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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 18:35

La couleuvre à collier est sans doute le serpent le plus commun de l'hexagone et celui à la répartition géographique la plus vaste.

Ainsi, autour des Lutins, vit ce reptile facilement reconnaissable bien que dans de très rares cas, le collier beige à l'arrière de la tête ne soit pas marqué.

Si elle gagne parfois les points d'eau, elle n'y est pas véritablement inféodée et bien qu'elle aime les milieux humides où elle peut capturer des batraciens, on peut la rencontrer dans les haies, le long des lisières de bois et en certains endroits plus arides encore.

Pondant ses œufs dans des végétaux en décomposition, lorsqu'elle est non loin des hommes, il lui arrive de pondre dans les tas de compost ou de fumier.

A collier mais déjà un bijou en soi.

La loi protège cette couleuvre, comme les autres reptiles. Ce que ne devait pas savoir le chat domestique qui a tué ce jeune serpent d'une trentaine de centimètres.

Si le matou est excusable lui, il n'en est pas de même de certains bipèdes qui, parce que la couleuvre est un serpent et qu'elle porte encore bien des préjugés sur son dos, l'écrasent du talon à l'occasion ou en la fracassent d'un coup de bâton.

Magnifique et inoffensive, la couleuvre à collier mérite mieux, d'autant que comme bien d'autres espèces, elle souffre de la simplification et la stérilisation des milieux dans nos campagnes.

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 19:40

Sous les pattes des Lutins, vit la courtilière.

Appelé plus communément taupe-grillon de par son allure et ses mœurs de fouisseur, cet insecte vivant sous terre passe le plus souvent inaperçu, même si parfois on peut l'entrevoir tenter traverser la surface nue du bitume d'une route.

Seul son chant printanier discret mais mélodieux trahit sa présence pour le connaisseur, mais plus souvent encore, ses galeries dans les semis et quelques dégâts font rager le jardinier.

La courtilière

La courtilière apprécie les fonds humides de mes prairies et celle-ci vivant dans les berges d'une mare des Lutins avait fini par venir s'y noyer. Ce n'est pas la première d'ailleurs.

Son petit corps d'être antédiluvien a été mis au sec le temps d'une photo pour alimenter la galerie "Autour des Lutins" de ce blog et faire découvrir la courtilière souvent méconnue qui peut-être vit sous d'autres onglons de Ouessant.

En savoir plus en lien.... (et n'oubliez pas de tourner les pages de ce document très fourni):

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:03

Pour M. Estrosi et bien d'autres qui, comme lui, voient dans le retour du loup depuis 1992 à partir du Mercantour, un "complot" de réintroduction, puisse ce document, à travers quelques exemples de suivis scientifiques, les instruire sur la grande capacité de dispersion de l'espèce.

Je ne sais si le loup est déjà passé non loin des Lutins, mais dans le phénomène d'expansion géographique de ce carnivore depuis son retour naturel, c'est du domaine du possible malgré la guerre faite à l'espèce par les pouvoirs publics sur pressions des éleveurs en particulier.

Si ce n'est fait, cela sera peut-être pour "demain".

Il y a un peu plus de cent ans, sur les vingt dernières années du 19ème siècle, il a été tué officiellement 310 loups sur mon département de la Creuse et 285 sur le département voisin de l'Indre. C'est pour dire...., alors que les milieux campagnards étaient encore plus anthropisés que de nos jours et que la population humaine rurale était bien plus importante.

Pourtant, une trentaine d'années plus tard, le loup était pratiquement exterminé du territoire français après des siècles de destruction.

Cependant, comme peuvent le laisser penser quelques destructions officielles (sans parler des autres) à l'occasion jusqu'encore dans la seconde moitié du 20ème siècle, sans doute des animaux isolés ont-ils continué à rejoindre l'hexagone depuis d'autres noyaux européens de survivants, comme ceux d'Italie en particulier.

C'est d'ailleurs ce à quoi on peut songer quand on connait la biologie du loup ou la découvre dans cet intéressant documentaire.

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 16:06

Il ne s'agit pas du célèbre jeu du passé pratiqué dans les cours de récréation, mais bel et bien de l'oiseau.

Ce matin en inspectant mes parcs et mes animaux, j'ai découvert un épervier blessé ayant, après première inspection, une luxation d'une aile.

