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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 17:55

 

La couleur brune (dite noisette) est la plus récessive. Ainsi on ne peut obtenir un mouton brun qu'à partir de parents de cette couleur (homozygotes) ou porteurs du gène (hétérozygotes) mais de toison d'une autre coloration apparente.

 

Il ne semble pas que cette couleur brune soit encore réapparue dans la population souche de la renaissance du Ouessant. Une pression sélective pour la couleur noire a sans doute éliminé ce morphe brun, mais on peut espérer qu'il demeure peut être en dormance lointaine dans les patrimoines génétiques et il n'est pas exclu qu'il revienne au jour par atavisme.

 

On rencontre pourtant cette couleur assez fréquemment dans la population Ouessant des groupements étrangers. Cependant faute de références précises (à ma connaissance) il semble très probable qu'une intrusion de gènes suite à un métissage soit à l'origine de cette apparition. Shetland ou autre race a probablement laissé un peu de son histoire dans ces Ouessant d'autant que d'autres caractères, morphologiques cette fois, y sont notables. Ce à quoi, assez souvent, sur ce point du physique, n'ont pas échappé les autres morphes colorés étrangers (noir comme blanc).

 

Dans mon attachement à conserver pour les générations à venir toute l'histoire (insulaire et continentale depuis plus d'un siècle) du type Ouessant ancien, une partie du travail d'élevage chez les Lutins s'oriente dans la direction du brun.

Mais tout aussi attaché à travailler les souches pionnières du Ouessant des années 1970 ayant servi à la renaissance de ce type ancien et devant à mon sens servir de référence (bien que sans doute incomplète), il m'importe d'élever des animaux bruns correspondant à ce profil.

 

C'est là que débute un travail de longue haleine.

 

Régulièrement, les particuliers, d'autres éleveurs (y compris étrangers) et parfois les instances du Ouessant, me contactent pour obtenir de tels animaux. Je suis contraint d'expliquer que pour moi une séparation de Ouessant bruns issus de mon troupeau demeure plus qu'exceptionnelle puisque je ne peux à ce jour me séparer de briques qui me permettent de construire l'avenir.

 

Petite explication en images.   

 

 

janv 12 011

 

  Ma toute première brebis brune, issue de plusieurs générations de moutons d'Ouessant noirs (mais forcément hétérozygotes) à composante bretonne mais avec de lointains ancêtres de souche hollandaise. Certains traits physiques trahissent d'ailleurs cette dernière remarque.

Cette brebis m'a servi depuis 2003 à introduire le gène brun dans des accouplements avec Lutins de souches pionnières du Ouessant.

 

 

janv 12 013

 

  Une brebis de souche hollandaise, utilisée sur le même principe. (Pour les spécialistes, elle est de plus hétérozygote pour le gène agouti gris.)

 

 

janv 12 012

 

  Une brebis de souche belge mais de lignées hollandaises. Utilisée sur le même principe. Intéressante pour sa couleur brune soutenue (ce qu'indiquent la face et les pattes).

 

 

janv 12 014

 

  Des années de subtils accouplements pour faire naître cette brebis brune, en concentrant toujours par principe les gènes des souches pionnières (tout en réduisant la taille, autre difficulté).

 

  janv 12

 

 Tout comme celle-ci sur le même principe de longue construction. 

 

 

janv 12 010

 

  Une jeune brebis encore plus Lutins et de plus en plus en souche pionnière, ce que les regards exercés ne manqueront pas de remarquer en observant le physique de ce bijou.

 

 

juin 09 130

 

Pour donner un coup de pouce, un bélier brun d'un élevage français mais de souche hollandaise. Animal utilisé seulement sur des souches pionnières.

 

 

mai 11 035

 

 Un de ses fils, diminué en taille, présentant encore des traits non caractéristiques des Lutins

 

 

Hathor horns 16-12-2011[1]

 

Un jeune bélier encore un peu plus concentré en gènes des souches pionnières (les habitués l'auront remarqué).

