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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 09:21
Le der des ders?

Il y a presque une semaine à présent, naissait Noé, en pleine période de déluge.

Le der des ders?

Ce qui fait une Hermeline heureuse.

Il semblerait que ce soit la dernière naissance du printemps. A vérifier ....

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2016
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 20:45
Lève-toi et marche!

Il y a un mois, Calliope se retrouvait avec une atèle suite à une fracture ouverte du tibia gauche.

Elle avait alors 5 semaines. La véto avait tenté ce bandage, la patte se retrouvant prise sur la face externe dans une atèle en plastique, trop grande pour sa patte.

Au bout de deux semaines, lors de la vérification du bandage, pour éviter étranglement des muscles et de l'abdomen suite à la croissance de l'agnelle et dans l'intention de le refaire, j'eus la confirmation que le système n'avait pas tenu ses promesses. L'ensemble avait glissé à force d'être traîné et les onglons se retrouvaient alors à dix centimètres à l'intérieur de la gangue, le pied occupant la place du tibia.

Je constatai également, bon signe, que l'ossification réparatrice s'était faite, mais par contre sans que les deux segments du tibia se retrouvent correctement dans le prolongement l'un de l'autre emboîtés, mais légèrement côte à côte. Toujours est-il que ce tibia était à nouveau rigide, malgré tout avec tout de même en conséquence un petit centimètre de moins en longueur.

Cependant, il restait alors encore trois semaines de contention prévues par la prescription de la vétérinaire.

Je décidai de ne pas remettre en place l'atèle mais de refaire le bandage de sorte que le membre ne repose pas au sol, afin de lui permettre de poursuivre sa consolidation.

En fin de troisième semaine, je libérai totalement la patte, afin de lui permettre une rééducation précoce, rapide et efficace.

Et il en fut ainsi puisque quelques jours après, Calliope utilisait sa patte tout autant pour se gratter que se déplacer et qu'aujourd'hui, à quatre semaines de son accident mystérieux, elle marche normalement.

Du moins, presque normalement, en boitant légèrement, du fait d'une patte cassée se retrouvant un peu plus courte que l'autre. Mais cette patte est tout à fait fonctionnelle à tous les niveaux.

Lève-toi et marche!

Difficile de faire des photos à présent que la savane des Lutins est en tiges d'épiation.

Voilà tout de même Calliope qui commence une nouvelle vie. J'avoue ne pas savoir si ce type de consolidation offre des garanties de solidité pour le reste de sa vie, mais c'est déjà un miracle qu'il en soit ainsi.

Lève-toi et marche!

Voilà une petite brebis redevenue un mouton à quatre pattes.

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Published by dominique morzynski - dans Soins
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 16:25
Même décor, changement d'acteurs

Depuis avril dernier, les Lutins profitent de nouvelles parcelles à leur disposition.

Même décor, changement d'acteurs

Contraste de taille avec les locataires des lieux encore présents à l'automne dernier.

Même décor, changement d'acteurs

Des bêtes à cornes également.

Même décor, changement d'acteurs

De bien grosses bêtes!

Même décor, changement d'acteurs

Même décor!

Même décor, changement d'acteurs

Changement d'acteurs!

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 17:09

Chaque jour, j' analyse l'évolution du vivant sur les mares creusées cet hiver.

Il y a deux semaines, c'est sur la berge de l'une d'elles, là où l'argile avait été dispersée, que mon regard fut attiré par cette drôle de feuille brune en surface du sol.

Pas encore berger

Insolite, étrange que cette feuille ne présente pas de signes de début de dégradation, décomposition. Je pense à un morceau de plastique en me baissant pour le ramasser.

Pas encore berger

Grosse surprise alors que de découvrir en réalité un éclat de silex obtenu par percussion.

Remarquable, d'autant que le silex n'existe pas sur la région.

Aussitôt, après la joie de cette petite découverte abandonnée, perdue par un très très ancien habitant sur les terres des Lutins, mon esprit vagabonde, fantasme, rêve, s'interroge.... Belle émotion!

Qui? En quelles circonstances? Quand très précisément?

Et de là, rêver de connaître la vie de cette personne, son entourage, le paysage d'alors, etc ...

Certes pas un berger du néolithique, mais encore un chasseur-cueilleur ....

Je suis évidemment passé et repassé depuis sur le lieu en quête d'un autre trésor, mais rien.

C'est déjà une chance que durant les travaux de la pelleteuse, cet éclat se retrouve en affleurement des extractions et que je le trouve avant que la végétation ne repousse.

Pas encore berger

Il y a 25 ans, il y avait bien eu déjà cette pierre taillée trouvée, en une autre vie et une autre région, en travaillant la terre de mon potager.

Pas encore berger

Puis il y a bientôt 20 ans, cette pierre polie qui m'attendait sur un talus le long d'une ancienne voie en forêt.

