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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 13:55

 

L'identification des moutons est obligatoire. Le Ouessant avait la chance jusqu'alors(avec le Soay et les chèvres de moins de 50 cm) de bénéficier d'une dérogation pour porter des marques correspondant à la taille de ses oreilles. Les petites boucles alu avaient le mérite d'être discrètes et non disgracieuses.

Pourtant elles n'en étaient pas idéales pour autant, pouvant s'arracher dans les grillages et rameaux. De plus, même en désinfectant matériel et oreilles à la pose, le faible espace entre les deux branches de métal pouvait créer, au cours des nombreuses années, une zone peu aérée où crasse et pourissement s'ajoutant à de petites blessures créaient l'infection. 

 

 

mars 11 027

 

C'est ce que j'ai découvert sur Pangée qu'il va falloir nettoyer et désinfecter en espèrant que l'oreille ne s'en trouvera pas cisaillée.

 

Ah! Si seulement un jour les marques externes étaient supprimées!

Ne rêvons pas, la nouvelle règlementation avec grandes barrettes électroniques ne simplifie pas les choses. Bien au contraire. Espèrons qu'un aménagement spécial puisse être trouvé pour les Ouessant.

Si être dans les règles est une chose normale, encore faudrait-il que les décideurs en hautes instances fassent le nécessaire pour qu'elles puissent être adaptées selon les différents types ovins, ce qui serait là aussi normal (et qui pourtant n'avait pas été pensé... Sidérant!).

On ne peut demander aux éleveurs de faire des efforts si ce qu'on leur propose est inapplicable. 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 23:02

 

 

mars 11 016

 

 

Dans quelques jours, les lots de brebis mises à reproduire vont être regroupés. Des retrouvailles qui semblent bien attendues après plus de quatre mois pour la bande de tous les Ouessant à être éclatée.

Un moment dont le berger se réjouit à l'idée également, heureux de revoir tout le troupeau bientôt réuni pour une vraie vie de Lutins, pour les six mois à venir.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 20:17

 

Il est arrivé. Enfin!

Mars est là. Espoir d'eau et d'un peu de douceur pour faire repartir la végétation et en particulier une herbe verte bien attendue.

C'est aussi une nouvelle étape importante qui revient chaque année, une parmi toutes celles qui font la vie du troupeau. La dernière ligne droite avant les naissances, possibles dès la fin du mois chez les Lutins. 

 

mars 11 010

 

Les retraitées, seules encore, mais plus pour très longtemps car bientôt rejointes par les futures mères; puis s'y ajouteront les béliers.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 23:01

 

 

bob 3

 

 

bob 7

 

Un bélier de deux ans (élevage Chantepie) qui va vers mon idéal, au moins en photo puisqu'il faudrait le voir également tondu par la suite.

 Très jolie allure générale...mais....comme souvent il y a un MAIS, une taille déjà importante au ou vers le maximum du standard dans une croissance sans doute non terminée..

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 23:01

 

"Les plus beaux moutons du monde", c'est ainsi que je décrivais les animaux d'Edmond Vaillant quand je les retrouvais en concours ou lorsque je rendais visite à leur éleveur. Ce qui  d'ailleurs à chaque fois faisait sourire ce dernier. Et pourtant je le pensais réellement car c'était pour moi un grand moment de vibrer devant ses animaux.

 

 

vaillant 2010

 

 Un groupe comme je rêvais d'en possèder. Quel superbe ensemble que ce lot de brebis, tout autant pour la qualité que pour toutes les nuances de toisons! Un enchantement. 

 

 

vaillant 2005

 

 Une diversité génétique en différents morphes colorés d'une grande richesse. Certains de cette bande construiront l'élevage des Lutins, dont Dakné, bélier blanc au centre, l'année suivante.

 

vaillant 2004

 

 Le lot des gris au concours de Saint Rivoal, avec Ouessane au centre qui prendra la route dans mon coffre en soirée. Grand regret de n'avoir saisi l'occasion d'acheter l'ensemble des brebis ce jour-là. 

