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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:14

 

Beau temps toute l'année au-dessus des Lutins et hier encore. Bien que la course du soleil soit bien basse à présent, l'ambiance était printanière avec 18 degrés à l'ombre.

 

Au point que jour après jour, de petits signes montrent que la faune s'y perd un peu pour certains de ses membres. Le hérisson se fait encore écraser, la libellule surprend dans son vol acrobatique, le bousier se hasarde entre les sabots, la coccinelle met une minuscule touche de couleur, le papillon régulier de chaque midi rappelle les journées estivales pourtant bien loin, ...

 

La flore a également ses marginaux et le regard est encore surpris par leur présence. 

 

 

nov 11 066

 

 Le pissenlit poursuit son cycle jusqu'à maturité de ses graines et n'hésite pas à tenter encore des floraisons.

 

nov 11 067

 

 La pervenche éclate en zones ombragées.

 

nov 11 068

 

 La marguerite ne passe pas inaperçue.

 

nov 11 069

 

 On se pince en rencontrant le bouton d'or.

Et bien d'autres espèces moins en couleurs, grandes berces, pâquerettes, ... mettent une touche fleurie en cette fin novembre. 

 

Pourtant la Creuse n'est pas le Midi ...

 

 

 

nov 11 070

 

L'abondance et la grande variété des champignons (n'ayant pas encore connu les gelées) sont pourtant là sur le tapis de feuilles mortes pour nous rappeler que l'heure de l'automne avait sonné.

Sans oublier les grandes vagues de grues migratrices qui par milliers claironnent dans l'azur.

 

Drôle d'automne printanier tout de même!

 

   

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:26

 

Frissons dans la voix ou ton désinvolte, tout dépend de chacun quand on aborde le thème de la consanguinité.

   

Petit rappel, le Mouton, forme mutante domestique du Mouflon, n'existerait pas sans un minimum de consanguinité dès les débuts de la domestication, ni même par la suite dans la construction des variétés ovines locales ou races actuelles établies. Simple constat.

Ensuite quand on dit consanguinité, encore faut-il préciser à quel niveau de parenté. Parfois jugée ombre maléfique parce qu'elle concentre des tares pouvant influer sur la survie des sujets produits ou parce qu'elle consolide des caractères s'éloignant d'un standard, la consanguinité peut être également considérée comme une aubaine pour conserver des qualités. Comme quoi les regards portés sur la possibilité d'une quelconque consanguinité sont variables. De plus, dans les esprits, en référence à l'espèce humaine et ses interdits, consanguinité et inceste s'entremêlent.  Comme souvent, en élevage, la vérité se situe dans un juste milieu.

 

 

Pas question de faire un article doublon avec un autre déjà publié sur mon blog Consanguinité. , mais l'occasion m'est donnée d'apporter un petit plus, suite à une étude intéressante dont j'ai eu connaissance

Durant les siècles passés, sans souci alors des conséquences environnementales et écologiques au sens réel du terme, sur certaines îles lointaines, les navigateurs  ont très souvent abandonné ou installé des espèces animales devenues invasives (domestiques ou pas), afin d'assurer des ressources alimentaires lors de futurs passages en ces mêmes lieux.

Concernant l'étude annoncée, voici les faits pas si éloignés de nous dans le temps.

 

En 1957, sur une petite île des Kerguelen (seulement 6,5 km2), l'Ile Haute, dans un souci de fournir de la viande aux équipes de scientifiques y séjournant, fut introduit un couple de Mouflon de Corse originaire du zoo de Vincennes. Deux ans avant, trois rennes avaient précédé les mouflons. Vers 1970 on comptait déjà une centaine d'animaux de chaque espèce. Le territoire étant limité et la nourriture devenant rare, bons nageurs, les rennes finiront en 1981 par gagner la grande île principale pour continuer à prospérer. Quant aux mouflons, sédentaires, leur population prospéra toujours pour atteindre une marge de fluctuations allant de 300 à 700 animaux. En l'absence de prédateurs, seules les conditions de vie, quantité de nourriture, climat et rudesse des hivers, sont les éléments de sélection naturelle qui ont opéré.