(Merci à Diane la filandière pour la photo de ce Lutin exilé. Site de Diane en lien link)

 

Nous sommes en 2012, bientôt 9 ans de construction du brun chez les Lutins. On mesure toute la patience et la difficulté à atteindre ses buts quand on garde à l'esprit de vouloir créer et travailler vers les souches pionnières du Ouessant et donc sans accoupler d'animaux bruns qui ne soient pas d'origine Lutins.

2012 sera une saison d'agnelage non orientée sur le morphe brun (mais une surprise reste toujours possible de par un génotype complet encore inconnu chez un animal). 

Cependant les choses mûrissent pendant ce temps et si tout va bien, je sais que 2013 devrait être l'année de quelques Lutins bruns comme je cherche à en obtenir.

 

Car non seulement les animaux bruns sont importants dans ce genre de travail mais souvent plus encore mes moutons d'une autre couleur mais portant le gène brun caché. Ce sera l'occasion d'une autre présentation pour les éleveurs qui voudraient eux-aussi travailler dans ce sens et sachant être patients.

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 23:01

 

On peut élever des Ouessant sans objectifs précis. C'est tout à fait louable mais un peu dommage s'il n'y a pas un minimum de souci en ce qui concerne le standard.

 

On peut également élever sans connaissance de la paternité de ses agneaux quand on possède plusieurs béliers. Il naît alors ce que le hasard veut bien faire naître. Le meilleur comme le pire,  sans réel soupçon du pourquoi du résultat de ses naissances.

 

On peut aussi tenter de laisser le moins possible de place au hasard quant aux jeunes produits, même si celui-ci a toujours son mot à dire. On peut ainsi orienter ses chances d'avoir telle ou telle coloration de toison. Mais on peut aussi chercher à conserver tel ou tel caractère morphologique (voire comportemental). Il est possible de diluer ce qui nous apparait être défaut ou au contraire concentrer ce qui nous semble être qualité.

Ainsi à partir des animaux souches qui ont donc servi à constituer les bases de son élevage, se sont construites des lignées qui apportent satisfaction ou déçoivent pour diverses raisons. Ce peut être du point de vue de la beauté (ce qui reste forcément subjectif, mais cela concernera du moins ce qu'on peut aimer comme type de mouton) ou encore de la rusticité, la laine, les cornes, la docilité, la taille...

 

En sachant que le patrimoine génétique de l'agneau s'est construit pour moitié hérité de sa mère et pour l'autre moitié de son père, chaque mouton (2/2) est donc 1/2 de la lignée ou souche maternelle et 1/2 de celles du père.

Pour tenter de diluer la présence indésirable du patrimoine d'un parent dans les futures naissances, on se garde bien de réinjecter ce patrimoine par consanguinité, surtout à un niveau de parenté proche. On peut inversement chercher à concentrer des traits de caractère sans forcément faire de la consanguinité plus ou moins éloignée, mais en faisant se reproduire des animaux qui possèdent ces caractères qui nous semblent avantageux.

 

Exemple, supposons un premier bélier utilisé dans son élevage et qui s'avère présenter un problème découvert un peu tard. Souci, il s'est reproduit et a donné agnelles et agneaux succeptibles de présenter le même problème puisqu' ayant hérité pour moitié du patrimoine génétique de leur père.

Si on est riche et qu'on n'a que peu d'attention pour ses animaux, il est toujours possible de tout recommencer en acquérant de nouveaux moutons (qui peut-être s'avèreront pas aussi satisfaisants que cela après réflexion).

Si par contre on tient à ses Ouessant et que l'on sait être patient, on se contentera de prendre un nouveau bélier bien choisi pour "rectifier le tir", puis de même les années suivantes.

Ainsi des agnelles de première génération issues du fameux bélier indésirable et possèdant 1/2 de ce bélier, on obtiendra des jeunes n'ayant plus que 1/4 de ce mâle. Puis au fil des nouvelles générations 1/8, 1/16, 1/32, 1/64, 1/128 ... (en utilisant chaque nouvelle génération produite) 

 

On voit ainsi que ce qui peut être un problème (en cas de découverte de métissage chez un animal par exemple) peut devenir négligeable en cinq ou sept générations et au-delà, à condition d'être conscient des accouplements que l'on pratique et d'ouvrir l'oeil sur les caractères qui semblent génétiquement dominants ou associés. Ce qui implique de tenir la généalogie de chacun de ses moutons et connnaître ainsi la fraction (ou pourcentage) de chaque ancêtre qui se trouve dans son patrimoine génétique, sans oublier d'en avoir conservé toute une série de clichés pour palier là où la mémoire de l'éleveur fera un jour défaut lorsque le mouton sera mort. 

