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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 16:52
Depuis début novembre jusqu'à fin décembre, mes brebis sont regroupées par lots dans des enclos, avec un bélier attitré. Ces restrictions de liberté plus grande s'imposent pour permettre de prévoir des naissances à partir de début avril à fin mai. D'une part, des agnelages pas trop précoces limiteront ce printemps d'éventuels soucis de surveillance  des nouveaux-nés grâce à une météo théoriquement plus clémente qu'en fin d'hiver. Ensuite pour des raisons pratiques personnelles, j'ai donc choisi cette année de définir la période de mise-bas.

La constitution des lots et le choix du bélier qui y est inclus sont basés sur les objectifs d'élevage que je me fixe, en prenant en considération pour ces animaux la taille, la morphologie, la couleur, le cornage, la résistance à la tremblante, la consanguinité, les probabilités des résultats des naissances quant au type obtenu, tout ce qui peut influer sur les oreilles, la queue, les onglons, la laine, ....et toutes ces petites choses que je souhaite conserver, voir apparaître ou éliminer dans mon troupeau.

Loaren, courtisée par Elaphe, lui répond par son comportement de non-fuite qu'ils sont bien sur la même longueur d'onde et qu'elle est en chaleur pour 48 h (mais fécondable sur bien moins).
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 00:00
L'avenir se construit dans les jeunes de l'année qui ont été sélectionnés pour les grandes qualités qu'on leur trouve, mais aussi (à nos yeux seulement) avec toujours le regret d'un petit défaut parce qu'on veut toujous mieux.
Mois apès mois, ces agneaux ou agnelles se structurent et ils nous apparaissent un peu plus dans leur devenir. Il faut demeurer cependant patient, la croissance ne se terminant qu'au bout de trois ans.
 Si la taille peut parfois être définitive à un ou deux ans, il n'en est pas de même pour le reste du corps. Le jeune mouton (à l'image du jeune chien, pour mieux comprendre) va passer par différentes étapes physiques qui améliorent ses aplombs, l'étoffent, établissent la ligne du dos, .....enfin bref, le construisent peu à peu, parfois de manière progressive et d'autres fois par bonds.


Exemple de Prunelle des Lutins du M.
Jolie allure générale, taille prometteuse répondant à mes objectifs, laine qui ne cache pas trop à ce jour sa physionomie (critère tout personnel). Par contre, laine sur les pieds, ce que je ne souhaite pas; rien n'est acquis pour autant et je pense que cela disparaîtra avec la croissance.
L'intérêt majeur pour moi est en fait qu'elle possède le gène brun que je vais pouvoir faire réapparaître à l'avenir dans ses descendances et cela dans une physionomie intéressante.
 
De face, bonnes pattes, oreilles petites,...On remarquera au passage que les boucles d'identification en aluminium fixées aux oreilles demeurent invisibles quand elles sont apposées assez près du crâne, cachées par les poils et ne défigurent pas ainsi le mouton.
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 23:03
Pour des animaux  tondus...



un animal dit gris (Daguet des Lutins du M.)...


... un animal agouti noir ( il a le tour des yeux clairs ainsi que le museau, mais pas toujours)....chez le bélier le cornage est plus ou moins panaché (Ibex).

Mais pour compliquer un peu plus les choses, sujet d'un futur article, tout animal qui a le museau éclairci n'est pas pour autant agouti.
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 23:01
Après un série sur les agoutis noirs puisqu'ils existent....Ibex et son joli jabot constitué de poils noirs. On notera le museau clair ainsi que le tour des yeux, une des caractèristiques de ce morphe.
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 23:01


A la naissance, mais un peu plus notable dans les semaines qui suivent, on peut déterminer que le jeune Ouessant sera un futur animal gris,  au fait que lèvres et museau ainsi que tour des yeux sont éclaircis comparativement à la toison noire.
Ici, Tintin des Lutins du M. 

 

Chez le futur animal agouti, les quelques (parfois très nombreuses) mèches blanches ici et là sur la toison permettent de présager la chose. Mais il ne faut ne pas se fier à la cocarde blanche sur le crâne pour la raison qui va suivre...
(Ici Heidi des Lutins du M.)


L'agneau appelé à être noir adulte (tout comme gris) peut possèder à la naissance une ou des belles cocardes blanches sur le front. Elles disparaîssent ensuite en cours de croissance.
Ici Magellan des Lutins du M.
(Au passage, une petite explication s'impose pour ce nouveau-né pas encore sec. Ses sabots sont encore clairs car encore cartilagineux. Cela permet à la femelle de ne pas être blessée lors de l'expulsion du petit. Les onglons sont en train de durcir sur cette photo car ils s'assombrissent )

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 23:01
Ces quelques clichés font suite à l'article précédent. Ils ont été pris sur les mêmes individus.



Toison agouti noire en cours de construction vers 4 mois.


L'évolution est particulèrement notable en examinant la sous-laine pour mieux comprendre le devenir de la toison une fois l'âge adulte atteint.


Toison de type gris en cours d'élaboration chez le jeune de quelques mois.

