Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 22:01

 Dans quelques semaines, bientôt le plaisir pour Besk des Lutins du M. de savourer encore plus, une fois tondu, ces petites sièstes estivales bien à l'ombre.

 

En prenant en compte les précédentes sur le moment opportun de la tonte, on aménage non seulement en fonction de ses contraintes mais aussi du lieu où on élève et son climat.. Difficile de généraliser tout autant pour un troupeau de Bretagne que pour un autre en Alsace, ou encore à Dunkerque ou Perpignan. Selon l’altitude, bord de mer ou montagne, il est compréhensible là aussi de concevoir des choix différents.

 

Quel que soit le moyen de tonte choisi, il est important de savoir qu’on s’engage dans un moment pas toujours facile.

 

Le matériel doit être performant, en bon état et bien aiguisé. Comme pour le bricolage, de bons outils permettront d’être plus efficace, précis et rapide. Sur ce point de la rapidité, tout le monde a à y gagner, le tondeur comme l’animal, le second stressant bien plus que le premier. Plus cela dure, plus tout le monde s’énerve et c’est là que la blessure peut arriver.

 

Un mouton calme, habitué à être manipulé, est plus facile à tondre et on y passe moins de temps (mais il existe des caractères pas toujours évidents et peu coopérants…). Pour favoriser ce calme, prévoir de ne pas laisser traîner un chien autour du point de tonte, penser que l’animal doit trouver un certain confort dans la position qu’on lui inflige (enlever un caillou sous une cuisse peut  révéler son importance) et opérer sur un zone plane, choisir l’ombre s’il fait trop chaud, …Tous ces petits détails auxquels on ne pense pas forcément le moment venu.

 

Une brebis qui a un tout jeune agneau ne pensera qu’à le rejoindre et se débattra en entendant ses cris de désespoir. Mieux vaut quand on le peut retarder la tonte de certains sujets.

Pour une autre qui n’aura pas encore mis bas, on évitera trop de manipulations et là encore mieux vaut différer pour ne pas risquer un avortement. Ou alors, on tondra en laissant cette femelle sur ses quatre pattes.

Certains animaux ont (par chance) peu de toison sous le ventre...donc moins de travail en perspective; mais pour d'autres c'est tout le contraire. 

Chaque mouton d’Ouessant a sa qualité et quantité de laine. Plus ou moins serrée, plus ou moins épaisse, fibres fines ou pas, toison en mue ou pas encore, laine sèche ou grasse, laine d’un gras sec ou encore d’un gras humide , avec peu ou beaucoup de débris (foin, épines, graviers,…)… De plus, l’âge avancé, une santé défaillante , la maigreur, le mode d’élevage donnent des toisons parfois très difficiles à tondre.

 

L’idéal, un Ouessant jeune avec un peu d’embonpoint et une laine en mue ni trop grasse ni trop sèche….
Mais on ne tond pas un animal dans sa première année, ce n'est quà son premier anniversaire qu'on lui fait vivre cette première expérience. Avant, il se construit sa toison. 

 

Enfin, pour limiter les blessures toujours possibles, il faut connaître la morphologie d’un mouton et savoir ce qu’il y a à l’endroit où on pose ses lames. Il existe des points stratégiques pour lesquels l’accident est vite arrivé si on n’y prend pas garde ou si l’animal se débat à cet instant. Ce sont : les plis de peau aux articulations tronc/membres, les zones génitales (sexe du bélier en particulier), les mamelles et leurs pointes, les oreilles, le dessous du cou (carotide), le tendon du talon,…( les pendeloques au cou de certains animaux de souche hollandaise)

 

Et surtout ne jamais tirer sur la laine en croyant pouvoir mieux tailler dedans. C’est ainsi que l’on tire également sur la peau et qu’elle risque d’être prise entre les lames et créer une belle plaie avec des chairs à vif. Au contraire, il faut que la peau soit toujours bien tendue sur le corps, en l’aidant s’il le faut à ne pas faire de plis. C’est pourquoi un animal gras est plus facile à tondre.

 

Le tondeur dans tout cela progressera d’année en année avec l’expérience et quelques autres trucs techniques du prochain article.
Partager cet article
Repost0

commentaires