Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 23:01
Mes conditions d'élevage exigent que durant la lutte (moment des accouplements) mes Ouessant reçoivent des compléments alimentaires (orge et granulés) à cause du manque d'herbe et ce malgré le foin à volonté dont ils disposent.
 Je fais cette distribution chaque midi ou du moins entre 12h et 13h 30, pour ne pas être esclave des réactions du troupeau qui peut être bien règlé, lui. Déjà en milieu de matinée, l'horloge interne des ventres leur indique que l'heure chérie s'approche. Puis le claquement de la portière de ma voiture, lorsque je rentre du travail, confirme un peu plus les choses et certains manifestent leur impatience de la voix.
Les jours de congés, ma portière ne claque pas peu après midi mais tout le monde sait malgré tout que le gong a sonné. Et pour cause, les douze coups de midi de la cloche de l'église mettent tout le troupeau en alerte.

C'est dimanche, je suis avec la bande des Lutins. Ceux-ci, malgré tout, viennent de réagir à midi qui sonne à l'église et se surexcitent à vouloir s'approcher du coin bergerie où aura lieu la distribution.
"Que c'est stupide un mouton!" Pas forcément pour autant, nous sommes nous-mêmes sujets à de nombreux réflexes conditionnés si on veut bien y réfléchir...
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 23:01
Une fois de plus cette situation me donne l'occasion d'insister afin d'éviter la confusion qu'il y a parfois entre un Ouessant brun ou encore appelé noisette (Brunella ici debout) et le type gris de cette agnelle au premier plan (Eponyme ici couchée).
Si la pigmentation est brune pour l'ensemble de la première, la seconde garde pattes et face noirâtres, et de plus sous les mèches roussissantes de sa toison qui s'entrouvre, on peut entrevoir le joli gris cendré en sous-laine au haut de la cuisse. 
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 16:39
Derrière les cornes, un bélier.
Partager cet article
Repost0
4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 23:05
Certains Ouessant plus que d'autres arborent, comme leur ancêtre mouflon, une ligne vertébrale plus sombre qui se répartit sur l'encolure, le garrot et suit la colonne.

Elle est faite d'ailleurs de poils plus rudes et plus longs qui forment "crête" sur la silhouette du mouton.

Cette ligne est bien visible en grande laine sur cette brebis de morphe noir, d'autant que la vieille toison tend à s'éclaircir. 

Bien visible aussi chez cette antenaise de morphe gris en toison de 4 mois de pousse.

Sur cet animal de type agouti, c'est une évidence, qu'il soit de morphe noir...

....ou comme ici de morphe brun.

Seuls les sujets blancs ne laissent pas percevoir de ligne  vertèbrale par une différence de couleur, bien qu'au niveau du type et longueur de poils on puisse la déceler.
Ce caractère est plus ou moins présent et marqué quel que soit le sexe, mais comme le jabot chez le mâle, certains l'ont d'autres pas.
Partager cet article
Repost0
3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:16

Les moutons apprécient les feuillages de divers arbres ou arbustes qui leur sont accessibles. L'automne, avec la chute des feuilles, procure un petit plus qui n'est pas négligé, surtout si l'herbe est devenue rare. Mais toutes les feuilles qui se retrouvent au sol ne sont pas consommées. Cela dépend de leur état d'avancement de dessèchement. Le Ouessant voit et sent celles qui lui conviennent le mieux avant de les croquer.

Certaines essences  champêtres sont plus appréciées  que d'autres qui sont délaissées. L'aubépine remporte un certain succès.

Mais la palme revient au frêne qui se montre être une gourmandise. D'ailleurs les anciens donnaient en particulier ses branchages au bétail en cas de sècheresse et de disette. 

Enfin, les essences domestiques fruitières (comme ce cerisier) ont également la faveur de la dent des moutons.

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 19:18
Pendant que les Ouessant ne s'amusent pas à escalader les murets de pierres, Dame lézarde des murailles en profite pour se chauffer aux derniers rayons de soleil d'automne.

Véritable Tom Pouce des grenouilles, la rainette arboricole n'hésite pas à se percher dans les ajoncs aux épines acérées épargnés de la dent des Ouessant, pour entonner des bribes de son timide chant saccadé, dans la douceur automnale.

Au compost alimenté tout au long de l'année des fumiers des Ouessant, on découvre quelques oeufs non éclos de couleuvre à collier qui avait saisi l'occasion de déposer sa ponte dans cette litière dégageant de la chaleur par sa décomposition.
Partager cet article
Repost0
17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 22:01
L'auguste bélier musicien et son jabot.
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 22:01
Les années passent. Les dents, incisives, sont tombées les unes après les autres; les molaires sont usées; les gencives devenues irritées pour brouter....l'animal dépérit peu à peu et s'affaiblit devenant l'ombre de lui-même.

