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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 17:26

Petite série de naissances depuis deux jours.

Vague du moment

D'abord le 09/04 avec Linaigrette donnant un mâle.

Vague du moment

Encorne, de coloration Non agouti en base noire.

Vague du moment

Le 10/04 en début de nuit, c'est au tour de Parcimonie de donner naissance, d'un mâle encore.

Vague du moment

Gaillard, agneau Agouti blanc bronzé.

Vague du moment

Ce jour vers une heure du matin, Tallulah donne un mâle (et re …).

Vague du moment

Salem, Agouti grey en base noire. Cela aurait été un crime que de le réveiller, lui aussi, comme Gaillard!

Vague du moment

Vers quatre heures du matin, Eole donne une agnelle (pour changer enfin!)

Vague du moment

Bréjaude, Non agouti en couleur de base noire.

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 18:38

 Avec trois degrés la nuit et six en journée, ce 3 avril dernier n'était pas vraiment un jour pour naître.

Nouveau trio

Pourtant, durant midi, Pistrelle donnait naissance à une agnelle.

Nouveau trio

Glagla, agnelle de coloration Non agouti en base noire.

Nouveau trio

Puis à 20 h, Ratousik donnait un agneau.

Nouveau trio

Flocon, de coloration Agouti blanc bronzé.

Nouveau trio

Enfin, vers minuit, Spirule donnait un agneau encore.

Nouveau trio

Frisquet, de coloration Non agouti en base noire.

Près de quarante huit heures après sur ces photos, tout le monde se porte bien, malgré hier encore une météo à l'image de celle du jour de naissance.

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 16:45

A 400 m d'altitude, sur le seuil nord du Massif Central, le printemps n'est pas aussi en avance que sur le littoral ou dans certaines plaines, pourtant dorénavant, la pousse de l'herbe en prairies est supérieure à ce que les Lutins engloutissent.

C'est notre préférence à nous.

Aussi, en cette dernière journée de mars, la troupe profite une dernière fois de sa colline favorite et ne la retrouvera que dans quelques mois.

C'est notre préférence à nous.

En effet, les ânes y sont installés au premier avril traditionnellement, le temps que leur parc attitré produise le foin nécessaire pour l'hiver prochain. Quelques mois de vacances pour les longues oreilles, durant lesquels ils apprécient ce changement annuel  habituel pour eux.

C'est notre préférence à nous.

Avec le peu d'humus recouvrant une des dernières langues rocheuses de trente millions d'années, l'herbe n'est pas très abondante sur cette colline.

Pourtant c'est la prairie préférée des Ouessant. De par son insolation, de par son drainage naturel, une zone à moutons quoi.

C'est notre préférence à nous.

Seul le fond de la ravine, où coule le ruisseau, procure une herbe plus tendre appréciée également.

Le mouton sait faire ses choix selon ses besoins, quand il en a la possibilité.

Il ne consomme pas au hasard, ni en rapport aux lieux, ni en rapport aux points précis en ces lieux … ni en rapport aux variétés végétales rencontrées. Il analyse  ce qu'il s'apprête à engloutir.

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 16:42

Hier matin, au lever du jour, par seulement trois degrés sous abri, je découvrais un Hyundai, agneau Non agouti en base noire (et homozygote faded), en pleine forme, suivant le troupeau avec sa mère.

Hauts et bas
Hauts et bas

Tucson, sa sauvageonne de mère, l'entraînant à distance du photographe, je n'aurai pas la possibilité, aujourd'hui, de mieux tirer le portrait de ce petit nouveau de plus de trente six heures alors. (Agneau disponible dans 3 mois au sevrage)

C'était côté "hauts".

Côté bas, je découvrais en fin de matinée une agnelle Agouti blanc bronzé (Agouti white tan) "morte", trempée et glacée.

Apercevant la mère plus loin commençant à évacuer le placenta, je conclus que sa fille devait avoir vu le jour dans les deux premiers heures après le lever du jour, après ma ronde d'inspection au lever. Elle n'avait pas trouvé mieux que de suivre le troupeau, pour finalement mettre bas à plus de cinq cents mètres du dortoir habituel d'un hectare où je contiens les Ouessant pour la nuit en cette période d'agnelage …. pour justement repérer facilement toute naissance et limiter ainsi les complications éventuelles.