   

 

  janv 12 017

 

 

Chaque Lutin peut être défini dans sa composante génétique de 50% de tels ancêtres, 25% de tels autres, 12,5% d'autres, 6% .... et cela sur 15 à 30 générations dans le meilleur des cas

Un rare élevage où le passé connu des ancêtres de chaque mouton permet de définir au maximum l'avenir de chaque future naissance dans sa composante génétique (que ce soit au niveau des individus, des lignées ou des souches concernées).

 

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:28

 

 

 

janv 12 015

 

J moins combien?

 

Les ventres s'arrondissent et le centre de gravité s'abaisse.

 

Ce n'est qu'à la mi-mars que l'agnelage devrait commencer chez les Lutins. Cependant fin janvier approche et les signes de gestation bien installée sont là chez certaines brebis.

Cependant une toute première naissance est possible dans un mois pour une brebis précise du troupeau. Inutile de dire que la situation sera suivie au quotidien le moment venu et d'autant si la météo est hivernale en cette période.

 

  

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Published by dominique morzynski - dans Reproduction
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 17:30

 

Depuis le début de cette nouvelle année, toutes les brebis sont réunies à nouveau.

Etre dans les enclos de reproduction pour deux à trois mois était pour les différents lots une petite punition malgré tout. Le troupeau disloqué, les groupes se languissaient de retrouver leurs connaissances et leurs habitudes.

Ce fut un réel plaisir pour moi que de leur procurer celui des retrouvailles doublé du sentiment qu'on est décidément bien chez soi.

 

Les messieurs doivent malheureusement rester encore à l'écart jusqu'au printemps. 

 

 

janv 12 003

 

 De la part du berger et sa bande, tous nos voeux de réussite ,en élevage en particulier, à vous toutes et tous qui visitez le blog des Lutins.

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Reproduction
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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 17:01

 

Il est des instants que l'on voudrait éternels.

 

Hier, météo sublime. D'autant plus pour la saison.

 

Un peu de bon temps pris à s'ennivrer de ses animaux. 

 

 

déc 11 069

 

La générosité du Dieu Soleil est savourée par tous, chez les béliers.

On sent le bonheur monter du pré.

 

 

déc 11 063

 

 Les anciens qui réchauffent leurs vieux os sont les premiers à jouir de cette sensation de renouveau.

 

 

déc 11 067

 

 Les jeunes mâles ne sont pas encore dans ce type de préoccupation, mais se montrent pleinement épanouis.

 

 

déc 11 072

 

 Trois jeunes mousquetaires de l'année, solidement armés, sur le front de l'activité pâture.

 

 

déc 11 073

 

 D'autres jeunes préfèrent se repaître de la caresse de lumière dans le repos.

 

 

déc 11 074

 

 Dans le microcosme du vieux chêne, une locataire ailée a quitté sa loge hivernale, ajoutant sa présence au caractère décalé, presque intemporel de l'instant.

 

 

déc 11 066

 

 Beauté animale.

Magie de lumière... La contemplation dans toute son intensité.

 

 

déc 11 075

 

 Belle invention que la photographie! Piège de l'instant, piège du merveilleux.

 

 

déc 11 077

 

En repassant près des brebis, la magie enveloppe toujours le monde de son drap doré.

 

 

déc 11 076

 

L'angelus de M...

 

Mais la Terre tourne et je ne pus que penser: 

"Ô temps, suspends ton vol!!!!!"

 

 

 

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:01

 

La taille des haies n'est jamais une intervention anodine pour la faune qui vit dans ce milieu.

Celle-ci subit un véritable cataclysme lorsque lames et broyeurs bouleversent son environnement, quand ce ne sont pas des vies et des nids qui sont anéantis.

