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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:03

 

J'avais prévu une première naissance mathématiquement possible autour du 10 mars; ce fut ... le 10 mars.

 

150 jours théoriques de gestation (donc 5 mois théoriques) .... moins une petite semaine car cela peut ne durer que 145 jours, comme la rencontre des brebis avec leur bélier avait eu lieu le 15 octobre, je guettais un possible agneau par chance autour de ce 10 mars. Ce fut le cas.

 

 

 

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Dans l'après-midi, j'avais perçu que quelque chose n'allait pas chez Brunella. Elle était contrariée.

 

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Elle finit par gratter le sol, tourner et renifler l'emplacement. Les signes étaient là. J'avais espoir d'assister à une naissance.

 

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Pourtant pendant une heure ou deux, pas de contractions perceptibles mais une brebis bien abattue. Je commençais à craindre un agneau mort en ce ventre, les choses n'allant pas comme quand tout se présente bien.

 

Je laissai faire me disant que je verrais plus tard.  A mon retour, toujours pas de jeune vers 19h. Le travail avait bien commencé mais la poche des "eaux" n'était pas encore percée et je trouvai une femelle bien fatiguée. Décidément, cela n'allait pas... comme je le craignais déjà plusieurs heures auparavant.

 

La nuit tombait et manifestement, j'allais devoir intervenir. Je pus facilement attraper Brunella, elle bien farouche d'ordinaire. Signe d'épuisement. Je m'aperçus que rien ne pointait "à l'horizon". Heureusement, du bout des doigts, je devinai les sabots antérieurs et la tête en bonne position et découvris que le petit était bien vivant.

 

Les contractions de la brebis étaient devenues rares. Je réussis peu à peu à faire avancer l'agneau pour capturer les pattes en m'assurant que la tête restait en bonne position mais manifestement cela ne passerait pas....  19h30, toujours des manoeuvres encore et encore, sans succès. Des images de cabinet de véto un dimanche soir commençaient à me traverser l'esprit. Tout semblait perdu et je n'étais plus certain que le jeune soit encore vivant, avec en moi la crainte de déchirer la mère qui gémissait ou arracher les pattes de l'agneau... tout à coup un léger craquement inquiétant  laissa vite la place à la satisfaction, la tête venait de passer. A la satisfaction succéda la joie, l'agneau était encore en vie.

19h45, trois quarts d'heure d'inquiétude et de sentiment d'inefficacité pour enfin la récompense.

 

 

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Un agneau mâle de belle taille venait de voir le jour ou du moins la lumière du plafond. Quelle idée d'avoir la grosse tête!

J'avais même imaginer un instant, un "monstre", durant les manipulations, pour expliquer ce problème. Mais non tout y est et fonctionne normalement sur ce bon grand gaillard.

Ce jeune animal brun (non noir) encore humide me permet de plus, en récompense, de découvrir le génotype caché de son père.

 

 

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Brunella dans tout cela était KO mais soulagée et resta ainsi très longtemps, incapable de s'occuper de son jeune. Pas de séquelles pour elle, le sang n'est que celui issu de la rupture de cordon.

 

Aujourd'hui brebis et agneau vont bien. Ils ont profité d'une belle journée sur l'herbe. La mésaventure n'est plus qu'un mauvais souvenir, mais c'est en ces circonstances qu'on remercie le hasard d'avoir pu être présent pour cette naissance difficile. Brunella avait eu d'autres jeunes sans problème jusque là. Cette fois pourtant, elle peut me remercier d'être encore de ce monde, tout comme son jeune.

 

Ce genre d'incident demeure exceptionnel et n'étant pas superstitieux, je demeure serein pour la suite de l'agnelage 2013 après cette première naissance de l'année plutôt atypique...

 

 

 

 

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commentaires

T
Bravo, Dominique, pour cet agnelage de dernière minute... sans ton intervention, c'était la mort assurée de l'agneau et à terme celle possible de la mère... D'où l'importance capitale de la
présence et l'oeil averti du berger dans ces moments cruciaux!!!
Les petits bruns m'épatent toujours, car l'on peut aisément, au premier abord, se tromper et s'imaginer être en présence d'un noir, tant le brun est foncé... Dans les semaines qui suivent, la
couleur s'éclaircit pour atteindre un beau brun plus ou moins clair que j'aime tant. As-tu pesé cet agneau de belle taille? Et ne lui as-tu pas encore trouvé un prénom?
Répondre
D


Il est vrai que, sans cette intervention, le lendemain matin j'aurais sans doute trouvé la brebis morte avec son jeune dans le ventre. Cela arrive.


Pour le nom, dans l'effervescence, je ne me suis pas encore penché sur cet aspect des choses...on verra demain. Je n'ai pas pris le temps de peser non plus mais le ferai car il me semble
bien "grand" comparé à mes jeunes des dernières années.


Le poids seul n'est pas un handicap mais le volume aussi (bien que ce soit lié en partie), comme pour la tête en particulier. Il suffit d'un millimètre de plus ou de moins pour changer le destin
d'un agneau... Ce serait tellement plus simple des agneaux sans tête!!