Comme quoi, avoir le regard sans cesse à l'affût du monde qui nous entoure permet à l'occasion de bien belles découvertes, y compris préhistoriques, ne serait-ce que pour la charge émotionnelle qu'elles déclenchent.

Jamais trois sans quatre?

En savoir plus sur un simple éclat dans le lien ci-dessous:

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:24

Il arrive qu'on ne retrouve pas le placenta après une naissance.

Enfoui dans la litière, perdu sur la prairie, emporté par un animal....

Mais parfois, c'est la brebis qui l'a elle-même consommé totalement.

Elle l'a fait
Elle l'a fait
(Photos Thomas Szabo)

(Photos Thomas Szabo)

Merci à l'éleveur qui m'a transmis ces/ses clichés, car en fait je n'ai encore jamais pu observer ce comportement chez les Lutins, même si une fois une brebis a commencé cette consommation sans la mener en sa totalité.

On explique que l'animal adopte ce comportement pour éliminer traces de naissance face aux prédateurs ou/et pour emmagasiner calories après l'effort de la mise bas.

Il faudrait en réalité prendre le problème à l'envers. Concevoir que ce n'est pas une volonté véritable, mais un prolongement à l'extrême du comportement instinctif de léchage-nettoyage du petit par la femelle, ce qui en conséquence aboutit à faire disparaître le placenta en le consommant... ce qui peut effectivement s'avérer alors utile encore une fois en conséquence face aux risques de prédation ou encore d'un point de vue apport calorique pour la mère (d'ordinaire végétarienne).

Pour les moutons à deux pattes que nous sommes, ci-dessous un lien amusant....

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Published by dominique morzynski - dans Ethologie
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 11:56
Analyse.

Analyse.

Vérification.

Vérification.

Décision.

Décision.

Capture.

Capture.

Dégustation.

Dégustation.

Et on recommence.

Et on recommence.

Façon ballerine.

Façon ballerine.

Ainsi chez les Lutins, la végétation n'est pas taillée à hauteur de vache, comme dans les parcs ... à vaches forcément, mais à hauteur de Ouessant ... qui fait des pointes.

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Published by dominique morzynski - dans Ethologie
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 16:20
De ce jour

D'abord, Buron, petit mâle.

De ce jour

Trouvé à l'aube près de sa mère, Peaulaine.

De ce jour

Puis en début de matinée, Gamète est arrivée.

De ce jour

Ici au soir, sous la surveillance de Shéhérazade, sa mère.

L'agnelage tire à sa fin. Encore une gestation bien avancée observable. Cependant, jusque fin juin, quelques naissances restent possibles.

Et puis comme certaines rares années, une naissance de fin d'été de père inconnu peut arriver.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2016
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 12:45

Enfin!

Il est venu.

Depuis des années que je l'attends sur le domaine des Lutins, il m'a enfin fait une petite visite rapide, pour disparaître ensuite dans ses errances.

Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est qu'alors que je sortais pour assouvir un petit besoin naturel et marquer mon territoire, je pensais à lui, levant le nez et me disant que je verrais bien un vautour fauve...

Et qu'est-ce qui apparut de derrière les frondaisons de mes grands chênes? Un vautour fauve!

Le visiteur

Le temps de ranger mon petit matériel au plus vite sans m'arroser les pieds dans la précipitation, puis courir en chercher un autre de matériel, cette fois photographique, il était toujours là à faire son numéro, ridiculisant, par sa taille et la puissance de son vol, les buses variables du quartier voulant cercler avec lui.

Le visiteur

La lumière et le ciel bleu n'étaient pas au rendez-vous, mais l'instant magique fut tout de même immortalisé.

Le visiteur

Cette apparition d'un individu en vagabondage depuis probablement les colonies du cœur du Massif Central, correspond à une tendance d'erratisme exploratoire de l'espèce en cette saison à l'approche de l'été.

Bien qu' arrivé aux portes sud du Bas Berry, à quelques centaines de kilomètres de chez lui, cela demeure une rigolade pour Gyps fulvus de venir dire bonjour aux Lutins, certains de ses congénères étant capables d'aller visiter la pointe Bretagne ou encore les Pays Bas.

Vautour fauve, tu reviens quand tu veux!

Avec des copains si tu le souhaites.

Il n'y avait rien à manger pour toi aujourd'hui, mais si malheureusement un Lutin devait mourir à l'avenir, je suis certain qu'il serait honoré de t'offrir son corps, sur la colline, le meilleur endroit du domaine pour la halte d' un vautour....

En savoir plus sur les vautours:

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 18:56
Prévisible

Dernier souvenir de la minuscule Néoténie.

