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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 17:09

Chaque jour, j' analyse l'évolution du vivant sur les mares creusées cet hiver.

Il y a deux semaines, c'est sur la berge de l'une d'elles, là où l'argile avait été dispersée, que mon regard fut attiré par cette drôle de feuille brune en surface du sol.

Pas encore berger

Insolite, étrange que cette feuille ne présente pas de signes de début de dégradation, décomposition. Je pense à un morceau de plastique en me baissant pour le ramasser.

Pas encore berger

Grosse surprise alors que de découvrir en réalité un éclat de silex obtenu par percussion.

Remarquable, d'autant que le silex n'existe pas sur la région.

Aussitôt, après la joie de cette petite découverte abandonnée, perdue par un très très ancien habitant sur les terres des Lutins, mon esprit vagabonde, fantasme, rêve, s'interroge.... Belle émotion!

Qui? En quelles circonstances? Quand très précisément?

Et de là, rêver de connaître la vie de cette personne, son entourage, le paysage d'alors, etc ...

Certes pas un berger du néolithique, mais encore un chasseur-cueilleur ....

Je suis évidemment passé et repassé depuis sur le lieu en quête d'un autre trésor, mais rien.

C'est déjà une chance que durant les travaux de la pelleteuse, cet éclat se retrouve en affleurement des extractions et que je le trouve avant que la végétation ne repousse.

Pas encore berger

Il y a 25 ans, il y avait bien eu déjà cette pierre taillée trouvée, en une autre vie et une autre région, en travaillant la terre de mon potager.

Pas encore berger

Puis il y a bientôt 20 ans, cette pierre polie qui m'attendait sur un talus le long d'une ancienne voie en forêt.

Comme quoi, avoir le regard sans cesse à l'affût du monde qui nous entoure permet à l'occasion de bien belles découvertes, y compris préhistoriques, ne serait-ce que pour la charge émotionnelle qu'elles déclenchent.

Jamais trois sans quatre?

En savoir plus sur un simple éclat dans le lien ci-dessous:

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:24

Il arrive qu'on ne retrouve pas le placenta après une naissance.

Enfoui dans la litière, perdu sur la prairie, emporté par un animal....

Mais parfois, c'est la brebis qui l'a elle-même consommé totalement.

Elle l'a fait
Elle l'a fait
(Photos Thomas Szabo)

(Photos Thomas Szabo)

Merci à l'éleveur qui m'a transmis ces/ses clichés, car en fait je n'ai encore jamais pu observer ce comportement chez les Lutins, même si une fois une brebis a commencé cette consommation sans la mener en sa totalité.

On explique que l'animal adopte ce comportement pour éliminer traces de naissance face aux prédateurs ou/et pour emmagasiner calories après l'effort de la mise bas.

Il faudrait en réalité prendre le problème à l'envers. Concevoir que ce n'est pas une volonté véritable, mais un prolongement à l'extrême du comportement instinctif de léchage-nettoyage du petit par la femelle, ce qui en conséquence aboutit à faire disparaître le placenta en le consommant... ce qui peut effectivement s'avérer alors utile encore une fois en conséquence face aux risques de prédation ou encore d'un point de vue apport calorique pour la mère (d'ordinaire végétarienne).

Pour les moutons à deux pattes que nous sommes, ci-dessous un lien amusant....

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Published by dominique morzynski - dans Ethologie
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 11:56
Analyse.

Analyse.

Vérification.

Vérification.

Décision.

Décision.

Capture.

Capture.

Dégustation.

Dégustation.

Et on recommence.

Et on recommence.

Façon ballerine.

Façon ballerine.

Ainsi chez les Lutins, la végétation n'est pas taillée à hauteur de vache, comme dans les parcs ... à vaches forcément, mais à hauteur de Ouessant ... qui fait des pointes.

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Published by dominique morzynski - dans Ethologie
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 16:20
De ce jour

D'abord, Buron, petit mâle.

De ce jour

Trouvé à l'aube près de sa mère, Peaulaine.

De ce jour

Puis en début de matinée, Gamète est arrivée.

De ce jour

Ici au soir, sous la surveillance de Shéhérazade, sa mère.

L'agnelage tire à sa fin. Encore une gestation bien avancée observable. Cependant, jusque fin juin, quelques naissances restent possibles.

Et puis comme certaines rares années, une naissance de fin d'été de père inconnu peut arriver.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2016
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 12:45

Enfin!

Il est venu.

Depuis des années que je l'attends sur le domaine des Lutins, il m'a enfin fait une petite visite rapide, pour disparaître ensuite dans ses errances.

Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est qu'alors que je sortais pour assouvir un petit besoin naturel et marquer mon territoire, je pensais à lui, levant le nez et me disant que je verrais bien un vautour fauve...

Et qu'est-ce qui apparut de derrière les frondaisons de mes grands chênes? Un vautour fauve!

Le visiteur

Le temps de ranger mon petit matériel au plus vite sans m'arroser les pieds dans la précipitation, puis courir en chercher un autre de matériel, cette fois photographique, il était toujours là à faire son numéro, ridiculisant, par sa taille et la puissance de son vol, les buses variables du quartier voulant cercler avec lui.

