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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 19:59

Le premier est une première pour cette saison d'agnelage. Cette dernière, programmée pour avril pour les premiers, va donner pas mal de petit monde à accueillir parmi les Lutins. 

 

avril 10 001

 

 Sonnaille savoure le repos et le bonheur d'être deux après cinq mois de gestation (grâce à Ouranos, le père).

 

Son agnelle blanche (le roux disparaîtra avec la croissance) possède des sabots blancs alors que ceux-ci peuvent être noirs ou panachés dans ce type de toison 

 

avril 10 014

 

Cytosine, moins de 10 heures, a attendu le passage au 2 avril pour être prise au sérieux.

 

Le premier agneau (ici agnelle) est toujours un évènement car le berger a vécu également l'attente et est récompensé par le résultat qu'il découvre.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 19:45

avril 10 006

 

Au creux de l'aine, brebis et béliers présentent un point de production de graisse bien notable. De ce petit volcan, cette graisse jaune-orangée va imbiber la peau et la laine des membres postérieurs en priorité.

Enfin, comme on le voit sur ce cliché pris sur un bélier, autre chose insolite, les tétons vestiges du mâle se trouvent placés ,par la force des choses, au haut de chaque testicule. Cette dernière remarque (qui n'est pas une blague malgré la date de parution) valait d'être mentionnée car j'ai pu m'apercevoir que certains nouveaux éleveurs croyaient parfois avoir décelé une tique ou autre verrue... 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 19:33

avril 10 003

 

Les jeunes d'un an (antenais et antenaises) subissent ces dernières semaines de grandes métamorphoses dans la construction de leur physique.

Avec le rallongement de la lumière du coeur de l'hiver coïncide une reprise notable de la pousse du cornage. Tout comme la sève monte dans les rameaux, les cornillons des jeunes béliers voient leurs anneaux de croissance se succéder à grande vitesse.

Golas, sur ce cliché, a plus que doublé la longueur de croissance de son premier été. A l'aspect rosé de la base, on devine toute l'activité de construction qui s'opère.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 19:17

avril 10 010

 

Pourtant d'un calme remarquable, mais parfois ancien combattant (de déjà 5 ans) par obligation, Besk vient de se casser une corne, sans doute suite à un coup mal placé de la part d'un copain.

Heureusement, ce genre d'accident n'a aucune incidence sur la santé puisque cette cassure a eu lieu dans la partie non irriguée du cornage.

Vainqueur de la catégorie antenais au concours 2006, sa participation à un éventuel futur concours est bien compromise.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:01

"Bélier à l'esprit frappeur es-tu là?
Si tu es là...Aïe!..."

Trop tard. Il était bien là. Beaucoup de monde a un souvenir d'enfance pour l'avoir parfois vécu, souvent entendu raconter, lu ou en avoir bien ri dans une BD ou un dessin animé...un bélier ça peut charger ou du moins frapper.
Rapidement, car j'ai déjà abordé la chose dans d'autres articles, un bélier ne charge pas par méchanceté (mot qui désigne le désir de faire du mal pour le plaisir que l'auteur y trouve), un raccourci vite établi.
Plusieurs cas se présentent.
Le bélier n'a que peu de contacts avec l'humain et de ce fait va s'en méfier naturellement, ne s'autorisant pas à s'en approcher, ayant bien d'autres choses à faire dans sa bande.
Le bélier voit peu de monde et est seul, cherche un peu le contact car vit mal ses frustrations diverses ...et donc pourra chercher à se précipiter sur l'intrus par territorialité ou besoin de jeu.
Le bélier seul avec ses brebis ou dominant peut voir un rival dans l'humain qui arrive, s'il est occupé avec les chaleurs de ses dames, ou plus simplement un compagnon de jeux à d'autres moments.

Le bélier Ouessant ayant souvent un statut privilégié dans la vie de ceux qui l'accueilllent, la frontière animal/humain va tendre à s'estomper. L'éleveur va vite être assimilé à l'un des siens ou du moins à un bélier-humain. Le bélier pouvant alors établir avec nous un rapport qu'il aurait avec un autre de ses congénères. Si tel est le cas, il faut dès le départ éduquer l'animal , d'abord en ne jouant pas avec lui dans son jeune âge, ensuite en établissant son propre pouvoir sur lui et en fixant des limites précises pour que le coup de tête sympathique en soi du bélier espiègle et joueur ne se transforme pas en une torture à subir systématiquement en sa présence.

L'idéal, d'abord une bonne éducation, ensuite des conditions de vie dans lesquelles le bélier puisse s'épanouir s'il est un peu taquin, c'est à dire des brebis et quelques autres copains, pourquoi pas, pour se défouler.
L'idéal, c'est aussi une souche d'animaux pacifiques à ce niveau de préoccupation, car comme je l'évoquais Tempérament et hérédité  le tempérament s'hérite parfois et il peut être intéressant d'écarter de la reproduction des béliers un peu top caractériels ou hyperactifs. Si, si, cela existe que ce soit la souche, la lignée ou l'individu qui veuille cela.
Enfin la castration changeant les influences hormonales, on peut arriver à cette décision si on souhaite garder son compagnon.