Noisette vieille Ouessant des Lutins courbe l'échine et se recroqueville tout en se déssèchant sur pieds.

Brouter devient difficile puisqu'il faut le faire en penchant la tête sur le côté afin d'arracher l'herbe avec les molaires.
Ensuite, malgré l'apport de compléments alimentaires, ruminer se solde souvent par l'échec avec des pelotes herbeuses mal broyées qui ne peuvent être avalées et se trouvent alors régurgitées. Sans parler de la salive qui coule de la gueule ou encore se disperse par les narines.
Il faut alors bien comprendre que la voie est sans issue ou du moins fatale et donc savoir mettre fin à une déchéance qui apporte également la souffrance.
Aussi dur soit l'instant, malgré la tristesse, j'apprécie d'être là pour aider ces vieux compagnons de vie à quitter un monde qui ne veut plus d'eux. J'étais là lorsqu'elle est née, j'étais là pour mettre fin à une vie partagée au quotidien.
Mais Noisette, ainsi nommée, a laissé son empreinte et ses gènes dans le troupeau des Lutins...elle vivra ainsi un peu plus que dans le souvenir.
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:01
Pendant qu'on est dedans...continuons.

Déjections en purée. Attention! surveiller l'animal les jours suivants.
Diahrrées bien liquides. Alerte! ce n'est pas normal chez le mouton. Il y a un problème...
Voir si, en cours de journée ou le lendemain, les choses persistent (un désordre passager peut rester sans suite).
Vermifuger l'animal s'il ne l'a pas été il y a peu (le désordre peut être lié aux parasites).
Quand c'est possible, isoler le Ouessant et le mettre au foin et à l'eau. C'est encore plus vrai s'il grince des dents, tremble, fait le dos rond et reste prostré ou encore demeure couché; d'ailleurs à ce stade, il ne s'alimente plus. Dans les cas les plus classiques, l'animal a mangé quelque chose qui ne lui convient pas (intoxication ou irritation) ou en trop grande quantité, ou encore une nourriture nouvelle à laquelle le système digestif n'a pas été préparé en douceur.
Si vous ou le voisin avez donné trop de pain,vous êtes fautifs. Trop de céréales ou trop de granulés de même. Si le Ouessant n'est pas vacciné contre l'entérotoxémie (toxine libérée dans le sang par la prolifération de certaines bactéries suite au choc alimentaire) consulter très vite le vétérinaire.
Sinon on peut tout de même demander à ce même vétérinaire de quoi aider l'animal à digérer et rétablir le déséquilibre dans le rumen ou autre traitement pour les intestins. On vérifiera par l'observation du troupeau que le problème n'est pas contagieux, ce qui nécessite d'autres remèdes.
Dans les cas pas trop alarmants, une petite cuillère de bicarbonate de soude dans un peu d'eau aide à digérer et limite l'acidité dans la panse.
Dans ces cas légers, le remède à l'ancienne avec potion à base d'argile donne parfois de bons résultats.

De toute façon, ce n'est qu'avec un peu d'expérience que l'on peut juger de la situation et dans le doute des premiers temps, consulter le vétérinaire reste la solution la plus sage.

Une brebis bien salie par ses désordres intestinaux. Le problème résolu, il convient de couper la laine sale quand cela aura séché et nettoyer l'arrière-train.

Hors des généralités, il y a toujours le cas particulier. Celui-ci en est un.
Cette brebis Ouessant souffre depuis toujours de diarrhées chroniques suite à une sensibilité toute particulière aux changements alimentaires (repousse d'herbe, herbe humide, aliments irritants, .... ) alors que le reste du troupeau ne manifeste aucun symptôme similaire. Elle a malheureusement hérité de ce poblème de sa mère qui avait la même fragilité. Heureusement, ce caractère héréditaire (?) n'est jamais réapparu dans ses descendants. Sinon, il y aurait à ce niveau un critère de sélection important à mettre en place en écartant de la reproduction de tels sujets.
De nombreux vétérinaires ont été visités, de nombreuses analyses ont été faites sans jamais rien trouver et beaucoup de traitement furent essayés sans succès. Une simple fragilité personnelle dirons-nous.
 Elle prend sa retraite cette année, ce qui l'aidera à reprendre du poil de la bête pour les années qu'il lui reste.
Partager cet article
Repost0
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 22:01
"Montre-moi tes crottes, je te dirai ce que tu as mangé"
J'entends pour mes moutons d'Ouessant...
Quelques exemples:

Le noir intense d'une nourriture riche en herbe verte.

Le jaunâtre d'une nourriture à base de foin et céréales.

Le brun rougeâtre brique suite à une consommation importante de baies d'aubépine.Gourmandises d'automne
Partager cet article
Repost0