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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 09:11
Réjouissant

Chez le Ouessantin mâle de coloration Agouti blanc bronzé (dit communément "blanc"), la construction d'un cornage à l'image de ceux des plus réussis de ses "frères" noirs (Non agouti de couleur de base noire) est relativement rare (hormis en souches néerlandaises ou sous cette influence) et donc réjouissante lorsqu'elle se dessine en ce sens dans nos souches "bretonnisantes".

Réjouissant

En effet, l'expression d'un gène transmis (des gènes, pour ce qui concerne l'allure d'une corne) se fait à l'intérieur d'un "paysage" génétique vaste, sans compter que pour un gène donné d'autres caractères peuvent s'y trouver associés.

Le Ouessant n'avait jamais été une race en soi, mais un type ovin, représentant de cette ancienne population géographique soumise à l'occasion au cours de son histoire (tout autant insulaire qu'ensuite continentale) à diverses influences connues et reconnues (mais en toute logique également inconnues, d'autant quand on se perd dans un passé insulaire lointain ou dans la complexe aventure continentale qui perdure).  Sans compter à présent les multitudes de micro-populations que représentent les milliers d'élevages du Ouessant en France et en Europe, de par ces facteurs et en particulier les divers métissages avec des animaux blancs issus d'autres populations ovines (pour se limiter à cette coloration qui nous intéresse ici), on observe une très large expression des morphotypes chez le mouton d'Ouessant de type ancien. Cette grande diversité de morphologies peut surprendre, voire dans certains cas faire douter (à tort) d'une réelle même appartenance de certains animaux à cette identité génétique ovine ouessantine.

Ainsi dans les formes blanches du Ouessantin, on rencontre assez souvent des cornages de construction plutôt "mérinisante" (tendant vers l'image du mérinos, mais heureusement améliorée vers un profil plus archaïque) , c'est à dire sans beaucoup d'envergure, à rayon d'enroulement faible pouvant conduire, d'autant plus si la pousse de corne est importante, à une allure "tire-bouchonnée" à l'âge adulte. 

Réjouissant

Ce n'est pas le cas chez ce jeune 2017 des Lutins, Granion. Tout au contraire: bonne envergure, rayon de courbure large … Belle expression de pousse qui ne fera que s'amplifier d'ici l'âge de trois ans et plus. Restera à en découvrir alors l'épaisseur ou encore le profil de la section.

Bien qu'il s'exprime des béliers blancs avec cette forme de cornage, de temps à autre dans mon troupeau, le phénomène y étant plutôt rare, c'est toujours réjouissant pour moi de découvrir un de mes animaux blancs évoluant en cette qualité de cornes .

Réjouissant

En forme blanche, cette année encore, cet agneau, Placo, exprime une pousse de cornes qui devrait être remarquable et lui donner un cornage d'exception pour un Ouessant blanc.

Pour ce jeune qui me quitte, je ne manquerai pas d'en demander des nouvelles en photos à son nouvel éleveur, tout au long de sa croissance.

Réjouissant

Justement, de Popcorn, un autre Lutin 2017 parti également sous d'autres cieux, j'avais reçu quelques nouvelles en photos de la part de son nouvel éleveur. Ce demi-frère de Placo, ici durant son premier hiver, montre une belle qualité de cornage (pour un Ouessant blanc) similaire à celle des animaux précédents.

Le fait de pratiquer une reproduction calculée dans mon cheptel et de tenir généalogies longues pour chacun de mes Ouessant me permettent de comprendre ou du moins suspecter, en particulier, l'influence de mon bélier Hobbit (de forme noire lui!), en terme de construction de ce type de cornage chez certains de ses descendants mâles pourtant de forme blanche. 

Cet aspect des choses est toujours intéressant pour qui cherche à comprendre ses animaux.

Néanmoins, comme toujours, je terminerai cet article en faisant tout de même remarquer que quelle que soit sa coloration, un Ouessantin ne se résume pas uniquement à un cornage, aussi séduisant soit-il.

J'essaie souvent d'être bref dans ces colonnes sans toujours y réussir, afin de ne pas trop lasser, passant ainsi sous silence certains détails dans l'écrit qui pourraient avoir leur importance (ce que certains visiteurs  pourraient me reprocher).

Mais en forme de prolongement en ce discours, j'espère amener une fois de plus à réflexion sur l'importance du brassage génétique entre les diverses formes de coloration dans la population Ouessant de type ancien actuelle ( sauf programme d'élevage ponctuel spécifique), l'identité génétique du Ouessant devant être UNE... Ce à quoi ne contribue pas la ségrégation systématique par coloration en reproduction (principe communément pratiqué quand je découvrais ce type ovin en 95 et malheureusement encore d'actualité, comme je le constate parfois, bien que de façon moindre, les esprits se fermant moins à la réflexion....) 

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commentaires

L
C'est toujours un plaisir de lire tes commentaires. Ils sont si ouverts par rapport à l'étroitesse d'esprit de certains tenants du savoir !!!
D
merci!... et toujours un plaisir de lire les tiens...