Pour anecdote, lorsque je suis allé acheter mon premier bélier, l'éleveur m'a reçu le bras dans le plâtre. En plaisantant, je lui demandai si c'était son bélier qui l'avait mis dans cet état...La réponse fut oui et il me raconta l'évènement. Il s'était baissé dans l'enclos, la lutte commençait ...

Le jeune que j'emmenai se révéla du même tempérament malgré son extraordinaire gentillesse, seule la castration put remédier à cette hérédité dérangeante.

Heureusement , je me suis orienté depuis vers des souches Ouessant sans problème de cet ordre, pouvant vivre au milieu d'une douzaine de béliers sans soucis après un peu d'éducation en jeunesse pour certains seulement.     

Maout 001
Un autre bélier à problème, le beau Maout, ce n'est pas tellement sur l'humain que son hyperactivité se manifestait mais bien plus encore sur tout ce qui était matériel, défonçant absolument tout dans les constructions et aménagements. Heureusement (dans un sens seulement), il est mort du tétanos avant d'avoir eu le temps de se reproduire; cela évita d'introduire ses gènes dans le troupeau des Lutins.

La problématique du bélier frappeur s'aborde donc sous différents angles et j'ai compris assez tôt que l'hérédité et l'orientation de la sélection pouvaient ne pas être sans influence, au delà de l'éducation qui reste primordiale malgré tout.
 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 23:01
laurent431%20Berber%20vd%20ijse%20sept%202008
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 17:53
J'ai remarqué que, pour des animaux vivant ensemble et ayant donc des sollicitations identiques dans ce vécu, le tempérament pouvait varier d'une souche à l'autre. C'est le cas dans mon troupeau.
 Selon les moutons introduits pour démarrer l'élevage des Lutins, leurs descendants ont en général hérité de caractères comportementaux divers selon leurs aînés. Ainsi de  la souche des "indolents" et proches sont apparus des jeunes indolents et proches également. De celle des "remuants", des jeunes remuants. De celle des "distants", des distants.
 Et le croisement de ces différentes souches?
Le tempérament remuant et également le distant prennent alors, parmi mes Ouessant, le dessus sur le caractère indolent, bien que ce dernier puisse un peu modérer les précédents.

Ceci ne se veut pas le résultat d'une étude approfondie, mais c'est un simple constat par l'observation et les contacts quotidiens avec mon troupeau.

Une fois de plus, on voit que la sélection peut prendre des chemins que l'on n'attendait pas. Pourquoi, selon ses orientations d'élevage, ne pas songer parfois à choisir et construire des animaux au caractère qui nous convient le mieux. En ce qui me concerne, j'en suis déjà convaincu, en particulier pour les béliers (encore un futur article), privilégiant certains traits de comportement selon mon goût .
 Un Ouessant "équilibré" et agréable à vivre, ce genre de mental n'est pas inintéressant...

été 09 001
Eponyme, née de parents indolents et proches...même caractère.

été 09 010
Axoum, type distant (parents distants)
 été 09 011

Biche, née de mère distante et père vif...à présent vive et distante.


Enfin, je ne tiens pas compte dans ces constats de l'influence du comportement de la mère dans les habitudes données au jeune. Ce qui peut avoir aussi son importance.
Malgré tout la génétique semble bien influer fortement comme j'ai pu le constater dans les différentes combinaisons. Pour exemple , parmi les naissances 2009, 3 brebis indolentes et proches ont donné 3 jeunes vifs(nerveux) comme papa alors qu'on aurait pu s'attendre à ce que le calme maternel influe fortement sur les jeunes après plusieurs mois passés dans "les jupons" de leur mère.  
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 20:05
Le Ouessant type ancien n'est pas un mouton de "race" bergère. Il n'a pas, comme d'autres parfois, été mené durant des siècles au pâturage au quotidien par l'homme et ses chiens, ni même parqué pour la nuit, ni logé de longs mois en bergerie. Une vie presque libre sur l'île, de génération en génération, lui a permis de garder le goût de la cavalcade et un tempérament vif. La moitié de l'année à l'attache durant les mois des cultures en a fait tout de même un "mouton civilisé" sachant  être proche des humains par obligation. Et de nos jours, dans son rôle de "mouton d'agrément", il sait être plus proche encore par la confiance établie ou l'intérêt à nous côtoyer. Il n'en garde pas moins la capacité de réagir vite.
Mener un troupeau d'Ouessant avec les chiens présente donc de petites difficultés supplémentaires. Le groupe éclate facilement. Très alertes, très décidés, ces moutons n'ayant pas ce comportement instinctif, plus ou moins marqué selon les races bergères, de s'agglutiner épaules contre épaules pour ne plus former qu'un seul être, le troupeau (un peu à l'image du banc de sardines). Les Ouessant se regroupent mais ne sont pas de bons petits soldats. Marcher au pas, il ne faut pas y compter trop longtemps.