Je compris de suite que Mercotte, la mère, ne s'était pas occupée de son agnelle. Elle n'avait pas été léchée, séchée, nettoyée. Etre mère, et une bonne mère surtout, n'est pas forcément inné chez une primipare. Mercotte fera mieux pour son second jeune certainement

Au moment de ramasser le petit cadavre, je m'aperçus avec stupeur qu'il ventilait encore légèrement à un rythme d'une lenteur déconcertante. En fait plutôt l'agonie au stade ultime.

Moment d'hésitation j'avoue pour l'aider à prendre le sens vers lequel elle s'était engagée, ou bien ... et puis l'esprit glissa rapidement sur le principe du "quand il y a de la vie, il y a de l'espoir" ...

Branle bas de combat alors dans l'urgence, comme en tout cas classique d'hypothermie. Sécher, réchauffer au plus vite.Merci à l'inventeur du sèche-cheveu! Tout de même trois heures de ce travail pour la sortir de sa situation critique, qu'elle ventile normalement et que sa température remonte.

La réssucitée, Vitale, enfin façon de parler.

La réssucitée, Vitale, enfin façon de parler.

Série de piqûres de glucose. Prise de colostrum reconstitué quand le réflexe de déglutir, même faible, est revenu.

Vitale retrouvera-t-elle sa vitalité et une vie normale possible?

Vitale retrouvera-t-elle sa vitalité et une vie normale possible?

Entre les soins à présent, repos et sommeil sur sa bouillotte.

En l'instant elle a cherché à se mettre sur ses pattes, mais les problèmes moteurs sont lourds. L'œil aussi en dit long sur les séquelles sans doute.

Mais bon, on verra. Le berger aura fait ce qu'il a pu, pour elle et pas pour lui (la corvée de trois mois de biberons s'en suivrait si vie normale lui était possible). Demain sera un autre jour….

(Pas de surprise. Trop de séquelles comme à ma première impression. Finalement Vitale est repartie sur le chemin vers lequel elle glissait au moment de ma trouvaille …) 

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 19:23

Découverte surréaliste durant midi dans un pré.

Une heure après la découverte.

Une heure après la découverte.

J'ai d'abord hésité dans mes pensées furtives, entre un jeu de dominos renversé et une Danette qui avait littéralement explosé...

La surprise fut grande, d'abord car fécondée le 6 ou 7 novembre, j'attendais une mise bas plus tardive de cette biquette.

Ensuite, il m'a fallu un moment pour réaliser qu'il y avait bien trois larves gluantes qui rampaient dans les glaires sur un sol boueux, autour de maman Danette couchée.

Pas de surprise par contre quant au fait que les triplés soient noirs (et pie), comme maman et papa Orion. D'un point de vue génétique, il ne pouvait pas en être autrement.

Vu le volume précoce du ventre de Danette, face au mystère de ce qui s'y préparait, j'imaginais bien des jumeaux, mais des triplés… ! Pour premières naissances caprines chez les Lutins, Danette a fait fort. Heureusement que ce ne fut pas un cas très exceptionnel de quadruplés! (En effet, je souhaite au possible naissance unique chez mes chèvres, comme chez les Ouessant, afin de ne pas être très vite débordé en nombre, les caprins n'étant pas le but principal initial chez les Lutins. C'est pour cela que je prévois peu d'accouplements chaque année par la suite, les naissances doubles étant fréquentes chez la chèvre.)

N'en jetez plus!

Dans l'ordre d'apparition dans la vie, selon les signes de vitalité et de toilette, d'abord il y a Manta (1 000g), aisément reconnaissable à sa raie.  

N'en jetez plus!

Puis Orionne (1 050 g), même pyjama que papa.

N'en jetez plus!

Et enfin le seul gars, le minuscule Domino (700 g), de belle construction harmonieuse comme papa.

N'en jetez plus!

Je ne me fais pas de souci pour les deux gamines, solides et débrouillardes.

Le petit dernier, le gamin gracile, léger et moins vif bénéficiera de plus d'attention et de soins, déjà dans les premiers jours, le temps pour lui de bien démarrer.

Sinon ces petits jouets mécaniques ont bien été livrés avec des piles neuves comme il se doit, sursautant tout l'après-midi régulièrement en futurs cabris.

