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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 23:01
Il existe différentes causes de boiteries. Je ne développerai pas là celles liées à diverses maladies ou blessures(article futur...) mais celles plutôt anodines auxquelles on peut remédier en un instant, car finalement bien bêtes...

Gel un jour, dégel le lendemain, la boue qui se glisse alors entre deux onglons peut y rester scellée, geler et former un agglomérat qui handicape l'animal dans sa marche et parfois le blesser un peu si cela perdure. Il suffit donc d'attraper son mouton et enlever  la boue gelée pour que tout rentre dans l'ordre en quelques secondes.
Le même type de mésaventure peut arriver en été avec de la boue qui a ensuite, cette fois , sèché.

Sinon , il m'est arrivé de déloger un morceau de coquille de noisette bien coincé ou encore un caillou...
et une fois, gag, une bague (malheureusement pour moi sans valeur) perdue durant les générations passées des lieux et remontée du sol avec les intempéries et le piétinement.

L'antérieur droit de Noisette est un peu surélevé, car son poids qui y porte lui fait mal, si elle pose sa patte. Simplement de la boue gelée dont je l'ai libérée.
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 23:01
Déjà un mois de plus pour Elaphe (voir les autres articles dans Croissance).

Il a même passé ses neuf mois et dix jours.Il n'a pas vraiment grandi mais on sent , pour moi qui le suit de près, ces petits changements physiques qui font sortir de "l'enfance". Pas visible sur ce cliché, le chanfrein se dessine dans une légère courbure toute nouvelle.

On notera que le cornage, chez lui, a continué de pousser régulièrement tout l'hiver. Le dernier anneau de croissance en cours est bien visible à la racine avec sa couleur plus sombre, presque noire.
 La coubure de corne ne se précipite pas. Comme pour tout jeune,  les mois qui vont venir vont être ceux des grands changements dans la construction d'ensemble du corps, pour en faire ce qu'on appelle un antenais (ou antenaise), c'est à dire un animal d'un an ou dans sa deuxième année de vie.
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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 23:01
Pour ne pas faire une fixation sur le cornage, même s'il caractèrise un bélier, on n'oubliera pas de regarder le reste.
L'impression sur cette seule image est celle d'un animal solide: pattes, dos, tête massive...
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 23:01
Malgré ses onze mois passés, Merveille "colle" encore bien maman Nuxi, aimant savourer une proximité qu'elle ne sait pas encore  lui  être bientôt refusée...

...car de son côté cette mère au ventre bien plombé rompra prochainement le cordon ombilical psychologique d'avec sa fille de l'an passé , commençant à se préparer intérieurement à être nouvelle mère, une fois de plus, pour une nouvelle agnelle (ou agneau?).
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 20:14
Ce mercredi 04 avec le redoux et sa dizaine de degrés au-dessus de zéro, après encore une période de gel,est une aubaine que tout le vivant du quartier saisit.
La grive draine s'égosille au haut du sapin, survolée par une bande de grues qui migrent vers leurs origines, quelques mésanges charbonnières entonnent leurs ritournelles dans les haies et même une abeille réveillée s'autorise une petite excursion avant que quelques papillons nocturnes ne l'imitent à la nuit venue.
 Du côté des Lutins, quel plaisir de voir ses animaux reprendre un peu plus goût à la vie. Les corps et les faciès se détendent (Grichka semble "sourire"). L'élan de vie les rend plus actifs et détail qui ne trompe pas, l'émotion de bonheur les envahit à nouveau en les entraînant dans quelques cavalcades, cabrioles et poursuites qui semblaient faire partie d'un certain passé, oublié depuis plusieurs mois.
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 23:01
Si chaque mouton de la planète possède inévitablement un mouflon lointain  comme ancêtre (d'il y a environ 10 000 ans semble-t-il), chaque humain de ce jour peut être certain de son côté de possèder un et même des bergers parmi ses ancêtres de ces dix derniers millénaires.
En effet, immanquablement rurale à la base, l'humanité s'est construite en partie sur l'élevage dont celui du mouton en particulier. Durant de longues périodes, le mouton fut omniprésent avant de décliner avec l'arrivée de l'agriculture  moderne et le glissement des populations humaines vers les villes.

 
Un de mes arrières grands -pères maternels avec son troupeau et ses chiens.





Un de ses arrières petits-fils avec une partie de ses Lutins du Montana et ses chiennes, sur d'anciens parcours à moutons abandonnés.
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 23:01
Toisième et dernier article de la série (je pense), celui-ci a pour but de servir un peu de conclusion.

Le cornage s'apprécie aussi bien de profil...

...que de dessus...

...ou encore de face.(et pourquoi pas de dos)
Chez ce bélier encore jeune par exemple, on peut craindre un enroulement non souhaitable du fait d'une courbure trop rapide, si le cornage continue à se construire comme il l'a commencé. L'avenir dira.