 

vaillant

 

Le lot des blancs en concours à Saint Rivoal. En bas à droite Gwen, couchée, qui repartira avec moi après la manifestation. J'ignore alors que Dakné, au fond sur ses pattes, sera à moi deux ans plus tard. Regrets encore de n'avoir eu l'idée d'acquérir l'autre brebis blanche couchée ainsi que le petit bélier au fond à droite.

 

Edmond Vaillant et son fils Hervé se faisaient un principe de conserver le petit gabarit de cette souche morbihannaise sans jamais cèder à la tentation de la course au cornage comme dans d'autres élevages, au risque de casser cette souche de très petite taille. Une orientation qui pour moi était déjà évidente en mon esprit avant cette rencontre et qu'il me plaisait de pouvoir concrétiser. Autre point qui me faisait me retrouver en Edmond Vaillant, c'est que pour moi un bon bélier ne devrait pas dépasser 46 cm, pour lui, il annonçait 45, ce qui n'est que mieux.

 

Aussi je dois dire qu'aujourd'hui encore, il m'est très important de conserver cette souche de l'élevage Vaillant de fin des années 90 . C'est ce à quoi je m' applique chaque année dans ma sélection, en y améliorant malgré tout certains points qui à mes yeux méritaient de l'être. C'est ce que je fis par des choix parfois judicieux dans mes croisements avec des animaux d'autres élevages... Et effectivement, j'évite de dépasser 45 cm pour un bélier, ce qui donne d'ailleurs une plus grande harmonie visuelle dans le troupeau avec des brebis en rapport, c'est à dire souvent sous 43-44 cm de préférence quand c'est possible.  

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 23:01

 

 

 

carte philippe

 

 

Cette carte ancienne qui a voyagé comporte une oblitération de 1926. On peut présumer que son édition date peut-être de quelques années avant. Par contre, comme toujours, quand fut pris ce cliché? Devant ces incertitudes, nous dirons, probablement dans les années 20 ou avant.

En découvrant ces grands moutons sur Ouessant, ce qui frappe c'est leur morphologie, carcasse , mais aussi la taille et l'allure de la queue, ainsi qu'une laine assez compacte au moins à ce stade car rien ne permet de définir réellement la saison sur la vue. Seule probabilité, les animaux étant par deux et sans doute à l'attache, bien que les liens ne soient pas vraiment visibles, nous sommes encore en période de culture et de récolte sur Ouessant puisque le reste de l'année les moutons étaient libres et en bandes. La femme ne les garde pas mais est venue prendre de leurs nouvelles ou encore les déplacer pour leur procurer un peu plus d'herbe.

 

Toujours est-il que ce morphe à toison blanche est bien loin de celui du 19ème siècle qui lui était plus petit et globalement noir. Le métissage est bien là et cette vue prouve que la disparition du petit mouton d'Ouessant est déjà évidente sinon bien avancée, avant 1920.

 

Merci beaucoup à Philippe Chantepie, le découvreur, pour ce témoignage photographique dont je n'avais d'ailleurs pas connaissance.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:01

 

(Suite de l'article précédent)

 

Au concours du GEMO de l'année suivante, je suis venu prospecter une fois encore et suis parvenu à acheter deux animaux de souches autres que les précédentes. 

 

 

mars 09 009

 

J'ai introduit au troupeau, Ocelot de l'élevage Delorme (ici sur ses vieux jours). Acheté antenais à 41 cm, sa taille ainsi que son cornage étaient des atouts pour continuer à reproduire dans mes directions de sélection choisies.

 

 

noisette claire 

 

J'ai trouvé également une agnelle de 38 cm, Nuxi de l'élevage Jonker (ici adulte) afin de récupérer le gène noisette.

 

Avec 7 souches de base que j'ai retenues sur une dizaine, alors, dans mon élevage, la possibilité d'élever en reproduction fermée pouvait durer un bon nombre d'années par calculs des accouplements sans faire de consanguinité excessive. Tout reposa donc sur les bonnes associations entre brebis et béliers, puis sur les bons choix des animaux produits au fil du temps pour poursuivre le travail, afin d'arriver à la bande des Lutins. 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 18:02

 

(suite de l'article précédent)

 

Si donc mon lot de brebis me satisfaisait alors et que je faisais reproduire depuis quelques années, il me fallait consolider mes choix par des béliers de base allant dans le sens de mes perspectives d'élevage.

