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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 13:22

Il y a parfois confusions sur ce terme concernant l'origine d'un Ouessant.

L'origine véritable doit revenir au naisseur, c'est à dire l'élevage où il est né et non au propriétaire précédent avant qu'il soit introduit en son propre élevage. 

En effet, certains animaux peuvent passer entre les mains de cinq ou six  propriétaires au cours de leur vie (voire plus), en particulier pour les béliers. S'il n'y a pas de suivi précis de toutes ces étapes, pas de connaissance précise de l'histoire de l'animal, on s'y perd et parfois il y a conclusions hâtives loin de la réalité.

Bélier Ouessant affiché parfois à tort par certains comme d'origine Lutins, alors qu'acheté à une éleveuse du Cher qui l'a fait naître à partir de parents qu'elle disait allemands mais en fait nés aux Pays Bas. Ce bélier a connu deux propriétaires ensuite après moi.

Bélier Ouessant affiché parfois à tort par certains comme d'origine Lutins, alors qu'acheté à une éleveuse du Cher qui l'a fait naître à partir de parents qu'elle disait allemands mais en fait nés aux Pays Bas. Ce bélier a connu deux propriétaires ensuite après moi.

On pourrait penser que, théoriquement, lorsque les animaux portent une identité (ce qui concerne par ailleurs assez peu de Ouessant), on peut s'y référer et retrouver avec précision le naisseur. Théoriquement oui, on dira le plus souvent, mais il ne faut pas exclure manipulations toujours possibles à ce sujet pour une raison ou une autre, n'allant pas forcément dans le sens d'une quelconque tricherie.

A titre d'exemple, lors du passage obligatoire à l'identification électronique de mon troupeau, normalement la législation prévoyait que ces boucles électroniques reprennent pour chaque animal sa numérotation précédente. Mon administration ne s'est pas ennuyée et pour simplifier m'a demandé de reboucler tout le monde avec la nouvelle numérotation électronique fournie. Tous les Lutins du moment se sont donc retrouvés entamer administrativement une seconde vie avec une nouvelle identité, faisant évaporer toute la traçabilité antérieure. Tout cela m'a bien fait sourire, puisque dans le même temps on nous demande rigueur à notre niveau pour cette fameuse traçabilité. Dans cette opération, il n'y a pas eu rigueur de l'administration qui ne montrait pas l'exemple, c'est le moins qu'on puisse dire. Bref la rigueur semble être à géométrie variable selon les besoins de ceux qui nous l'imposent.

Prunelle des Lutins, née sous le matricule 150 022 90012, par un coup de baguette magique administrative, est à présent identifiée sous 227484 61041 ...

Prunelle des Lutins, née sous le matricule 150 022 90012, par un coup de baguette magique administrative, est à présent identifiée sous 227484 61041 ...

Pour revenir à l'origine d'un animal...

L'identité faisant référence au naisseur, il ne faut pas forcément conclure pour autant que l'animal né chez tel éleveur correspond au fruit de son travail, à sa souche. En effet l'animal en question peut correspondre à une naissance chez l'éleveur obtenue à partir d'une brebis extérieure introduite gestante en son élevage. Dans ce cas, l'origine papier ou boucle ne correspond donc pas pour autant à l'origine troupeau réelle. Que penser également de la naissance obtenue chez un éleveur à partir de deux parents extérieurs introduits en son élevage? Sur le papier, sur la boucle, l'origine numérotation ne correspond pas alors à l'origine "sang" réelle...

On comprend ainsi que derrière le mot origine comme celui de naisseur, il y a quelques subtilités à considérer pour rétablir une certaine vérité, en ne confondant pas origine "naisseur" et origine "sang" qui ne se superposent pas de façon systématique. 

Jeune bélier né chez les Lutins, j'en deviens le naisseur, éleveur d'origine. Pourtant cet animal était né de deux parents non Lutins introduits dans mon troupeau.

Jeune bélier né chez les Lutins, j'en deviens le naisseur, éleveur d'origine. Pourtant cet animal était né de deux parents non Lutins introduits dans mon troupeau.

Souvent, dans l'élevage, associé à cette aventure humaine, le Ouessant se trouve porter un nom. C'est plus sympathique et plus facile de désigner l'animal ainsi que par son numéro. Cela tout autant pour soi que lorsqu'on parle entre éleveurs pour désigner un Ouessant précis.

