Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 23:04

 

De qualité mais essentiellement des retraitées ou des jeunes de l'année, ces brebis n'ont pas été mises à reproduire. Cela étonne les amateurs éclairés, mais il faut également penser à gérer le nombre des naissances du printemps prochain.

 

déc 11 003

 

Du beau monde qui a oeuvré en son temps ou qui se reproduira l'an prochain.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:26

 

  Le temps passe mais cela oeuvre chez les Lutins.

 

déc 11 002

 

  Le groupe des brebis fabrication Lutins haut de gamme en qualité et taille (41 maxi), toutes en souches pionnières et essentiellement primées ou de lignées primées. Un bélier gris maison de qualité globale et au plus bas du standard s'occupe d'assurer leur descendance.

 

déc 11 005

 

  L'autre groupe avec toujours du haut de gamme de chez les Lutins en souches pionnières et quelques brebis de transition qui devraient quitter le troupeau cet été si leurs jeunes apportent satisfaction. Toutes avec un bélier maison de souche pionnière au plus bas du standard.

 

  Deux ensembles dont on ne peut rêver plus grande qualité en brebis et qui me laissent songeur moi-même après quinze ans de travail acharné et de sacrifices incalculables. Ma meilleure récompense à ce jour. Mais j'ai encore bien du travail n'étant pas arrivé à l'aboutissement prévu dans cette aventure.

 

 

juillet 11 043 

  Dans un travail parallèle, il ne me faut pas oublier trois Lutines noires de petite taille fécondées par ce bélier agouti gris (noir) de fabrication Lutins ramené en souche pionnière et de père prix d'honneur. Maintenant, ce mâle est parti chez mon collègue éleveur Patrice Royer toujours à l'affût de qualité. J'espère que ce bel animal dont je me suis séparé avec une pointe de tristesse aura laissé ce que j'attends de lui dans les trois ventres en question.

 

 

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:44

 

Certains s'offusquent parfois que le mouton d'Ouessant soit devenu essentiellement un mouton d'agrément.

 

Il n'y a pourtant pas de honte à cela. De plus le phénomène n'est pas nouveau. Ce sont d'ailleurs cet élan de sympathie envers cet animal ainsi que les utilités qu'on pouvait lui trouver qui ont permis à ce type ovin d'être introduit sur le continent durant les siècles passés. Cet intérêt permit de sauvegarder ce mouton atypique dans l'hexagone alors que sa forme ancestrale voyait sa disparition de l'île d'Ouessant s'amorcer dès 1900-1910.

 

dominique les deux

 

 

Atypique, sympathique...le Ouessant type ancien avait tout pour séduire très tôt.

 

 

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 14:52

 

 

Un regard sur le Ouessant s'impose.

 

La retrempe s'avère actuellement très fréquente. La principale cause est la multiplication des élevages ovins de loisir en diverses races d'agrément. Parcourir les petites annonces, du net en particulier, suffit  pour s'en convaincre. On y observe régulièrement des produits issus de croisements avec d'autres races primitives (Soay, Shetland, Jacob, Heidschnücke, Skudde,....) quand ce n'est pas avec des races plus modernes. Ces naissances de première génération portent souvent encore les traces de ces accouplements regrettables ( taille, morphologie et autres traits physiques, femelles cornues,type de laine, parfois certaines colorations bien que sur ce point il faille rester prudent...). Méconnaissance, manque de sérieux dans les reproductions,curiosité...aboutissent à déverser ces animaux dans la population globale du Ouessant, y compris chez des éleveurs qui entrent ensuite dans les rangs associatifs. Le nouvel acheteur, souvent ignorant, étant convaincu d'avoir acquis des Moutons d'Ouessant, n'hésite pas par la suite à diffuser ses jeunes sous l'étiquette Ouessant. La reproduction de ces ovins finit par concerner de véritables métis, pas forcément inintéressants en tant que moutons, mais à l'origine d'une forte pollution génétique dans la population Ouessant qu'ils se voudraient représenter.

D'une retrempe ponctuelle éventuellement négligeable dans son impact (car normalement de plus en plus dilué au fil des générations dans des accouplements réellement Ouessant), on est arrivé par le nombre de croisements et une production en augmentation à un métissage non négligeable créant "du mouton à allure Ouessant (et encore pas toujours!) tout-venant".