Mon premier réflexe fut de vérifier s'il n'était pas "plombé", ce rapace se trouvant encore parfois cible de tireurs avec ou sans permis de chasser, alors que pourtant espèce protégée comme tous les rapaces. Ce ne serait pas la première victime de l'homme à fusil qui me passerait entre les mains...

Cet oiseau, malgré l'éducation, l'instruction, l'information dont bénéficie aujourd'hui l'humain, est encore trop souvent victime du tir de celui qui n'identifie pas sa cible avant de tirer, de celui qui tire parce que cela bouge et que cela amuse, ou encore de certains qui y voient un concurrent et une bestiole à abattre.

J'ai bien conscience que la bêtise a encore de beaux jours devant elle et qu'il y aura toujours des indécrottables, mais puisse contribuer cet article à ce qu'il en soit autrement. 

De plombs donc, point.

A savoir que outre certaines blessures caractéristiques, il possible en effet parfois de vérifier la chose sur une dépouille en déployant ailes et "rectrices" ("queue") qui peuvent se montrer criblées, le passage des plombs ayant laissé de petits trous.

"Mon" épervier semble bien avoir été victime de sa propre maladresse, de sa propre fougue en chassant, heurtant le grillage ou la haie.

En effet, ce rapace est un poursuiveur. Concentré au possible sur l'oiseau qu'il poursuit, il arrive que ce "cinglé" finisse parfois sa course en se fracassant contre un obstacle ou un autre, n'ayant pas freiné assez tôt dans sa prise de risques. C'est lui qui passe en flèche devant votre pare brise. C'est lui qui sait filer et  vous devancer sur la route à parfois moins d'un mètre du bitume.

Epervier local ? Oiseau de passage ou en hivernage, venant de contrées plus nordiques? Il gardera son secret.

Epervier local ? Oiseau de passage ou en hivernage, venant de contrées plus nordiques? Il gardera son secret.

Que faire lorsqu'on trouve un animal sauvage blessé?

Contacter le Centre de soins pour faune sauvage le plus proche de chez soi (voir lien ci-dessous) qui vous conseillera et s'organisera avec vous pour son acheminement vers ce centre.

Dans tous les cas, se rappeler que l'animal "sauvage" est fait pour retrouver sa place dans la nature après soins et que, si sa destruction est interdite, sa détention l'est tout autant.

Il peut paraître dérisoire et déplacé de dépenser, temps, argent, énergie pour soigner un oiseau, mais dans le même temps, cette démarche est très importante pour certaines espèces et tout autant d'un point de vue éthique pour n'importe laquelle quand on sait le souci que représente pour elles le phénomène de l'humanité (Ce sont des dizaines et dizaines de millions d'animaux sauvages qui sont détruits chaque année en France par les divers moyens de transport (et pas seulement sur la route), l'empoisonnement, le tir, le piégeage dans nos structures artificielles, nos chats domestiques, ...., la liste serait longue)   

Alors admirons l'épervier et venons lui en aide le cas échéant!

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 17:09

Chaque jour, j' analyse l'évolution du vivant sur les mares creusées cet hiver.

Il y a deux semaines, c'est sur la berge de l'une d'elles, là où l'argile avait été dispersée, que mon regard fut attiré par cette drôle de feuille brune en surface du sol.

Pas encore berger

Insolite, étrange que cette feuille ne présente pas de signes de début de dégradation, décomposition. Je pense à un morceau de plastique en me baissant pour le ramasser.

Pas encore berger

Grosse surprise alors que de découvrir en réalité un éclat de silex obtenu par percussion.

Remarquable, d'autant que le silex n'existe pas sur la région.

Aussitôt, après la joie de cette petite découverte abandonnée, perdue par un très très ancien habitant sur les terres des Lutins, mon esprit vagabonde, fantasme, rêve, s'interroge.... Belle émotion!

Qui? En quelles circonstances? Quand très précisément?

Et de là, rêver de connaître la vie de cette personne, son entourage, le paysage d'alors, etc ...

Certes pas un berger du néolithique, mais encore un chasseur-cueilleur ....

Je suis évidemment passé et repassé depuis sur le lieu en quête d'un autre trésor, mais rien.

C'est déjà une chance que durant les travaux de la pelleteuse, cet éclat se retrouve en affleurement des extractions et que je le trouve avant que la végétation ne repousse.

