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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 10:56
Un de plus

Un ancien combattant de plus chez les Lutins.

Le beau Myrmidon vient de perdre à son tour une corne.

Un de plus

Sur les huit mâles adultes actuellement présents, ils sont désormais quatre dans la catégorie "infirmes de guerre".

Mes béliers sont plutôt calmes et s'entendent bien, mais les quelques instants d'échauffement à l'occasion finissent sur le temps par créer points de faiblesse sur les cornes et un beau jour ...

Un de plus

Cette amputation ne change heureusement rien quant aux qualités de ce mâle, ni sur sa vigueur pour se reproduire l'automne prochain.

A maintenant 7 ans passés, il me faut me résoudre en effet à l'utiliser en reproduction, du fait que les années passent et que je n'en ai qu'une descendante à ce jour.

J'ai tardé jusque là car ayant bien d'autres programmes de reproduction chaque année, mais aussi parce que c'est un bélier blanc (bien qu' heureusement hétérozygote pour l'allèle Awt, Agouti white tan, dit "blanc").

Il faut bien reconnaître que si on possède déjà des brebis blanches, les béliers de cette coloration ne sont guère utiles tant ce type de toison génétiquement dominant risque de submerger un troupeau.

Il n'y a que sous l'angle qualités éventuelles à apporter ou apport de "sang" pour ouvrir le patrimoine génétique d'une troupe, que ce genre de bélier peut être utile malgré sa coloration.

C'est justement sur ces deux points que Myrmidon se trouve sélectionné pour transmettre ses gènes à l'automne prochain, sa coloration n'étant qu'un souci moindre puisqu'il est porteur de Non agouti noir. Selon les règles des probabilités, le risque qu'il transmette son habit blanc n'est que de 50%. Par ailleurs, il ne disposera pas de brebis blanches pour limiter les naissances blanches et surtout ne pas créer d'homozygotes pour l'allèle Awt, ce qui est préjudiciable pour l'avenir coloré d'un troupeau et bien moins intéressant pour la conservation de la diversité.

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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 12:08

Voilà les propos d'un vieux paysan voisin arrivant vers la fin supposée de sa vie.

Il entendait faire entendre ainsi, que ses heures glorieuses étaient derrière lui et que toute chose n'avait qu'un temps.

Je repensais à lui et à ses propos dernièrement, en découvrant la nouvelle allure de mon bélier Hobbit.

La version "être" de Hobbit.

La version "être" de Hobbit.

Après avoir perdu sa corne gauche il y a quelques années, avant-hier, je le découvrais sans corne droite non plus dorénavant.

La version "avoir été" de Hobbit.

La version "avoir été" de Hobbit.

Une version ancien combattant pour le reste de sa vie.

Une version ancien combattant pour le reste de sa vie.

C'est la première fois qu'un de mes béliers se voit ainsi amputé de ses deux cornes.

Hobbit n'est pas spécialement un teigneux, mais avec le temps, les chocs répétés aux mêmes points de contact sur son cornage adulte ont eu raison de l'une, puis de la seconde de ses cornes.

On ne peut pas être et avoir été ...

A ses côtés, son fils Flocon, en pleine jeunesse, ignore encore son "être" futur. Un jour à son tour, il pourra se vanter d' "avoir été".

Eux, comme nous, nous en sommes tous là (sans allusion spécialement aux cornes....🙂)

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 18:50

Non, ce n'est pas un nouvel arrivé chez les Lutins.

C'est un cliché libre d'accès sur le net que j'avais trouvé, il y a bien longtemps, je ne sais plus à quelle occasion.

Du rêve à la réflexion

Voilà le genre de cornage que l'on trouve chez le mouflon mâle occidental et qui, bien que d'autres en cette espèce puissent être plus imposants encore, laisse déjà en extase tant la beauté naturelle semble évidente.

Quelques Ouessant présentent parfois pâle copie de cette allure mais sans cette même belle envergure, ni cette bonne projection verticale (et arrière si on pouvait en voir le profil), ni la remarquable convergence mesurée … et de toute façon (malheureusement?) jamais la totalité de ces points. 

