Temps hivernal depuis trois jours.
Vingt-quatre heures de pluie discontinue, puis chute des températures nocturnes autour de zéro, des journées à 3 à 5 degrés, 8 au mieux lors d'une éclaircie, voilà un programme météo de ces derniers jours qui met les agneaux à l'épreuve, même s'ils peuvent se mettre à l'abri et au sec si leur mère le décide.
La journée d'hier fut la pire, avec orages de grêle, grésil et neige qui blanchirent les prairies, les recouvrant d'une couche gélatineuse froide et humide bloquant l'eau en surface.
La grêle, la neige fondante, rien de pire pour coller aux toisons et les imbiber à une profondeur inhabituelle. Une catastrophe pour les agneaux qui possèdent une toison encore peu dense et qui chez le Ouessant présente un aspect non plus vraiment primitif à poils. Ce qui les rend plus vulnérables face à l'humidité.
Type même d'ovin d'herbage, le Ouessant s'en sort tout de même bien pour la catégorie d'agneaux les plus grands et les plus lourds, et aussi les plus âgés.
Mais le froid et l'humidité, d'autant plus s'ils perdurent, sont des facteurs sélectifs sur les plus jeunes ou /et les moins volumineux/lourds des agneaux. Ces derniers se refroidissant plus vite de par leur faible volume et la fragilité du bas âge.
Aussi, depuis trois nuits, le rôle du berger étant de veiller sur ses animaux, Granion ci-dessus, le plus petit agneau du moment (800g à la naissance) est enfermé à l'abri et au "chaud" avec sa mère afin de lui éviter une mort possible, lui permettre de récupérer de ses journées au plein air et lui éviter toute souffrance inutile dans cet épisode météo hivernal.
Cette nuit encore, la dernière?, il sera assuré de mon intervention protectrice.