Pas encore berger

Il y a 25 ans, il y avait bien eu déjà cette pierre taillée trouvée, en une autre vie et une autre région, en travaillant la terre de mon potager.

Pas encore berger

Puis il y a bientôt 20 ans, cette pierre polie qui m'attendait sur un talus le long d'une ancienne voie en forêt.

Comme quoi, avoir le regard sans cesse à l'affût du monde qui nous entoure permet à l'occasion de bien belles découvertes, y compris préhistoriques, ne serait-ce que pour la charge émotionnelle qu'elles déclenchent.

Jamais trois sans quatre?

En savoir plus sur un simple éclat dans le lien ci-dessous:

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 12:45

Enfin!

Il est venu.

Depuis des années que je l'attends sur le domaine des Lutins, il m'a enfin fait une petite visite rapide, pour disparaître ensuite dans ses errances.

Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est qu'alors que je sortais pour assouvir un petit besoin naturel et marquer mon territoire, je pensais à lui, levant le nez et me disant que je verrais bien un vautour fauve...

Et qu'est-ce qui apparut de derrière les frondaisons de mes grands chênes? Un vautour fauve!

Le visiteur

Le temps de ranger mon petit matériel au plus vite sans m'arroser les pieds dans la précipitation, puis courir en chercher un autre de matériel, cette fois photographique, il était toujours là à faire son numéro, ridiculisant, par sa taille et la puissance de son vol, les buses variables du quartier voulant cercler avec lui.

Le visiteur

La lumière et le ciel bleu n'étaient pas au rendez-vous, mais l'instant magique fut tout de même immortalisé.

Le visiteur

Cette apparition d'un individu en vagabondage depuis probablement les colonies du cœur du Massif Central, correspond à une tendance d'erratisme exploratoire de l'espèce en cette saison à l'approche de l'été.

Bien qu' arrivé aux portes sud du Bas Berry, à quelques centaines de kilomètres de chez lui, cela demeure une rigolade pour Gyps fulvus de venir dire bonjour aux Lutins, certains de ses congénères étant capables d'aller visiter la pointe Bretagne ou encore les Pays Bas.

Vautour fauve, tu reviens quand tu veux!

Avec des copains si tu le souhaites.

Il n'y avait rien à manger pour toi aujourd'hui, mais si malheureusement un Lutin devait mourir à l'avenir, je suis certain qu'il serait honoré de t'offrir son corps, sur la colline, le meilleur endroit du domaine pour la halte d' un vautour....

En savoir plus sur les vautours:

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 18:13

Depuis l'acquisition du bâtiment il y a deux ans, débordé par les travaux d' installations des Lutins, j'avais un peu tardé à m'inquiéter d'aménager la grange pour mes amies les effraies qui voudraient bien passer par le lieu.

Cette espèce de chouette me rappela à l'ordre à l'automne. C'est en découvrant une, puis deux pelotes de réjection récentes que j'eus la preuve qu'un oiseau y venait la nuit. Pourtant le rapace nocturne n'a rien dans le bâtiment pour lui offrir 24heures sur 24 un peu de tranquillité pour s'y reposer... voire pouvoir nicher.

L'entrée pour "Dame blanche" en pignon.

L'entrée pour "Dame blanche" en pignon.

Ni une ni deux, au soir de cette découverte de fréquentation, dans l'urgence, un coffre aménagé et installé en conséquence trônait à l'entrée utilisée par l'oiseau, sans lui interdire totalement l'accès à la grange grâce à une hauteur conséquente de l'ouverture en muraille.

Crise du logement

Pris par mes occupations, j'avais presque oublié mon aménagement et ma visiteuse. Pourtant une semaine après cette installation, venant par hasard à la grange en après-midi, je découvris la chouette posée sur le nichoir.

Nous nous regardâmes longuement, réciproquement étonnés; puis dans son allure de vieille dame marchant les mains dans le dos, elle gagna tranquillement le pignon pour entrer dans le coffre.

Gagné!

En moins d'une semaine sans doute, l'effraie adopta ce nouvel appartement, preuve de crise du logement dans les environs ou de grande tentation devant si belle aubaine.

Depuis, plusieurs mois ont passé et je sais que ma locataire est fidèle au lieu.