Le visiteur

La lumière et le ciel bleu n'étaient pas au rendez-vous, mais l'instant magique fut tout de même immortalisé.

Le visiteur

Cette apparition d'un individu en vagabondage depuis probablement les colonies du cœur du Massif Central, correspond à une tendance d'erratisme exploratoire de l'espèce en cette saison à l'approche de l'été.

Bien qu' arrivé aux portes sud du Bas Berry, à quelques centaines de kilomètres de chez lui, cela demeure une rigolade pour Gyps fulvus de venir dire bonjour aux Lutins, certains de ses congénères étant capables d'aller visiter la pointe Bretagne ou encore les Pays Bas.

Vautour fauve, tu reviens quand tu veux!

Avec des copains si tu le souhaites.

Il n'y avait rien à manger pour toi aujourd'hui, mais si malheureusement un Lutin devait mourir à l'avenir, je suis certain qu'il serait honoré de t'offrir son corps, sur la colline, le meilleur endroit du domaine pour la halte d' un vautour....

En savoir plus sur les vautours:

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Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 18:56
Prévisible

Dernier souvenir de la minuscule Néoténie.

Cette jeune brebis aura tout de même vécu presque un an, .... sans anus!!! ... et probablement d'autres soucis fonctionnels, dont celui de ne profiter ni en croissance ni en poids de ce qu'elle mangeait.

Remarquable tout de même.

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 11:46

Comme chaque printemps on me demande souvent des conseils concernant le nourrissage d'agneaux au biberon.

En résumé, la règle chez les Lutins est de 5, 4, 3, 2, 1, puis 0 en nombre de biberons au quotidien, sur une durée de trois mois.

En situation naturelle, un agneau boit souvent mais relativement peu à chaque fois...et cela jour et nuit.

S'il n'est pas possible d'imiter strictement ce qui se passerait pour un agneau sous la mère, il l'est peut-être de trouver un compromis entre la situation naturelle et la méthode en élevage d'exploitation où on ne pratique que deux allaitements par jour durant seulement deux mois.

Dans le premier cas ce serait beaucoup de contraintes, dans le second cas c'est faire le minimum (indications d'utilisation inscrites sur le sac de lait en poudre, à destination de l'éleveur de rente).

Il faut concevoir qu'un agneau ne devrait se retrouver au biberon que par obligation, suite à souci de la mère (mort, accident, maladie, manque de lait, rejet total de l'agneau, naissances trop nombreuses -inexistantes chez le Ouessant) ou de son agneau, et qu'il n'est guère glorieux pour ne pas dire qu'il est pervers de vouloir soustraire un agneau à une mère pour s'en faire un joujou à materner ou à imprégner par l'homme qui vous suivra partout, comme d'autres le font avec perruches, perroquets, ... élevés à la main dans le but d'imprégnation, pour satisfaire son propre plaisir.

L'agneau au biberon est donc un sauvetage et uniquement cela chez les Lutins.

Toujours se rappeler que l'agneau doit avoir reçu en quantité suffisante du colostrum au plus tôt dans les premières heures après la naissance. Energisant, immunisant, au mieux il sera naturel (celui de la mère ou d'une autre) ou artificiel (tout prêt ou à reconstituer).

Très tôt on peut éduquer l'agneau à ne pas recevoir d'allaitement durant la nuit, à moins que son état ne nécessite interventions nocturnes également.

Ensuite, il convient de bien respecter les proportions poudre de lait pour agneau et eau, afin que le mélange soit correctement nourrissant et tout autant hydratant.

Chez les Lutins donc, cinq biberons du lever au coucher, espacés au mieux à intervalles réguliers (si on excepte la nuit), durant les trois premières semaines. C'est l'agneau qui détermine à son appétit le volume à chaque prise. En trop peu de biberons quotidiens, l'agneau affamé aurait tendance, à chaque biberon, à engloutir des quantités excessives à s'en dilater la panse, pour compenser le manque...et pleurer souvent pour réclamer.

Après trois semaines, je passe à quatre biberons, l'agneau mangeant de l'herbe du fait que je le laisse vivre avec le troupeau le plus rapidement possible.

Durant le second mois, l'agneau broute beaucoup et je descends à trois vers la fin, pour arriver à deux biberons en début de troisième mois. Ce mois est celui du sevrage progressif, 2, 1 et ces derniers biberons diminuent en quantité. Le tout dernier en dernière semaine finit vide progressivement. (Dans le cas d'un agneau qui aurait rencontré soucis divers dans ses premiers mois, un quatrième peut être nécessaire pour compenser son retard)

La méthode douce. Respect de l'agneau, de ses besoins alimentaires, de ses besoins de vie avec le troupeau dont la bande de jeunes, de ses besoins affectifs car la nourrice est devenue mère pour lui, en particulier si la mère véritable est morte ou si le lien mère/agneau n'a pas pu se créer. Aussi il convient de ne pas voir seulement l'agneau comme une outre à remplir, mais savoir lui offrir également dans le troupeau, moments de contact, repos à ses côtés, balade, sans l'isoler pour autant du monde ovin, tout au contraire.

