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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 20:11

 

mammite 005

 

Induration mammaire pour Cannelle. Un petit souci de surveillance s'impose pour cette brebis afin d'éviter une mammite.

 

La mamelle droite distendue par le lait prend une coloration d'un rose bleuté; Ce n'est pas encore très grave contrairement à des degrés de mammite où on observe une mamelle d'un noir violacé, avec à ces stades extrêmes toutes les complications que cela implique et les soins nécessaires qui s'imposent.

C'est en fait dès la naissance de son agnelle il y a deux semaines que le problème devait se poser mais m'est passé inaperçu. Quelques jours après seulement, je découvrais la situation.

 

Cette brebis n'accepte pas que son petit se nourrisse à cette mamelle douloureuse. Ce qui ne fait que renforcer le problème puisque les glandes sécrètent du lait qui non évacué distend les tissus in flammés. Je me vois donc dans l'obligation de traire pour tarir régulièrement. J'espère ainsi que, la douleur devenant moindre, Cannelle accepte enfin de se laisser téter. Ce qui permettrait alors aux choses de rentrer dans l'ordre.

Je surveille également la petite Châtaigne, sa fille, pour constater qu'elle se nourrit convenablement à l'autre mamelle car agacée par son état douloureux, sa mère pourrait ne pas se laisser importuner. Tout semble aller pour ce jeune à ce jour. Vive, alerte, joueuse, cette agnelle ne montre pas de signes de malnutrition et va bien à la mamelle autorisée.

 

Cannelle semble assez coutumière de cet état. Déjà lors de son premier agneau, des complications mammaires se manifestaient bien avant la naissance. Mal allaitée et sans prise correcte du colostrum en quantité les premières heures, la petite Ouessantine devint une agnelle chétive qui fut emportée par des complications vers deux mois.

 

Cette fois, il s'agit de surveiller que la santé de mère et agnelle soit au rendez-vous.

 

 

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commentaires

T
Oui l'importance de la surveillance du troupeau dans la période qui précède et celle qui suit l'agnelage est primordiale. La connaissance de ses moutons permet de résoudre un certain nombre de<br /> problèmes auxquels on peut être confronté. Mais, il y a toujours le "hic" qui survient, alors qu'on a le sentiment de maîtriser la situation... Ceci est valable pour tous et peut-être encore plus<br /> lorsque la taille du troupeau ou le nombre d'agnelages croît!!! Avec les années et l'expérience, il y a des choses dont on s'aperçoit de suite. Mais, on en apprend un peu plus chaque année... Il y<br /> a les échecs et les victoires: ces agneaux que l'on ne réussit pas à sauver et ceux pour lesquels notre intervention permet de conserver la vie, à notre plus grand bonheur... Le problème que tu<br /> évoques là est pénible, car a priori il n'y a pas de traitement vétérinaire possible. Tu as toujours la solution, en dernier recours, de tarir la brebis et de donner le biberon à l'agneau si la<br /> situation ne s'améliore pas. Le quartier douloureux de la mamelle est-il trait dans sa totalité chaque jour ou opères-tu juste à une légère "purge"? Sachant que c'est la deuxième année que tu as<br /> des problèmes avec cette brebis, envisages-tu de la réformer?
D
<br /> <br /> Oui, on n'est jamais trop attentif. Tout en l'étant, on passe cependant malgré tout parfois à côté de problèmes qui sont sournois, qui nous sont méconnus ou qui se sont installés<br /> graduellement et nous échappent de ce fait.<br /> <br /> <br /> Mieux vaut donc être deux fois plus attentif, sans tomber dans une anxiété maladive qui nous fait nous inquiéter au-delà d'un niveau de raison difficile à établir.<br /> <br /> <br /> Dans le cas présent, mon premier souci , l'agnelle. S'allaite-t-elle...régulièrement....correctement... la mère est-elle consentante? Effectivement en cas d'agneau jamais observé à la<br /> mamelle, apathique, repoussé ou fui par la brebis, il reste la solution du biberon. Mais si on peut éviter, c'est mieux. Corvée pour l'humain, et puis c'est préférable que les choses se fassent<br /> naturellement. Ensuite un agneau de quelques semaines, même dénutri, n'a pas toujours le réflexe de tétér au biberon, stressé par une situation de "capture".<br /> <br /> <br /> Pour la brebis, cette capture s'impose forcément pour vider la mamelle malade. Bien que l'animal soit soulagé après la traite, les fois suivantes, le souvenir de la capture étant, il faut<br /> manoeuvrer encore plus pour récupérer cette mère. Je la laisse en effet avec la troupe, préférant cette difficulté pour moi, mais la sachant "épanouie" au parc plutôt que dans un box pour<br /> plusieurs jours avec son jeune.<br /> <br /> <br /> Traire la mamelle gonflée sollicite la lactation. Il m'a donc fallu plusieurs interventions sur les deux semaines pour rétablir les choses, sans hésiter à extraire le maximum de lait. A<br /> l'heure de ces lignes, les choses sont rétablies depuis plusieurs jours heureusement.<br /> <br /> <br /> A l'avenir? Je pense que Cannelle sera autorisée à avoir d'autres agneaux. Elle en a déjà élevé plusieurs sans aucun souci. Sauf si je devais m'apercevoir que ce problème se<br /> révèle héréditaire et donc transmissible, et non simplement personnel à cette brebis, elle aura d'autres jeunes. A mettre également dans la balance le fait qu'elle fut "Miss France" et<br /> que sa progéniture est précieuse.....<br /> <br /> <br /> Mais si son problème s'avérait être une tare, il faudra être raisonnable et lui assurer une belle retraite bien méritée chez les Lutins. <br /> <br /> <br /> <br />