Là encore l'examen de la sous-laine permet de comprendre le devenir de la toison la croissance terminée.
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 23:02
Sous le terme gris, on peut avoir une représentation trompeuse de l'animal en question, car deux formes sont élevées. Des sujets gris de laine quand ils sont tondus  mais à toison roussâtre en vieille laine.
Mais aussi des sujets qui restent gris d'apparence, y compris en toison hivernale, et qui sont en fait des moutons de forme agouti noir.
Ces deux morphes sont différents dans leur apparence ainsi que d'un point de vue génétique.
 
Agnelle de morphe agouti noir, Heidi des Lutins du M., après une jeunesse en toison pour ainsi dire noire, vers quelques mois (ici environ 4)  l'évolution de la laine va vers un gris sous des mèches encore sombres. Les éleveurs voisins belges, allemands et hollandais ont largement multiplié ce genre d'animaux bien moins courants dans l'hexagone.


Agnelle dite grise de 6 mois, Vénus des Lutins du M., après un jeune âge pour ainsi dire noire, la laine s'est éclaircie et les pointes sont devenues roussâtres. On entrevoit la sous-laine grise sur le cou derrière la nuque. Ce morphe est globalement sans doute actuellement le moins représenté dans la population globale du Ouessant européen. D'où mon intérêt particulier pour ce caractère récessif d'autant qu'il fut longtemps victime d'un grand désintérêt des éleveurs parfois mal informés.  
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 23:01
Largement repris dans divers ouvrages et à différentes occasions, voici  le passage écrit en 1898 par Paul Gruyer au sujet des moutons de l'île d'Ouessant suite à un voyage sur les lieux.

"Tout autour de cette zone cultivable, il n'y a qu'une herbe rase, imprégnée de sel marin par la pluie d'écume impalpable que le vent y apporte, gazon serré où fleurissent quelques thyms, quelques scabieuses roses, et où paissent de nombreux moutons noirs. Ils sont tous, ça et là, attachés deux par deux à une longue corde fixée en terre; jamais ils ne rentrent dans une étable, mais ils vivent exposés à toutes les intempéries, protégés seulement par de petits murs bas, en forme de croix, contre lesquels ils se blottissent, du côté contraire à celui du vent. Une épaisse toison les recouvre, sorte de crin imperméable à la pluie, qui les fait paraître, non tondus, d'une grosseur raisonnable. Mais quand les ciseaux ont passé sur eux, il ne reste plus que des bêtes au-dessous de la taille moyenne d'un chien. Deux personnes mangent facilement un de leurs gigots, dont la chair est très savoureuse; c'est en outre une race robuste et précieuse pour l'île. Ils valent de quarante à cent sous pièce." 

L'auteur parle de moutons noirs. De là, l'idée que les moutons type ancien de l'île d'Ouessant étaient tous noirs, en particulier à cette époque a été un raccourci largement repris.
En fait, si la majorité est sans doute encore, en 1898, constituée de noirs, les blancs y sont bien déjà présents bien que Paul Gruyer ne se soit pas attardé sur cette présentation plus précise, alors que lui même phtographiait dans le même temps des animaux noirs mais aussi des blancs.( voir Les plus vieux Ouessant)
Dans les mêmes années (avant 1897), Gustave Geffroy, n'omettait pas quant à lui de décrire des moutons noirs mais aussi des blancs(voir Le Ouessant, un petit mouton noir? ).

Comme dans d'autres domaines, et on le constate chaque jour dans les nombreuses infos dont on nous abreuve, la précision voire les contradictions sont toujours à craindre dans les témoignages, qu'ils soient oraux ou écrits.
Tout cela pour dire que lorsqu'on n'a pas été particulièrement frappé par la présence de toisons blanches, on peut craindre que d'autres types de toisons rares ou très rares qui ne s'expriment qu'exceptionnellement (car génétiquement récessifs) aient pu passer inaperçus. Ce qui quand on se penche sur la génétique est du domaine du certain.
Un témoignage est donc toujours à prendre avec du recul quand il ne provient pas d'une personne ni forcément avertie ni simplement obligatoirement observatrice.

A l'heure du net et de la diffusion des connaissances, on voit encore de nombreuses confusions dans la perception de leurs animaux par certains éleveurs eux-mêmes. Alors, il y a quelques siècles, on était bien loin de tout cela...
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 23:01
Tout au long de l'année, les béliers ont  tendance à se regrouper pour vivre entre eux.

Ceux qui en cette période ne sont pas occupés à diffuser leurs gènes mènent une vie paisible, tout en éclatant naturellement le groupe en clans ainsi constitués durant la journée.

Les jeunes de l'année "sortent" ensemble de leur côté,...


les adultes se trouvent des discussions de leur âge,...


le bélier d'un âge plus avancé préfère quant à lui une solitude plus  tranquille (sous la voûte rosée du fusain en graines).
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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 23:01
Mérinos des Lutins du M. dans son deuxième été (en espèrant ne pas avoir déjà publié ce document...)
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