L'exemple des croisements opérés parfois jadis dans certaines populations Ouessant des pays voisins (pourtant normalement en reproduction encadrée et avec confirmation) est assez parlant car, au-delà des débats sur la coloration des toisons, plus complexes qu'il n'y paraît (et menés trop souvent sans connaissances réelles complètes du sujet, les généticiens de profession sachant rester humbles et ne pouvant tout expliquer), c'est bien plus tout le reste de l'intrusion génétique qui devrait alerter par l'évolution des morphologies, de certains caractères physiques et comportementaux, et autres. Mais compétition, concours, appréciations de beauté agissant, on a à mon sens trop souvent fermé les yeux sur ces phénomènes à cause des apports qualitatifs séduisants de certains croisements (ce qui arrangeait bien sous l'angle de la performance et l'amélioration).

 

La seule solution pour éviter les dérives est bien de mener une reproduction encadrée sérieuse et honnête avec des animaux dont on connait les origines et la généalogie sur un maximum de générations, en cherchant à trouver ou s'approcher des souches pionnières du GEMO utilisées pour sauvegarder et relancer le Ouessant type ancien.

 

Cependant par honnêteté et en toute logique, le slogan publicitaire "pure race" ou "originel" devrait être évité. En effet pour qu'un Ouessant soit originel (à comprendre de l'île?) encore faudrait-il qu'il soit prélevé sur Ouessant. Ce qui est à l'évidence impossible puisque ce type ovin disparaissait des lieux dans sa forme insulaire il y a environ un siècle et que les origines et histoires incomplètes des dits Ouessant continentaux ne garantissent pas la pureté recherchée.

Ainsi, si j'ai bien la conscience et le désir d'élever des Ouessant en "souches pionnières" du travail de résurrection de cet ovin orchestré par le GEMO sous l'impulsion de Monsieur Paul Abbé, je ne m'autoriserais pas à parler de "pure race" ou "originel" lorsque je me sépare d'un animal, mais seulement de préciser les souches pionnières de sa composante génétique auxquelles je suis fortement attaché.

D'une part parce que durant des décennies voire un siècle avant que le mouvement associatif ne naisse, les Ouessant élevés sur le continent ne présentent aucune garantie totale d'avoir échappé à quelques croisements involontaires... Des influences d'autres races restent donc possibles dans les divers troupeaux retrouvés dans l'hexagone par le passé et qui se découvrent encore. Phénomène qui peut d'ailleurs en partie entrer en ligne de compte dans la diversité des morphes retrouvés. 

D'une autre, le Ouessant insulaire n'est pas seulement le produit du milieu, de la pression humaine et d'un isolement relatif, mais également le fruit d'inévitables apports extérieurs. Ne serait-ce qu'en considérant ceux de la Bretagne continentale et au-delà,  mais également ceux possibles suite au passage de navires transportant des ovins d'origines plus lointaines. Je me plais souvent à dire que le Ouessant n'est pas tombé  du ciel, un jour, sur cette île. Divers types s'étant graduellement succédés, tout dépend de l'échelle de temps de son raisonnement pour appréhender le Ouessant. Phénomène qui n'a fait que s'amplifier et s'accélérer à la charnière 1900, dans une société ouessantine en plein sursaut d'évolution...pour arriver d'ailleurs au cheptel actuel sur Ouessant qui est la plus belle preuve des conséquences de métissages. 

D'après certaines études comparatives, il semblerait que plus un type (race) ovin est primitif, moins il est résistant à la tremblante. La haute résistance du Ouessant type ancien continental actuel dévoilerait-elle ainsi une partie des traces d'influences de races plus modernes qui l'ont construit, bien que le Ouessant demeure la race ovine la plus primitive de France?

On voit toute la difficulté à vouloir faire une race d'un type ovin.

 

 

juin-09-126.jpg    

Signes de retrempe et métissage chez un animal de concours en "souche Ouessant étrangère"?.... couleur de toison (obtenue par le passé avec une race encore indéterminée, Shetland?), puissance exceptionnelle du cornage obtenue avec une autre race primitive (Soay?)?, membres très graciles, chanfrein très peu marqué, port de tête souvent haut placé, (très bonne laitière pour une femelle), caractère vif, distant et nerveux, yeux donnant un regard fou, queue primitive couverte de poils.... voilà ce qui pourrait caractériser cette souche d'une taille vers le haut du standard. 

 

 

 

juillet 11 063

 

Signes de retrempe et métissage plus modernes chez un animal de concours en une "souche française pour ne pas dire bretonne"?... toison blanche de type plutôt moderne (bien qu'ici tondue), queue couverte de laine, cornage assez modeste, chanfrein très marqué, tête basse dans les épaules, comportement docile de race bergère, regard doux,....voilà ce qui caractérise cette souche de petite taille.