Même si le bélier idéal n'existera  jamais (heureusement) car la beauté est aussi dans les petites différences, je voulais présenter un animal qui, à mes yeux et je répète bien à mes yeux seulement, possède l'un des plus beaux cornages que j'aie pu voir, sinon le plus beau.
Richard de Laurent Wynant a une bien belle allure....

...avec son épaisseur triangulaire, sa trop rare montée au-dessus du crâne, une belle envergure et un rayon d'enroulement important. Aucune divergence dans les pointes mais au contraire un parallèlisme par rapport à la tête.
Mais question que je me pose après toutes mes réflexions précédentes (et pas récentes car vieilles de bientôt treize ans) sur le mouton d'Ouessant: "S'il y avait ce retour des pointes vers le museau avec remontée vers l'oeil, ne serait-ce pas un plus pour pouvoir comparer davantage ce joli bélier d'Ouessant à un véritable Mouflon (de Corse)?

Et enfin, il ne faut jamais perdre de l'esprit que  le cornage ne fait pas tout un bélier et que le reste de l'animal est tout aussi important voire plus, au point qu'un bélier au cornage pas forcément exceptionnel peut demeurer un très bon bélier.
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 23:01
Après l'article précédent de "réflexion sur le cornage (1)", il est important de percevoir que le cornage du bélier se construit  dans l'espace et que son allure finale définitive dépend d'un ensemble de paramètres qui, en étant ou pas au rendez-vous, donnent la diversité de types précédemment présentés ainsi que ceux qui vont suivre.


Le cornage se dessine d'abord à sa naissance au niveau des pivots. Sur les mouflons au cornage correct déjà en épaisseur, l'espace entre les racines des cornes est assez réduit. L'épaisseur donc est présente mais demande également une section caractèristique triangulaire. Puis le cornage va devoir monter suffisament au-dessus de l'horizontale du front sans atteindre la verticale. L'angle pris par rapport à la pointe des oreilles va déterminer un cornage serré ou écarté par rapport à la tête. La projection en arrière prend son importance avec la taille du rayon d'enroulement. Ce dernier se fait en une seule spirale qui tend à se construire sur un seul plan et non en vrillant.
Chez le Mouflon de Corse enfin, quand les principes précédents ont été respectés, les pointes tendent à finir leur course au niveau des yeux.
Faute de pouvoir réellement correspondre à celui du mouflon et/ou par goût des éleveurs les Ouessant au cornage plus ou moins divergent semblent avoir une certaine faveur. Chose qui ne correspond pas spécialement au mouflon et sur laquelle, je me permets de m'interroger et lancer une certaine réflexion.

Je n'ai pas la prétention de possèder des béliers  au cornage qui tendrait vers un idéal puisque c'est aussi, encore aujourd'hui, un de mes objectif parmi d'autres critères de sélection que je me suis donnés. J'ai déjà expliqué qu'avant la course au cornage, j'ai travaillé le point essentiel qui caractèrise le "petit" Ouessant, la petite taille.
Mes remarques ne sont donc pas négatives en soi face à tel ou tel bélier, mais se veulent constructives dans le sens de la réflexion.
Et enfin que ceux qui reconnaîtraient leur animal dans mes articles n'en prennent pas ombrage puisque bon nombre d'animaux présentés avec leurs défauts sont issus de mon élevage, les Lutins du Montana. 
 
Un bélier au cornage de type coulant; à l'image des montres molles de Dali, il semble couler... et finit avec une divergence.

Bélier au cornage dit en parasol; on comprendra pourquoi...

Bélier au cornage assez serré, mais avec une bonne épaisseur...

Un individu avec un enroulement qui manque de longueur de rayon...

Un bon rayon d'enroulement avec une belle projection arrière ainsi qu'une belle épaisseur, mais un démarrage pas assez élevé au-dessus du crâne...

Belle montée du cornage, projection arrière et rayon d'enroulement remarquables, mais un cornage un peu fin..



Pour finir quelques défauts extrèmes parmi d'autres.Absence de cornage chez ce bélier.

Cornage mal structuré et déficient.

Cornage faible dit de type en croissants (et pour cause).

Le cornage précédent qui finit par être de type rentrant (sous entendu dans les chairs) et qui a d'ailleurs été scié dans sa partie morte pour ne pas blesser l'animal.

Au delà de ces divers exemples de nombreuses associations de critères donnent des choses plus ou moins remarquables dans un sens ou un autre. Nous avons ou rencontrons tous un jour ou l'autre l'animal "particulier".
Mais là encore la sélection prend toute son importance...
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 23:01
Devant un certain flou que je perçois dans la représentation de chacun (nouvel éleveur comme plus confirmé) en ce qui concerne le cornage chez le bélier Ouessant, mon regard autant de naturaliste que d'éleveur m'a amené à cette réflexion et ce petit travail pour dégrossir une certaine problèmatique.

