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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 11:18

Heureusement, l'agneau à biberonner est une chose rare chez les Lutins.

Heureusement, car cela demande de la disponibilité et impose des contraintes durant trois mois.

Heureusement, car cela indique une troupe pour laquelle ce genre de nécessité est rare. C'est seulement le cinquième agneau-biberon chez les Lutins, en 23 ans d'élevage et des centaines de Ouessant élevés.

Le fiston

Depuis une semaine, tout va bien pour Frimas qui a perdu sa mère.

Comme on le voit, sa vie est tranquille à la maison, durant les périodes où il s'y trouve.

Que ce soit en petit orphelin solitaire ...

Le fiston

… ou accompagné ...

Plaisir de la proximité animale pour lui, substitut également de mère, sans compter que cette machine à vous nettoyer l'entrée tout autant que la sortie est bien efficace.

Merveilleux joujou pour l'autre.

Le fiston

Il n'y a que le soir pour un dernier biberon, puis les genoux de son "père de lait" avant de regagner son carton pour la nuit, que Frimas retrouve la maison, n'hésitant pas à arriver par ses propres moyens quand l'heure approche.

Le fiston

Sinon, dès le lever, Frimas retrouve le troupeau, alternant repos et jeux avec copains ou encore avec découverte du vaste monde sans s'éloigner de ses semblables. Il y a toujours une brebis ou une autre, avec ou sans rejeton, autour de qui vivre en satellite, n'ayant qu'à attendre les biberons livrés régulièrement par le berger. 

Si, comme pour d'autres une première entrée en maternelle ou un premier départ en colo peuvent être difficiles, les premiers stages en immersion troupeau ne se sont pas faits sans pleurs pour Frimas. Mais aussi petit soit le cerveau d'un agneau, il imprime vite et il n'est question que d'un jour ou deux émaillés par quelques angoisses pour le jeune, rassuré tout de même par des visites de "popa" (ne pouvant nous téléphoner) .

Les habitudes sont prises et à présent les journées entières se passent dans les prés. La prochaine étape consistera à passer également ses nuits avec le troupeau. Dès la fin de semaine?Frimas sera alors âgé de quinze jours et plus costaud. Mais seulement si la météo permet de l'envisager sans grosses inquiétudes.

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commentaires

T
Hello Dominique,

J'aime beaucoup le titre adopté pour ton article concernant Frimas... Je considère, sans peur du ridicule, que mes Ouessant sont mes enfants... Moi qui n'en ai pas eu... j'ai tous les ans, par procuration, une ribambelle de mioches de toutes les couleurs... et à chaque naissance, j'ai un pincement au cœur... mes petits moutons me procurent des joies, des peines... Je ne suis pas devenu un passionné des Ouessant pour rien et je ne suis jamais indifférent à ce qu'ils sont... leur existence m'est chère et compte plus que beaucoup d'autres choses dans ma vie. Bien avant d'avoir des Ouessant, j'ai eu durant une quinzaine d'années des moutons de race bouchère, que j'appréciais... mais, avec lesquels je n'ai jamais entretenu des rapports de proximité tels que ceux que je peux avoir avec ma troupe ouessantine!!!
Chez nous également les agneaux biberonneux, bien plus nombreux, sont conservés minimum quinze jours à la maison et déambulent au milieu des chats, en toute aisance... ils sont, ici, chez eux. Le bonheur n'est pas que dans le pré...
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D
Salut thomas,
Je comprends l'attachement pour tes animaux. Comme je dis toujours, les animaux (je pourrais rajouter, les enfants aussi, au risque de ne pas me faire forcément des amis ...) si on en a, c'est pour s'en occuper et faire le maximum pour eux, sinon autant ne pas en avoir.
Mon titre est cependant du second degré, forcément tu me diras, car je n'y vois pas enfant de substitution. Ce qui m'anime c'est la nécessité de faire ce qu'il faut pour mes animaux, pour ces êtres qui font partie de ma famille élargie et qui partagent d'un point de vue évolutif grande part de bagage commun au mien, sans compter qu'ils dépendent en grande partie de ce que je fais ou pas pour eux, de la vie que je leur procure. D'ailleurs je suis toujours captivé par la communion, la communication, qui peuvent s'installer entre mon espèce et les autres espèces animales, dès lors qu'on fait un pas vers elles sans les reléguer à de la simple matière, simple outil ou simple objet de rente, en particulier pour les espèces domestiques qui nous sont les plus proches et qui sont aptes à s'intégrer aisément à notre monde si on s'autorise à être soi-même de bonne compagnie pour elles. Communiquer et se comprendre mutuellement avec ses animaux a un côté magique qui vaut toute rencontre du troisième type ...
Le bonheur du pré déborde parfois effectivement très largement dans notre espace plus privé... Bons biberons! (à tes agneaux j'entends...et paterne bien!)
M
ce petit Frimas devient plus costaud, ça se voit et on craque en voyant son ange gardien, votre jeune chien Blo on le reconnait à ses grandes et belles oreilles et à son regard infiniment doux, bon ; le voilà gardien d'un petit orphelin. On n'ose pas demander dans quel état de fatigue doit se trouver le père nourricier et ses nombreux biberons à donner : vous garderez Frimas ? il a déjà été orphelin de mère, il va s'attacher à vous, il va s'attacher à votre chien, Frimas mérite de vivre sa vie entière avec vous. Il va faire encore froid la nuit pour qu'il la passe dehors avec le troupeau ; si petit, si tendre, et sans maman la nuit pour se réfugier dans son doux et chaud manteau de laine. En voyant les autres nouveaux nés il doit bien comprendre que lui est privé de mère. IL ne reste plus qu'au père de lait à bercer son agneau en lui chantant "et rond et rond petit patapon" mais chut, je suis certain qu'il le fait déjà sans nous le dire car son enfant a l'air rassuré, se tient bien debout, prend ses marques. Lire de jolies nouvelles fait plaisir, car le pauvre petit Frimas, quand il a perdu sa mère, n'était pas bien gros mais votre chien assure, rassure, il doit être heureux de protéger, rassurer lui aussi : il est magnifique votre Blo et qu'est ce qu'il a grandi et en beauté. Son regard est magnifique. Félicitations.
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D
Evidemment, pour lui s'impose une vie définitive chez les Lutins, l'attachement réciproque ne pouvant laisser envisager séparation qui rimerait avec abandon même si une fois adulte, en bon bélier, Frimas aura d'autres préoccupations et autre attitude...
D
Merci Marie christine, oui tout va bien et Frimas se porte bien. Comme vous dîtes, il perçoit bien qu'il n'est pas comme les autres. Cela demeure un agneau orphelin au sein du troupeau. Il y vit bien, fait de bonnes parties de cavalcades le soir avec la marmaille, les fils et filles à papa et à maman... mais n'en demeure pas moins orphelin. Les petits contacts avec moi, au sens physique du terme, en journée lui procurent un peu de pommade mentale. Cet après-midi il est venu demander un peu de présence, m'obligeant à une sieste forcée, lui dans mes bras. Vous voyez à quel point la situation peut être fatigante .... (sourire)