Un agneau bien rempli, bien dans ses onglons, bien dans son troupeau, bien avec son berger, voilà rapidement les recettes mijotées chez les Lutins.

Le plus grand plaisir du berger n'est pas pour autant de biberonner, mais de ne pas avoir à le faire, signe alors de réussite de sa saison d'agnelage.

5, 4, 3, 2, 1, 0 ... sur trois mois

Spirogyre (devenue Louloutte, voire Ma Louloutte par la force des choses), agnelle-biberon 2016 en pleine forme, dans un moment de complicité partagée avec son berger. Rien qu'à deux, un des besoins de l'agneau avec sa mère de substitution.

Cela faisait trois ans que cette corvée/plaisir d'allaitement n'avait pas été nécessaire chez les Lutins. C'est toujours une fois de trop encore, mais il faut assumer. On est responsable de ce que l'on met au monde!

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Published by dominique morzynski - dans Soins
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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 09:14

L'an passé, un visiteur de mon élevage me demandait si je notais une différence d'expression de la coloration de toison chez les animaux noirs homozygotes pour le gène "faded" qui décolore cette toison, selon qu'ils étaient eux-mêmes nés de deux parents non homozygotes pour ce gène ou au contraire issus de deux parents homozygotes pour ce gène.

Cette personne me disant qu'elle aurait entendu dire que les produits d'animaux homozygotes pour le gène "faded" exprimeraient une toison plus claire.

Ma réponse fut que je ne cherchais pas spécialement à pratiquer accouplements entre animaux homozygotes "faded", même si certaines années cela peut arriver, et que je n'avais pas remarqué de choses notables.

En regardant mon troupeau de plus près, je réalisais même que cette affirmation devenait caduque à partir de quelques exemples en mon troupeau actuel.

La preuve par l'exemple:

On est plus fort à deux?

Brebis noir "faded" exprimé (homozygote pour ce gène) issue de deux parents eux-mêmes noir "faded" exprimé (homozygotes pour ce gène).

On notera que sa toison n'est pas d'apparence plus claire que chez les trois brebis noir "faded"ci-dessous, issues elles par contre de couples où les deux parents ne sont pas tous deux en cette coloration.

J'ai même choisi des animaux en fait d'apparence plus claire pour démontrer que la précédente affirmation rapportée par mon visiteur ne correspondait pas à une réalité, puisqu'on pouvait observer tout le contraire également.

On est plus fort à deux?
On est plus fort à deux?
On est plus fort à deux?

La remarque était intéressante, mais non, chez moi, je ne note pas d'expression particulière de la toison noir faded du Ouessant selon la coloration des parents et en particulier quand ces derniers sont eux-mêmes déjà de cette coloration.

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Published by dominique morzynski - dans L'animal
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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 09:08

Il y a trois jours, je découvrais Calliope couchée alors que les autres jeunes broutaient.

Réflexe d'inquiétude, je m'approche et découvre que cette agnelle de cinq semaines se laisse prendre. C'est alors que je découvre que sa patte postérieure gauche est désarticulée. Le constat est rude: fracture ouverte du tibia.

La pauvre est encore sous le choc et l'accident semble récent, d'autant que dans la journée je l'ai vue gambader normalement.

La cause? Mystère!

Le mal est fait et de toute façon il faut à présent prendre décision, d'autant que l'endroit de fracture ne permet pas d'envisager une réparation aisée.

Avec la véto nous décidons de tenter quelque chose pour éviter l'euthanasie.

Mais rien n'est gagné. D'ici cinq semaines de contention du membre bien des soucis peuvent survenir, des bandages à surveiller et refaire pour risque d'œdème, des salissures qui peuvent tenter les mouches à pondre, ... Et puis au final, la consolidation osseuse sera-t-elle correcte pour assurer une vie sur quatre pattes même avec séquelles et handicap? On verra... On aura tenté....

Accident

Dès le lendemain, Calliope semble s'être accommodée de son appareillage, l'atèle.

Accident

N'hésitant pas à se coucher sur sa patte meurtrie.

Accident

La station debout est parfaite.

Accident

Elle peut vivre presque normalement, broutant et tétant, mais devant traîner sa patte enrubannée dans ses déplacements.

Les semaines vont être longues pour elle d'abord, mais également pour le berger devant demeurer attentif et qui se serait bien passé de cet accident.

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Published by dominique morzynski - dans Soins
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 11:36

Goa

Goa

Arrivée hier soir, Goa....

Goa

... et sa mère Parcimonie....

Goa

.... rejoignent le petit clan des mères au rejeton nouvellement né.

Ce groupe évolue naturellement au fil des semaines, certains duos nouveaux s'y incluant spontanément alors d'autres plus anciens le quittent pour celui avec jeunes plus âgés.

En effet, les premiers jours, le nouveau né a besoin de beaucoup de repos et de sommeil et ne pouvant pas suivre forcément le rythme des plus grands, il bloque de fait la mère à ses côtés.

Ainsi, un groupe crèche se forme, ses différents éléments ayant besoins identiques.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2016
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