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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 10:28

 

Reprise des naissances avec au matin la découverte de Haeckel des Lutins, né de Cornelia et du bélier de l'élevage Royer. 

 

 

avril 11 037

 

Mais une fois encore un agneau mâle. Les garçons sont donc cinq à présent pour toujours une seule fille.

 

Une perspective d'obligation de nombreuses séparations à l'automne avec ces futurs béliers, dont de nombreux porteurs du gène noisette...

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:16

 

Les brebis qui m'avaient alerté hier par leur comportement ont bien donné la vie aujourd'hui.

 

 

 

avril 11 001 

avril 11 018

 

  Au matin je découvre Zygotte, agnelle future grise (de par le gène caché de sa mère Gaïa des L.) et porteuse de brun (de par son père Buffon des Lutins). Evènement qui mérite bien deux photos d'autant que c'est encore la seule fille au moment où j'écris. 

 

 

avril 11 003

 

 Vint dans la matinée Eros, agneau né de Nuxi (élevage Jonker) et du bélier élevage Royer. Dernière naissance pour Nuxi qui encore dans l'obsession d'agneau et du comportement de lèchage s'occupe du placenta qu'elle vient de perdre, mais elle le délaissera vite.

 

avril 11 024

 

 Bien que possible dans mon raisonnement  je ne pensais pas que la chance serait au rendez-vous cet après-midi avec cet agneau Hathor de couleur brune (noisette), gène présent dans sa mère Pétronille des L. de par le père noir de celle-ci mais porteur et qui s'est associé à celui de Buffon des Lutins de cette couleur brune. Une belle surprise bien que ce jeune paraisse grand à ce jour... 

 

 

Et puis quel ne fut pas mon étonnement en en découvrant un blanc dans ma salle de bains....

 

avril 11 026

...en ce 1er avril!!!

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 15:00

 

 

Que ce soit dans un enclos de reproduction comme dans l'autre, aussitôt un bélier mis dans chaque lot de brebis, quelques accouplements féconds ont eu lieu le 30 octobre dernier ou quelques jours après.

 

mars 11 098

 

 Ce 31 mars au matin, je découvre Nazca des Lutins ( né de la brebis Brina, élevage Wynant et du bélier Buffon des Lutins), agneau bien sec, né durant la nuit.. Je ne fus pas du tout étonné puisqu'il y avait cinq mois que les accouplements avaient commencé et puis d'après le comportement de la mère hier, c'était prévisible. Ici, âgé d'une quinzaine d'heures.

 

 

 

mars 11 097

 

Dans la matinée de ce même jour, à 9h30 apparut Bighorn des Lutins (né de la brebis Heidi des L. et du bélier élevage Royer). Ici, cet agneau est âgé de sept heures. Là encore, naissance logique après le comportement de la mère ces dernières 48h. Ce jeune portera-t-il bien son nom? 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 12:21

 

Dans la vie, il y a ceux qui ont tout pour faire et qui ne feront jamais rien.

Et puis il y a ceux qui n'ont rien et travaillent toute leur vie à atteindre leurs idéaux.

Je m'inscris dans la seconde catégorie.

 

 

mars 11 088

 

Passionné de zoologie et de nature depuis que je suis capable de marcher, je fus happé par le mouton d'Ouessant loisir en 1996. Il y eut bien des étapes pour pouvoir trouver des animaux de qualité ou tout simplement dans le standard. Des milliers de kilomètres furent nécessaires pour acquérir ce qui me convenait.

 

Dans cette construction, je fus vite confronté au drame de tout berger, disposer d'espace et de pâtures suffisantes pour mener à bien cette passion dans une direction de sélection. Car qui dit sélection dit nombre pour pouvoir expérimenter les accouplements jugés les plus judicieux ou encore conserver les animaux qui semblent d'une grande utilité dans l'avenir du troupeau. De plus, gardant mes Ouessant au-delà de leur rôle purement utilitaire, cet attachement demande forcément encore plus d'espace pour permettre à tous de vivre dans de bonnes conditions.

 

C'est ainsi que mes huit dernières années furent consacrées à me construire un ailleurs afin de me préparer un exil choisi devenu nécessaire dans une région autre que celle de mes origines, mais où mes projets pouvaient prendre forme. Des années de labeur, de fatigue, de patience, d'espoirs et déceptions, de sacrifices divers, de joies et de soucis mêlés, d'interrogations, des dizaines de milliers de kilomètres parcourus, des personnes à quitter, .... Tous mes objectifs ne sont pas atteints, il me reste beaucoup à construire au propre comme au figuré, mais une chose est certaine, je ne regrette à aucun moment ce tournant dans ma vie.

Comment pourrais-je regretter mon ancien chez moi, dans une commune où la ruralité n'avait plus sa place, commune enserrée dans l'étau de la pieuvre céréalière qui tend toujours plus ses tentacules pour digérer les dernières prairies, haies, talus, ... grignotée par le bitume et le béton des métastases du mal de la construction venu de la ville voisine sur chaque m2 encore libre pris sur les vergers et derniers espaces vides où personne n'aurait pu imaginer une maison....Repeuplée et vivante pour certains. Ah bon? ... Pas pour moi qui l'ai vue sur plus de vingt ans se défigurer elle-même en se laissant influencer par les courants de la "Grand Ville" proche et les cerveaux citadins venus y habiter, perdant son nom et allure de village pour devenir une simple commune dont les habitants sauront partir en vacances le moment venu, vers d'autres régions dites privilégiées d'un point de vue touristique. Population qui n'avait pas compris qu'on a le monde que l'on se construit...