Cette jeune brebis aura tout de même vécu presque un an, .... sans anus!!! ... et probablement d'autres soucis fonctionnels, dont celui de ne profiter ni en croissance ni en poids de ce qu'elle mangeait.

Remarquable tout de même.

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 11:46

Comme chaque printemps on me demande souvent des conseils concernant le nourrissage d'agneaux au biberon.

En résumé, la règle chez les Lutins est de 5, 4, 3, 2, 1, puis 0 en nombre de biberons au quotidien, sur une durée de trois mois.

En situation naturelle, un agneau boit souvent mais relativement peu à chaque fois...et cela jour et nuit.

S'il n'est pas possible d'imiter strictement ce qui se passerait pour un agneau sous la mère, il l'est peut-être de trouver un compromis entre la situation naturelle et la méthode en élevage d'exploitation où on ne pratique que deux allaitements par jour durant seulement deux mois.

Dans le premier cas ce serait beaucoup de contraintes, dans le second cas c'est faire le minimum (indications d'utilisation inscrites sur le sac de lait en poudre, à destination de l'éleveur de rente).

Il faut concevoir qu'un agneau ne devrait se retrouver au biberon que par obligation, suite à souci de la mère (mort, accident, maladie, manque de lait, rejet total de l'agneau, naissances trop nombreuses -inexistantes chez le Ouessant) ou de son agneau, et qu'il n'est guère glorieux pour ne pas dire qu'il est pervers de vouloir soustraire un agneau à une mère pour s'en faire un joujou à materner ou à imprégner par l'homme qui vous suivra partout, comme d'autres le font avec perruches, perroquets, ... élevés à la main dans le but d'imprégnation, pour satisfaire son propre plaisir.

L'agneau au biberon est donc un sauvetage et uniquement cela chez les Lutins.

Toujours se rappeler que l'agneau doit avoir reçu en quantité suffisante du colostrum au plus tôt dans les premières heures après la naissance. Energisant, immunisant, au mieux il sera naturel (celui de la mère ou d'une autre) ou artificiel (tout prêt ou à reconstituer).

Très tôt on peut éduquer l'agneau à ne pas recevoir d'allaitement durant la nuit, à moins que son état ne nécessite interventions nocturnes également.

Ensuite, il convient de bien respecter les proportions poudre de lait pour agneau et eau, afin que le mélange soit correctement nourrissant et tout autant hydratant.

Chez les Lutins donc, cinq biberons du lever au coucher, espacés au mieux à intervalles réguliers (si on excepte la nuit), durant les trois premières semaines. C'est l'agneau qui détermine à son appétit le volume à chaque prise. En trop peu de biberons quotidiens, l'agneau affamé aurait tendance, à chaque biberon, à engloutir des quantités excessives à s'en dilater la panse, pour compenser le manque...et pleurer souvent pour réclamer.

Après trois semaines, je passe à quatre biberons, l'agneau mangeant de l'herbe du fait que je le laisse vivre avec le troupeau le plus rapidement possible.

Durant le second mois, l'agneau broute beaucoup et je descends à trois vers la fin, pour arriver à deux biberons en début de troisième mois. Ce mois est celui du sevrage progressif, 2, 1 et ces derniers biberons diminuent en quantité. Le tout dernier en dernière semaine finit vide progressivement. (Dans le cas d'un agneau qui aurait rencontré soucis divers dans ses premiers mois, un quatrième peut être nécessaire pour compenser son retard)

La méthode douce. Respect de l'agneau, de ses besoins alimentaires, de ses besoins de vie avec le troupeau dont la bande de jeunes, de ses besoins affectifs car la nourrice est devenue mère pour lui, en particulier si la mère véritable est morte ou si le lien mère/agneau n'a pas pu se créer. Aussi il convient de ne pas voir seulement l'agneau comme une outre à remplir, mais savoir lui offrir également dans le troupeau, moments de contact, repos à ses côtés, balade, sans l'isoler pour autant du monde ovin, tout au contraire.

Un agneau bien rempli, bien dans ses onglons, bien dans son troupeau, bien avec son berger, voilà rapidement les recettes mijotées chez les Lutins.

Le plus grand plaisir du berger n'est pas pour autant de biberonner, mais de ne pas avoir à le faire, signe alors de réussite de sa saison d'agnelage.

5, 4, 3, 2, 1, 0 ... sur trois mois

Spirogyre (devenue Louloutte, voire Ma Louloutte par la force des choses), agnelle-biberon 2016 en pleine forme, dans un moment de complicité partagée avec son berger. Rien qu'à deux, un des besoins de l'agneau avec sa mère de substitution.

Cela faisait trois ans que cette corvée/plaisir d'allaitement n'avait pas été nécessaire chez les Lutins. C'est toujours une fois de trop encore, mais il faut assumer. On est responsable de ce que l'on met au monde!

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Published by dominique morzynski - dans Soins
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