Tout cela est très intéressant puisqu'à partir de deux individus (peut-être déjà en parenté?) s'est construite une population viable de plusieurs centaines d'animaux en plus de cinquante ans. Un bel exemple de consanguinité à l'extrême. On imagine mal un éleveur de moutons d'Ouessant se constituer un troupeau à partir de deux sujets et élever durant 50 ans sans qu'on le qualifie de fou. Ce qui marche pour les mouflons ne serait pas acceptable en élevage ovin puisqu'il est inconcevable d'élever en perdant un très grand nombre d'animaux par sélection naturelle pour que seuls certains survivent. Ce principe va à l'encontre du principe de l'élevage où c'est surtout l'éleveur qui détermine les animaux qui doivent mourir ou quitter le troupeau, ainsi que ceux qui vont se reproduire, question de rentabilité.

En 2003 fut menée une étude  sur le patrimoine génétique de ces mouflons des Kerguelen. Les résultats furent surprenants puisque les scientifiques s'attendaient à trouver des animaux homozygotes (identiques génétiquement) et que contrairement à cela ils s'aperçurent qu'au cours des décennies s'étaient constitués bon nombre d'animaux hétérozygotes (donc avec des différences génétiques). Si le temps semble trop court pour que des mutations soient apparues, il semble plus probable que ce sont les petites différences génétiques qui furent sélectionnées naturellement suite aux diverses contraintes du milieu.

 

Intéressant tout cela. Il apparaît qu'au moins dans certains cas, chez certains animaux "sauvages", qu'une très forte consanguinité ne mette pas en péril l'avenir d'une population. Cependant des exemples contraires pourraient être évoqués puisque certaines espèces en voie de disparition réduites à trop peu d'individus voient leur avenir compromis par le manque de diversité génétique.

 L'intérêt de cette diversité demeure dans le fait que certains gènes peuvent à un moment ou un autre s'avérer bénéfiques ou du moins utiles en permettant aux individus qui les possèdent de survivre et se multiplier lors de changements de conditions de vie. C'est un peu comme dans ces ateliers où on garde tout, dans tout ce bric-à-brac tel clou rouillé ou fil de fer tordu trouve un jour son utilisation après avoir dormi longtemps dans un tiroir.

 

Pour revenir à nos moutons. Si donc la diversité est un atout pour durer, la consanguinité jusqu'à un certain point n'est pas forcément un handicap total en élevage. Le tout est qu'elle soit calculée.

      

   

été 09 133 

Chez les Lutins, une bonne dizaine de souches (issues cependant de l'inévitable tronc commun des souches pionnières de la résurrection de ce type ovin  de base) permet pour très longtemps d'assurer une diversité et une consanguinité limitée et gérée par calcul des accouplements au sein du troupeau.

Si viendra le jour de devoir apporter un peu de "sang neuf", il faut se rappeler qu'on ne construit pas en s'éparpillant et que moins on introduit d'animaux mieux se portera le troupeau qui se sera construit sur son propre territoire et dans les pratiques propres à l'éleveur.

Et comme je dis toujours, mieux vaut un peu de consanguinité dans un troupeau d'animaux rustiques et bien construits qu'une trop grande diversité dans un troupeau fragile et aux tares multiples. 

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 11:05

 

Quelques petites infos concernant le blog des Lutins.

 

Ce sont à présent jusqu'à 153 visiteurs différents par jour.

 

Jusqu'à 758 pages consultées sur une même journée.

 

Près de 66 000 visites bientôt.

 

Merci pour cet intérêt ,sans doute aux multiples facettes selon les visiteurs, envers le mouton d'Ouessant et le blog des Lutins.

 

N'hésitez pas à le conseiller autour de vous.... que ce soit pour le plaisir de partager ou participer à "l'effet boule de neige" ou "l'effet papillon" comme on voudra.

 

Quelle que soit votre humeur, les commentaires sont toujours les bienvenus dans ... "Commentaire".

 

Autres remarques, attentes, questions plus personnelles restent possibles comme le font déjà beaucoup dans ... "Contact". 

 

 

sept 10 006

 

Le Ouessant type ancien, un mouton à découvrir ou redécouvrir avec un autre regard.

 

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 07:19

 

 

 

oct 10 043

 

C'est en lui, le mouton (et en particulier les races primitives comme le Ouessant) aiment l'escalade. Mutant de mouflon , son espèce originelle dont il est issu, il a gardé ce goût plus ou moins prononcé selon les races bien que son ancêtre ne soit pas un aussi habile grimpeur que le chamois ou le bouquetin.

Quand donc sur son domaine, le Ouessant trouve de quoi satisfaire ce comportement on le retrouve sur les buttes, les troncs couchés, les roches et autres volumes parfois tout à fait artificiels: brouette, caisse, banc, ...

