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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 07:36

Dans l'article précédent, proposant un lien,

(http://ouessant-mouton.over-blog.com/2020/11/quand-les-mathematiques-rejoignent-le-simple-bon-sens.html) ,

je faisais une parenthèse dans laquelle j'écrivais "bien que ...".

Peut-être ce "bien que" semble-t-il mystérieux?

Dans mon esprit, je faisais allusion au problème suivant que pose l'élevage de moutons d'Ouessant (et plus largement tout élevage). Problème que soulève Laurent par sa question dans son dernier commentaire (suivi de ma réponse d'alors) et pour lequel je vais expliquer pourquoi je m'autorisais faire rapprochement avec le sujet de la vidéo en lien.

Commentaire d'origine - Laurent
Quelle belle réussite que l’association du troupeau de Ouessant et des mini chèvres
en revanche j’ai une question
combien d’hectares faut-il
Et partager en combien d’espace pour faire une rotation
Merci heureux de vous avoir retrouvé
il n'y a pas de règle précise. La surface en herbe dépend du nombre d'animaux, de la qualité de la prairie.... et de la météo habituelle (pluie en particulier). Une chose est certaine, il vaut mieux être en sous pâturage permanent... que en surpâturage permanent (tout autant pour les animaux;, la prairie et l 'éleveur qui se devra complémenter d'autant plus et qui risque soucis sanitaires)
Quelle surface de prairie pour un mouton d' Ouessant?

Quelle surface de prairie pour un mouton d' Ouessant?

La production végétale d'un lieu donné variant au fil des mois (et des années parfois), il faut considérer la problématique sous deux angles. Celui d'une pratique d'élevage tendant vers une forme naturelle, sans ou avec peu d'apports d'aliments de l'extérieur, ou bien celui impliquant apports extérieurs, l'espace réservé aux Ouessant ne devenant plus qu'un lieu de nourrissage sans autres considérations ( ce qui à l'extrême rejoindrait la pratique du hors sol des élevages intensifs de certaines espèces, tout en restant en plein air si on peut dire).e

La production végétale d'un lieu donné variant au fil des mois (et des années parfois), il faut considérer la problématique sous deux angles. Celui d'une pratique d'élevage tendant vers une forme naturelle, sans ou avec peu d'apports d'aliments de l'extérieur, ou bien celui impliquant apports extérieurs, l'espace réservé aux Ouessant ne devenant plus qu'un lieu de nourrissage sans autres considérations ( ce qui à l'extrême rejoindrait la pratique du hors sol des élevages intensifs de certaines espèces, tout en restant en plein air si on peut dire).e

Face aux problèmes environnementaux que pose la prolifération humaine et son comportement, tout autant pour sa propre espèce que pour l'ensemble du vivant sur la planète, j'ai habitude de dire à qui veut bien comprendre, que "tout éleveur (de moutons d'Ouessant y compris) sait que pour une surface donnée, il ne peut s'autoriser à n'avoir qu'un nombre limité d'animaux" (au risque de détruire sa prairie et l'écosystème qu'elle représente, et au final devoir sauver ses animaux de la famine et de la mort en introduisant ressources de l'extérieur)...

Ma formule sous entend que, malheureusement, ce n'est aucunement ce que fait l'humanité, ni pour l'intérêt de sa propre population, ni pour celui de "sa prairie" La Terre. Ainsi évidemment, comme l'exprime en conclusion la dernière vidéo proposée en lien, vouloir croître indéfiniment dans un espace fini ne peut qu' aboutir à se heurter à un mur ... 

C'est également à ce phénomène que se heurte l'éleveur de moutons d'Ouessant en reproduction, se devant gérer sa population ovine et la pression qu'elle exerce sur son milieu, ne pouvant laisser croître indéfiniment son cheptel.

D'où mon énigmatique parenthèse avec un "bien que..." ...