Ainsi préconise-t-on de ne pas entreprendre cet entretien avant le mois de juillet afin de ne pas perturber la nidification des oiseaux qui bat son plein au printemps. Cependant des reproductions plus tardives ont lieu et l'idéal serait d'agir à l'automne au plus tôt.

Personnellement, je n'interviens que lorsque je suis assuré que les divers hôtes possibles ont quitté la haie. Les indices pris en compte sont les observations directes ainsi que l'évolution météorologique qui détermine l'entrée en hibernation de certaines espèces. 

 

 

déc 11 006

 

  Par exemple, il me fallut attendre décembre pour rabattre cette haie basse qui borde un enclos de Lutins mis à reproduire. Les petits passereaux nicheurs l'avaient désertée depuis longtemps, mais je pris en compte les joyaux sans plumes qui font à eux-seuls la richesse du lieu.

 

mai 09 003

 

 L'automne chaud exceptionnel fit que les rainettes arboricoles étaient encore actives en novembre et donc branchées dans les arbustes. Certaines n'hésitant pas d'ailleurs à faire entendre leurs clameurs.

 

cirque 037

 

Le minuscule muscardin apprécie également ce secteur, construisant son nid dans les ramifications. Il m'est déjà arrivé de trouver des jeunes au nid en octobre, aussi je sais qu'il ne faut pas se hâter de tailler.

(Ici un adulte dans son nid d'hibernation, au sol contrairement au nid de reproduction)

 

Si le bonheur est dans le pré, il est également dans ce qui le borde. Pour témoins ces deux joyaux vert et or parmi d'autres petites merveilles.

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 16:36

 

 

 

déc 11 033

 

Pauvre Guss avec ses grands yeux perdus qui cherchent à comprendre, au point de se désynchroniser en partant chacun dans une direction, essayant d'effectuer une mise au point qui ne se fera jamais.

 

Guss est mal voyant. Grossières erreurs de ma part en choisissant ce chiot dans la portée. Mes deux critères principaux qui m'avaient fait prendre ce Guss plutôt que ses frères s'avèrent être tout à l'opposé de ce que je pensais.

 Je l'imaginais curieux à me regarder avec insistance.... en fait il n'y voyait pas et tentait de comprendre ce qu'était cette forme floue devant lui.

Je l'imaginais explorateur comparé aux autres ... finalement il était perdu dans ses déplacements.

Je dois bien avouer m'être complètement "planté".

 

J'avais bien remarqué un regard étrange et un fond d'oeil bizarre. Mais le fait que les deux yeux ne soient pas de la même couleur me faisait penser que je me trompais sans doute. Et puis surtout, le vétérinaire qui avait vu la portée la veille avait mentionné sur le certificat de première visite que les yeux étaient normaux. J'ai vite remisé mon assurance quant à ma perception du regard de ce chiot, me disant que je devais me tromper puisque le "spécialiste" disait le contraire de ce qui m'interpelait et j'ai choisi d'être humble.

 

Le premier soir, je remarquai bien qu'il se heurtait beaucoup aux meubles, aux pieds de chaises et de table. Comme pour conjurer le sort, je me vis me convaincre qu'un chiot était étourdi, maladroit et un peu fou. Une façon sans doute de ne pas vouloir condamner le petit être qui venait d'entrer dans la famille et d'éloigner la malchance qui s'abattrait. Mais le lendemain et les jours suivants, tout dans ses déplacements et ses comportements prouvait qu'il y avait "un truc qui clochait".

Je prévins son éleveuse d'origine et il fut prévu d'en parler au nouveau vétérinaire lors du rappel des vaccins de Guss.

 

Au fil des jours, plus de doutes en moi, le voyant heurter la voiture dans la cour ou se cogner au vantail fermé du portail alors que l'autre était ouvert.

Le regard est vide, les yeux grands comme des soucoupes et leur fond renvoie la lumière.

 

Guss n'a pas de vision proche au point qu'il ne voit pas sa gamelle quand on la met devant lui. Il n'a pas de vision lointaine non plus préfèrant s'asseoir et attendre lorsqu'il est trop éloigné de sa meute. Il ne semble voir en partie que de l'oeil droit, entre un et trois mètres au maximum et dans certaines conditions de lumière, à condition que la forme bouge.