 

Un plaisir donc que ce muret pour ce jeune bélier. Un plaisir également pour l'observateur que de le regarder dans ses acrobaties et de percevoir le bonheur manifeste qui semble envahir l'animal dans ces activités.

 

 

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 10:18

 

 

 

Guss 010

 

 Monsieur Guss est arrivé chez les Lutins.

 

Guss 004

 

 Ce petit border collie est là pour assurer la relève l'an prochain dans le travail des chiens sur le troupeau des Ouessant. Tess et Perle, les anciennes, avancent en âge. La première bientôt dix ans montre de gros problèmes d'audition d'ailleurs sans doute déjà naissants dans sa jeunesse. La seconde bientôt treize ans, malgré toujours son tempérament de gamine, diminue un peu.

Le hasard de la vie veut qu'en discutant avec ses éleveurs, je découvre que Guss est un neveu de Tess contre qui il se tient. La chose m'était inconnue lors de mon choix. Le monde est vraiment petit.

 

 

Guss 011

 

 Le printemps prochain sera le moment d'une nouvelle aventure de construction d'un chiot dans son activité sur le troupeau. Mais d'abord, au travail pour plusieurs mois sur l'éducation de base de tout chien comme il se doit, afin d'en faire, comme j'aime à peine plaisanter à le dire, un animal bien élevé et pourquoi pas mieux que certains enfants ou adultes.

 J'espère que mon choix aura été le bon. Je ne cherche pas un champion mais un chien intéressé par les moutons et opérationnel dans les services qu'un chien de berger peut rendre en élevage. Si ce n'est pas le cas (il arrive que certains chiens se désintéressent totalement des brebis, y compris dans de bonnes lignées), je sais déjà que cela sera forcément un merveilleux compagnon de toute façon.

 

 

Guss 009

 

Ma passion pour cette race est aussi importante que celle que j'ai pour le Mouton d'Ouessant. Mais plus limitée et contenue puisque je ne fais pas reproduire mes chiens.

 

J'ai hésité à publier cet article, me demandant si je n'allais pas créer chez certaines personnes des élans non contrôlés vers le Border Collie. Mais je me suis dit que le mouvement de mode pour cette race était largement en marche depuis longtemps (sans moi, mais par sa réputation, les pubs, le cinéma,...) et qu'au contraire l'occasion m'était donnée d'émettre quelques remarques.

Tout comme je mets en garde les personnes qui désirent acquérir un Ouessant, les amenant à réfléchir aux besoins des moutons et aux contraintes que cela représente, je vais tenter de modérer l'élan de celles qui, devant l'adorable Guss, chercheraient déjà à vouloir possèder ce type de chien.

Dans ma passion, je dis souvent sous forme de provocation que s'il ne devait exister qu'un seul chien sur Terre, c'est bien le Border. Ou encore que ce chien est plus qu'un chien puisque c'est un être d'exception qui, quand on l'a côtoyé, peut faire paraître bien fade tout autre race. En général des capacités énormes et multiples chez ce quadrupède, ce qui amène le maître à devoir être à la hauteur et devenir lui-aussi un être d'exception et de plus disponible pour son animal qui demande beaucoup d'activité physique et mentale. Si le principe du chien qui attend son maître toute la journée (et qui ne fait rien de plus quand il le retrouve) ne devrait pas exister ..., ceci est encore plus vrai pour le Border Collie, très physique et à l'intellect développé. Sinon ...attention les troubles de comportement de l'animal, les déviances faute de pouvoir évacuer ses besoins et exprimer ses capacités. Certains chiens pouvent devenir très vite de gros problèmes faute d'avoir des maîtres qui correspondent à leurs attentes ou une vie épanouissante. D'autant qu'à l'origine chien de travail sur troupeau, le Border Collie a été souvent sélectionné pour ses aptitudes dans cette activité, uniquement en chien-outil efficace et performant, en omettant parfois de porter un regard sur l'équilibre comportemental général de l'animal puisque ce dernier se retrouvant relégué au chenil après le travail . D'où des lignées pouvant être hyperactives, véritables bombes qui peuvent vite rendre la vie impossible pour tous dans des conditions autres que sur troupeau.

 

Ce qui devait arriver est arrivé.