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commentaires

A
Bonjour,
Vision ô combien partagée... Mais pour ma part, je n'aime pas particulièrement évoquer une limitation, tant par l'aspect négatif et potentiellement subit.
Pourquoi ne pas évoquer l'adaptabilité et le bon sens...? Tenter de penser différemment pour impacter de façon modérée notre espace. Au lieu de se limiter, essayer de trouver un certain équilibre. Avant de me décider à adopter mes trois premiers moutons, j'ai passé du temps dans la prairie qui était mienne et je l’ai « rencontré » : j'ai regardé l'herbe pousser. Cela peut sembler bête, mais j'ai réussi à identifier les endroits fragiles, les zones de pousses, les touffes d'herbes plus nutritives que d'autres, les endroits à surveiller... J'ai essayé de me projeter pour savoir ce que je ne voulais pas: une jungle non entretenue, une terre brûlée, rasée, piétinée et crottée, ce que j'ai pu constater ailleurs. Et surtout que la prairie garde son aspect de pâture. Commencer petit, avec quelques bêtes... bien surveiller leur santé et ne jamais oublier de regarder l'herbe pousser... Je suis convaincue que le secret réside dans la qualité et la pousse de l'herbe. De cette observation se fait les choix. Et malgré les tentations, je tente de ne pas procéder inversement. Et c’est parfois pas évident !
Nos moutons sont de passage, tout comme nous. Si nous pouvons avoir la sagesse d'entretenir pour donner et de ne pas détruire, notre impact sur notre environnement se réduit naturellement. Participer à l'entretien d'un paysage, d'un écosystème, quel que soit son échelle, nécessite efforts et abnégation. Chaque petit déséquilibre que nous générons compte. Hier, aujourd'hui, demain. Sur l'infiniment petit, jusqu'au delà du grand... A travers nos choix, nos petits moutons, nos prairies, la définition notre et nos intérêts communs.
Que c’est dur d’être raisonnable et raisonnée ! :)
Merci de cette ouverture qui élargit le champ de nos prairies.
Aurélie.
Répondre
D
il faut lire: "Aussi au-dessus de 15 cm...", ainsi que: " je ne jette pas la pierre..."
D
Bonjour Aurélie
Joli discours car jolie approche. Oui le bon sens devrait permettre d'être raisonnable et trouver un équilibre. Cependant pour trouver cet équilibre il faut nécessairement se limiter.
Si on met de côté l'aspect aventure humaine et de la planète pour revenir à nos moutons et leur prairie, on ne peut en accueillir qu'un certain nombre sur un espace donné. De façon très pragmatique, la hauteur de l'herbe ne devrait pas descendre sous 5 cm, tout autant dans l'intérêt des moutons que pour préserver la végétation et le sol. L'idéal se situe même entre 5 et 15 cm. Aussi de 15 cm, on considère qu'il y a perte de rendement de par le piétinement et la perte de matière. Ce dernier point des plus de 15 cm n'est cependant pas un souci pour moi car élever des Ouessant n'entre pas dans une démarche de rendement et de profit, du moins pour moi (pour les autres, je l'espère). Au contraire, il m'importe plus d'avoir une prairie qui soit un écosystème avec sa panoplie de grillons, criquets, mantes religieuses et autres bestioles. Donc effectivement il faut progressivement trouver le bon équilibre, ce qui s'impose plus encore dès qu'on fait reproduire ses moutons, ce qui impose d'en sortir à un moment ou un autre de l'espace qui leur est réservé.
Certes on voit plus souvent des Ouessant sur un espace surpâturé que l'inverse (quand ils disposent de quoi brouter), je ne jette car j'ai connu cette étape dans l'aventure de l'élevage des Lutins ... ce qui m'a amené à devoir changer de cieux pour mener à bien mes travaux d'études et sélection, et procurer de meilleures conditions de vie à mes moutons tout en satisfaisant mon approche des choses. C'est bien pour cela qu'à présent j'ai défini dans ma situation nouvelle un maximum de 120 ruminants sur mon domaine, pour ne pas retomber dans la spirale du croître indéfiniment dans un espace fini.
Comme vous dîtes c'est difficile d'être raisonnable et moi même pense devoir à l'avenir devoir prévoir des saisons proches de zéro agneau pour garantir ce fameux équilibre, d'autant que l'avenir des animaux surnuméraires se pose toujours, un bel avenir pour eux quand nous les cédons n'étant pas forcément garanti malgré parfois les apparences...
Merci pour votre riche réflexion en votre commentaire!