Le standard du GEMO définit un certain nombre de critères avec un objectif de sélection vers les animaux à cornage de type mouflon pour le mâle. Au delà des mots, il me semble donc important de se demander comment est le cornage chez le mouflon.
Premier problème, il existe différents mouflons répartis à travers le monde. Il est donc alors logique d'observer celui qui est reconnu comme étant l'ancêtre  du mouton en général. Si les scientifiques semblent reconnaître le Mouflon rouge d'Asie mineure comme le plus probable ancêtre, les choses se compliquent un peu puisque certains avancent également le rôle du Mouflon Urial ainsi que celui du Mouflon Argali dans la "construction" du mouton... Après mon regard porté sur ces trois mouflons, je note certaines différences mais un nombre limité de clichés peut donner une fausse idée de la réalité pour un ensemble de populations.
Quand ensuite pour nous, Européens de l'Ouest, on parle de mouflon, on pense inévitablement au Mouflon dit d'Europe. Nouveau problème, ce dernier est un animal introduit sur le continent (dont différentes régions naturelles de France) dans des buts souvent cynégétiques, à partir des troupeaux de Corse (ou de Sardaigne) . Ce Mouflon d'Europe est en fait le Mouflon de Corse. Et là où cela se complique un peu plus, ce Mouflon de Corse est reconnu comme étant issu du marronnage d'un mouton primitif des débuts de la domestication (peut-être du néolithique); c'est à dire un "mouton ou mouflon domestique" retourné à l'état sauvage à partir d'animaux échappés ou abandonnés par de premiers éleveurs de l'île.
Contrairement au mouton de Soay lui aussi mouton primitif relique (avec sans doute une histoire similaire) retrouvé sur l'île du même nom au large de l'Ecosse et qui présente des sujets plus ou moins poilus ou laineux , le Mouflon de Corse ne présente aucune mutation de la longueur de la bourre, bourre se trouvant en couche protectrice sous le poil et qui va par la suite par sa taille devenue "monstrueuse" donner ce que nous appelons laine chez le mouton moderne.

De là, j'ai voulu donc faire une sorte de petite synthèse sur le cornage du mouton d'Ouessant comparativement au mouflon le plus proche de nous, le Mouflon cyrno-sarde dit de Corse (mais aussi de Sardaigne). On notera au passage que ces deux populations insulaires ont évolué différemment au moins sur un point facilement observable, c'est que les femelles sardes n'ont pas de cornes alors que celles de Corse sont pour plus de moitié cornues. Espèce gibier, la sélection de tir sur les mâles a sans doute une certaine influence sur le type de cornages rencontrés (comme pour les autres mouflons à travers le monde) et enfin en Europe certains croisements avec des moutons pour augmenter la prolificité sont à regretter.

Je me suis donc basé sur ce qu'est un cornage type du Mouflon de Corse mais en Corse et ai ensuite appliqué au Mouton d'Ouessant une sorte de classification telle qu'elle a pu être faite dans des milieux naturalistes pour le mouflon chez qui des variantes de cornages sont également observées. 


D'abord, j'ai réalisé ces quelques croquis à partir de publications photographiques, afin de ne voler de clichés à personne. Si d'ailleurs vous êtes possesseur de prises de vues de Mouflons de Corse prises sur l'île sur des animaux libres, je suis intéressé par votre don gracieux pour mieux alimenter cette réflexion (appel est donc lancé).
De face, un cornage dit neutre (ne présentant donc pas de particularité notable pour l'espèce) n'ayant pas atteint une pousse maximale.
En bas de profil, un cornage dit neutre sur un vieux mâle. On note alors la remontée de la pointe vers le niveau de l'oeil.
Au milieu, deux desssins de jeunes mâles au cornage toujours dit neutre dans deux phases de construction.

 Dans des proportions de taille et d'ampleur bien moindres, voici un cornage chez le Ouessant qui pourrait se rapprocher de la classe cornage neutre.

Ci-dessus,un cornage chez un jeune bélier qui entre dans un type dit convergent. Pour comprendre, il faut observer une courbure qui amène les pointes dirigées vers le garrot. Ce qui va s'accentuer avec l'âge.

Un cornage cette fois classé dans le type divergent, c'est à dire que les pointes vont pousser vers l'extérieur ( et non pas vers le dos de l'animal comme dans le type convergent).

Cornage de type divergent accentué.

Enfin dans le type toujours divergent mais extrême, un sujet divergent à double spirale.

Pour finir cette première partie de réflexion, il s'avère en relisant le standard défini pour le Mouton d'Ouessant que celui-ci ne correspond pas au type de cornage dit neutre comme on pourrait s'y attendre mais plus à un intermédiaire entre ce type neutre et un type légèrement divergent.
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 23:01
Une fois de plus, un dimanche, des béliers...et une bien belle prairie.
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