J'espère qu'ils n'auront pas le caractère bien trempé des parents, sinon cela promet!

Le chevreau, à poils, sèche vite comparé à l'agneau Ouessant à toison laineuse bouclée plus dense. Un avantage pour lui dans les premières heures, mais cette tenue légère présente un inconvénient ensuite face à une météo peu favorable.

Aussi, pour déjà cette première nuit durant laquelle les températures vont encore être basses approchant zéro, toute la famille sera mise à l'abri. Je n'oublie pas que le chevreau n'a pas la rusticité de l'agneau Ouessantin de type ancien.

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 19:35

Les lots de reproduction ayant été réalisés fin octobre dernier pour être tous opérationnels au 1er novembre, les naissances étaient possibles ces derniers jours.

Rihanna ouvre le bal

C'est donc Rihanna la première à mettre bas cet après-midi, en donnant Symphorine, agnelle Non agouti en base noire.

Rihanna ouvre le bal

Symphorine a profité d'une paire d'heures avant la nuit pour commencer à sécher sous le soleil et grâce au sèche-toison naturel soufflant du nord depuis plusieurs jours.

 

Dans le même temps, l'anticyclone provoque encore des nuits avec gel. J'espère rapidement le redoux annoncé si les naissances devaient s'enchaîner.

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 15:09

Correctement … , et tu indiqueras mon âge précisément!

Hier encore, je faisais douze heures de voyage pour revenir sans l'animal que l'on me proposait, ce dernier mesurant six centimètres de plus que ce que l'éleveuse m'annonçait après m'avoir certifié qu'elle l'avait bien mesuré selon mes recommandations.

(6 cm c'est déjà beaucoup sur une espèce d' 1 m,50 , alors que dire pour une espèce toisant normalement entre 40 et 50 cm)

Quelle taille au garrot cette brebis Ouessant?

Quelle taille au garrot cette brebis Ouessant?

Amis des Ouessant, des chèvres et autres petits et grands quadrupèdes, quand serez-vous enfin rigoureux?

Certes tout animal, quelle que soit sa taille, est apte à être un formidable compagnon et a le droit de vivre (je suis le premier à défendre cette approche, souhaitant plus voir fleurir des animaux considérés et amenés à être heureux plutôt que des animaux de foire à l'avenir parfois incertain issus d'éleveurs perpétuellement insatisfaits ), néanmoins, si vous annoncez une taille pour l'animal que vous élevez, et plus encore si vous le cédez, encore faut-il qu'elle soit exacte, en ayant été mesurée dans de bonnes conditions, avec le bon matériel, de la bonne manière et que vous formuliez dans le même temps, l'âge (en rapport à la date de naissance connue) au moment de la mesure (et la date de celle-ci).

Brebis Ouessant adulte (plus de trois ans) de 43 cm au garrot.

Brebis Ouessant adulte (plus de trois ans) de 43 cm au garrot.

Quand on vend une voiture, on en précise en particulier la date de première mise en service ainsi que le kimomètrage (du moment et pas de l'année précédente) …. et on en affiche la photo (et pas celle de la voiture du voisin ni celle trouvée de même marque sur le net), alors pourquoi ne pas avoir cette rigueur avec un animal dont on se sépare.

Certes un animal n'est pas un objet, mais certaines précisions, dont déjà la taille du moment, sont à même de contribuer à en définir une plus juste valeur en fonction de sa réalité (et non simplement une valeur fantasmée non fondée).

Pourquoi la taille peut-elle avoir une importance?

La connaître peut être inutile s'il n'y a pas d'attente particulière dans ce sens.

Par contre la connaître a toute utilité quand il existe un standard taille pour l'espèce domestique considérée (l'animal acquis pouvant être trop grand ou trop petit), ou encore quand l'animal doit entrer dans un programme d'élevage particulier, en sélection, en conservation.

Quelle taille au garrot pour cet agneau au fil des mois de croissance?

Quelle taille au garrot pour cet agneau au fil des mois de croissance?

Arrêtez avec les formules "toy" ou "extra-chose" (souvent utilisée pour les chèvres d'agrément) ou "petit" voire "très petit" qui ne veulent rien dire et employées sur simple impression sans références précises.