 

Un Ouessant brun qui se rapproche de certaines races plus primitives. Un Ouessant blanc qui se rapproche de certaines races modernes (si on excepte la taille).

 

Croisement, retrempe et métissage, des phénomènes pas si nouveaux que cela? 

Bonne réflexion....question de rigueur et de saine curiosité.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 23:01

 

A plusieurs reprises des personnes m'ont déjà contacté pour me demander si un Ouessant pouvait être élevé au piquet.

 

Cette méthode utilisée parfois pour contenir un chien, une chèvre, un mouton,.... permet certes d'éviter que l'animal ne se sauve si on n'a pas de clôture. Elle est également encore pratiquée une partie de l'année par tradition sur l'île d'Ouessant pour les gros moutons qui ont remplacé le type ancien de très petite taille.

Cependant, je pense que si on prend des animaux c'est pour leur offrir une vie convenable au maximum et qui respecte leurs besoins élémentaires. Ces besoins n'étant pas seulement d'être bien nourris mais aussi de pouvoir se déplacer, gambader, entretenir des relations avec leurs congénères .... pouvoir satisfaire un minimum d'exercice physique tout aussi bon pour leur mental.

 

 

juillet 11 044  

  Le mouton au piquet, une "pratique-punition" qui devrait tout autant révolter que l'image du chien enchaîné.

 

Si vous devez acquérir des Ouessant prévoyez d'abord un espace clos d'au moins une ou mieux quelques dizaines d'ares qui permettra d'élever vos pensionnaires dans de bonnes conditions.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 10:33

 

Il a pris du poil de la bête. Huxley toujours aussi prometteur puisqu'il n'a pas deux ans. Métamorphose

 

Dans cette histoire, voilà le type même d'agneau chez qui rien ne laissait supposer sa réalité future de bélier (adulte dans deux printemps encore). 

 

huxley 11 11 07

 

Merci à Steve pour les nouvelles et la photo.

 

 

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 15:10

 

 

Les espèces animales, vertébrées en particulier, ont une connaissance généralement fine de leur territoire. Que ce soit chez  les sédentaires qui exploitent le même milieu à longueur d'année ou les migrateurs à poils, plumes et autres qui retrouvent parfois un même lieu d'hivernage et s'y activent comme s'ils l'avaient quitté la veille, ces capacités de mémorisation étonnent (Sans parler des prouesses des grands voyageurs dont le parcours peut représenter plusieurs milliers de kilomètres et qui mettent en oeuvre différents sens et mécanismes d'orientation).

 

Le mouflon connaît ses pentes, ses rocailles et boisements "comme sa poche". Le mouton, son pré. Rien d'étonnant si celui-ci se limite à une forme rectangulaire de faible superficie. Cependant on mesure mieux la chose pour ceux qui ont la chance de disposer de quelques hectares agrémentés d'éléments paysagers, d'obstacles et de reliefs. Les troupeaux qui doivent circuler d'un parc à l'autre en parcourant une certaine distance montrent à leurs comportements qu'ils savent où ils vont et quel cheminement suivre (quand ils le veulent bien et qu'une gourmandise ne les attire pas sur le pré du voisin...).

 

J'ai pu avec mes Ouessant vérifier cette conscience de leur environnement. "C'est pas bêêête!!!" comme on entend parfois le bipède vertical s'exclamer devant toute espèce qui n'est pas la sienne.

 

Pas de gros miracles mais de simples anecdotes qui en disent long.

 

Quand ,faute de pâtures suffisantes, il m'arrivait encore  d'emmener ma petite troupe en véhicule sur d'autres zones diverses de campagne, je remarquai régulièrement qu'il suffisait d'avoir passé quelques heures en un lieu pour que la fois suivante les Ouessant montrent par leur comportement que l'endroit ne leur était pas étranger.