Trouver un bélier gris, un noir et un blanc devenait la nouvelle étape à franchir. La chose fut faite l'année suivante. Je passerai un peu vite sur ces animaux trouvés du fait qu'ils ont été présentés à d'autres occasions dans d'autres articles.

 

 

Maout 003

 

  Maout, acheté antenais chez un éleveur qui l'avait obtenu à partir d'une brebis de l'élevage Vaillant et d'un bélier venant d'un autre élevage dont j'ai oublié le nom. Choisi pour sa couleur, ce mâle toisera 48 cm adulte et n'aura pas eu le temps de se reproduire emporté par le tétanos.

 

 

Les Lutins du Montana 001

 

  Dakné, élevage Vaillant. Acheté adulte, il toisait 43 cm. Heureusement ce bélier possèdait le gène gris en couleur cachée, ce qui compensa la perte de Maout. Ce mâle permit d'assurer une transmission génétique du caractère petite taille.

 

 

Les Lutins du Montana 003

 

Ouessantin fut acheté adulte à l'élevage Blancher mais provenait  de chez un éleveur pionnier du GEMO. Il toisait à 46 cm. Ce mâle me permit d'introduire ce type de structure physique de très grande qualité (on notera par exemple la large poitrine)  et du bon cornage.

 

Avec des brebis et des béliers souches me satisfaisant, je pouvais poursuivre mon travail de sélection permettant de récolter les qualités des uns et des autres (et aussi parfois les défauts, selon les priorités qu'on se donne).

 

 Mais il ne faut pas croire qu'il suffit de faire naître car rien n'est jamais garanti dans les résultats des naissances à quelque niveau que ce soit. Les caractères des parents ne font pas tout, les ancêtres ont bien souvent leur dernier mot à dire dans le meilleur comme dans le pire.  

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 13:03

 

(suite de l'article précédent)

 

Ayant trouvé une souche dont les qualités répondaient à mes attentes, l'année suivante je visitai l'élevage d'Edmond Vaillant et pouvais y acquérir deux nouvelles agnelles de qualité, une blanche Castille et une grise Esmeralda. J'en profitai pour acheter également Mephisto le meilleur agneau noir dans sa présentation, fils d'une brebis Vaillant et d'un bélier de l'élevage Coutant venant en fait de l'élevage Carré.

 

 

Les Lutins du Montana 012

 Agnelle blanche, Castille. (38 cm à 4 mois 1/2) 

 

 

Les Lutins du Montana 013

 

Castille ici à un an. 43-44 cm adulte.

 

 

esmeralda 1 an

 

 Esmeralda ici antenaise. (36 cm à 4 mois 1/2) 

 

 

esmeralda 1 an 002

 

Esmeralda tondue, 43-44 cm adulte.

 

 

mephisto

 

L'agneau noir, Mephisto (39 cm à 4 mois 1/2) mais antenais sur la photo, qui terminera adulte au maximum du standard et à qui j'ai trouvé alors une bonne maison d'adoption.

Si donc je m'étais constitué un petit noyau intéressant en brebis, je n'étais toujours pas satisfait en béliers encore trop grands pour moi avec Rothschild et Mephisto pourtant au maximum acceptable du standard.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 20:06

 

(suite du précédent article)

 

L'année suivante, je passais au concours du GEMO à Saint Rivoal avec un regard un peu moins naïf sur le Ouessant, d'autant qu'entre temps j'avais pu comprendre, à mon sens, que si un beau bélier de 49 cm était acceptable en concours pour satisfaire le visuel, ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux en reproduction pour s'assurer des descendances qui ne dépassent pas le standard taille.

Au matin de cette journée, je fus tout de suite attiré par les moutons présentés par Monsieur Edmond Vaillant et son fils Hervé. Je les avais vus l'année précédente, mais dans ce précédent concours en Bourgogne, découvrant les "vrais" Ouessant, je n'avais pu définir quels animaux appartenaient à qui. Toujours est-il que ces Ouessant de l'élevage Vaillant me séduisirent le plus du fait de leur très petite taille, ce qui à mes yeux demeure toujours le plus important. De plus, j'y trouvai une diversité de toisons avec trois morphes colorés, ce qui dans le cadre de la sauvegarde d'un type ovin représentait une richesse génétique supplémentaire. Je trouvais les cornages des béliers plutôt moyens mais ce n'était (et n'est toujours pas) pour moi le plus important.