Tout éleveur un minimum curieux et sérieux devrait connaître la taille de ses animaux, déjà pour lui même, pour l'inclure à toutes les autres caractéristiques, données d'élevage … et qui plus est quand il les propose à autrui et qu'il doit les décrire.

Quelle taille au garrot pour ce Ouessantin?

Quelle taille au garrot pour ce Ouessantin?

Quelques pistes d'action pour cela.

D'abord comme chez les Lutins, le "toisodrome" permet une première approche dans les instants de vie de l'animal.

Plan horizontal, lignes horizontales et parallèles.

Plan horizontal, lignes horizontales et parallèles.

Sa conception est simple si ses animaux ont possibilité de stationner à l'occasion le long d'un mur.

Il suffit d'abord d'établir à la base de ce mur, un plan dur, lisse et parfaitement horizontal sur sa longueur comme sur sa largeur.

Reste ensuite à tracer précisément différentes lignes parallèles de 5 en 5 cm.

Quelle taille au garrot pour ce bouc d'agrément?

Quelle taille au garrot pour ce bouc d'agrément?

Etre méticuleux dans la réalisation permet de ne pas fausser l'approche qui suivra.

A un moment ou un autre, l'animal viendra de lui-même se placer sur cette base contre le mur.

Il suffit à l'observateur de s'accroupir sans être trop loin pour que le regard ne soit pas trop plongeant mais proche de la hauteur du garrot. Rappel, le garrot est la bosse en colonne vertébrale, juste au-dessus de l'épaule, dans la verticalité des pattes (et non le creux du dos ou du cou comme je l'entends dire parfois). Il faut attendre que l'animal soit dans une position naturelle de profil, détendu mais pattes verticales, la tête plus haute que le dos. Reste alors à noter la tranche numérique (ou par chance la ligne exacte) dans laquelle il se situe au garrot, ainsi que la date. En répétant les occasions, la tendance sera confirmée vers une taille plus qu'une autre.

Un petit coup de balai de temps en temps pour que le plan demeure utilisable (plaques de béton d'environ 100/50 cm)

Un petit coup de balai de temps en temps pour que le plan demeure utilisable (plaques de béton d'environ 100/50 cm)

Cette technique a le mérite de ne pas contrarier l'animal, l'inconvénient de ne pas être forcément d'une précision indiscutable. Elle est aisée avec des moutons fraîchement tondus ou peu en laine, aisée également avec des chèvres sans crinière ou à crinière non hérissée.

Mes "sorcières" s'y installent aisément et se confirment les 48 et 43/44 cm que j'en connais (en considérant qu'une taille d'onglons de ces femelles gestantes s'avère nécessaire).

Mes "sorcières" s'y installent aisément et se confirment les 48 et 43/44 cm que j'en connais (en considérant qu'une taille d'onglons de ces femelles gestantes s'avère nécessaire).

Autre méthode, déjà mentionnée il y a plusieurs années dans un autre article, toiser l'animal en mains.

Pour cela il faut avoir confectionné une toise correctement étalonnée (et construite selon l'objectif). Puis placer l'animal sur un plan ferme qui ne glisse pas et parfaitement horizontal.

Cela nécessite d'opérer à deux personnes, une qui tient la croupe et les postérieurs en bonne position, sans trop de pression, l'autre qui tient l'animal vers le cou en lui relevant légèrement la tête d'une main, s'assure de la verticalité des antérieurs et tient la toise de l'autre main (toujours sur le fameux garrot)… et enfin lit la mesure.

Une bûche cobaye pafaitement docile, elle!

Une bûche cobaye pafaitement docile, elle!

L'avantage est que c'est extrêmement facile et précis avec des animaux dociles que la manipulation ne contrarie pas et qui prennent immédiatement une position naturelle.

L'inconvénient est qu'il faudra faire plusieurs mesures, voir la tendance moyenne, avec les sauvageons récalcitrants qui s'impatientent, sautent, se tordent, s'affaissent ou se tendent.

Une certaine expérience du toiseur demeure nécessaire …. mais il n'y a qu'en toisant qu'on devient toiseur!

Lire la taille au bon endroit sur la toise.

Lire la taille au bon endroit sur la toise.