 

Dans mes premiers temps d'élevage, un bélier nouvellement acquis n'avait passé qu'une seule journée avec toute la bande des Lutins, avant que je décide dès le lendemain d'emmener tous les béliers sur un autre parc afin de les séparer des brebis pour l'hiver. Plusieurs semaines après, rendant visite à ces mâles afin de leur distribuer quelques céréales, je ne pris pas soin de fermer correctement l'enclos derrière moi, habitué à voir les garçons se précipiter sur leur gourmandise plutôt qu'à vouloir s'échapper. Le fameux nouveau bélier, Maout, ne vit pas les choses de la même façon et fila directement comme une flèche au portail de la propriété initiale distante d'environ 200m. Il n'avait fait pourtant qu'une seule fois le trajet et en sens inverse. Il n'y a que l'emplacement de la sonnette pour qu'on lui ouvre qu'il ne connaissait pas. Maout était évidemment arrivé bien avant moi. Heureux qu'il n'ait rencontré aucune voiture dans sa course folle, il ne me resta plus qu'à lui ouvrir pour être certain de pouvoir le récupérer. 

 

Dans ma situation actuelle, en période estivale, je ramène le troupeau chaque soir à son parc de nuit après l'avoir laissé paître la journée sur une parcelle à exploiter par les dents. L'herbe étant parfois haute et le nombre de moutons important, je ne vois pas toujours si tout le monde est bien rentré et je retourne sur la prairie en question afin de vérifier qu'il ne reste aucun retardataire. Une nuit d'été pourtant, des voisins en promenade sous les étoiles m'appelèrent pour me signaler qu'une brebis et son agneau étaient à la rue attendant devant mon portail. La mère et le petit avaient cédé au rituel quotidien mais tard quand ils se sont aperçus qu'ils étaient seuls et avaient pris le bon chemin.

 

Une autre fois, dans une situation similaire mais durant la journée, c'est mon bon bélier Besk que je vois arriver en précipitation alors que je suis sur le point de partir en voiture. Voulant lui ouvrir le portail, une chienne l'effraie et le voilà parti par la route pour finir par pénétrer dans des prés qu'il ne connaît pas et qui d'ailleurs ne m'appartiennent pas. Grosse panique, crainte de devoir le pister durant des jours. Un mouton seul et stressé étant ce qu'il y a de plus difficile à manoeuvrer, je décide de ne pas faire appel à mes louves bergères et choisis d'envisager la douceur et la trahison par l'appât de la biscotte craquante que je m'en vais chercher. Au moment où je m'apprête à sortir, je trouve mon bélier planté devant ma porte. Il était revenu aussi vite qu'il était parti tout en sachant s'orienter correctement dans son nouvel univers de quelques minutes.

 

Dans le monde du mouton, les histoires montrant les facultés d'orientation des ovins seraient nombreuses. Les bergers habitués à utiliser les drailles et autres sentiers aujourd'hui bien souvent disparus pourraient en témoigner bien plus que je ne le fais. L'histoire suivante relatée par un ancien habitué à la transhumance me touche particulièrement.

Au moment de partir pour les alpages, ce berger raconte qu'une de ses brebis donna précocément naissance à deux petits. Devant l'impossibilité que ces derniers puissent suivre le troupeau, il demanda à ce que la mère et ses agneaux soient enfermés un certain temps. Je ne sais plus exactement après combien de temps passé sur les estives, il vit arriver un jour le trio. Outre la distance remarquable pour arriver jusque là, le fait que cette brebis était seule à connaître le chemin par son expérience et que tout le monde allait bien, l'exploit était d'autant plus surprenant que la mère et ses jeunes devaient obligatoirement passer par une certaine ville. L'avaient-ils fait de nuit en passant (presque) inaperçus ou la femelle avait-elle contourné la commune? Toujours est-il que c'est remarquable. Magnifique!....Et sans carte...

 

 

  janvier 10 034

        

 

                                              "J'suis pas bêêête!!!"

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 09:33

 

 

Points théoriques et généraux d'élevage (sans qu'il ne soit question du Ouessant dans cet article, un autre fera le bilan pour cet ovin).

 

Croisement, métissage, retrempe, des mots que l'on a tendance à employer un peu vite en les détournant parfois de leur signification réelle. Cela tient au fait que leur fondement tient au principe de base d'introduction de gènes étrangers à une race. Pourtant les nuances de signification sont importantes. Essayons de nous y retrouver.

 

 

 

Un croisement consiste à accoupler deux animaux de races différentes.

 

Un croisement peut représenter une simple retrempe. C'est à dire que cette injection de gènes extérieurs aura été ponctuelle. Le mâle étranger ayant fécondé les brebis se trouvant écarté du troupeau définitivement par la suite. L'enrichissement génétique a pour but de relancer un troupeau qui s'essouffle par trop forte consanguinité. Le but peut être de tenter d'introduire une qualité qui tendrait à disparaître dans la troupe consanguine.