Je suis horrifié par le nombre d'annonces de particuliers qui proposent leur Border à l'adoption (pure race ou croisé), reconnaissant ainsi leur erreur et cherchant personne adoptante disponible pour le chien, disposant d'espace, pratiquant activités d'extérieur.... Même constat au niveau des refuges où ces chiens finissent par tomber (dans le meilleur des cas pour certains).

 

Donc Guss est adorable...mais sera avec son maître toute le journée dans diverses activités dont celle de chien de troupeau.

Si vous deviez persister à vouloir un Border malgré toutes ces mises en garde trop souvent vérifiables, prenez du temps pour trouver votre chien, au profil adapté à sa vie future, pas de précipitation. Choisissez une portée qui aura été soumise à pas mal d'expériences (bruit, contact, sollicitations visuelles et diverses), évitez celle recluse au fond d'une grange qui ne verra la lumière que lors de votre visite...manque de socialisation et parfois troubles phobiques à vie. Engagez vous face à des chiots de deux mois que vous pourrez observer et non lors de leur naissance ou en bas âge. A moins d'être un professionnel en ovins ou bovins, évitez un chien dominant difficile à gérer (ou à l'opposé peureux, d'autres problèmes en perspective...), l'essentiel n'étant pas d'avoir un futur champion mais déjà un chien agréable à vivre, "bien dans ses baskets". Privilégiez le choix sur le comportement du chiot, avant son éventuelle beauté.

Demandez à voir les parents, à pouvoir les regarder évoluer et se comporter en société, le profil de votre futur chien se dessine déjà là.

C'est ainsi que Guss fut choisi (les trois chiots disponibles étant tous superbes de toute façon).

 

 

 

  

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 23:01

 

 Au parc des béliers célibataires, on tue le temps pour quelques mois.

 

oct 11 033

 

 Les mâles adultes attendent ,chaque jour avec impatience, l'apparition des voisines d'une autre ethnie.

On se pousse de l'épaule et se donne des coups de coude.

Je n'ose rapporter les commentaires que j'ai pu entendre...

 

 

oct 11 027

 

Les plus sages dans l'histoire sont bien les jeunes qui préfèrent rester entre eux sous leur grattoire préféré tout en se racontant ce qu'ils feront plus tard dans leur vie.

 

Après un an deviendrait-on un vieux bélier lubrique chez les Ouessant?

 

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 09:52

 

Plafond bas et gris, brume, feuilles mortes...novembre s'installe pour nous entraîner au coeur de l'automne. Fin des beaux jours, sorte de petite mort, l' impression de lente agonie de la nature qui se dépouille plonge les esprits dans des émotions particulières.

 

Pourtant ce n'est pas la fin de tout, mais une simple pause , un sommeil imparfait durant lequel le vivant reste là, souvent caché, parfois entrevu dans de nouveaux rythmes de certaines espèces animales demeurées actives. De nouvelles ambiances de vie prennent le relais.

 

Les souvenirs demeurent malgré tout et la pensée vagabonde en songeant à ces instants quand le soleil était encore haut dans le ciel et la météo plus riante.  

 

 

août 11 096

 

 Août, les Anthurus d'Archer sont apparus tard cette année. Ils n'étaient pas au rendez-vous en juillet comme à l'ordinaire, faute de pluie. Par contre, pour la première fois, certains ont franchi les limites des boisements pour s'installer en bordure des pâtures. Est- ce le hasard ou l'odeur fétide de ce champignon qui amena un bousier à proximité de celui-ci? Toujours est-il que la limace rouge trouvait cet Alien à son goût.

 

 

oct 11 014

 

Septembre, encore de douces et magiques fins de journée. Assister au spectacle des Ouessant dans ces instants renforce la conscience du privilège de vivre des moments simples mais forts. 

 

 

sept 11 027

 

Octobre, une autruche au pré?...

 

 

sept 11 028

 

Non, sorte d'ovni au décollage sous un dernier rayon de soleil, un agaric des prés de belle taille, bien nourri par la présence des Ouessant, semble vouloir s'ouvrir enfin après plusieurs jours à avoir enflé toujours et encore.

 

Ces pages se tournent. Triste le berger? Pas du tout, je savoure chaque saison, chaque ambiance,... chaque journée qui apporte une belle observation dans la nature ou le contentement du spectacle du troupeau. 

Et puis les accouplements des Ouessant vont bon train. Déjà de minuscules embryons se développent dans le ventre de certaines brebis choisies pour assurer l'avenir de la bande des Lutins.

 

Le bonheur est véritablement dans le pré, par tout temps et toute saison.

