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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 23:01
Durant ses trois premières années, un mouton (brebis comme bélier) se construit d'un point de vue physique, aussi bien pour la taille, la corpulence et son allure générale.
Ensuite, de trois à six ans, c'est le bel âge.
Mais après six ans commence un lent mais progressif déclin.

Premier signe la perte d'incisives qui ne seront pas remplacées à cet âge. Celles-ci ne sont d'ailleurs présentes que sur le maxillaire inférieur.  Le mouton possède cependant 32 dents au total, comme les humains, du moins pour ceux qui ont été sages...

Noisette des Lutins du Montana nous montre cette belle incisive qui se déchausse et ne demande qu'à tomber.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 18:35
A ce dicton du milieu de l'élevage (concernant un petit morceau en fin de repas), je rajouterais "Bon berger s'occupe de son troupeau avant soi-même..."

Je suis convaincu des deux et y adhère pleinement, question d'éthique et de responsabilité vis à vis de ses pensionnaires.

Un moment fort pour le berger (même du dimanche), son chien  et les moutons: le travail sur troupeau, autre forme de partage.
Chacun y gagne.
Le chien en communion et complicité avec son maître chef de meute.
Les moutons qui comprennent que l'éleveur devient la brebis meneuse vers qui on se réfugie.
Et bien sûr l'humain que je suis et qui peut entrer en relation étroite avec le prédateur domestique et la proie domestique.
Mais tout cela sera un jour le sujet  d'autres articles sans doute....

Ici Tess, une de mes chiennes, m'amène les reproducteurs de la saison.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 17:48
Ce dimanche 11-01-09 apporte enfin, après presque trois semaines de gel discontinu, une impression de douceur presque oubliée.
Après les moins douze degrés des nuits précédentes, les dix ou douze degrés au-dessus de zéro cette fois, dans l'après-midi, donnent une sensation printanière (si ce n'est la neige encore présente) que tout le troupeau apprécie.

Comme pour se faire un petit plaisir, alors que la plupart des brebis ont savouré l'eau du seau réchauffée par le soleil, quelques marginales  préfèrent s'hydrater longuement en croquant avec délice la glace fondante et dégoulinante qui s'effrite.

Comme quoi les plaisirs de chacun sont variés également pour les moutons et que sortir de l'ordinaire est bien humain, pardon , ovin!
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 23:01
Aussi impressionnant soit-il voici un cornage qui s'éloigne beaucoup trop du standard mais surtout d'une quelconque ressemblance avec le mouflon et qui n'est donc pas à rechercher.
Hors normes, hors standard, ce cornage est pratiquement deux fois trop long ; les pointes devraient s'arrêter là où elles commencent à tourner vers l'extérieur c'est à dire à la limite des naseaux voire en revenant un peu vers l'intérieur).
Dommage car l'épaisseur était régulière avec un écartement correct et parallèle à la tête qui en faisait un bélier à fière allure avec un superbe jabot.
Le trop ne vaut pas mieux que le pas assez. Ce genre de résultat est conforté quand on fait la course au cornage et est déjà perceptible quand le jeune bélier a déjà un cornage excessif la première année. Celui-ci pousse ensuite comme s'il ne savait plus où aller et quand s'arrêter.
On peut aimer mais sans plus considérer avoir un mouton d'Ouessant sous les yeux.
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 23:01
Que ce soit pour compenser les manques d'une prairie ou équilibrer une alimentation sur une pâture trop grasse en apportant des fibres sèches, la distribution de foin en un endroit abrité nécessite une installation pour l'y déposer.
Un simple grillage à moutons suspendu peut paraître pratique pour y loger les brassées de foin mais présente toujours le risque d'y voir un animal s'y étrangler, arracher sa boucle ou pour le bélier de le retrouver accroché par une corne (et si on ne visite pas son troupeau chaque jour...).
Proscrire absolument le filet morceau de clôture (habituellement électique) dans lequel les moutons s'emmêleront comme des sardines dans un filet de pêche.

J'ai eu l'opportunité de récupérer quelques anciens râteliers chez un ancien professionnel de l'élevage ovin. Après quelques petites restaurations, j'ai pu leur faire retrouver toute leur utilité.
Il existe des modèles avec auge en dessous qui permet de récupérer les pertes, mais celles-ci ne sont pas si nombreuses et sont vite avalées également si c'est du bon foin.
Le mouton est d'abord un gourmet et sélectionne dans la masse les feuilles des herbacées, les fleurs et les graines, ce qui est nourrissant. Au final, il ne restera que le refus constitué essentiellement des tiges (la paille) que je destine ensuite à couvrir chaque jour la litière, en particulier aux endroits souillés.
Rien ne se perd, tout se transforme.

Si la ration de foin (hormis le refus) n'est pas consommée sur la journée, on veillera, le lendemain, à brasser et démêler l'ensemble de la masse dans le râtelier, afin que les moutons puissent continuer à choisir les éléments goûteux et/ou nourrissants pour  pouvoir continuer à bien s'alimenter.
De même, lorsqu'on dépose une botte, il est important de décompacter le foin et l'aérer, toujours pour que les animaux puissent se nourrir facilement.

