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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 13:03

Qui passe par mon élevage est surpris par le nombre de béliers que je peux posséder et conserver sur l'année (une vingtaine au maximum).

Ce réflexe tient au fait que dans les esprits, dans la mesure où un mâle peut féconder trente à quarante brebis sur une saison de reproduction, il suffit de peu de béliers dans un troupeau, dans un élevage, pour assurer une descendance.

Oui, mais dès que l'on élève dans une démarche de conservation, de sélection et que l'on mène en parallèle de nombreux programmes d'élevage, cela nécessite toute une banque génétique de béliers (idem côté brebis d'ailleurs) aux utilités et intérêts divers, d'autant que trois années sont nécessaires, au-delà de la considération du génotype, pour découvrir le morphotype final de chaque animal. 

Ainsi le groupe des mâles est effectivement une banque génétique offrant de multiples possibilités, mais comprend également des animaux en observation de croissance et de construction, un certain nombre de retraités finissant leur vie ... et enfin des béliers "roue de secours" en cas de pépin chez les favoris.

Bélier Y

Bélier Y

Bélier Z

Bélier Z

Voici deux béliers "roue de secours". Des mâles qui, si besoin était, sont à même de permettre d'avancer en attente de mieux.

Le premier (Y) est un mâle d'un an et demi. Le second (Z) est né au printemps.

Ils sont de même génotype couleur

Sur ce point, ils ont exactement le même intérêt pour l'élevage.

Pourtant, au niveau du morphotype, le premier (Y) ( sans considérer son année de maturité supplémentaire), avec son cornage correct, se montre plus séduisant que le second (Z) qui s'avère presque motte (presque sans cornage, ce dernier étant atrophié et sans avenir de croissance).

Pourtant encore, au niveau du génotype dans son ensemble (en particulier le patrimoine des ascendants ), le second (Z) est bien plus précieux et utile que le premier (Y).

Si donc s'imposait l'emploi d'une de ces deux "roues de secours", le choix serait délicat.

Il faudrait trancher entre un "contenant" séduisant mais au "contenu" présentant peu d'intérêt, et "un contenant" décevant mais au "contenu" des plus précieux en termes de souches et de sauvegarde.

Dans 99% des cas, les éleveurs fonctionnent en rapport à l'apparence puisque leur quête va vers un Ouessant séduisant et le premier mâle aurait inévitablement leur faveur. Voilà une déclinaison de plus de mon fameux "l'habit ne fait pas le Ouessant", car en effet la partie visible de l'iceberg est bien moins importante que sa partie cachée, et il serait plus judicieux, dans le sens de la sauvegarde, d'utiliser le second, quitte à devoir considérer un temps une régression possible du cornage en descendance. 

Néanmoins, j'espère n'avoir à utiliser ni l'un ni l'autre de ces mâles, portant mon espoir sur une ou des naissances mâles 2018 qui rassembleraient les points forts de Y comme de Z.

Si tel n'était pas le cas, aussi surprenant que cela puisse paraître, je me retrouverais contraint d'utiliser par la suite le modeste mâle Z ....

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