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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 17:03

Et re ...

Encore une saison de tonte bouclée!

Sans trop de toisons carapaces ni d'encolures feutrées, comme suite à des printemps avec herbe haute et trempée, le travail fut moins laborieux que les années précédentes. Néanmoins les toisons n'étaient pas si "mûres" (proches de la mue) que cela. L'effet d'une météo particulièrement fraîche tardivement?

Avec

Avec

Sans

Sans

L'occasion de découvrir antenais (comme ci-dessus)et antenaises pour la première fois nus … et de redécouvrir les adultes de la troupe dont l'image plus naturelle avait été un peu oubliée durant tous ces mois en tenue grunge.

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 09:55

Les mésaventures du nid de geais chez les Lutins ont amené pas mal de réactions, montrant ainsi que je ne suis pas le seul à m'intéresser à ce qui peut entourer le Ouessant. C'est rassurant.

A propos de nichées

Pour info, à présent, les jeunes geais mènent leur vie dans le quartier, avec les parents.

Pour ceux qui s'émerveillent devant le vivant et en ce moment les nichées, dans un rayon encore plus grand dans la catégorie "Autour des Ouessant", une paire de liens ci-dessous parmi beaucoup d'autres montrant la vie des oiseaux au nid, en France comme à l'étranger… et en direct si vous le voulez bien!

Nichée de balbuzard pêcheur et une autre de pygargue à queue blanche … suivies virtuellement par le berger. Autant partager ...

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 16:21

La corne c'est du poil, comme j'ai déjà pu l'écrire bien des fois à propos des onglons et des cornes.

L'original

La coloration des poils détermine celle de la corne matière, tout autant pour les sabots que pour le cornage.

Ainsi le bélier "blanc" ci-dessus possède cornes claires, mais la présence de quelques poils noirs en base de pivot crée cette raie sombre (noire) dans la corne. C'est assez courant.

L'original

 Rappelons d'abord que chez le Ouessantin seul le bélier possède véritablement des cornes.

Le cas de Blop, agneau mâle du printemps, est particulièrement insolite.

Cet agneau de coloration Agouti blanc bronzé (dite "blanche") est né avec une marque noire placée par le plus grand des hasards, juste sur le pivot droit de la future corne.

Ce genre de farce, marque noire sur un Ouessant blanc, tient au fait que la dominance génétique de l'Agouti blanc bronzé a faibli en une zone donnée, laissant apparaître la coloration noire de base cachée  ( car normalement dominée) que possède l'animal .

L'original

Ainsi ce à quoi je m'attendais se vérifie. Je ne savais pas à quel degré le phénomène s'exprimerait, mais comme on le voit, la composition de la corne droite du jeune est entièrement constituée de poils noirs.

Voilà un bélier présentant donc l'originalité de porter une corne sombre et l'autre claire.

Un tel phénomène mérite bien d'être observé sur la durée de la croissance de ce Ouessant, afin de vérifier si sur toute la construction de cette corne gadget se poursuivra dans le même sens de coloration.

Très intéressant! Ce qui ne m'empêche pas de sourire en songeant aux insomnies que cette situation provoquerait chez quelques éleveurs qui seraient contrariés en telle situation... 

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 09:25

Le point sur la mission de sauvetage des jeunes geais tombés du nid.

Point G

L'être humain est (normalement) un être animé d'empathie et de compassion (jusqu'à un certain point), ce qui, paraît-il, aurait permis à cette espèce, au cours de l'évolution, cette sorte de "réussite" (toute relative) dans le fleuve du vivant.

Ainsi de par ce statut de primate bipède à neurones capables de m'amener à sentiment d'empathie face à autrui,  face à ces oisillons, certes d'une autre espèce que la mienne, s'engagea moment de réflexion. Que faire?

Ignorer la situation? Non, dans ce cas autant encore euthanasier de suite les petits pour leur éviter une fin moins rapide.

Donner un coup de main, quand c'est possible, vaut mieux que donner un coup de pied, ce dont le haineux ne se serait pas privé, celui qui déjà voit en l'espèce une cible pour ses amusements... 

Point G

Envisager nourrir ces jeunes en captivité jusqu'à émancipation n'était pas envisageable. C'est une lourde tâche. De plus, comme les autres corvidés, le geai est vite imprégné par l'humain qui l'a élevé et tout espoir d'un avenir d'oiseau libre devant en plus craindre l'Homme est anéanti.