été 09 134   
Changement quotidien de prairie.
 Une chienne bloque une issue à droite; la bande bien consciente des plaisirs qui l'attendent suit et se précipite à l'appel du berger...mais il faudra envoyer la seconde chienne faire rentrer les retardataires gourmets dans les rangs. 
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 19:45

Conserver au Ouessant sa petite taille ne doit pas se faire au détriment de sa physionomie.

 C'est à dire qu'i ne faut pas tomber dans le piège de commettre l'erreur de croire que le mouton est correct car bien petit et seulement petit. Certains sujets peuvent présenter un raccourcissement des membres ou encore un basculement avant avec croupe surélevée, ce qui, dans les deux cas, réduit leur taille au garrot sans que le reste ait suivi. L'animal doit demeurer bien proportionné et conserver une certaine "allure naturelle".


troupeau 08 086

A chaque animal  sa taille mais aussi sa morphologie. Ce qui en fait un spécimen unique. Plus haut, plus bas, plus long, plus court...Plus ceci, plus cela...Et la tête,  le cou, les oreilles, les yeux, les pattes, les sabots, la laine, le dos, la poitrine, le bassin,....? De quoi poser son regard plus longuement sur ses moutons et les lire également à ce niveau, en sachant être critique vis à vis de ses propres Ouessant.
 De quoi alimenter bien d'autres articles avec les Lutins (ici en 2008)
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 23:01

Le GEMO affiche comme standard taille, au garrot:
 Entre 40 à 46 cm pour une brebis adulte (3 ans)
Entre 42 à 49 cm pour un bélier adulte (3 ans)

Au sein de mon troupeau, après réflexion suite à quelques mauvaises expériences, mais aussi pour certains intérêts divers d'élevage, j'ai très vite orienté mon travail de sélection vers des animaux dans la moitié inférieure du standard. C'est à dire de préférence sous 44 cm pour une femelle et sous 46 cm pour un mâle.

Et ce pour plusieurs raisons.
D'abord, le Ouessant ayant la réputation d'être le plus petit mouton du monde (?) autant qu'il soit petit puisque décrit ainsi dans le passé (bien que l'exagération puisse être suspectée quand on annonçait 34 cm, à moins que confusion avec un jeune soit possible...!).

Les animaux dans le haut du standard, voire un peu plus malheureusement, sont trop peu éloignés des plus petits sujets de certaines autres races de faible gabarit (ce qui d'ailleurs a pu contribuer à certains croisements parfois involontaires car peu de monde mesurant ses moutons, tout ce qui n'apparaît pas très grand a peut être été pris à tort pour des Ouessant, ici et ailleurs).

Ces mêmes animaux dans le haut du standard ont vite fait de donner des jeunes qui, une fois adultes, dépasseront ce dit standard. Donc en étant vers le bas, les risques de "dérapage" sont limités et on peut supposer et espèrer que, si croisements il y a eu, ils sont assez anciens (?).

Elever de petits Ouessant permet d'en avoir un peu plus sur une surface donnée, question de place mais aussi de nourriture, bien que sur ce dernier point les besoins énergétiques ne diminuent pas proportionnellement avec le poids.

Si on est amené à devoir en transporter, là aussi on pourra en déplacer plus dans un même volume.

Leur taille et poids réduits ont un impact limité en ce qui concerne la dégradation du sol en hiver ou par temps de pluie, sur les zones fortement fréquentées.

A ceux qui rétorqueraient que les petits Ouessant sont plus fragiles, je répondrai qu'il n'y a aucune raison à cela si on applique des règles de sélection qui devraient être pour toute race que l'on veut rustique. C'est à dire privilégier de préférence, quand c'est possible, la reproduction des animaux les plus solides (je ne parle pas de poids) sur certains points: yeux résistants aux conjonctivites, jamais malades au niveau digestif, etc... toison adaptée aux intempéries, etc.....,facilité d'agnelage sans interventions répétées pour la brebis, capacité laitière de cette brebis.....enfin tout ce qui peut faire des Ouessant sans problèmes.
En ce qui concerne la recherche d'agnelages faciles, mieux vaut utiliser un bélier en rapport de taille avec ses brebis, du moins pas énormément plus grand ou fort.
Enfin, que la brebis fasse 40 cm ou 46 cm, lors d'une mise-bas compliquée, il est impossible dans un cas comme dans l'autre de vouloir prétendre remettre l'agneau en bonne position en insinuant sa main dans la mère (à moins d'avoir de minuscules mains de jeune fille), seule la césarienne est salvatrice.      

tonte 08 023
Peut-être le seul petit inconvénient sur des Ouessant de petite taille et petit volume, les lames de tondeuses semblent très grandes sur un corps qui manque d'à-plat. Mais cela se fait, la preuve avec ce Lutin du M.

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