Il n'y a plus qu'à espérer qu'elles seront deux au printemps pour envisager fonder famille.

Si tout se passe comme souhaité et que l'aménagement convient à la reproduction, le coffre fera une fin de carrière inattendue pour lui.

Sinon il me faudra envisager prendre du temps pour construire mieux et plus grand. Mais à mon avis, cette réponse d'installation en urgence devrait faire affaire.

Dans une vie antérieure et ailleurs, mon nichoir en grenier accueillit plus de vingt ans des effraies et devrait encore être opérationnel en cet instant j'imagine, si mes successeurs en mon chez moi du passé furent bienveillants.

J'apprécierais que ma vie soit à nouveau rythmée par celle de ce sympathique oiseau et sa famille.

Bien qu'espèce protégée qui, normalement, ne devrait plus finir crucifiée sur les portes de grange ou persécutée, la chouette effraie est une des premières victimes de la circulation routière, comme en témoignent les nombreuses dépouilles gisant sur le bas côté des routes et dont les ailes frémissent sous le souffle de la mort à chaque passage de véhicule.

Alors pour la bonne cause, un petit coup de pouce, "mettez" (aidez à ce qu'elle s'installe!) une effraie dans votre grenier ou votre grange...à condition de la laisser tranquille.

(il suffit de gérer ou interdire l'accès aux zones craignant salissures par installation adéquate, le nichoir pouvant donner sur l'extérieur uniquement si on le souhaite)

Un lien utile ci-dessous:

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:33

Je jette toujours un regard sur les cadavres de la faune que je peux trouver sur mon chemin.

C'est riche d'enseignement pour l'identification, définir la présence d'une espèce en un lieu, tenter de déterminer une cause extérieure à la mort.

Pour les oiseaux, un peu comme un enfant souhaite la fève dans une galette, j'espère toujours tomber sur un individu bagué. Découverte alors utile pour l'ornithologie et le suivi de certaines espèces. Perspective ensuite de rêver sur le périple et la page d'histoire de l'oiseau dévoilés, à partir des données que la bague d'identification révélera après être passée en revue dans les bases des programmes de baguage de France et d'ailleurs en Europe ou au-delà.

Aussi en apercevant au loin sur la prairie ce qui semble être une simple merlette morte, je fais l'effort d'aller y voir de plus près.

Mais non, aucune bague. De plus cette merlette est bien étrange et s'avère à ses pattes et son bec, ne pas en être une.

Je suis surpris de me trouver au-dessus du cadavre d'un petit échassier. La dépouille est bien vieille et en mauvais état. L'oiseau n'a été consommé que de l'intérieur par les asticots, il y a de nombreuses semaines. La décomposition, le soleil et la pluie des derniers jours rendent la réalité du plumage bien peu évidente.

Cependant, à la taille, aux caractéristiques du bec courbe et des pattes, etc..., il semble bien qu'il s'agisse d'un râle d'eau et même d'un jeune oiseau de 2015.

Petit échassier

Il est toujours étonnant de découvrir une espèce qu'on ne soupçonne pas passer par son jardin ou sa prairie. Il faut ce genre de découverte pour concrétiser le phénomène.

Bien que le faucon pèlerin, l'autour et l'épervier soient régulièrement dans le quartier depuis l'automne, il y a peu de chance qu'ils soient le prédateur de ce râle, tout comme un mammifère carnivore type renard, martre, fouine, putois ... En effet, il est peu probable que ces espèces sauvages aient abandonné ainsi leur proie après capture. De plus aucun signe de début de consommation sur la dépouille.

Par contre je note fractures des pattes indiquant bien une capture et des morsures. Ces restes se trouvent à une cinquantaine de mètres de la maison, sur le secteur où j'ai, comme par hasard, déjà trouvé restes de huppe et engoulevent, pour ne citer que les espèces les plus remarquables.

Migrateur nocturne, le râle s'est-il posé une nuit à la mare près de la maison ou tout simplement exténué où il put? Toujours est-il que je soupçonne fort, une fois de plus, un des sales matous d'amour de la maison de n'avoir pu résister à la tentation. Trop de coïncidences!!

Petite surprise que cette découverte, quand on sait le râle d'eau timide et discret, difficile d'observation dans les milieux humides riches en végétation de rive qu'il affectionne.

