainsi les gros écarts, sans que je cherche pour autant à homogénéiser, dans le sens de "standardiser" (en sa signification négative) une taille précise.

Et puis, comme je l'ai toujours pensé, si le Ouessant de type ancien était véritablement petit (très petit?) autant qu'il le demeure, même si le "petit comment?" restera pour toujours un mystère.

Conservation et contraintes.

Alors pourquoi garder et vouloir utiliser un bélier de 52 cm, comme Hubot ci-dessus, trois centimètres au-dessus du maximum du standard et donc sept/huit au-dessus de mes autres mâles (douze au-dessus du plus petit)? Voilà la question de certains visiteurs étonnés.

La réponse du berger ... les réponses sont les suivantes.

D'abord parce que chez les Lutins, le but n'est pas de construire des Ouessant d'apparat, mais de fonctionner, malgré la sélection en standard, dans un souci permanent de sauvegarde, de conservation.

Ensuite, un bélier plus grand qu'il ne faudrait, pas assez comme-ci ou comme ça, peut avoir (pas toujours non plus forcément) un grand intérêt et même un intérêt majeur pour la dite conservation.

La conservation ne va pas dans une unique direction à privilégier le plus "beau", ce qui est d'ailleurs très subjectif, l'apparence donc, mais bien au contraire, s'exerce également et normalement prioritairement dans le souci de sauvegarder le "contenu" de l'animal, sa spécificité génétique comme également sa diversité, et l'enrichissement du patrimoine qui en découle.  

Conservation et contraintes.

Ainsi, ce bélier, si on peut lui regretter sa taille (son poids également!), un cornage à l'opposé de ce qui peut être recherché, est une mine.

Une composante de deux souches de "Ouessant de château", de celles rencontrées sur le continent, le plus souvent dans les parcs de châtelains, bien avant les années 1970 et la naissance à cette époque d'une association s'intéressant à ce type ovin, en fait un bélier précieux.

Sa caractéristique "dark tan" (bronzage foncé...et persistant) en sa toison blanche, pas si courante, d'autant que longtemps les nouveaux éleveurs ont cherché ces dernières décennies à éliminer ce caractère, correspond par contre tout à fait au type de coloration d'une agnelle blanche observable sur une carte postale ancienne de début 1900 prise sur l'île d'Ouessant.

On reconnaîtra la belle solidité de ce mâle, ses caractéristiques primitives, comme une queue courte d'une qualité bien difficile à trouver à présent dans le cheptel Ouessant des passionnés.

Conservation et contraintes.

Bref, un diamant à l'état brut dont les descendants, par travail de sélection, diminueront en taille en quelques années tout en ayant hérité partie de cette richesse génétique globale du passé. Patrimoine génétique qui essaimera, permettant de plus d'ouvrir celui de mon cheptel pour commencer, tout en le détournant du péril de la consanguinité observée régulièrement dans le milieu. Consanguinité qui certes a le mérite de fixer éléments de quête en une morphologie idéalisée mais qui, toujours cette redoutable consanguinité, dans le même temps, appauvrit le patrimoine global de cet ovin, allant alors tout à l'encontre d'une véritable démarche de conservation.

Pour la petite histoire, l'utilisation de ce mâle, programmée dès cet automne, dut être malheureusement annulée suite à un problème technique ainsi qu'à un souci personnel. Dommage!

Ce n'est que partie remise. L'an prochain, je ne manquerai pas d'organiser un lot de femelles pour ce bélier. L'élevage est un travail de patience et l'élevage en sélection doit passer inévitablement par des étapes pouvant sembler ingrates qui justement imposent cette patience. Alors je le suis....patient!    

Un jour le même avec six centimètres de moins et un cornage présentant plus d'envergure et moins enroulé?

Un jour le même avec six centimètres de moins et un cornage présentant plus d'envergure et moins enroulé?

Conservation et contraintes.
Le hasard, en une naissance tardive non programmée issue de dit bélier de cet article, m'a déjà permis de vérifier que ce mâle transmet bien un "tan" (bronzage) foncé et surtout persistant une fois l'animal adulte, bien qu'ici le "tan" sur une toison blanche ne recouvre pas totalement le corps....

Le hasard, en une naissance tardive non programmée issue de dit bélier de cet article, m'a déjà permis de vérifier que ce mâle transmet bien un "tan" (bronzage) foncé et surtout persistant une fois l'animal adulte, bien qu'ici le "tan" sur une toison blanche ne recouvre pas totalement le corps....

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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