  

Aucun regret donc, que du bonheur à présent à pouvoir profiter encore de la boue et des bouses, des orties et de l'herbe, des flaques d'eau et des nuits sombres...de traverser la route avec une probabilité de se faire écraser proche de zéro....d'avoir le silence comme ami le plus proche.... et puis surtout de disposer de plus d'espace et d'herbages en un lieu où le mot campagne a véritablement gardé un sens (Mais pour combien de temps encore? Autre problématique) .

 

Si se sentir seul peut être un drame parfois pour certains, pouvoir être seul est véritablement un luxe qu'il faut savoir savourer. Et comme je savoure! La chance de la solitude est de pouvoir la remplir de soi au maximum et de ce qu'on s'autorise à y mettre, tout en étant capable de la rompre quand on le décide.  

Le bonheur est bien dans le pré!   

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:15

 

On peut ne pas vacciner ses Ouessant en argumentant qu'il s'agit d'une race rustique qui doit conserver sa résistance naturelle (au risque assumé de perdre des animaux), par souci de limiter les frais d'élevage, par simple ignorance de cette possibilité ou encore parce que ce n'est pas une préoccupation puisque tout s'est toujous bien déroulé jusque là.  

 

 

mars 11 087

 

Chez les Lutins par contre, chaque année, tout le troupeau reçoit son rappel courant mars. Le choix de cette période tient au fait qu'en pratiquant cette intervention quelques semaines avant la mise-bas, les agneaux s'en trouvent mieux protégés durant leurs premières semaines de vie. Comme la plupart des brebis ont été mises avec un bélier en prévision de les faire agneler durant avril, j'ai choisi une date proche du quinze mars pour vacciner. Pour une dépense annuelle modique, on peut réaliser soi-même cette intervention par piqûre sous-cutanée (bien soulever et tirer la peau). Je prends soin de désinfecter correctement au point cutané d'injection derrière l'épaule (après avoir évacué l'air de la seringue) et de changer d'aiguille pour chaque animal.

 Dans leurs premiers mois, je fais de même pour les agneaux en notant avec précision leur date de première injection puisque comme pour tout mouton nouvellement vacciné un rappel s'impose un mois après.

Cette protection n'est pas un luxe pour moi, ayant déjà perdu des animaux à cause du tétanos et connaissant bien les problèmes d'entérotoxémies vécus par plusieurs collègues éleveurs dans leurs troupeaux suite à des chocs alimentaires (changement de parc non progressif, distribution de tontes de pelouses par des voisins ou encore les classiques sacs de pain jeté par les promeneurs quand ce n'est pas  la réserve de grain des volailles qui est visitée par les gourmands...). De par mes installations, devant faire voyager mes animaux d'une pâture à l'autre selon leur production d'herbe, je pratique ces changements de parcs l'esprit plus tranquille , tout en respectant les nécessaires étapes d'accoutumance progressive sur plusieurs jours pour préparer le système digestif des Ouessant.

 

Plusieurs vaccines sont disponibles chez les vétérinaires et une marque propose même des dosettes pour deux moutons, ce qui est intéressant pour les seulement quelques animaux possédés généralement.

 

Ensuite chacun fait ce que bon lui semble. Vacciner ou pas....et si oui, choisir son produit et sa période de rappel la plus judicieuse.

 

A mon niveau personnel, je dois ajouter qu'étant installé à présent en région d'élevage et percevant la médiocrité sanitaire environnante assez fréquente, cela ne me conforte que plus dans mon choix de vacciner (bien que si ce genre de vaccins protège de pas mal de risques, il ne fait pas barrage à tout. Ce qui serait trop beau!)   

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 22:01

 

Tondre et encore tondre, tailler et encore tailler, abattre et encore abattre, .... que de vilaines manies à toujours vouloir simplifier et aseptiser son environnement. J'allais oublier la tout aussi mauvaise habitude d'arracher ou couper les lierres.

 

mars 11 012

 

 Le lierre est une plante qui a besoin de s'élever pour pouvoir construire ses tiges terminales qui pourront fructifier. Pour cela, arbre, falaise (bâtiment) font l'affaire et le voilà qui part à l'assaut des hauteurs, se cramponnant bien à son support qui n'est qu'un tuteur et en aucun cas, contrairement à ce que l'on croit parfois, il ne se nourrit du bois. Il est bel et bien simplement enraciné dans le sol, comme bien d'autres végétaux, là où la graine est tombée un jour lorsqu'un oiseau l'a évacuée avec une de ses déjections alors qu'il était branché.

 

Ci-dessus, jolie quenouille végétale chez Les Lutins, grâce à Monsieur Lierre qui a enguirlandé une chandelle d'un vieux chêne mourant. Je précise tout de suite que cette agonie n'est pas la faute de cet opportuniste mais avait commencé il y a bien longtemps à cause de maladie.

