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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 22:01

 

Il est arrivé le ténia nouveau.

 

Pour l'instant, depuis quinze ans, mon troupeau semble avoir été préservé des parasites internes (comme externes). C'est en tout cas ce que révèlent les analyses régulières que je fais effectuer à partir des excréments. Ceci étant, il est vrai que certains à certains stades peuvent passer inaperçus; mais comme mes animaux ne semblent pas à avoir souffert jusque là d'éventuels pirates cachés, je pense que l'état sanitaire est plutôt bon.

 

Le seul parasite ponctuel remarquable (de par sa taille et les indices qu'il laisse) que je puisse regretter de temps à autre est le ténia du mouton. Impressionnant s'il nous était donné de le voir en entier. On n'en décèle cependant que les anneaux remplis d'oeufs, libérés avec les déjections. Pas de panique! Il est facile de s'en débarrasser avec un vermifuge qui couvre ce problème, en prenant soin de doser correctement selon le poids du mouton atteint et de vérifier sur la notice les effets secondaires du produit, comme par exemple sur les femelles gestantes selon leur stade de gestation. En moins de 24h le monstre est mort et on est étonné de découvrir le tas de "nouilles" que cela représente; Malgré tout, je crois savoir qu'il n'existe aucun vermifuge qui détruise les oeufs de cette très longue bête qui s'est fixée dans l'intestin grêle et qui vit comme tout parasite au détriment de son hôte. Aussi, il est bon de pouvoir isoler le Ouessant traité afin de détruire ensuite les fumiers souillés. Cependant les oeufs ne sont un futur danger que parce qu'un minuscule acarien de l'herbe, l'oribate, hôte intermédiaire en aura ingéré. Cet acarien happé avec l'herbe que le mouton broute va ainsi le contaminer. De ce fait, un jour, on peut déceler la présence du ténia au troupeau, alors que depuis des années il y était absent, et sans même avoir introduit de nouvel animal.    

 

juin 11 058

 

Ces dernières semaines, je guette les déjections car nous sommes en pleine période de cette infestation. Le plus intéressant est de déceler la présence d'anneaux de ténia au moment où l'animal fait ses besoins. Cela permet de traiter uniquement le sujet atteint sans obligatoirement "droguer" tout le monde (à moins que cela corresponde à la date de vermifugation préventive de l'ensemble du troupeau ou à celle des agneaux dans leurs premiers mois ). Les ageaux sont les plus souvent touchés et justement ce matin j'ai surpris une agnelle être l'auteur du petit cadeau du cliché. On y note quelques anneaux en surface et d'autres plus enfouis (plus blancs à l'état frais mais déjà un peu désséchés et jaunis après une paire d'heures au soleil, l'urgence étant de traiter avant de photographier). On peut également déterminer l'animal atteint aux quelques anneaux qui restent parfois accrochés autour de la queue. 

Je sais qu'il va me falloir ouvrir encore plus l'oeil qu'à l'ordinaire dorénavant; la guerre est déclarée et heureusement il est facile d'en être vainqueur.

 

(Ne pas confondre cependant les glaires rencontrées parfois dans les déjections avec des parasites et celui en question en particulier)

 

 

 

 

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commentaires

T
<br /> Pas si facile que cela...de se débarrasser du ténia!!!<br /> Malgré un pâturage tournant, un traitement(*) systématique en cas d'infestation, j'ai subi le ténia pendant de nombreuses années. Cela se passait à l'époque où je possédais un petit troupeau de<br /> moutons Suffolk. Depuis que j'ai des Ouessant... Plus aucun problème!!! Peut être qu'un hiver particulièrement rigoureux, ou la baisse de la pluviométrie ont eu un effet bénéfique sur ce ver peu<br /> ragoutant!!! Je comprends, pour l'avoir vécu, ta vigilance extrême... Un animal non traité et non guéri dépérit... pour aller jusqu'à mourir. Donc sus au ténia!!!<br /> <br /> (*) C'est vrai que l'accoutumance aux matières actives existe et qu'il faudrait la prendre en compte en diversifiant les produits utilisés!!!<br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Mon discours allait dans le sens de la facilité d'action sur l'individu. Par contre lorsqu'on a laissé les prairies être contaminées ne serait-ce que parce qu'on n'a pas décelé le problème ou<br /> pris le soin de sortir et détruire tout excrément porteur d'anneaux et donc d'oeufs, la difficulté peut s'installer puisque la source n'est ni tarie ni amoindrie. Pour justement limiter les<br /> risques pour l'avenir, je ramasse tout excrément porteur d'anneaux ainsi que tout anneau qui tomberait pour le sortir du domaine en l'éliminant. Ce souci pour les pâtures rejoint celui face à<br /> toute la ribambelle des divers parasites qui pour beaucoup ne sont pas décelables par contre. D'où l'intérêt de traiter ses animaux à titre préventif une paire de fois dans l'année même sans<br /> souci apparent pour éliminer d'éventuels hôtes ainsi que de préserver le bon état sanitaire des prairies. Par contre contre le ténia, rien ne détruisant les oeufs, on ne peut souvent qu'agir que<br /> sur l'animal atteint. Ce qui se décèle en passant un peu de temps avec ses animaux et en ayant le réflexe que j'ai acquis avec les ans, examiner systématiquement les déjections du mouton qui<br /> vient de se vider (il faut forcément bien reconnaître ses moutons ou agneaux pour définir l'auteur de l'éventuel souci). Il est bon de bien doser son vermifuge selon le poids du<br /> Ouessant car le sous-dosage risque de créer un peu plus de résistance dans les souches de parasites face au produit. Et puis comme tu dis, alterner une année sur deux les molécules employées<br /> évite également la résistance. La difficulté réside ensuite dans le choix des produits car ils ne sont pas nombreux à possèder un spectre d'action le plus large possible pour ne pas avoir à<br /> traiter X fois de manière spécifique. Il importe également de ne pas traiter systématiquement tous les quatre matins si le troupeau semble sain car en voulant surprotéger on crée de la<br /> résistance de la part des parasites mais aussi on ne permet pas à ses moutons d'acquérir leur propre résistance face à certains de ces parasites.<br /> <br /> <br /> Donc ne traiter seulement si nécessaire en dehors des classiques interventions de printemps et d'automne.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Epilogue: après quelques jours, d'autres agneaux se sont montrés porteurs du ténia. Le traitement de l'ensemble des "grands" agneaux (environ un à  deux mois et plus) s'est donc imposé. La<br /> surveillance des plus jeunes s'imposent puis le regard habituel sur l'ensemble du troupeau qui est dès lors vermifugé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />