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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 22:01

 

Il est rare qu'on ne puisse trouver des défauts à un mouton, y compris aux plus beaux . Le nouveau, malgré ses points forts très intéressants, exposés dans l'article précédent, n'y échappe pas.

Outre une ossature moins épaisse que mon type élevé qui fait qu'il faut toujours un temps d'adaptation pour se faire à un nouveau "look", certains points dénotent avec ce que j'ai dans l'ensemble établi chez les Lutins.  

 

 

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 En particulier, on observe un net déséquilibre dans les proportions des membres. Les postérieurs étant trop grands, l'arrière-train s'en trouve surélevé et l'animal doit les tenir plus en arrière que de normale. Ce qui a pour effet de casser malgré tout l'horizontalité souhaitable du dos, même quand ce bélier redresse la tête d'ailleurs. Je ne peux qu'espèrer que cet effet s'estompera quand l'animal va encore grandir un peu. Il arrive que les choses se rétablissent alors. Simple étape de construction ou caractère physique génétiquement transmissible?  

 

sept 10 108

 

Inquiétude également en ce qui concerne les onglons. Ceux-ci sont particulièrement déformés malgré la taille récente que j'ai effectuée. Pour les antérieurs, sur la photo, les onglons intérieurs sont courbes et les extérieurs suivent la même trajectoire avec un élargissement anormal. Les postérieurs non visibles sur le cliché) sont moins marqués bien que légèrement. Donc... y aura-t-il risque de transmission de cette malformation en première génération? Et dans les suivantes?  

 

Ces remarques sont faites dans un but constructif. Mon collègue éleveur en est conscient, tout comme je suis conscient des défauts que possède également Elaphe, mon bélier échangé.

 

Une nouvelle fois, il me semblait important de rappeler qu'il y a toujours une prise de risques quand on décide de faire reproduire un animal extérieur (ou pas) au troupeau. Il peut tout autant apporter ses qualités que ses défauts, ceux qu'on a vus mais également ceux qu'on n'avait pas vus. Le bélier parfait n'existant pas, du moins je n'en ai encore jamais vu, je sais qu'il reste à construire.

Ces risques, je les prends. Ces concessions, je les fais, en espèrant que tout ira dans le sens que je souhaite...amélioration du cornage, conserver une taille basse et gagner à la loterie de la génétique si ce bélier possède bien le gène noisette. Le reste...on verra. De toute façon, il faut savoir se décider. Si dérapage est avéré à la découverte des futures naissances, il ne restera qu'à "séparer l'ivraie du bon grain".

Mais je ne mets pas tous mes oeufs dans le même panier puisque d'autres béliers oeuvreront avec d'autres brebis.

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:01

Depuis 14 ans d'élevage, tout le travail de sélection au sein de mon troupeau a eu d'abord pour but de fixer une taille dans la moitié inférieure du standard pour mes moutons.

 

 Mais aussi de créer des individus hétérozygotes qui  possèdent dans leur patrimoine génétique un maximum de diversité des différents morphes colorés rencontrés chez le Ouessant d'avant sa renaissance dans les années 80, mais aussi ceux d'après, dans une conception plus moderne prenant en compte les événements vécus par la "race".

 

Malgré tout, mon orientation tend avec les ans vers un troupeau qui pourra bientôt s'avérer être à 99,9 % (c'est une formule) de la "matière" des animaux des pionniers du groupement (GEMO) ayant remis ce petit mouton sur le devant de la scène. J'y tiens.

 

Au fil de ces années d'élevage, je n'ai pas oublié de travailler l'allure des animaux et autres points physiques. Les résultats en concours montrent que je ne me suis pas trompé dans mes choix.

 

Par contre, mon souci pour la structure du cornage ne passait jusqu'alors qu'après tous les points précédents, bien que quand un bélier s'avèrait mieux équipé que d'autres dans mes naissances, j'en profitais bien évidemment pour le faire reproduire. Je considère que le cornage est bien le dernier point à travailler après tous les précédents exposés. L'éleveur obsédé par le trophée risque de rester aveugle à ce qui fait le mouton. Un bélier, ce n'est pas un cornage; ce dernier étant essentiellement (pour nos yeux) un élément "décoratif". Tout comme l'arbre peut cacher la forêt, le cornage peut cacher le bélier.

 

On n'oubliera pas non plus qu'apporter du "sang neuf" de temps à autre est important pour élargir le patrimoine génétique bien que cela casse toujours plus ou moins ce qu'on avait pu construire. Restera ensuite à sélectionner pour ne pas avoir forcément détruit.

   

Bref, me voilà arrivé à présent à une nouvelle étape dans la construction de mon troupeau, progresser vers un cornage "plus mouflon" chez mes béliers. C'est ainsi que j'en viens au nouveau présenté sur cette photo. 

 

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Premier point fort. Ce bélier aura deux ans au printemps prochain. On remarque tout de suite la puissance de son cornage qui va en plus vers une forme particulièrement intéressante. Ce trophée ne sera-t-il pas trop volumineux par contre? Ou trop divergent? A vérifier avec la croissance de l'animal, durant les deux années qui viennent. Je ne recherche pas à obtenir des cornages excessifs comme j'en perçois parfois, car je considère qu'ils doivent rester en proportion avec les béliers. Le toujours plus n'étant pas forcément une qualité à mes yeux. Cela étant, je souhaite qu'il passe le caractère actuel aux jeunes qu'il me donnera ou du moins améliore le patrimoine cornage chez les Lutins.

 

Second point fort, sa taille de 42 cm à cette époque, ce qui en fait un animal qui correspond tout à fait à la moyenne dans mon cheptel.

 

Troisième point fort, cet antenais noir peut possèder en couleur cachée le gène brun (noisette) d'après les naissances obtenues chez sa mère et sa grand-mère, ce qui pourrait me permettre d'étoffer cette catégorie de toison dans mon troupeau. Pour le vérifier, il me faut l'accoupler à toutes mes brebis noisettes. La probabilité d'obtenir un agneau brun étant de une chance sur deux, avec 5 brebis brunes je peux espèrer. S'il ne devait être que noir et seulement noir, cela me permettrait tout de même d'avoir des agneaux noirs porteurs de brun en couleur cachée et donc à conserver pour le travail des années à venir.

Ensuite, pour augmenter les possibilités, je vais lui proposer également toutes mes brebis grises parmi lesquelles certaines sont porteuses de noisette. Là encore donc des possibilités d'avoir des naissances brunes. Et enfin , une fois de plus, s'il ne devait s'avérer n'être que noir, je n'aurais pas perdu mon temps. En effet, bien que tous ses jeunes seraient alors donc noirs ils n'en demeureraient pas moins précieux car ayant récupéré le gène gris ou brun de leurs mères (gènes récessifs)...C'était une recette d'élevage de Tonton Dom pour ceux qui seraient encore un peu perdus avec leurs moutons de différentes couleurs, ne sachant pas comment favoriser le hasard.

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 22:01

 

Pour cette saison de reproduction qui approche, avec un ami éleveur, nous avons échangé, provisoirement, chacun un bélier de notre troupeau. Chaque animal va donc travailler à apporter une part de lui-même avec le lot de brebis qui lui est destiné.

 

 

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  Elaphe a donc quitté les Lutins pour oeuvrer ailleurs .

 

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Et donc le nouveau, venu oeuvrer au troupeau. Dans l'article suivant le pourquoi de cet animal et sa présentation.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 22:01

 

 

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Une caresse pour mon regard cette petite Eponyme, brebis grise d'un an et demi (en toison de bientôt 4 mois de pousse). Sa toison, son physique...sa taille de 38 cm à un an.

Je ne me lasse pas de la regarder, ici mais également au troupeau durant la journée.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 22:01

 

 

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Toujours liées à ce jour, Esmeralda et sa fille Eponyme de 18 mois. Comme déja expliqué précédemment, n'ayant produit aucun petit ce printemps ni l'une ni l'autre, un lien fort les unit encore.

 

Il aurait été intéressant de les suivre plus longtemps dans cette situation, pour découvrir le moment de la future rupture naturelle de ce lien. Mais, dans un mois, je vais être la cause de la séparation obligée, en mettant Eponyme avec un bélier et laissant sa mère avec ses consoeurs retraitées dans le parc prévu à cet effet.   

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 20:18

 

 

 

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 Il y a quelques jours encore, avant qu'il ne pleuve enfin de façon conséquente, l'herbe devenait rare sur les parcelles pourtant les plus humides fréquentées par le troupeau.

 

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 Est-ce pour cette raison que Promesse se mit à consommer de la fougère verte sur pied?

 

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Et pas seulement un peu...Ou bien y cherchait-elle un apport particulier? Quelle qu'en soit la raison, elle en ressentait un besoin et était la seule à s'adonner à cette consommation

 

Pourtant la fougère fraîche est souvent présentée comme toxique! L'ingestion prolongée et en quantité importante pourrait provoquer la cécité ou encore certains cancers digestifs ou urinaires...

 

Pour l'instant, je fais assez confiance à l'instinct de l'animal dans ses choix alimentaires (quand choix il y a) pour définir ce qui peut lui être bon ou néfaste, surtout quand les moutons sont habitués à cotoyer certains végétaux. L'avenir dira... 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 20:26

 

Pour faire suite à l'article précédent et en attendant que les Ouessant finissent de ruminer tranquillement sous leurs châtaigners, le petit peuple qui les entoure est là sur la scène, pour qui veut bien s'y intéresser. Bien que les photos soient médiocres, elles restent des témoignages de vie...avant la mort.  

