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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 14:08

Le type ovin dit Mouton d'Ouessant (de type ancien) se caractérise, entre autres choses, par la présence de cornes chez le bélier, alors que les brebis sont mottes (absence de cornes).

Dernièrement une visiteuse exprimait son intérêt pour un article passé dans lequel je présentais les éléments de lecture de la construction d'un cornage grâce à différents schémas de ma création (que l'on retrouvera en lien en fin de cet article).

Les caractéristiques du cornage d'un bélier est une chose que tout un chacun est en mesure de comprendre avec un minimum d'observation.

Un nouveau bélier arrivé chez les Lutins et au cornage un peu particulier (bien que pas rare pour autant en sa forme) me donne l'occasion de revenir sur le sujet.

Cornu

Premier constat, ce bélier de trois ans passés, âge auquel la construction est quasi définitive, possède d'abord des cornes, de pousse assez conséquente. C'est déjà cela. En effet dans de rares cas, certains mâles s'avèrent mottes.

On peut noter une belle symétrie de cornes, chose qui n'est pas forcément au rendez-vous dans bien des cas.

On remarquera que l'épaisseur des cornes est moyenne, présentant une section à tendance triangulaire et que la corne présente un aspect annelé en surface de par des anneaux de croissance en relief bien nets (Certains cornages étant au contraire plutôt lisses en surface et de section plus ovale)

On voit nettement sur ce cliché que l'envergure du cornage est faible, ce dernier passant plus vers la base des oreilles que par leurs pointes.

Cornu

De profil on peut continuer à comprendre ce cornage.

On se rend compte que le rayon d'enroulement est très faible, amenant la corne à passer pratiquement contre l'arrière de l'oreille.

Aucune projection arrière de la pousse donc et pas de projection "verticale" non plus au-dessus du crâne, ce qui amène à une construction globale du cornage sous le sommet du crâne, le tout comme nous l'avons vu déjà s'enroulant très vite à proximité des joues.

La vitalité de pousse étant cependant correcte, la corne, dans ces schémas de construction décrits précédemment, n'a pas d'autre issue que de donner cette allure tire bouchonnée dans un profil dit "mérinisant" (proche de l'allure du mouton Mérinos). 

Ce type de cornage n'est pas particulièrement séduisant ni très recherché puisqu'il exprime les lourdes influences mutantes de siècles de domestication qui ont éloigné assez souvent les ovins d'un cornage plus naturel, plus primitif, à l'image de celui du mouflon, qui lorsqu'il n'est pas déficient là encore, présente épaisseur, envergure, projection verticale, grand rayon d'enroulement avec projection arrière… et ce qu'on occulte souvent, une certaine convergence des pointes.

Mais bon, une fois encore, un bélier ne se limite pas uniquement à un cornage et tout le reste peut s'avérer bien plus important.

Cependant si avec le "reste" se trouve associé un cornage bien primitif correct, cela n'en est que mieux …. mais cela ne court pas les prés, tant il y a d'éléments à prendre en considération dans le "reste" même quand le cornage est au rendez-vous.

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commentaires

L
Effectivement, le cornage est " serré " à la base.. Mais quelle belle couleur...
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D
Le fameux "brun"... mutation récessive de l'eumélanine "noire"