Verra-t-on un jour le Ouessant de type ancien retrouver par sélection cette allure de cornes ancestrale d'avant la domestication de son espèce?

Est-ce souhaitable de gommer certains caractères fruits de la domestication en la construction du Ouessantin?

Quelle sera l'allure de demain du bélier Ouessantin de type ancien, déjà pour la part de la population de ce type ovin rentrant à présent dans l'élaboration d'une race Ouessant?

Tout dépend de ce que les éleveurs du présent et du futur s'amuseront en faire ...

 

Du rêve à la réflexion

La domestication a favorisé bien des allures, comme ici tout à l'opposé du cliché précédent. Absence de projection verticale, pas de projection arrière à cause d'un très faible rayon d'enroulement, aucune envergure … sinon fausse envergure de par une vitalité de pousse tout de même au rendez-vous.

Ce Ouessantin n'est cependant pas des plus à plaindre face aux effets de la domestication, certains mâles ayant des cornes moins développées encore, voire absentes.

Tout comme il est impossible de connaître la multitude d'allures et de constructions, de tailles, de colorations du Ouessant insulaire au cours des temps et ne serait-ce que durant le dernier siècle précédent sa disparition sur son île, voilà quelques unes des interrogations du berger devant son troupeau quant au Ouessant continental du futur qui découlera de nos animaux actuels ...

(Ces interrogations se portent en fait sur l'animal en sa totalité et non seulement en rapport à la quête du trophée, les deux sexes confondus, la réflexion pouvant cibler la quête de retour vers une queue de taille réduite très primitive, la quête d'en faire une bête à laine améliorée sous l'effet de vogue grandissant de l'artisanat autour de sa toison, la quête aussi de l'animal gadget par la taille, la quête d'une construction calquée sur les canons de l'agronomie moderne, …. et bien d'autres aspects liés à la diversité d'usages et de désirs des éleveurs aux démarches multiples.

Bref! L'esprit voyage et s'interroge sur le Ouessant (les Ouessant) de 2119 …, à l'opposé de bien d'autres éleveurs, ne tirant aucun profit  personnellement de ce type ovin à aucun niveau que ce soit et n'étant guidé que par l'intérêt zoologique qu'il provoque en moi.)

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 17:27

Cela pousse, lentement mais sûrement, chez le petit Blop bien original.

Yin et yang

Le contraste de coloration de ses deux cornes s'accentue avec la pousse.

Yin et yang

Voilà assurément un sacré phénomène de bélier que je n'aurais jamais songé voir apparaître chez les Lutins!

Yin et yang

Il faut noter que la face arrière de cette corne noire est d'apparence plus claire, presque blanche, du fait que la marque de poils noirs se situe plus en avant du pivot.

J'ai hâte de découvrir l'allure de ce Ouessantin une fois adulte, en espérant que cet aspect persiste avec la pousse, pour un résultat du plus bel effet j'imagine. C'est déjà bien insolite ainsi.

A son second été.

A son second été.

Un joli signe distinctif!

Un joli signe distinctif!

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 09:46

Bi

La corne c'est du poil comme je dis souvent rapidement.

Plus précisément il s'agit de la même substance, la kératine, qui les constitue. Au niveau structure, la densité importante de poils agglomérés formant, selon les espèces, ongles, griffes, sabots ou onglons, "piquants" (hérisson), … cornes.

Bi

La coloration des cornes varie donc chez le Ouessantin, selon la coloration de la pilosité à la racine des cornes.

"Noire", plutôt sombre plus exactement, chez un Ouessant dit noir.

"Blanche", plutôt claire plus exactement, chez un Ouessant dit blanc.

Le type ovin Ouessantin a cependant la chance de posséder encore une assez large diversité de colorations de toison.

Cela entraîne, chez les béliers de ces diverses formes, une diversité de colorations du cornage.