Dommage si celui-ci de râle a bien terminé comme je le pense. Peut-être que les sales minets d'amour ont tenu à me faire partager à leur manière leurs connaissances ornithologiques, celles qui, comme cet autre engoulevent, échappent à mon observation pendant la nuit???

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 12:34

Je ne peux concevoir vivre ou passer en un lieu sans désirer connaître le maximum de facettes de son environnement.

Dans cette nature, le plus souvent réduite à une forme domestiquée appelée campagne, il y a les discrets. Ceux qui s'activent plus particulièrement la nuit bien que pas forcément strictement nocturnes, mais qui ont appris en nos contrées, suite à des siècles et millénaires de rapports difficiles avec l'humanité, à se faire invisibles et ne s'activer vraiment que lorsque les activités humaines sont réduites....Je ne peux que les comprendre.

Si j'aime voir le monde animal qui entoure les Lutins, j'aime tout autant simplement savoir sa présence.

Savoir là diverses espèces enrichit mon univers, enrichit mon être. Les savoir là, alors qu'au quotidien je n'en ai saisi ni la silhouette ni aucune trace d'activité ou de passage, est peut-être plus fort encore que la rencontre, le vivant devenant fantasmé, son idée de présence enveloppant ma bulle intérieure.

Comme surgi du plus profond de mes rêves alors que Morphée m'enserre de ses bras au plus fort, un lièvre vit sa vie autour des Lutins.

Comme surgi du plus profond de mes rêves alors que Morphée m'enserre de ses bras au plus fort, un lièvre vit sa vie autour des Lutins.

Discrète et distante la faune?

Essentiellement quand elle est persécutée.

Il suffit d'observer son changement de comportement une fois la période principale de chasse passée, de la rencontrer au sein de réserves où elle s'est réconciliée avec l'Homme ou de la découvrir sur des îles lointaines où l'humain n'est qu'une curiosité pour elle, pour s'en convaincre.

Ou encore, il suffira de mesurer la distance de fuite d'un pigeon ramier ou d'une corneille dans un parc parisien, comparée à celle de ces mêmes oiseaux en pleine campagne pour prendre conscience à quel point les agressions humaines sur la faune peuvent modeler les comportements de celle-ci.

Nyx, déesse de la nuit, réserve bien des surprises discrètes autour des Lutins... à n'apprécier qu'entre initiés bien intentionnés.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 13:14

Au matin, en visitant le groupe des béliers, j'aperçois un chevreuil qui semble se chauffer couché au soleil au pied d'une haie.

La chevrette

Finalement, je réalise que c'est une femelle et qu'elle n'est pas dans le parc, mais de l'autre côté de la clôture.

La chevrette

Bien que cet ongulé apprécie insolation après une nuit fraîche, son comportement en cet endroit est quelque peu étrange.

La chevrette

La chevrette finit par se lever tout de même, inquiétée par ma présence et je m'aperçois alors qu'elle a trouvé moyen de se glisser entre l'ancienne basse clôture et la nouvelle plus haute installée pour accueillir les Lutins.

La chevrette

Je n'avais pas laissé d'espace entre les deux, justement attentif aux soucis que je pourrais poser à la faune par mes installations, mais la chasse, en ce jour férié de la veille, l'aura sans doute poussée à se précipiter en cet endroit improbable.

Elle s'est blessée aux deux pattes du côté gauche mais sans gravité apparente. Peut-être dans le piège des mailles en cherchant à s'extraire depuis longtemps.

La chevrette

Je n'ai que la solution de la rejoindre pour l'aider alors qu'elle pleure un peu dans l'angoisse.

La chevrette

Finalement l'affolement lui fait retrouver des forces qu'elle ne soupçonnait plus et elle réussit à progresser en la bonne direction.

La chevrette

Un dernier mouvement de panique salvateur et elle retrouve la liberté.

La chevrette

Elle ne demande pas son reste sous le regard interrogateur des vaches qui se demandent pourquoi cet empressement.

La voilà libre et vivante pour 48 heures encore au moins, avant que, ce week-end, la campagne ne résonne à nouveau des sons des canons.

Je m'imagine déjà au premier tir ce samedi, me demandant si ce ne sera pas ma belle aux yeux de biche à qui l'on viendra de ravir la vie...

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