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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 22:01

 

L'automne prévoyant a mis ses bijoux comme pour s'embellir durant les journées de grisaille à venir.

 

 

oct 10 039

 

 Sous forme de pendentif, il a accroché les fruits du tamier à un rameau de houx de la haie mitoyenne.

 

oct 10 038

 

 

 Il a orné la clôture des Ouessant d'un collier de ce même tamier.

 

oct 10 036

 

Pour finir, il a pailleté la chevelure du houx femelle de ses véritables fruits cette fois, proposant par la même occasion un superbe festin aux merles et grives qui font escale dans la haie (la bouchure comme on dit ici).

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:49

 

Les moutonroutes sont vite dessinées par leurs utilisateurs, d'autant qu'ils possèdent quatre pattes.

 

 

oct 10 027

 

 

 On pourrait penser parfois à une conception hasardeuse de ces itinéraires par les Ouessant.

 

 

oct 10 029

 

 Mais à y regarder de plus près, par exemple avec l'échangeur numéro 23, on s'aperçoit qu'il n'y a pas de place pour le hasard et des raisons ont poussé à ces tracés. De cette bifurcation qui semble  inutile au premier abord...

 

oct 10 030

 

... se sont créées deux moutonroutes, celle de l'abri à gauche et à droite celle menant à un autre parc. Et tout cela gratuitement sans aucun péage, le tout entretenu par les utilisateurs eux-mêmes.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 20:17

 

Elaphe n'est plus au troupeau depuis six semaines bientôt Commerce équitable.  , mais il n'a pas oublié les Lutins en leur envoyant cette carte postale dans laquelle il nous dit qu'il dort bien, qu'il mange bien, ...et surtout qu'il prend beaucoup de bon temps. Bref, des vacances de rêve pour un bélier.

 

 

B-lier avec les brebis le 11 10 2010 -1-[1]

 

Elaphe au milieu de son harem (et dans une herbe comme j'aimerais bien en avoir ici). Merci à Patrice Royer pour la photo.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:11

Si le bonheur est dans le pré, il est également au-dessus du pré. Profiter de ses moutons au quotidien permet d'être en communion avec les formes de vie qui les environnent ou les survolent.

 

Nous sommes en pleine période de migration pour de nombreuses espèces d'oiseaux nichant en Europe du Nord ou de l'Est, voire au-delà.  Les espèces trans-sahariennes ont déjà quitté nos contrées, seules quelques retardataires traînent ici et là. Nos sédentaires voient donc arriver peu à peu les nordiques qui trouveront en France ou en Espagne leurs quartiers d'hivernage.

 

Aujourd'hui, les brumes de la matinée ont bloqué les mouvements qui ne purent alors que reprendre timidement dans l'après-midi.

Hier, par contre, les conditions météo aidant, ce fut un spectacle incessant de ce mouvement de vie qui envahit les plus petits oiseaux comme les plus grands. Les espèces se chiffrent par dizaines, allant des roitelets, tarins, incontournables pinsons,...en passant par les pigeons, cormorans, goélands...grues, ...éperviers, buses, faucons,... ; et le nombre par milliers. 

 

 

oct 10 050

 

Les grues cendrées sont sans doute les plus connues. Grandes, criardes, elles voyagent groupées et ne passent pas inaperçues. Les adultes claironnent, les jeunes sifflent. Parties des grands lacs champenois au lever, elles survolent la maison quatre à cinq heures plus tard. Ce sont les premières que j'observe cet automne. Ces passages correspondent à la première vague habituelle de mi-octobre; viendra ensuite celle de novembre puis la traîne en décembre. Il n'y a pas eu besoin de coup de gel pour qu'elles se précipitent depuis leurs régions scandinaves et pays voisins, c'est simplement l'époque et elles ont décidé de se mettre en route pour l'Espagne, à moins qu'elles ne s'arrêtent en région aquitaine.  

 

oct 10 046

 

 Durant les deux heures de midi, elles furent ainsi plus de 700 en plusieurs bandes à survoler les Ouessant qui  ne comprirent pas très bien à quoi correspondait tout ce bruit. 

 

oct 10 058

 

Les pigeons ramiers ne sont pas en reste. Depuis plusieurs jours, les vols se font plus nombreux et s'étoffent. Ceux-ci passent sans savoir que sous eux un confrère est en difficulté...

 

 

oct 10 031

 

...Issu d'une nichée tardive, ce jeune ramier non volant, que j'ai rebranché alors qu'il était tombé au sol, vit probablement ses dernières heures. Parents tirés ou croqués, peut-être simplement victime de sa maladresse, son avenir est compromis.Jamais il n'intègrera un vol de grands voyageurs. Ainsi va la vie... (et la mort).

 

Bonne route aux autres, dans toutes les épreuves qui les attendent. Ils seront bien moins nombreux à participer au voyage de printemps en sens inverse....Pendant ce temps, les Lutins ruminent. Chacun ses préoccupations

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:24

Toujours pas de pluie à l'horizon depuis le mois de juin dernier sur mon secteur, la verdure est devenue rare et un manque d'herbe qui normalement repousse à l'automne se fait sentir.

Malgré le foin à volonté (non consommé), les Ouessant préfèrent tirer le maximum de la végétation de leurs parcelles.

Après une consommation importante de glands, qui dure encore d'ailleurs, pour la première fois ils ont consommé les pervenches, plantes spontanées des bordures de sous-bois. Jusqu'alors je pensais que la plante leur était désagréable. Inappétante, coriace,....?

 

 

sept 10 086

 

 Avant...

 

sept 10 083

 

...et après.

 

Morale: "à défaut de grive on mange du merle".

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 22:01

 

Les températures de ce début d'octobre sont particulièrement douces et on peut dire élevées, avec des 25 degrés, depuis plusieurs jours.

La faune autour des Lutins en profite elle-aussi avant l'arrivée des frimas. 

 

 

oct 10 011 

Une chenille costumée (espèce à déterminer...) déambule d'une allure clownesque sous les rayons du soleil qui lui font croire que c'est le printemps..

 

oct 10 005

 

  La vipère aspic profite peut-être pour la dernière fois de l'année de ces instants estivaux, avant de devoir se terrer pour six mois dans une galerie de rongeur ou sous une souche ou encore un pierrier.

 

Je ne vois pas en elle un danger. Généralement, ce reptile supporte assez mal les endroits trop fréquentés. Elle aime la tranquillité et n'apprécie pas l'agitation. Souvent, elle ne fait donc que passer après quelques jours à avoir testé son nouveau territoire. C'est essentiellement en sortie d'hibernation qu'elle pourrait présenter un éventuel danger pour le mouton qui mettrait la patte ou le museau sur son corps encore engourdi. La vipère n'attaque pas et est sinon la première à se sauver. Surprise ou acculée, elle peut mordre par défense mais il faut relativiser sa dangerosité. 

Pour l'humain, elle fait partie comme guêpes et frelons de ces petits monstres qu'il se crée et qui le font s'agiter dans tous les sens (parfois en criant). Pourtant, si la morsure peut être mortelle, le risque d'être mordu est peu élevé comparativement aux risques que nous prenons au quotidien en montant en voiture et durant bien d'autres activités domestiques.

L'humain accepte les dangers de la vie qu'il s'est créée dans son quotidien mais pas ceux bien moins probables que la nature peut parfois présenter. On ne le changera pas...à moins qu'après réflexion, ces lignes sauvent désormais quelques vipères et autres bestioles!   

 

 

oct 10 009

 

La couleuvre à collier quant à elle a laissé un souvenir de son passage durant l'été. Bien qu'elle ne fasse pas de politique, elle a retourné sa veste qu'elle a simplement abandonnée là. Ondulant dans l'herbe, elle s'est dévêtue de sa vieille peau, l'extérieur se retrouvant à présent à l'intérieur...une exuvie (mue).

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 20:40

 

Au matin, je découvre Willom pris au piège des ronces du dernier coin du parc des mâles qu'il me restait à entretenir. Heureusement, tout semble indiquer qu'il n'a pas passé la nuit ainsi mais que l'incident s'est produit aux premiers vagabondages après le lever. 

 

 

oct 10 020

 

 Pris et bien pris, au point que les tiges d'orties elles-mêmes sont devenues des liens.

 

oct 10 022

 

 Gigoter, se débattre ne font qu'aggraver la situation.

 

oct 10 023

 

 Disparues jusqu'au coeur de la toison, les tiges ne pourront être extraites qu'avec l'aide des ciseaux.

 

oct 10 024

 

 Le groupe des jeunes se montre particulièrement intéressé et intrigué par ce qui est arrivé à leur compagnon et ne perdent rien de l'intervention du secouriste. (Par contre les béliers adultes, en arrière plan, n'en ont absolument rien à faire) 

 

oct 10 025

 

Une fois libéré, mais encore tout  perturbé,  Willom rejoint ses copains de six mois de connivance. Inséparables ceux-là!

 

Bien que je mène une surveillance et une lutte contre les ronces qui lancent leurs tiges tentaculaires hors des haies ou qui s'installent sur les parcelles, parfois je me laisse déborder. Comme quoi, j'ai bien raison de me promener avec un sécateur toujours en poche pour tailler ici ou là.  

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 22:01

 

Certaines parcelles n'étant pâturées qu'occasionnellement jusqu'alors, une vie plus intense du petit peuple de l'herbe peut s'y épanouir. 

 

 

sept 10 079

 

 

 C'est le cas des fourmis qui sont tranquilles pour construire leurs superbes édifices, profitant des tiges de la végétation environnante comme armature.

 

sept 10 065

 

 Certaines fourmilières atteignent une belle taille avec les années et possèdent une certaine solidité.

 

 

sept 10 067

 

Ces fourmis "des prés" n'utilisent pas de brindilles comme leurs cousines géantes "des bois", mais de fines boulettes de terre accumulées dans les entrelacs des herbes. Les constructions les plus récentes sont encore assez friables et risquent malgré tout qu'un Ouessant les éventre involontairement de sa patte, en cherchant à croquer les feuilles de la charpente d'herbe qui continue à vivre et pousser. 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:01

 

 

 

sept 10 050

 

Il a tout compris...Quand Monsieur l'âne, comme chaque soir, s'empresse de gagner son pommier préféré pour s'adonner à sa gourmandise, il est là, tapi dans l'ombre, à attendre le moment  de ce qui doit finir par arriver... 

 

 

sept 10 049

 

Il, l'autre gourmand, Monsieur Grichka, n'a plus qu'à croquer la pomme perdue ou trop secouée de son arbre.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 22:01

 

Comprendre le Ouessant c'est regarder son présent comme son passé, mais également découvrir les populations ovines qui lui étaient proches et en particuler celles de Bretagne.

Pour cela, il n' y a qu'un pas à faire en consultant la mine d'informations du blog de Christophe Josso. link

 

 

oct 10 015

 

 Chaque fois que je savoure des yeux l'existence de mes moutons, je ne peux m'empêcher de rêver à tous ceux qui les ont précédés sur l'île et ailleurs, au cours de cette dizaine de millénaires d'évolution depuis la domestication du  mouflon  .

On n'en saura toujours que trop peu faute d'éléments, mais on peut déjà voyager dans un temps plus proche de nous grâce à ce blog mis en lien, pour ceux qui n'y seraient pas encore allés voir.  

 

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