 

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 Une fauvette à tête noire profite de la clôture des Lutins pour réchauffer au soleil son petit corps meurtri par la maladie. Peu vivace, peu farouche, plumage ébouriffé, amaigrie, oeil terne, je vois que pour elle l'espoir d'atteindre ses quartier d'hiver s'est envolé...Le lendemain, le hasard me la fera découvrir cinquante mètres plus loin, sur le dos, figée dans la mort et montrant un de ses doigts fortement tuméfié. Ce détail étant sans doute en lien avec  sa fin. 

 

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Faux colibri de fin d'été, le moro-sphinx fait tout pour que l'on se fasse prendre à son déguisement. Taille, allure, vivacité, vol stationnaire, ...l'insecte imite l'oiseau. De plus, même alimentation puisqu'ici, grâce à sa trompe (et non son bec), il puise le nectar d'une fleur du chévrefeuille. D'origine méridionale, certains individus profitent des étés pour progresser vers le nord, encore, encore, ... jusqu'à ce que les petites gelées comme avant-hier ou le manque de ressources mettent fin à l'épopée.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 19:46

 

 

sept 10 015

 

Au quotidien, je passe un temps plus ou moins long avec le troupeau à divers moments de la journée. Observer l'état de chaque animal, regarder ce que fait l'un ou l'autre, imaginer les futurs points d'élevage à travailler...sans oublier de lever les yeux vers le ciel ou au contraire les baisser vers ses pieds pour découvrir tout le petit monde qui nous entoure

 

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 C'est dans ces instants que je vis s'animer un des brins d'une touffe d'herbe. La mante religieuse venait de rompre son mimétisme en se mettant en mouvement.

 

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 Insecte des landes et pelouses naturelles ensoleillées, elle trouvait sans doute la prairie des Ouessant et ses alentours à son goût. Cette petite merveille valait bien d'être immortalisée en photo.

 

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D'autant que certains risques de la vie liés au troupeau pourraient bien devancer la venue des frimas ou le bec d'un oiseau.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 22:01

 

Merci à mes Ouessant qui n'ont pas eu le choix dans cette aventure et qui ont su être à la hauteur.

 

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  Cannelle, prix d'honneur des brebis blanches.

 Sa mère (Castille) fut deuxième prix à l'âge de sept ans.

Sa grand-mère fut prix d'honneur...tout cela pour mieux comprendre le pourquoi.

 

 

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 Désirée, premier prix des brebis blanches ( fille d'Ouranos prix d'honneur 2006)

 

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 Neige, prix d'honneur des antenaises blanches. (fille de Grichka et donc petite fille d'Ouranos)

 

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 Golas, premier prix des béliers blancs (fils de Grichka et petit fils d'Ouranos)

 

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 Chti, premier prix des antenais noirs (fils de Désirée et Grichka...)

 

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 Grichka, bélier du couple premier prix (fils d'Ouranos)

 

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Merci aussi à Ouranos qui, s'il n'a pas été primé cette fois-ci, fut prix d'honneur en 2006, et surtout est à l'origine des animaux précédents ( si on excepte Cannelle), ainsi que deux autres béliers champions partis dans d'autres élevages.

 

Tout cela pour comprendre que la génétique a une grande importance et que ces résultats 2010 sont le fruit d'une lignée.

 Je n'oublie pas mes animaux primés ou pas, aujourd'hui disparus, qui me permirent de faire naître ce bélier. Je n'oublie pas les brebis, trop nombreuses à citer, et tout aussi importantes dans la qualité des animaux que l'on obtient.

 

Et puis merci à tous mes autres Ouessant, beaux ou moins beaux, jeunes ou moins jeunes, noirs ou moins noirs, blancs ou moins blancs, tachés ou pas, et autres couleurs ... qui rendent merveilleuse chaque journée vécue en leur compagnie

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 22:01

 

 

Cormont 2010- GEMO 042[1]

 

La bande des Lutins du M. remporta le prix du meilleur ensemble. (photo Jürgen Schneider)

 

Le concours se terminait par cette catégorie. Si je n'ai pas spécifié les noms des autres éleveurs primés dans les différentes sections, ce n'est pas par esprit de compétition, cela tient uniquement au fait que, dans l'action du jour, je n'ai pas toujours vraiment retenu les autres résultats. Je laisse au GEMO le soin de faire le bilan de son concours dans les colonnes de son site.

 

Ce fut une bonne journée pour les récompenses accordées aux Lutins, ce qui fait toujours plaisir, mais aussi l'occasion de retrouver ou découvrir certains éleveurs de l'hexagone et d'au-delà des frontières avec qui il fut agréable de partager ses passions. Enfin, Lucine, fidèle visiteuse du blog, avait fait le déplacement et ce fut sympa de discuter alors sans clavier interposé. Une nouvelle fois merci à Patrice et François pour tout leur travail d'organisation.

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