Mais, là encore, attention! Il convient de rajouter l'affixe de l'élevage pour être précis, comme Vienetta des Lutins par exemple. En effet, depuis ma Vienetta et bien d'autres, de nombreux animaux ont été baptisés ainsi en d'autres élevages. De la même façon qu'il m'est arrivé de donner un nom à une de mes naissances et m'apercevoir par la suite qu'un autre Ouessant avait été baptisé à l'identique, en un autre élevage, avant que je le fasse pour le mien. 

Châtaigne... des Lutins, à préciser, d'autres Châtaigne étant nées chez d'autres depuis.

Châtaigne... des Lutins, à préciser, d'autres Châtaigne étant nées chez d'autres depuis.

L'idéal semblerait donc d'apporter le plus de précisions possibles pour identifier un mouton d'Ouessant. Par sa numérotation de naissance et son nom d'usage associé.

 

Farine des Lutins est également la FR 227484 81024.

Farine des Lutins est également la FR 227484 81024.

Pour aller plus loin, il est intéressant et plus rigoureux encore d'identifier en plus un Ouessant par sa généalogie. Ce qui va exclure les confusions.

Le plus important est de se référer aux parents et grands parents, mais pouvoir aller plus loin est intéressant, permettant d'en savoir toujours plus et découvrir les parentés éventuelles, même lointaines, avec d'autres animaux connus ou possédés.

Depuis 25 ans d'élevage, les Ouessant des Lutins actuels possèdent, dans les deux branches parentales, généalogies parmi les plus longues, d'autant que pour certains branches il est possible de remonter bien au-delà grâce à de rares éleveurs d'alors qui ne laissaient pas leurs animaux s'accoupler au hasard.

Depuis 25 ans d'élevage, les Ouessant des Lutins actuels possèdent, dans les deux branches parentales, généalogies parmi les plus longues, d'autant que pour certains branches il est possible de remonter bien au-delà grâce à de rares éleveurs d'alors qui ne laissaient pas leurs animaux s'accoupler au hasard.

Tout cela ne demande pas un réel effort pour l'éleveur quand il est ne serait-ce qu'un minimum intéressé, même sans être forcément passionné. Par contre cela exige de la rigueur car il est vite arrivé de construire en fait du faux sur du affiché vrai.

Il importe que l'éleveur soit en mesure d'attribuer la bonne maternité et la bonne paternité pour chaque naissance et qu'il puisse continuer à identifier chacune durant sa croissance jusqu'à la fameuse identification auriculaire électronique (et obligatoire). Face à un trop grand nombre de petits ou faute de capacités d'observation fiables, certains éleveurs mettent aux agneaux boucles provisoires ou colliers.

Agnelle blanche qui, avec une autre noire, fait exemple d'un cas de permutation d'agneaux à la naissance, les mères ayant agnelé proches l'une de l'autre dans le même temps. Dans ce cas, la supercherie put être décelée grâce à la coloration et les lois de la génétique en rapport aux reproducteurs. L'ordre fut rétabli pat le berger, mais combien d'autres cas passent inaperçus quand rien ne permet de suspecter l'erreur?

Agnelle blanche qui, avec une autre noire, fait exemple d'un cas de permutation d'agneaux à la naissance, les mères ayant agnelé proches l'une de l'autre dans le même temps. Dans ce cas, la supercherie put être décelée grâce à la coloration et les lois de la génétique en rapport aux reproducteurs. L'ordre fut rétabli pat le berger, mais combien d'autres cas passent inaperçus quand rien ne permet de suspecter l'erreur?

Cependant, même avec toutes ces attentions, certains éleveurs n'ont pas forcément découvert les permutations d'agneaux toujours possibles entre deux brebis mettant bas l'une près de l'autre au même moment ... ou n'ont pas noté ou ont oublié d'en tenir compte, la visite surprise d'un bélier du voisin ou de chez soi ayant sauté la clôture pour visiter les brebis.

Bien évidemment, on ne peut certifier la généalogie paternelle d'un jeune que si un seul et unique bélier a pu s'accoupler aux femelles durant la lutte précédente. Lorsque plusieurs béliers étaient présents, même de cinq ou six mois, il est impossible de savoir qui a pu féconder (sauf particularités comme la coloration, liées aux règles de la génétique).