Enfin l'idéal est de coupler les deux méthodes (mur étalonné et passage sous la toise), confronter ses résultats par répétition pour être au plus proche de la réalité. Cela demande un peu de temps, mais ces pratiques font partie aussi des plaisirs de l'élevage et de la quête du savoir. Ce genre de données contribuant avec beaucoup d'autres (généalogie, diverses observations, identification, …) à établir une carte d'identité de l'animal, utile à l'éleveur/naisseur, puis à tout nouveau propriétaire s'il devait y avoir… et si ce dernier y trouvait intérêt. 

Une bûche qui fait presque 44,5 cm, au garrot!

Une bûche qui fait presque 44,5 cm, au garrot!

A tous les éleveurs, de chèvres ou de moutons et autres, au travail, vous aurez bien des surprises sans doute, mais aussi le mérite de connaître beaucoup plus la réalité de vos animaux (ceux cédés comme ceux acquis) et j'insiste encore, selon leur âge…. la taille précise sans l'âge précis au moment de l'opération n'ayant en effet aucun sens.

Bélier Ouessant de type ancien de 36 cm à presque 7 mois. Et maintenant à bientôt un an en photo?

Bélier Ouessant de type ancien de 36 cm à presque 7 mois. Et maintenant à bientôt un an en photo?

Ainsi, peut-être un jour n'y aura-t-il plus d'animaux dits de 40/41 cm qui en font 47 en réalité. Peut-être ...

Pour en remettre une petite couche, en espérant ne pas "pisser dans un violon", lien ci-dessous d'un ancien article.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 17:44
Blou, 4 mois.

Un peu plus de quatre mois à présent pour Blou.

Blou, 4 mois.

Une petite ou grande balade quotidienne est l'occasion de renforcer le lien et l'éducation en cette situation particulière.

Blou, 4 mois.

Le physique se construit toujours, l'allure de la forme "poil court" du Border collie permettant plus facilement de le lire.

Blou, 4 mois.

La robe évolue également. Le bleu gris a foncé comme prévu, sans devenir noir. Les quelques rares plages "feu dilué" se remarquent un peu plus à certains endroits, joues, bord des oreilles, aisselles et talon.

Blou, 4 mois.

Toujours d'un tempérament docile, Blou affirme tout de même un peu plus son caractère avec l'âge (heureusement!), tout en demeurant obéissant quand besoin est. La curiosité du chiot face au monde à découvrir reste bien présente.  Bref un Blou bien agréable à vivre et heureux de vivre, son bonheur ne me faisant pas oublier pour autant, me la rappelant même, toute la misère canine qui règne en bien trop de situations ici et là.

Côté propreté, il ne s'autorise plus à s'oublier en intérieur depuis une bonne semaine, l'éducation et l'attention dont il bénéficie en cela semblant (enfin!) porter.

Blou, 4 mois.

Blou semble se décider à partager équitablement les patrimoines génétiques de ses parents concernant ses oreilles, en affichant à gauche l'allure fière et bien amidonnée paternelle et à droite le manque de rigidité maternelle, alors que ce fut pourtant le premier pavillon à être dressé. Mais en ce domaine, les choses peuvent encore changer.

Il semble devoir être assez grand. D'ailleurs c'était le plus grand de la portée.

Il est comme il est. Il sera comme il doit être. C'est d'abord un excellent compagnon et peut-être plus tard deviendra-t-il un véritable complice dans la passion du Ouessant.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 12:33

La réserve de foin aura finalement suffi pour passer les mauvaises saisons et palier au manque d'herbe après la sécheresse mémorable de l'an passé.

La boucle est bouclée

Mars étant là, l'herbe repart et le foin est d'ailleurs délaissé par les Ouessant depuis ces dernières semaines, mais pas par les chèvres qui en sont de grandes consommatrices de par nature.

La boucle est bouclée

J'ai même pu garder un peu de réserve, au cas où, pour la suite, en cas de coup dur, animal à isoler pour soins par exemple.

La boucle est bouclée, une nouvelle saison se prépare.

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 14:48

"Que le mouton d'Ouessant soit...et le mouton d'Ouessant fut", voilà la représentation caricaturale, sur l'origine de cet ovin, que je rencontre le plus souvent dans l'esprit des personnes qui découvrent cet animal domestique, mais aussi malheureusement dans celui de bon nombre d'éleveurs même des plus passionnés. 

