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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 22:01
Dans divers articles, j'exprime une orientation particulière dans mon élevage, pour des animaux dits "gris".

N'ayant jamais retenu jusqu'alors une attention réelle dans le monde du Ouessant,  puisqu'aveuglément pendant des décennies beaucoup ne juraient que par le noir dans un prétendu purisme (par méconnaissance), cette variété se trouvait ces dernières années dans une situation proche de la disparition avec une poignée d'individus recensés (une dizaine?).

A la fois tombé amoureux de ce type de toison et conscient du caractère précieux de ce patrimoine génétique, j'ai tout de suite voulu conserver et multiplier cette variété, il y a  plus de dix ans quand je me suis procuré des animaux possèdant ce gène. Les trois éleveurs que je connaissais détenant un animal de ce type, n'ayant pas répondu favorablement à mon désir d'acquisition pour travailler la chose et sauver la situation, j'ai dû, à partir de mes Ouessant possèdant ce caractère visible ou caché, mener tout un travail en cavalier seul pour comprendre le mécanisme de transmission, et ensuite, patienter année après année afin d'obtenir les animaux voulus. Un ami, sensibilisé au problème, m'a emboîté le pas. Et maintenant d'autres portent un regard intéressé sur ce phénotype (et génotype)...

C'est plus qu'un plaisir à présent d'obtenir régulièrement ce type de laine et de savoir le potentiel de son troupeau dans ce sens. Enfin, voir le cheptel Ouessant se renforcer en moutons "gris" est une autre satisfaction dans le souci de la richesse de la race,  dans sa valeur patrimoniale.

Que ce soit chez Bigoudène des Lutins du Montana....

...ou chez Vénus des Lutins du Montana, le caractère de futur animal gris est perceptible dès la naissance (Mignon  , Vrai espoir.  ) avec une pointe de museau (lèvres) et un tour des yeux, clairs, gris-rosé; mais ceci s'accentue jour après jour y compris sur la tête (face) en premier pour gagner semaine après semaine le reste de la sous toison du corps. J'oubliais de dire (parce que cela me semblait évident sur les photos): tout cela chez un agneau en apparence noir à la naissance.
Une série d'articles consacrés à cette évolution sur les semaines et mois à venir sera régulièrement publiée sur ce blog.
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 22:01
Parmi les nouveaux chez les Lutins 2009, certains n'étaient pas encore apparus dans les articles.
De la vague de huit nés la semaine passée, alors qu'une pause semble s'installer dans les naissances pour celle-ci, voici les quatre jeunes qui demeuraient inconnus.

Io, née de Murinette (et Grichka). Bien que petite, étrangement "adulte" dans son allure à une semaine.

Blanche, née de Pétronille (et Grichka). Une tête très ronde. Quatre jours sur la photo.

Chti, né de Désirée (et Grichka). Un minuscule bélier. Ici à quatre jours.

Framboise, née de Loaren (et Grichka). Toute petite agnelle. Ici à quatre jours.

Par ces quelques photos, on note déjà que chez les agneaux, comme chez les adultes, il n'y en a jamais deux pareils. Nous les verrions debout que d'autres différences nous apparaîtraient.
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 22:01
. Après un certain nombre d'articles à ce sujet, je m'aperçois à lire quelques commentaires ou mails qui me sont envoyés (grâce au lien "contact" tout en bas de chaque page) que des besoins d'éclaircissement étaient nécessaires et qu'un grand flou règnait autour de ce sujet.

Erreur encore parfois perçue est celle qui consiste à croire que le cornage pousse par la pointe. Non, si c'est ce qui se passe chez un arbre dont la cime pousse d'une certaine hauteur supplémentaire chaque année, une corne pousse tout au contraire à la base, sur le crâne. Les pointes sont constituées de corne "morte" exactement comme nos propres ongles.Nouvelle pousse

Ainsi, chez les très vieux béliers, la pousse annuelle (qui est très faible) ne compense que tout juste l'usure des pointes dans la vie quotidienne du bélier.