Perspicace, j'avais pu établir qu'un des ancêtres de ce bélier n'était pas indiqué comme étant issu du bon élevage, sans quoi l'erreur aurait perduré dans les généalogies l'incluant.

Perspicace, j'avais pu établir qu'un des ancêtres de ce bélier n'était pas indiqué comme étant issu du bon élevage, sans quoi l'erreur aurait perduré dans les généalogies l'incluant.

On comprend aisément que, malgré rigueur, et plus encore sans, une erreur (sans oublier également étourderie d'écriture) a pu se glisser à un moment ou un autre dans le plus long, dense et bel arbre généalogique d'un Ouessant et que sa réalité n'est parfois pas totalement celle qui peut être affichée, même sans intention de malhonnêteté. Il y a donc certaines limites à prétendre connaître origines précises à un certain niveau, mais toute généalogie demeure mieux que rien comme c'est le cas pour la plupart des Ouessant qui existent .

Brebis dont un des ancêtres ne pouvait pas être le bon, question de génétique, et qui logiquement devait céder la place à son fils.

Brebis dont un des ancêtres ne pouvait pas être le bon, question de génétique, et qui logiquement devait céder la place à son fils.

Cela me fait penser au phénomène autour de la généalogie humaine qui certes me fait également rêver et qui transporte dans l'histoire, mais je n'y prête pas trop d'intérêt tant on serait surpris de savoir tous les béliers voisins qui ont sauté la clôture à un moment ou un autre ...

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commentaires

L
On en a déjà parlé : si l'éleveur doit faire un effort, encore faudrait-il que l'administration en fasse aussi. De nombreux éleveurs de Ouessant sont rebutés par le bouclage stupide imposé aux Ouessant, les formalités totalement hors de propos qui font devenir les propriétaires d'Ouessant, des éleveurs à leur corps défendant... On pourrait aussi parler du GEMO, autoproclamé " sauveur de la race " mais qui ne fait pas grand-chose pour soutenir les " éleveurs " dans ce domaine. C'est pourquoi j'ai jeté l'éponge pour ma part et ne suis pas très optimiste sur l'avenir de la généalogie des Ouessant qui pourrait pourtant être utille aussi dans le sens de l'amélioration de la race ( je pense à la laine, en particulier ) . Mais non, on joue au chat et à la souris avec une administration totalement bouchée... Je ne reprendrai des moutons que quand les chevaux porteront des boucles au oreilles. Ou quand on autorisera le puçage du " bétail de compagnie ". Toujours en colère à ce sujet, ces propos n'engagent que moi.
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D
oui comme tu le sais je défends ce point de vue et n'en dirai pas plus pour ne pas avoir une nouvelle fois le sentiment de pisser dans un violon... Ce souci de boucles et le fait de traiter les élevages qui ne sont pas de production/rente ou les simples possesseurs de Ouessant au même niveau que les élevages professionnels par l'administration est un énorme problème pour ne pas dire un scandale... Je suis bien certain que sans l'aspect contrôle brucellose avancé, il en serait de même. Si identification on peut comprendre, la raison devrait faire en sorte qu'elle soit adaptée aux élevages et surtout aux animaux premiers concernés...
M
Bonjour Dominique,
Passionnant comme toujours cet article.

Je ne suis par contre pas d'accord avec toi.
Pour moi un petit arrivé dans le ventre de sa mère doit porter l'affixe de l'ancien propriétaire, il est le fruit de son travail. Alors qu'un petit né de 2 bêtes achetés à ce même éleveur doit porter l'affixe du nouveau propriétaire, il est le fruit de sa sélection.

J'espère être claire...

Pour le reste j'espère être aussi sérieuse que toi dans l'écriture de mes pedigrees.
Merci encore d'avoir repris ton écriture qui me manquait énormément

Bonne année
Mélanie
Répondre
D
Très claire. Oui je suis d'accord avec toi, c'est bien pour cela que je soulève cette situation parmi d'autres... sauf que je dirais "devrait" car dans la pratique toute naissance chez un éleveur se retrouve porter matricule de cet élevage naisseur et donc ensuite administrativement est reconnue comme telle. C'est là que la généalogie montre également son importance. Ensuite c'est aux éleveurs lorsqu'ils échangent sur un animal d'apporter les précisions lorsqu'ils se trouvent devant un interlocuteur intéressé par l'histoire de l'animal qui doit être acquis.
Merci à toi pour cet échange, c'est ce qui construit... Bonne année également.