Les effets de la retrempe ne durent généralement qu'un temps puisque l'utilisation des béliers de la race élevée va en quelques générations donner des animaux qui n'auront plus de ces gènes extérieurs qu'à "dose homéopathique". Avec le temps on revient donc à une race pure.

 

Un croisement peut aboutir à du métissage. C'est à dire que si on donne l'occasion aux jeunes issus de ce croisement de se reproduire entre eux, leurs descendants seront métissés, possédant autant du patrimoine génétique des deux races utilisées. Les animaux posséderont plus ou moins des caractères de l'une et l'autre. La race pure est perdue.

 

 

Le blog des Lutins ayant pour but d'aider à la conservation d'un type ovin ancien, je n'entrerai pas dans toutes les nuances de principes de sélection qui peuvent être menés en élevage ovin de rente pour des races autres que le Ouessant. Mais selon les objectifs des éleveurs professionnels peut être mené du croisement continu (la race locale sera remplacée par la nouvelle), du croisement alternatif (en employant à tour de rôle un bélier de l'une ou l'autre race) ou encore du croisement industriel (pour augmenter le rendement).

 

On se limitera à concevoir ce qu'est le croisement par la retrempe ainsi que le croisement aboutissant au métissage car nous verrons que ces deux principes ont touché et touchent le Ouessant.

 

 

 

 avril 11 068 

  Le Ouessant, croisement? retrempe? métissage?

 

     

 

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:01

 

Des pattes, des pattes, oui mais des ...pattes fines.

 

C'est ce qu'exige le standard du mouton d'Ouessant. En fait un mouton a toujours des pattes fines car sa physionomie est ainsi faite.

 

Cependant, il est vrai qu'elles peuvent être plus ou moins fines. Mais c'est surtout le rapport des proportions comparé à la masse de l'animal qui peut donner un aspect de pattes "moins fines", je préfère dire de pattes "solides"  alors que d'autres peuvent paraître " plus fragiles". 

 

 

nov 11 050

 

 Fines ou pas fines?

 

nov 11 045

 

 Solides ou fragiles???

 

nov 11 048

 

Bien que rarement déficients, les aplombs des pattes avant peuvent être analysés pour juger de leur qualité.

N'ayant pas décelé d'animaux aux antérieurs problématiques dans mon troupeau, je ne peux illustrer cette possibilité.

 

  Enfin c'est en observant les Ouessant lorsqu'ils sont fraîchement tondus que l'aspect solide ou plus fragile des pattes se révèle au mieux.

 

 

tonte 08 019

 

Pattes d'aspect plus graciles chez la brebis ci-dessus comparées à celles plus solides de la brebis ci-dessous.

 tonte 08 021

 

 

On notera que l'allure générale de l'animal influe sur la perception de finesse des pattes.

 

 

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 17:24

 

 

 

nov 11 030

 

  Le mouton d'Ouessant possède un oeil (iris) jaune et la pupille sombre se présente en une fente horizontale.

 

 

nov 11 043

 

Cela, quelle que soit la toison de l'animal.

 

La couleur délavée de l'iris chez l'agneau fait dire parfois que l'oeil est bleu; mais il n'en est rien, l'intensité du jaune n'étant simplement pas complètement établie à ce stade de croissance.

 

 

nov 11 029

 

 La fonction de la pupille étant de réguler la quantité de lumière entrant dans l'oeil, sous faible luminosité cette pupille s'ouvre davantage et prend la forme d'une olive.

 

J'ai possédé une brebis née dans mon élevage qui avait une pupille atypique à un oeil,  forme en sorte de coeur. Cette malformation ne l'empêche pas de vivre normalement (puisqu'elle coule encore des jours heureux chez un collègue éleveur) et ce caractère tout personnel n'a jamais eu aucune incidence dans sa descendance.

 

 

petronille o 

Pétronille et son défaut à l'oeil qui donne l'impression d'un coeur (Merci à Stève pour la photo).

 

Chez une agnelle, sans lien de parenté avec le précédent animal, les pupilles se trouvaient fortement dilatées comme si le réglage ne se faisait jamais. Un regard de personne myope à l'excès en quelque sorte et une vision diminuée mais pas totalement absente.

 

Sur le nombre de moutons, un défaut à ce niveau reste toujours possible pour des raisons diverses qui nous échappent. 

On ne se rend compte de ces petits détails qu'en étant particulièrement attentif et en prenant le temps de vivre avec ses moutons, c'est à dire de les observer. 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0