Quelques Lutins mâles durant l'hiver 2007/2008.
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:01
Le monde de l'élevage est actuellement touché par le problème de la fièvre catarrhale, mais par le passé d'autres maladies plus terrifiantes (?) sévissaient  et semblent (heureusement) avoir disparu depuis.(Merci à Dominique pour ce cliché témoignage)

Perceptible sur le sujet blanc parmi ces deux jeunes béliers du type Ouessant ancien, la terrible rougeole du mouton...à moins que ce ne soit la non moins terrible varicelle ovine.
Distinction difficile à faire puisque toutes les deux, dans leurs symptômes, présentaient la particularité, de par leur côté très très contagieux, de contaminer jusqu'à la pierre et le sol (surtout en carton) que les animaux pouvaient toucher. (A moins que la transmission ne se fasse en sens inverse, du sol au mouton...?) Maladies mal connues à l'époque (fautes d'études), on ne pouvait que constater que les animaux à toison noire n'étaient pas touchés, sans qu'on puisse vraiment l'expliquer. Le mystère reste bien actuel et entier sans étude possible, puisque les virus n'ont pas survécu à la découverte de la photographie couleur.
Mesurons notre chance de ne plus avoir à craindre ce genre d'épizooties qui sévissaient il y a cent ans encore. Ouf!!!!
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 22:01
Garçon.
Identifiable à la base de pivot droit (pas toujours perceptible), racine de la future corne, au-dessus de l'oeil, au niveau de l'oreille.

Garçon toujours.
Position caractèristique de l'agneau qui urine debout ( le sexe étant placé derrière le nombril), en étendant légèrement son corps.

Ces deux techniques d'observation permettent de connaître le sexe sans capturer le petit.

Sur ces deux clichés, Chef Joseph des Lutins du Montana, 48 h après Et de deux.
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 22:01
Neige des Lutins du Montana, ainsi baptisée pour sa couleur et le fait qu'elle est née, la nuit de ce 23/03 sous une bourrasque de neige. Agée de 14 heures sur la photo. Fille de Vienetta (et Grichka).

Par deux fois ces dernières semaines, dans des magazines différents,  je suis tombé sur un article relatant une étude britannique qui conclut que les vaches à qui leur éleveur a donné un nom donnent plus de lait que les autres.
Bien sûr, ce n'est pas le fait d'avoir un nom qui en lui même est à l'origine de ce phénomène, mais le fait que, globalement, on peut supposer que ces éleveurs portent une attention et des soins plus particuliers à leurs animaux, d'où un meilleur rendement.

Donner une identité à son animal par un nom, en plus de celle de sa boucle matricule, me semble évident et montre le lien et la sensibilité de l'éleveur face à ses animaux, et de là une certaine considération.
Certes, je suis bien conscient qu'il existe des élevages mouroirs dans lesquels les animaux sont "baptisés" et qu'à l'inverse certaines vaches (ou Ouessant) coulent des jours heureux avec leur seule plaque matricule...
Pourtant, il me semble que cela reflète une certaine démarche dans laquelle l'animal est reconnu.

Je suis donc de ceux qui donnent un nom à leurs Ouessant. Je ne me base pas sur le principe d'un nom commençant par une lettre pour chaque année comme pour les chiens, mais sur un choix lié aux évènements et anecdotes, ma culture et sensibilité personnelles...on dira aussi l'inspiration du moment, même si une très longue liste de noms que j'aime bien est prête pour les agnelages à venir.

Pour finir, un nom et celui d'élevage (comme Neige des Lutins du Montana, par exemple) est utile pour la généalogie dans le troupeau et un pedigree de l'animal. Sans oublier qu'entre éleveurs, il est plus facile de parler d'un animal par son nom, ce qui met une image à l'esprit, plutôt que par un numéro vide de sens.  
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 23:01
Jolie allure avec un cornage bas et ample....
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 23:01
Comme pour beaucoup de jeunes animaux, ce qualificatif de mignon peut être attribué au petit du mouton.

Avec environ, le plus souvent, ses  25 cm au garrot et autant en longeur (sans compter la tête), pour un poids de 1 à 1,6 kg, le nouveau-né du Mouton d'Ouessant type ancien l'est sans aucun doute particulièrement, "mignon".

Bigoudène des Lutins du Montana, agnelle de 24h, née de Pangée (et Grichka), le 22/03.

Toujours Bigoudène, de face...

...puis de profil....Bien mignonne.....