Ce qui lui permet de suivre mes chiennes en mouvement... mais de s'y heurter si elles s'arrêtent. De même pour les talons de mes bottes. Sinon, il faut veiller sur lui car il se perd vite au risque de se mettre en danger dans certaines situations. Il travaille beaucoup à compenser par l'ouïe et le flaire. Il s'est construit une image mentale de ses zones de vie les plus habituelles. Le cordon ombilical que représente pour lui la laisse lui permet le déplacement dans cette situation.

 

Adieu, agneaux, brebis et béliers,.....Guss ne connaîtra jamais le plaisir du travail sur le troupeau. Le verdict est sans appel. Mon vétérinaire a établi le certificat suivant ..."...symptomes de cécité avec examen ophtalmologique direct anormal avec mydriase bilatérale permanente et absence de réflexe pupillaire".

 

Il n'y avait pas besoin d'être véto pour s'en apercevoir. J'aurais dû m'autoriser à vouloir paraître plus "fort" que quelqu'un de métier et ne pas vouloir faire preuve de simplicité lorsque je fus intrigué par le regard de ce chiot.

 

Le seul point positif dans tout cela est que Guss soit tombé dans la bonne maison pour le reste de ses jours. Si je suis sa bonne étoile, les points négatifs sont nombreux....la situation, le côté financier, l'incompétence d'un véto ou du moins son travail de première consultation bâclé, la charge pour quinze ans à gérer un chien handicapé, la relève au troupeau qui  ne sera pas assurée comme prévu, le principe de l'adoption forcée par le lien qui s'établit dès qu'on prend un animal (quand on a une conscience)....

Le berger se retrouve guide de chien aveugle. Les ordres définis habituellement dans le travail sur troupeau ( droite, gauche, stop,....) construisent Guss afin qu'il ne se blesse pas dans ses déplacements.

Heureusement pour lui, dans ce Guss handicapé, demeure un chien et pour l'instant un chiot avec tout ce que cela sous-entend....sans les yeux. Un border heureux de vivre et qui vivra des tas de situations enrichissantes (comme il le fait à l'instant en posant ses pattes sur le clavier) ...  sans rien y voir (car il faut craindre la nuit totale pour lui). 

 

 

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Published by dominique morzynski - dans La meute
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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 23:54

 

 

déc 11 018 

  Tout relief incite au jeu.

Tout branchage incite à marquer son territoire par frottis.

Le clan des mâles montre toute sa curiosité et son espièglerie.

 

 

 

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 23:37

 

 

 

déc 11 016

 

 Ces deux jeunes béliers blancs ne se quittent pas. Six mois et une semaine pour celui de gauche, sept mois et deux semaines pour celui de droite.

 

déc 11 009

 

 A gauche un animal qui n'intéresse personne malgré sa déjà grande beauté et la promesse de bélier redoutable en concours. Finalement il restera encore un certain temps chez lesLutins pour le plaisir de le voir évoluer.

 

déc 11 008

 

Devant, un excellent petit bélier qui n'a pas encore vraiment démarré mais dans lequel je vois toute la promesse de ses qualités. Au point que je sais déjà qu'il sera un des deux reproducteurs chez lesLutins pour les naissances 2013.

 

Deux béliers dont les mères sont premier prix et prix d'honneur...L'importance de la génétique...

 

 

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 23:11

 

 

 

déc 11 007

 

 Du beau monde également chez les célibataires pour l'automne et l'hiver. Jeunes et vieux béliers qui ne reproduisent pas forment une bande de bons copains.

 

déc 11 013

 

 

Dans cette troupe un certain nombre de béliers que je ne compte pas garder mais qui n'intéressent personne, les réels amateurs éclairés et passionnés du Ouessant étant plus que fort rares. Rechignant à faire des kilomètres, le nouvel éleveur se tourne vers ce qu'il trouve près de chez lui, encore sans exigences au stade de débutant.

 

Le seul intérêt pour moi est de profiter du spectacle de ces animaux et de les découvrir dans leur construction au fil des mois.

 

 

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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