 

mars 11 007

 

 Si on peut concevoir qu'on extermine le lierre sur un fruitier qu'on chouchoute ou sur un jeune arbre dont les branches ont besoin de lumière (ou encore sur un mur, à moins qu'on accepte le travail de devoir le contôler), c'est simplement une absurdité que de le couper sur un grand chêne.

D'abord puisque le lierre ne puise ses ressources ni dans les branches ni dans le tronc de celui qui l'accueille.

Ensuite parce que c'est tout un écosystème et donc une part de biodiversité qui disparaissent. Le lierre est à la fois gîte, dortoir, abri, restaurant ...  pour toute une faune d'insectes et autres invertébrés, sans oublier nombre d'oiseaux voire quelques petits mammifères. 

 

Enfin, bien que je ne souhaite à aucun chêne de finir sous la tronçonneuse, il est bon de savoir que certains techniciens de l'ONF reconnaissent de plus que le bois de ces arbres porteurs de lierre est de meilleure qualité que celui provenant d'arbres qui en sont dépourvus... 

 

mars 11 004

 

 Le chêne et son lierre, tout un écosystème d'une grande beauté qui a sa place tout à fait naturelle ("normale") dans les strates végétales et la diversité du vivant... (On pourrait se pencher sur le sort des mousses et lichens également)

 

Pauvres arbres, pauvres lierres comment faisiez-vous avant les Hommes, sans leur intervention? Eux qui racontent parfois, convaincus (c'est ça le pire) que sans eux la forêt mourrait... (Si, si,  on en connaît tous pour sortir ce genre d' idiotie!). Cette dernière n'a pas attendu l'arrivée du bipède-tronçonneuse pour exister et s'épanouir avec ses lierres. Bien au contraire, alors que désormais il n'en subsiste que quelques lambeaux éparpillés et jardinés...mais revenons à notre lierre.  

 

mars 11 083

 

 Sur ces tiges terminales du lierre, on peut voir les feuilles typiques en fer de lance, différentes de celles lobées des étages inférieurs ou au sol. Les grappes de fruits de cette sortie d'hiver offrent un festin sur la route des merles et grives de différentes espèces qui remontent dans leurs quartiers nordiques de reproduction. Certains autres oiseaux revenant sur nos contrées pour nicher profitent également de l'aubaine, tout comme nos sédentaires.  

 

mars 11 085

 

Il ne me faut pas oublier de dire que le lierre, végétal à contre courant, offre deux véritables petits miracles, l'un à l'automne et l'autre au printemps. Durant les dernières belles journées d'automne alors qu'il n'existe plus aucune floraison, le lierre, lui, a l'idée d'être en fleurs. Fleurs certes minuscules mais qui par milliers et milliers proposent aux divers insectes butineurs encore actifs de quoi se restaurer. Et en ce moment, alors qu'il n'y a plus de baies depuis belle lurette dans la nature, le lierre, lui, propose ses fruits sombres à sève violacée qui teinteront les crottes de ceux qui en ont fait festin, comme pour dénoncer les coupables de gourmandise.

 

Quelle plante merveilleuse et quelle aubaine ce lierre! 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 23:01

 

 

mars 11 093

 

Pourvu que Ksar arrête de grandir à ce second printemps...  (comme le fit sa soeur aînée)

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 23:01

 

 

 

mars 11 091

 

Malgré un cornage atypique avec une corne qui part où il ne faudrait pas, Thalès, bélier gris demeure précieux pour les Lutins. (Il n'y a pas que le cornage qui compte)

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 23:01

 

 

mars 11 094

 

 

Face au nombre, dans un troupeau de 50 à 80 (selon les années), je me fais également un devoir de conserver sur chaque Ouessant le même regard attentif  le considérant tout autant unique et précieux que si la bande n'en comptait que quelques uns . En effet, je ne voudrais pas glisser vers le réflexe de me dire que ce n'est pas grave lorsqu'il arrive d'en perdre un, sous prétexte qu'il en reste bien assez comme cela.

Si cette pensée devait un jour m'effleurer l'esprit, je pense qu'alors j'aurais bien régressé.

 

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 20:40

 

 

 

mars 11 096

 

 

Sorte de mise en garde... cela paraîtra bien évident mais il est toujours bon de le rappeler avant de se lancer dans un élevage conséquent.

Plus on a d'animaux, plus le travail (tonte, taille des onglons, vermifugations, vaccinations, pose des boucles, curer les abris, évacuer les fumiers, nourrir, abreuver ... ), les dépenses (vétérinaire, nourriture, ... ) et les éventuels soucis (mauvais agnelage, soins divers, ... ) s'en trouvent multipliés. Et de là, temps, finances et énergie personnelle doivent pouvoir suivre afin que ce qui devrait rester un pur plaisir ne se transforme en un cauchemar.

 

Il importe donc de trouver ses limites à ces différents niveaux (place nécessaire y compris) pour que personne ne souffre d'une situation mal gérée, les animaux les premiers en particulier.

 

 

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