Sur le caractère mignon:
Konrad Lorenz, un des pionniers de l'éthologie (science de l'étude du comportement animal) explique très bien ce qui caractèrise les individus que l'on qualifie de mignons.
Modèle réduit de l'animal adulte, avec pour la tête  un racourcissement de la face et un front particulièrement bombé. Si on rajoute une certaine maladresse, un regard innocent et quelques cris de détresse, il y a là tout le coktail pour en faire craquer plus d'un et surtout plus d'une. Ce caractère mignon ou encore poupon est un élément important de ce qui incite les humains à ressentir une sorte de besoin réflexe de protection vis à vis du petit être, qu'il soit humain ou encore animal, si la nature a donné à ce dernier les caractèristiques ci-dessus.
Ainsi le souriceau pourra attendrir autant que l'éléphanteau, mais l'agneau avec une tête ronde se rapprochant de celle du bébé humain fera l'unanimité.
Les humains, pas toujours conscients de ce phénomène, sont allés instinctivement jusqu'à créer (en sélectionnant) des animaux à face de poupon et membres raccourcis pour satisfaire ce besoin d'animal-baigneur. Les exemples dans les races de chiens et de chats sont nombreux....

Toujours est-il que même mignon, l'agneau Ouessant change vite et le deviendra moins. Certes, il restera fort sympathique mais ce ne sera plus le poupon des premiers jours. Donc, comme pour tout autre animal, avant de se lancer dans une acquisition, parce que sous le charme de l'agneau, il faut bien prendre en considération que l'on s'engage pour 10, 12 ans et parfois plus de certaines contraintes pour satisfaire la vie de ses petits protégés.
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:01

 

Crottes de lait.

Dans les premiers jours après la naissance, les crottes de l'ageau peuvent être assez collantes et former un agglomérat, une sorte de bouchon, à cause de la laine à laquelle elles s'accrochent. Dans les cas importants, cela ne partira pas tout seul car cela colle très bien et sèche dans la toison.
Il faut donc intervenir en enlevant le maximum avec un essuie-tout, mais également  ensuite prendre de bons ciseaux et avec précaution (la peau est très fine) couper la laine souillée pour que l'agneau soit propre, mais aussi limiter les jours suivants ce genre de mésaventure.
On voit bien sur ce cliché que les mèches de la laine sont déjà longues et denses.

Désolé Diane (qui me comprendra) d'en vouloir autant à cette fichue laine...  

 

 

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 23:01

 

Un peu à l’image de ce qui se passe dans une cour de récréation (mais en bien plus calme), la vie au troupeau fourmille de mille et une anecdotes. Et en ce qui concerne les agneaux, comme pour des enfants, on se demande souvent comment ils se sont mis dans une telle situation. Situation qu’on n’aurait pas pu imaginer s’il avait fallu l’inventer.

Ils n’en ratent pas une .

 

Une de ces anecdotes, assez cocasse est celle d’il y a trois ans quand, un matin, je remarque un agneau de quelques semaines qui marche bizarrement. Surprise encore plus grande au moment où il grimpe sur la pente pierreuse et qu'il se met « à faire des claquettes ».

En m’approchant, je découvre qu’un de ses sabots est emboîté dans une coquille de noix qui lui forme un soulier. Après quelques ruses pour l’attraper, je le libère de ce chausson inconfortable qui, en y regardant bien, ne se serait pas enlevé si facilement de lui-même.

 

Cela faisait pas mal de temps que je voulais raconter cette anecdote pour le moins cocasse ; et aussi incroyable que cela puisse paraître. Ce dimanche 22/03, allant rendre visite à Vénus (Vrai espoir. ) dans ses premiers pas à l’air libre, la voilà qui, sous mes yeux, pose son sabot avant droit dans une demi coque de noix, qu’elle emmène ainsi chaussée dans ses explorations de son nouveau monde. Une chance inouïe que cette situation se reproduise, que je sois là, que j’aie l’appareil photo autour du cou.
L’occasion de pouvoir illustrer, sans trucage aucun certifié, une situation que j’imaginais avoir été unique.

 

C’est décidé, je joue au loto…

Il faut le faire...

Pas très pratique mais assez joli...

A y regarder de plus près, on voit qu'étrangement l'intérieur de la coquille de noix correspond assez bien à celle du sabot d'un jeune Ouessant.
Et avec les différentes pointures que Dame Nature semble avoir fait spécialement pour eux, il y en a pour tous les âges.

Aucun noyer ne pousse dans le parc de mise-bas des Lutins, mais tout l'hiver, les corvidés, en particulier, viennent y ouvrir leur casse-crôute, abandonnant nombre de coquilles vides.

Connaissant le nombres de coques ouvertes, le nombre de Lutins présents et la superficie de sol où ils peuvent poser le pied (même s'ils en ont quatre), qui pourra me dire la probalité de chances pour quece genre d'anecdote se reproduise une troisième fois? 

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