Je pus convenir d'acheter une antenaise blanche de 38 cm qui d'ailleurs se trouva être primée l'après-midi durant le concours. Je suis d'ailleurs reconnaissant de l'honnêteté d'Edmond Vaillant qui ne cassa pas pour autant le marché conclu au matin.

 

 

Les Lutins du Montana 007   

Gwen (avec un seul N), élevage Vaillant, ici antenaise de 38 cm qui semble bien fragile dans un gabarit très léger de construction.

 

 

Les Lutins du Montana 008

 

Gwen à deux ans (40 cm définitifs), avec sa première naissance, sa petite Surprise.

 

 

Je pus également acheter à ce même concours, auprès des mêmes éleveurs, une autre antenaise, de couleur roussâtre cette fois, de 39 cm.

 

ouessane 006

Ce fut Ouessane, élevage Vaillant.

 

 

ouessane 004.

Une superbe toison qui pourtant n'avait guère de succès car regardée d'un sale oeil par les esprits formatés (sans connaissances particulières de la génétique ovine) à l'image du petit mouton noir. Pour moi une merveille et une richesse génétique inestimable dont l'acquisition me ravissait.

 

 

ouessane 002

 

 Mon émerveillement ne fut que plus grand, quand à la fin du printemps suivant, lors de la tonte, je découvris la réelle couleur grise de Ouessane que je n'avais pas examinée au plus près à l'achat. Cette brebis fit 41 cm à l'âge adulte. Dès lors j'ai eu pour objectif de conserver, multiplier et introduire ce gène dans presque chaque animal de mon troupeau pour l'intérêt patrimonial évident que cela représente.

Pour la petite histoire, Edmond Vaillant qui, avec ses petits animaux de ce morphe, rejoignit très tôt les pionniers du groupement faisant renaître le Ouessant, eut bien du mal à faire accepter, je devrais dire tolérer, ce type de toison de souche morbihannaise. Aujourd'hui encore, elle reste mise à l'écart. Ce qui est bien dommage ne serait-ce qu'à titre conservatoire. De plus ce morphe est bien plus légitime que le blanc (fruit de métissages) qui, lui, a pourtant été largement multiplié. Heureusement, par mon initiative et celle des personnes que je pus convaincre, en particulier par ce blog, ainsi que par les quelques éleveurs qui faisaient naître ce type Ouessant sans être conscients de ce qu'ils possèdaient, les Ouessant gris se rencontrent un peu plus chaque année. 

C'est vraiment une initiative dont je me permets d'être fier, car il faut savoir que la famille Vaillant faillit ne plus conserver ce type du fait qu'il ne se vendait pas par faute de ne pas être noir...(!!!) Au point que son troupeau ne comporta plus qu'un seul animal gris durant quelques années.

(A titre anecdotique, parfois les novices imaginent que ces animaux gris sont malades, comme j'ai pu l'entendre devant mes animaux. "Oh! Ben! Qu'est-ce qu'il a celui-là? Il est tout bizarre celui-là! Il est malade? ...") 

 

Un grand merci à Edmond, aujourd'hui disparu, et à Hervé, de la part de tous les éleveurs qui me rejoignent dans mes préoccupations, pour ce cadeau magnifique qu'ils ont su sauvegarder contre vents et marées pour le plaisir des éleveurs du futur et la richesse patrimoniale du Ouessant. En espèrant que leur persévérance n'aura pas été vaine et qu'un jour viendra où le Ouessant gris sera sur le devant de la scène avec les autres. 

 

Enfin un énorme merci à eux de ma part, car ce fut pour moi un bonheur immense d'introduire dans mon troupeau ces deux antenaises merveilleuses en taille et couleurs. Ce fut là que "les Lutins du M." purent commencer à vraiment exister...

 

Et ce n'est pas fini.  

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