Un inconvénient malgré tout à ce type de râtelier avec barreaux métalliques, c'est l'usure occasionnée sur les boucles d'identification posées aux oreilles lorsque les brebis passent leur petite tête entre ces barreaux . Il me faudra  prendre le temps de gainer chacun d'eux sur toute sa hauteur avec du tuyau d'arrosage ou de la gaine électrique.
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 23:01
Régulièrement, à chaque mois anniversaire environ, je photographie Elaphe pour suivre son évolution physique générale et, pour un bélier, celle du cornage également( Reproducteur noisette    Des nouvelles d'Elaphe ).
Le voilà maintenant à ses 8 mois passés.Un peu de profil pour percevoir épaisseur et courbure du cornage.

Plus de face, en extrapolant, je soupçonne un résultat prometteur. De plus ce jeune bélier a le mérite d'avoir naturellement un port de tête bien élevé au-dessus de la ligne du dos ce qui est un atout pour une ressemblance avec le mouflon (comme je le recherche) plutôt qu'au mouton qui porte souvent tête basse ou à l'horizontale.
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 23:01
Pour l'éleveur qui a laissé faire les choses dans son troupeau, fin décembre début janvier est le moment où les mères qui portent sont décelables. Chez les Lutins du Montana, bon nombre de brebis laissent entrevoir les promesses de naissances d'ici deux mois.

C'est le cas par exemple pour Loaren qui ici lézarde au soleil pour emmagasiner un peu de chaleur alors qu'il gèle. On perçoit la lourdeur du dessous du ventre.                                                                                                                                   
Ou encore chez Draille dont la couleur permet de mieux percevoir le phénomène.

Et enfin chez Nuxi pour qui il n'y a plus aucun doute et qui, cette année encore, a des chances d'être la première à mettre bas. Sans doute vers fin février(?), à suivre...
Un ventre qui porte la vie donne cette sensation d'attraction par la pesanteur et porte plus vers l'avant qu'un ventre dont la panse est bien remplie et gonflée et monte vers l'arrière-train.
L'éleveur qui veut tendre vers des conditions idéales de mise bas, s'arrangera pour faire naître mi-avril en ne remettant le bélier avec les brebis que début novembre, après l'avoir séparé des femelles au plus tard mi-septembre. Ainsi les agneaux ont des chances d'entrer dans la vie sous une météo plus clémente (théoriquement).
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 23:01
Cela fait maintenant plus de quinze jours que les Lutins du Montana n'ont pas connu une température au-dessus de zéro.L'herbe qui subit le gel jour et nuit est dans un triste état. Pangée des Lutins du Montana s'essaie à la consommation des lichens qui poussent sur le tronc de ce vieux cerisier. Ce dernier n'a rien à craindre, quant à lui, pour son écorce, ce n'est pas ce qui intéresse cette brebis.

Et puis la neige est arrivée depuis plusieurs jours, sans dégel pour autant. A l'instar des boeufs musqués du grand nord ou des rennes, le troupeau gratte la croûte glacée à la recherche de brins d'herbe restés appétants et s'essaie à quelques tiges de joncs délaissés habituellement mais qui là offrent encore quelque verdure.

La nuit s'annonce encore bien froide, comme les précédentes avec leurs moins huit, dix, douze degrés et toujours pas de dégel annoncé pour les jours qui viennent...
La complémentation alimentaire( Période de "vaches maigres". ) prend toute son importance dans ces moments critiques où Dame Nature teste la résistance de chacun. Les corps peuvent vite s'amaigrir sous une laine qui voudrait faire croire le contraire et l'organisme puiser dans les muscles et les organes. C'est qu'il en faut des calories pour vivre normalement par ces températures! Les vieux animaux , les brebis gestantes, les jeunes non complètement construits ou simplement les individus qui n'avaient pas fait suffisamment de lard risquent de payer le contre-coup de trois semaines au moins de grands froids (selon les régions) si l'éleveur ne s'inquiète pas assez tôt de la situation.
Il est important de garder sans cesse à l'esprit que l'animal domestique est un prisonnier dont la vie dépend totalement  du comportement de son éleveur...... 
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 23:01
Je ne résiste pas au plaisir de publier un second cliché faisant suite à la composition de la veille.
Je ne ferai pas l'analyse des animaux une nouvelle fois, mais par contre une remarque sur les deux jeunes humains.
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je trouve ces deux enfants étonnamment modernes si on excepte décors et vêtements.
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 18:30
Jolie récompense à l'existence de ce blog, cette carte ancienne envoyée par un internaute attentif que je remercie beaucoup.
Superbe composition datant d'il ya un siècle et qui met en scène ces enfants mais aussi deux jeunes béliers.
Rien dans l'édition de la carte ne permet de désigner des moutons d'Ouessant avec certitude mais tout dans leur physionomie peut nous faire penser à ce type d'animaux ou encore celui décrit sur les côtes de Bretagne encore au début du 19ème siècle.
Ce jeune noir et ce jeune blanc sont très fins d'ossature et bien de petite taille comparés aux enfants d'une dizaine d'années. Leur aspect malingre fait beaucoup penser à la représentation de Figuier ( Le mouton d'Ouessant n'a jamais existé. ).
Ensuite le côté gadget de ces animaux les a amenés à être utilisés dans cette scène comme moutons de compagnie (avec toute une symbolique).
Maintenant on peut se demander si la maison d'édition parisienne est allée en Bretagne pour composer cette prise de vue ou si des animaux proches de Paris ont été utilisés, ce qui dans ce dernier cas témoignerait d'animaux élevés par quelques propriétaires en France intérieure séduits par l'animal, comme il en existait sans doute déjà. 
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