Ainsi, chez les béliers "noirs" qui sont de plus homozygotes pour le gène "faded" qui décolore la toison et dans une moindre mesure les poils, les cornes sont dans les tons plutôt "grisâtres" plus ou moins clairs (ou foncés, comme on voudra).

Le bélier ci-dessus qui exprime cette coloration en est un exemple assez parlant.

J'ai souvent présenté cette forme et tenu ce discours explicatif.

Le petit plus en cet article est de montrer un phénomène intéressant. On note que les premières saisons de pousse, correspondant aux extrémités, ont construit une corne assez claire (à moins qu'elle se soit éclaircie? ...à étudier), alors que le dernier tronçon construit, le plus proche du crâne, est nettement plus foncé (parce que situé en partie vivante de la corne… à étudier là aussi).

Toute chose à une cause. Dans le cas présent, peut-on émettre l'hypothèse que le changement de milieu, donc, dont d'alimentation, a pu être en lien avec ce phénomène?

En effet, ce bélier issu d'un autre élevage est présent chez les Lutins depuis presque un an ...

Une nouvelle fois pour conclure, dire que élever des Ouessant c'est se pencher sur du vivant et ses phénomènes se vérifie, qu'il y a mille et une choses à observer, découvrir, comprendre …. dès qu' on est un peu curieux. 

Bi

Il n'est pas inutile de compiler données et clichés de chacun de ses Ouessant.

Après recherche, en comparant l'animal à ce qu'il était, ci-dessus, chez moi, en octobre dernier à son arrivée, on constate qu'il y a eu éclaircissement du cornage depuis l'automne, seule la partie de dernière pousse se montrant actuellement plus sombre. Evolution à suivre pour mieux cerner le phénomène ...

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 16:21

La corne c'est du poil, comme j'ai déjà pu l'écrire bien des fois à propos des onglons et des cornes.

L'original

La coloration des poils détermine celle de la corne matière, tout autant pour les sabots que pour le cornage.

Ainsi le bélier "blanc" ci-dessus possède cornes claires, mais la présence de quelques poils noirs en base de pivot crée cette raie sombre (noire) dans la corne. C'est assez courant.

L'original

 Rappelons d'abord que chez le Ouessantin seul le bélier possède véritablement des cornes.

Le cas de Blop, agneau mâle du printemps, est particulièrement insolite.

Cet agneau de coloration Agouti blanc bronzé (dite "blanche") est né avec une marque noire placée par le plus grand des hasards, juste sur le pivot droit de la future corne.

Ce genre de farce, marque noire sur un Ouessant blanc, tient au fait que la dominance génétique de l'Agouti blanc bronzé a faibli en une zone donnée, laissant apparaître la coloration noire de base cachée  ( car normalement dominée) que possède l'animal .

L'original

Ainsi ce à quoi je m'attendais se vérifie. Je ne savais pas à quel degré le phénomène s'exprimerait, mais comme on le voit, la composition de la corne droite du jeune est entièrement constituée de poils noirs.

Voilà un bélier présentant donc l'originalité de porter une corne sombre et l'autre claire.

Un tel phénomène mérite bien d'être observé sur la durée de la croissance de ce Ouessant, afin de vérifier si sur toute la construction de cette corne gadget se poursuivra dans le même sens de coloration.

Très intéressant! Ce qui ne m'empêche pas de sourire en songeant aux insomnies que cette situation provoquerait chez quelques éleveurs qui seraient contrariés en telle situation... 

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 16:26
Profil double

Mon bel Hobbit n'est plus aussi beau, bien que toujours intéressant pour mon troupeau.

Profil double

Il y a quelques semaines, il s'est cassé une corne. Un peu de désinfectant et le pouvoir réparateur du corps ont bien vite permis à la blessure d'être naturellement obturée. 

Profil double

La corne perdue possédait un point faible suite à des années de chocs entre mâles lors des retrouvailles après les accouplements. Lors du dernier retour, ce qui devait finir par arriver arriva. 