Enfin, et même d'abord, il est utile de rappeler que la détention d'animaux non domestiques, d'espèces de la faune sauvage, est interdite, même en conséquence de bons sentiments. Seules certaines structures ou particuliers possédant agréments peuvent s'engager dans ce type de mission. (Ce que font les centres de soins de l'UFCS si vous aviez besoin …)

Point G

Quand c'est possible mieux vaut, dans ce genre de situation, remettre les oisillons au nid ou à proximité s'ils sont presque volants. Mais là, après méfaits de la tempête Miguel plus de nid sécurisé et son emplacement à quinze mètres vers bout de branche était inaccessible. 

La croissance des jeunes geais étant bien avancée, j'ai donc décidé dans la hâte de leur offrir nouveau nid que j'ai fixé solidement, loin du tronc, en fourche d'une branche du même chêne accessible avec échelle. 

C'était sans doute la meilleure solution, mais rien n'était assuré quant à la reprise de l'élevage par les parents des oisillons. D'abord il y avait déplacement de nid, dix mètres plus bas que le leur. La structure risquait plus d'effaroucher, n'ayant pas pris le temps de tresser quelques rameaux de chênes pour imiter un nid naturel.

Mais bon, il fallait essayer, le point fort étant qu'à ce stade de croissance des jeunes, les parents leur sont très attachés. Le point faible était que je savais que les corbeaux, par exemple, ne nourrissent pas les jeunes tombés du nid.

Installé en début de matinée, le nid artificiel fut abandonné avec ses oisillons pour la journée, évitant de fréquenter le secteur ensuite. Ce n'est qu'au soir que je décidai de me placer à cent mètres à l'affût, avec les jumelles, pour observer la situation …. s'il y avait à observer, pensant déjà devoir grimper avant la nuit pour nourrir les geais.

J'avais bien ce sentiment de doux rêveur au fond de moi, mais, comme en bien d'autres circonstances, je pars du principe que qui ne tente rien n'a rien.

Au bout d'un toujours trop long moment quand on attend, miracle! Un geai venait de se percher sur le faux nid. Il y resta une minute ou deux penché vers l'intérieur devant nourrir et s'occuper de sa progéniture. En fait le miracle devait avoir déjà eu lieu bien d'autres fois en journée. L'attachement des parents avait été plus fort que la crainte face à tous ces bouleversements de leur site de nidification, leur point geai à eux.

Mission accomplie! Le cœur léger, j'abandonnai alors les boules de plumes à un second nouveau destin qui, peut-être, finira à la même case d'arrivée tant les dangers sont nombreux quand on est oiseau, mais j'avais fait ma part ...

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 22:30

Quand on est/naît bélier, on a le handicap d'être un mâle et pas forcément le bienvenu.

Il suffit d'un bélier pour saillir 30, 40, … brebis durant l'automne et l'hiver.

Il y a équilibre des sexes en naissances, au sens des probabilités et donc mathématiquement sur le nombre et dans le temps.

Autant dire que les éleveurs ne rêvent que rarement voir naître des mâles, sauf attente d'un sujet particulier.

Aussi il est bien souvent difficile de trouver une personne intéressée par l'acquisition d'un bélier, surtout quand cette dernière ne possède pas déjà des Ouessant.

Ainsi face à un bélier des Lutins ne trouvant pas preneur (pourtant bien plus que correct et avec un pedigree particulièrement intéressant), il me fallut concevoir donner une brebis avec ce mâle, pour acquéreur désirant un couple et donc reproduire.

A quand l'été ou ne serait-ce que le printemps ?

Pour rendre service en cette période, j'ai accepté de tondre les animaux en question, bien que côté météo rien ne permette d'envisager encore la chose.

A quand l'été ou ne serait-ce que le printemps ?

J'ai presque eu regret, voyant les animaux trembler comme des feuilles mortes une fois nus, malgré une journée plutôt ensoleillée.

Je n'ai pu que conseiller au nouveau propriétaire, vivant à 700 m d'altitude, de laisser son couple enfermé quelques jours, le temps que les Ouessant s'accommodent du contraste vestimentaire qu'impose la tonte. Un choc pour l'animal, il ne faut pas l'oublier.

A quand l'été ou ne serait-ce que le printemps ?

Par ailleurs, à l'occasion de ces tontes prématurées, comme chaque année, je suis pris d'émerveillement à retrouver le Ouessant dans toute sa splendeur, ayant un peu oublié leur réalité cachée sous une toison pas forcément esthétique, surtout après un an de pousse. 

