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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:01

Depuis 14 ans d'élevage, tout le travail de sélection au sein de mon troupeau a eu d'abord pour but de fixer une taille dans la moitié inférieure du standard pour mes moutons.

 

 Mais aussi de créer des individus hétérozygotes qui  possèdent dans leur patrimoine génétique un maximum de diversité des différents morphes colorés rencontrés chez le Ouessant d'avant sa renaissance dans les années 80, mais aussi ceux d'après, dans une conception plus moderne prenant en compte les événements vécus par la "race".

 

Malgré tout, mon orientation tend avec les ans vers un troupeau qui pourra bientôt s'avérer être à 99,9 % (c'est une formule) de la "matière" des animaux des pionniers du groupement (GEMO) ayant remis ce petit mouton sur le devant de la scène. J'y tiens.

 

Au fil de ces années d'élevage, je n'ai pas oublié de travailler l'allure des animaux et autres points physiques. Les résultats en concours montrent que je ne me suis pas trompé dans mes choix.

 

Par contre, mon souci pour la structure du cornage ne passait jusqu'alors qu'après tous les points précédents, bien que quand un bélier s'avèrait mieux équipé que d'autres dans mes naissances, j'en profitais bien évidemment pour le faire reproduire. Je considère que le cornage est bien le dernier point à travailler après tous les précédents exposés. L'éleveur obsédé par le trophée risque de rester aveugle à ce qui fait le mouton. Un bélier, ce n'est pas un cornage; ce dernier étant essentiellement (pour nos yeux) un élément "décoratif". Tout comme l'arbre peut cacher la forêt, le cornage peut cacher le bélier.

 

On n'oubliera pas non plus qu'apporter du "sang neuf" de temps à autre est important pour élargir le patrimoine génétique bien que cela casse toujours plus ou moins ce qu'on avait pu construire. Restera ensuite à sélectionner pour ne pas avoir forcément détruit.

   

Bref, me voilà arrivé à présent à une nouvelle étape dans la construction de mon troupeau, progresser vers un cornage "plus mouflon" chez mes béliers. C'est ainsi que j'en viens au nouveau présenté sur cette photo. 

 

sept 10 038

 

Premier point fort. Ce bélier aura deux ans au printemps prochain. On remarque tout de suite la puissance de son cornage qui va en plus vers une forme particulièrement intéressante. Ce trophée ne sera-t-il pas trop volumineux par contre? Ou trop divergent? A vérifier avec la croissance de l'animal, durant les deux années qui viennent. Je ne recherche pas à obtenir des cornages excessifs comme j'en perçois parfois, car je considère qu'ils doivent rester en proportion avec les béliers. Le toujours plus n'étant pas forcément une qualité à mes yeux. Cela étant, je souhaite qu'il passe le caractère actuel aux jeunes qu'il me donnera ou du moins améliore le patrimoine cornage chez les Lutins.

 

Second point fort, sa taille de 42 cm à cette époque, ce qui en fait un animal qui correspond tout à fait à la moyenne dans mon cheptel.

 

Troisième point fort, cet antenais noir peut possèder en couleur cachée le gène brun (noisette) d'après les naissances obtenues chez sa mère et sa grand-mère, ce qui pourrait me permettre d'étoffer cette catégorie de toison dans mon troupeau. Pour le vérifier, il me faut l'accoupler à toutes mes brebis noisettes. La probabilité d'obtenir un agneau brun étant de une chance sur deux, avec 5 brebis brunes je peux espèrer. S'il ne devait être que noir et seulement noir, cela me permettrait tout de même d'avoir des agneaux noirs porteurs de brun en couleur cachée et donc à conserver pour le travail des années à venir.

Ensuite, pour augmenter les possibilités, je vais lui proposer également toutes mes brebis grises parmi lesquelles certaines sont porteuses de noisette. Là encore donc des possibilités d'avoir des naissances brunes. Et enfin , une fois de plus, s'il ne devait s'avérer n'être que noir, je n'aurais pas perdu mon temps. En effet, bien que tous ses jeunes seraient alors donc noirs ils n'en demeureraient pas moins précieux car ayant récupéré le gène gris ou brun de leurs mères (gènes récessifs)...C'était une recette d'élevage de Tonton Dom pour ceux qui seraient encore un peu perdus avec leurs moutons de différentes couleurs, ne sachant pas comment favoriser le hasard.

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