 

 

   

 

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:52

 

 

 

oct 11 003

 

Troisième automne pour Io des Lutins. Elle semble vouloir finir de se construire et a acquis (enfin) une ligne du dos correcte, c'est à dire tendant vers l'horizontalité.

Je savais que cela finirait ainsi mais le temps semblait long à la voir pendant plus de deux ans avec une croupe surélevée.

Là encore, savoir patienter!

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:26

 

Enfin de la pluie, cette nuit, sur ma commune! Depuis une paire de mois j'attendais cette arrivée; je ne peux donc que m'en réjouir. De plus avec des températures douces, l'herbe va repousser un peu même si la durée du jour a fortement diminué.

 

Je ne suis pas le seul à savourer cette humidité, les amphibiens également. Cette nuit, ces batraciens payaient pourtant de leur vie leurs vagabondages sur les routes. Sollicités par la météo à s'activer, mais aussi saisissant l'événement pour se rendre sur leur lieu d'hibernation, beaucoup de crapauds et grenouilles ont été transformés en de petits tas de hachis parsemant les bitumes. Mais comment leur expliquer de ne pas traverser et de ne sortir encore moins un vendredi soir (ou samedi soir), moment rituel pour les humains dans leurs bolides de s'animer plus qu'à l'ordinaire....  

 

 

juillet 11 161

 

Cette grenouille agile, heureusement loin de tout trafic sur mes pâtures, n'a pas subi le triste sort de ses soeurs. Sur mon secteur, cette espèce de grenouille est étrangement bien plus fréquente que sa cousine la grenouille rousse, cette dernière étant pourtant bien la plus commune en France.

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 16:58

 

Cet article pourrait rejoindre un autre publié en dehors de cette série et portant sur les aplombs.

 

Une fois n'est pas coutume, mais je vais dévoiler un des nombreux critères de sélection auquel j'attache une importance au sein de mon troupeau.

 J'oriente mon cheptel vers le type d'aplombs présenté sur le cliché de cette brebis blanche ci-dessous. Ce, non seulement en référence au standard, mais également par appréciation personnelle. 

 

 

août 11 104

 

Neige des Lutins (prix d'honneur des brebis blanches antenaises au concours 2010).

Il est important de rappeler qu'un mouton ne s'appuie pas sur ses talons mais ses doigts. Les talons se trouvent ainsi à mi-chemin entre les doigts et le genou qui s'avance vers la panse.

Ainsi on note que les talons de Neige se situent sur la ligne verticale allant des doigts à la hanche. Verticalité des membres et appui au sol large correspondant d'ailleurs à la largeur du bassin.

(Par chance, mais aussi hérédité, cette brebis a transmis à son premier jeune ces mêmes caractéristiques....et une qualité physique générale du même niveau que la sienne. Un point fort pour la reproduction future de ce jeune bélier.)

 

 

 

Mais tous les Lutins ne présentent pas cet idéal d'aplombs et tout en cherchant le correct ou acceptable, il me faut concevoir d'élever des animaux  un peu différents pour tenter de récupérer des qualités autres qu'ils possèdent cependant. 

 

 

août 11 141

 

 Une brebis non Lutin aux talons plus rentrants et appui moins large .

 

août 11 105

 

Une autre chez qui les choses sont plus accentuées. Brebis Lutin de première génération, fille d'un animal étranger au troupeau.

 

 

En souci de sélection et calcul de ses reproductions, une observation attentive de ses reproducteurs s'impose pour déceler tous les petits détails qui construisent un animal, afin de mesurer la part de gain et de risque qu'il y a à accoupler tel bélier avec telle brebis.

Sans regard critique de ses animaux, on arrive très vite en quelques générations à créer un cheptel qui présente des particularités qui le différencient des troupeaux des autres éleveurs. Chacun construisant sans le vouloir une forme de Ouessant, phénomène d'isolat géographique et implacables règles d'hérédité qui nous échappent pour beaucoup.

Ainsi certains troupeaux possèdent de gros problèmes d'aplombs simplement parce que personne n'y avait prêté attention. La chose (le problème) étant devenue "normale" depuis des années et des années....

 

Mais ce genre de réflexion s'impose pour tout autre caractère physique et je n'échappe pas moi-même dans mon élevage à certains risques sur d'autres traits physiques. J'ai par contre bien conscience que certaines étapes doivent être franchies avant d'en franchir d'autres.

Elever et sélectionner, un travail de patience;

 

 

 

 

 

  

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