Quant à moi et cette corvée annuelle de la tonte qui semble revenir bien trop vite (à moins que ce soit le bonhomme qui prend des années trop rapidement à son goût …), l'horizon météorologique semble ne guère laisser d'espoir de pouvoir envisager cette intervention en de bonnes conditions, pour un bon bout de temps.

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 11:35

Cette tempête du 7 juin a traversé les parcs des Lutins, avec un maximum de violence en après-midi.

Ce fut impressionnant.

En cette période, les arbres étant en végétation, la prise au vent est importante et quelques dégâts sont à noter.

Miguel

Le plus souvent avec des chutes de branches, comme ici avec ce lierre déjà bien englouti par les Ouessant et les chèvres.

Miguel

Mais aussi avec la chute d'un tremble de 25 m déraciné. La souche a ainsi soulevé une dizaine de mètres de clôture que je venais de restaurer déjà justement cet hiver, après une quinzaine d'années de vie … et qu'il a fallu déplacer et réparer d'urgence au mieux avant la nuit.

Dame Nature venait de créer un nouveau jeu pour les agneaux et les chevreaux.

Miguel

C'est le pauvre bouleau cassé fin octobre dernier sous le poids de neiges précoces qui sert de béquille à la cime du gisant. Il y a une semaine, je regardais les branches basses de ce bouleau reprendre leur mission de sauvetage du vivant de cet arbre. Voilà ce dernier accablé d'un nouveau défi dans sa lutte pour la vie, avec un voisin sur ses épaules.

Miguel

Pas question de faire usage de la tronçonneuse.

Tout comme je souhaitais observer l'évolution du bouleau, je vais observer l'avenir de ce tremble qui pourrait bien continuer à vivre bien qu'amputé dune bonne partie de ses racines.

Déjà les Ouessant vont réduire la masse de feuilles à alimenter en consommant tout feuillage bas accessible. (Pour ceux qui m'interrogent parfois sur ce que consomme ou pas un Ouessant, cet ovin se délecte des rejets de cette essence qui peut être envahissante sur une zone que l'on voudrait conserver en prairie).

Après les arbres, les premières victimes des tempêtes ne sont pas les humains dans leur vie domestique, mais la faune et en particulier les oiseaux qui sont en première ligne. Au soir de cet événement, je pensais à tous ces nids, toutes ces nichées d'espèces ne faisant qu'une nichée annuelle encore au nid en cette date, dont les rapaces et corvidés pour les plus courants, qui avaient fini au sol ou qui ne tarderaient pas à le faire.

La nuit du 7 au 8 juin restera mémorable pour les renards et autres martres, comme nuit du festin de l'année.

Miguel

Justement, ce matin, moins de trente six heures après le cataclysme, sous un des grands chênes devant la maison je trouvai ces deux boules de plumes. Deux jeunes geais ayant chuté de leur nid qui lui même ne demande plus qu'à tomber, encore accroché tant bien que mal une quinzaine de mètres au-dessus en bout de branche. 

Opération de sauvetage en conséquence à organiser, sous les cris de panique des jeunes et ceux des adultes qui quelques minutes avant s'adonnaient encore à quelques parfaites imitations de la buse variable ... 

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 11:18

Printemps et début d'été correspondent aux mois les plus difficiles pour travailler avec le chien sur le troupeau.

Les agneaux sont indisciplinés (surtout le soir à l'heure des jeux) et ne comprennent pas tout non plus. Il leur faut plus de maturité et d'habitude pour réagir comme il se doit face au chien.

L'inquiétude des mères suitées perdant leur rejeton ne simplifie pas les choses, déjà que le Ouessant tient plus de la gazelle que du mouton dans le monde ovin.

L'éclatement ici ou là finit par disperser ensuite les plus disciplinés de par tout de même un minimum de souci de grégarité qui les anime.

Bref en ce moment, de quoi mettre le berger sur les nerfs et déconcerter ma chienne lorsqu'il faut diriger le troupeau d'une centaine de têtes pour l'enfermer lors de divers soins.

La bande de sorcières caprines compliquant un peu plus encore la situation du fait que, bien évidemment, elles ne se sentent pas concernées, qui plus est suitées par leurs chevreaux...