Profil double

Cet événement donne l'occasion de voir et mieux comprendre ce qu'est une corne. Une partie osseuse creuse, ici qui s'est vidée de sa matière vivante lors de la cassure, recouverte de la véritable corne (matière). 

La partie osseuse ne constitue qu'une base permettant solidité et lien avec le crâne mais ne se prolonge pas sur l'ensemble du cornage. Depuis cette base, la corne matière est nourrie et d'ailleurs irriguée par le sang, mais comme pour un ongle qui pousse, la matière cornée est "morte" sur une bonne partie en allant vers l'extrémité, le cornage poussant de la base et non depuis ses extrémités qui d'ailleurs s'usent.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 14:08

Le type ovin dit Mouton d'Ouessant (de type ancien) se caractérise, entre autres choses, par la présence de cornes chez le bélier, alors que les brebis sont mottes (absence de cornes).

Dernièrement une visiteuse exprimait son intérêt pour un article passé dans lequel je présentais les éléments de lecture de la construction d'un cornage grâce à différents schémas de ma création (que l'on retrouvera en lien en fin de cet article).

Les caractéristiques du cornage d'un bélier est une chose que tout un chacun est en mesure de comprendre avec un minimum d'observation.

Un nouveau bélier arrivé chez les Lutins et au cornage un peu particulier (bien que pas rare pour autant en sa forme) me donne l'occasion de revenir sur le sujet.

Cornu

Premier constat, ce bélier de trois ans passés, âge auquel la construction est quasi définitive, possède d'abord des cornes, de pousse assez conséquente. C'est déjà cela. En effet dans de rares cas, certains mâles s'avèrent mottes.

On peut noter une belle symétrie de cornes, chose qui n'est pas forcément au rendez-vous dans bien des cas.

On remarquera que l'épaisseur des cornes est moyenne, présentant une section à tendance triangulaire et que la corne présente un aspect annelé en surface de par des anneaux de croissance en relief bien nets (Certains cornages étant au contraire plutôt lisses en surface et de section plus ovale)

On voit nettement sur ce cliché que l'envergure du cornage est faible, ce dernier passant plus vers la base des oreilles que par leurs pointes.

Cornu

De profil on peut continuer à comprendre ce cornage.

On se rend compte que le rayon d'enroulement est très faible, amenant la corne à passer pratiquement contre l'arrière de l'oreille.

Aucune projection arrière de la pousse donc et pas de projection "verticale" non plus au-dessus du crâne, ce qui amène à une construction globale du cornage sous le sommet du crâne, le tout comme nous l'avons vu déjà s'enroulant très vite à proximité des joues.

La vitalité de pousse étant cependant correcte, la corne, dans ces schémas de construction décrits précédemment, n'a pas d'autre issue que de donner cette allure tire bouchonnée dans un profil dit "mérinisant" (proche de l'allure du mouton Mérinos). 

Ce type de cornage n'est pas particulièrement séduisant ni très recherché puisqu'il exprime les lourdes influences mutantes de siècles de domestication qui ont éloigné assez souvent les ovins d'un cornage plus naturel, plus primitif, à l'image de celui du mouflon, qui lorsqu'il n'est pas déficient là encore, présente épaisseur, envergure, projection verticale, grand rayon d'enroulement avec projection arrière… et ce qu'on occulte souvent, une certaine convergence des pointes.

Mais bon, une fois encore, un bélier ne se limite pas uniquement à un cornage et tout le reste peut s'avérer bien plus important.

Cependant si avec le "reste" se trouve associé un cornage bien primitif correct, cela n'en est que mieux …. mais cela ne court pas les prés, tant il y a d'éléments à prendre en considération dans le "reste" même quand le cornage est au rendez-vous.

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 18:20
Pas tous égaux

Le même âge pratiquement pour ces deux jeunes béliers du printemps, mais loin d'être égaux côté cornes, le premier n'étant pas motte pour autant mais étant appelé à posséder un très faible cornage.

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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 16:16
Tatoué

En cornage, les jolis "tatouages" naturels de Michoco à ce jour.

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