Façon pic noir

Ainsi donc, n'ayant pas pu regrouper tous les agneaux au soir pour les vermifuger, ne voulant pas prendre plus de temps encore en notant les noms des présents sur un calepin, j'ai opté pour la méthode maquillage, afin de différencier pour les jours suivants les agneaux traités de ceux qui ne le seraient pas.

C'est pourquoi comme en photo, certains des agneaux se sont retrouvés déguisés en pic noir (pic à calotte rouge de nos boisements européens).

Façon pic noir

Certains ont dû se résoudre à être déguisés en pic blanc ...

C'était la première fois que je m'autorisais à barioler mes moutons, me refusant d'ordinaire à salir et enlaidir mes animaux. Mais déjà bien énervé, j'avais voulu me simplifier la vie.

Façon pic noir

Tout cela pour dire que cette méthode n'est pas le top pour moi.

Déjà parce que d'autres se retrouvent vite salis lors des contacts.

Ensuite parce que la journée de pluie du lendemain a bien rincé les agneaux noirs au point de ne plus pouvoir savoir qui avait pu passer entre mes mains la veille.

Le côté pratique du marqueur m'apparaît bien limité à une utilisation en bergerie, le service rendu n'étant pas réel en extérieur car peu durable. Au final, j'en suis presque ravi car je dois avouer que pour mon visuel, l'aspect troupeau de rente qui s'afficha après la vermifugation avait de quoi me désoler, même si je savais que mes Ouessant n'étaient pas peints définitivement.

Bref, le calepin et le stylo ont retrouvé la poche arrière du pantalon ...

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 14:58

Frimas l'agneau-biberon se porte bien.

 

Frimas d'un mois

Depuis l'âge de 15 jours, plus de stages troupeaux réguliers en journée, puisque Frimas vit depuis totalement au troupeau.

Tout se passe bien pour lui.

A quatre semaines, les cornes sont déjà apparues comme il se doit généralement. 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 08:50

Ah ma bonne dame, plus rien n'est comme avant! Plus rien ne va!

Même les sorcières ne sont plus ce qu'elles étaient!

Sorcellerie

Les miennes de sorcières, comme je surnomme mes terreurs de chèvres, ne brûlent même plus quand je les condamne au bûcher pour leurs maléfices espiègles de tout caprin qui se respecte opérés chez les Lutins...

A moins que la chèvre soit capable de renaître de ses cendres, histoire d'avoir comme toujours le dernier mot.

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 10:00

Deux mois déjà pour les premières naissances chez les Lutins. Les résultats se dessinent.

Si toutes les agnelles se doivent d'être conservées en observation et pour leur utilité quant à l'avenir du troupeau, il me faut concevoir ne sélectionner par contre qu'une poignée d'agneaux mâles, d'abord pour leur profil (génotype comme phénotype) et là encore leur intérêt particulier en reproduction future, mais aussi à cause de leur nombre conséquent cette année.

 

Les incontournables 2019

Les animaux se révèlent déjà bien pour les plus âgés (ou les plus précoces) et à cette date deux incontournables s'imposent.

C'est le cas d'abord de Flocon. D'une part parce qu'il est fils de mon mâle Hobbit qui devrait prendre sa retraite à l'automne et dont je n'ai pas encore pris la peine de garder voie mâle en héritage, et d'autre part parce que sa mère est une brebis de composante en partie extérieure à ma troupe, ce qui ouvrira le champ du flux génétique.

Les incontournables 2019

Second incontournable, Salem, qui s'avère être la seule naissance cette saison, en cette forme de toison Agouti grey. De plus ses parents présentent un grand intérêt pour ouvrir le patrimoine génétique des Lutins, sans rien perturber pour autant de la spécificité du Ouessantin continental de ces cinquante dernières années remis à la mode.

 

Chaque fois que je regarde Salem, je ne peux m'empêcher de penser à ce témoignage photographique des plus anciens (1898) présentant un agneau de cette forme trottant sur l'île d'Ouessant … chose fortement émouvante et tout autant troublante mais d'abord fort instructive .

Mathématiquement, je ne peux m'autoriser qu'à choisir encore deux agneaux mâles parmi les naissances de l'année. En rapport au dernier né, encore deux mois de réflexion pour faire les bons choix selon toujours le génotype (patrimoine génétique connu) et le phénotype/morphotype (allure).

Sans oublier que Kafka premier bélier Ouessant swiss chez les Lutins et Frimas, agneau-biberon, s'imposent d'eux-mêmes de fait à demeurer au troupeau. 

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