J'ai souvent eu l'occasion de soulever cette problématique dans d'autres articles mais l'occasion m'est donnée d'en reparler suite à la lecture d'un ouvrage traitant de la domestication. Sans parler de plus du fait que je continue à lire ou entendre la désignation "Mouton d'Ouessant originel",  souvent utilisée pour démarquer le type ovin Ouessant ancien qui nous intéresse, du type actuel plus grand et "moderne" rencontré à présent sur l'île.

Or le vocabulaire employé est d'une extrême importance et l'emploi d'un vocabulaire non approprié amène à des représentations et des convictions fausses qui ensuite bloquent toute possibilité de discussion et d'évolution de réflexion autour du sujet concernant cet animal domestique.

Noé des Lutins. Type de bélier dit d'Ouessant prisé aujourd'hui, présentant les caractères d'archaïsme attendus chez le Ouessantin, mais peut-on pour autant s'autoriser le qualifier de Ouessant originel?

Noé des Lutins. Type de bélier dit d'Ouessant prisé aujourd'hui, présentant les caractères d'archaïsme attendus chez le Ouessantin, mais peut-on pour autant s'autoriser le qualifier de Ouessant originel?

Est originel ce qui correspond aux origines.

Concernant l'introduction sur l'île d'Ouessant du tout premier mouflon mutant (des tout premiers mouflons mutants) suite à la domestication de sa forme sauvage au Proche Orient (il y a près de 10 000 ans), puis sa diffusion vers l'Europe, nul ne sait ni ne saura jamais quoi que ce soit précisément pour en décrire le scénario exact.

Les moutons nés de suite de là sur cette île, sont alors les seuls à pouvoir être qualifiés de "Ouessant originels" bien que leurs ancêtres soient eux-mêmes originaires d'autres contrées. 

Mais outre le fait que ces véritables moutons (d'Ouessant) originels sont morts il y a bien longtemps, leurs descendants ont inévitablement évolué durant des millénaires en des formes graduelles, des types variés successifs peuplant l'île d' Ouessant durant son histoire, sans oublier l'effet d'influences extérieures toujours possibles d'autres populations ovines proches ou plus lointaines, suite aux phénomènes migratoires des humains et leurs bestiaux.  

Les connaissances "récentes" (d'après Tresset et Vigne, 2011) situent la diffusion des ovins (et chèvres) vers 5000 av JC sur la région dite actuellement bretonne, c'est à dire il y a plus de 7 000 ans. 

Et sur l'île bretonne d'Ouessant? (interrogation personnelle). S'il devait en être de même (ce qui semble logique), 7 000 ans d'histoire ovine sur Ouessant, c'est long et sujet à biens des événements!

Par ailleurs, Jean-Denis Vigne (archéologue et biologiste) exprime dans son ouvrage (un livre à lire par tout véritable éleveur!) " Les débuts de l'élevage" (éditions Le Pommier), l' hypothèse que le courant de diffusion des premiers ovins en Europe passant par la voie méditerranéenne, depuis leur Proche Orient d'origine, aurait atteint la France par le sud, plus tôt que l'autre courant de diffusion, dit danubien,  qui lui l'a atteinte par l'est.

De là, fort intéressant, l'auteur précise que les premiers moutons bretons (la toute première population ovine qui donc nous intéresse) auraient donc ainsi été d'origine catalane ou languedocienne suite à progression de ces derniers par la face atlantique ... (et que pour raisonner plus loin, l'Irlande aurait connu ses premières domestications avant l' Angleterre...) . Qu'en a-t-il été sur Ouessant?

Le Ouessant de type ancien, descendant des toutes premières populations ovines primitives catalanes?

Le Ouessant de type ancien, descendant des toutes premières populations ovines primitives catalanes?

Durant le travail d'écriture, par François de Beaulieu, de son ouvrage sur le Mouton d'Ouessant, commandé par le Gemo (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant), j'avais pu échanger quelques connaissances et réflexions sur ce type ovin, avec cet auteur.

J'avais en particulier exprimé la prudence qu'il est nécessaire d'avoir quand, de façon un peu trop systématique et hâtive, on se plaît à penser que "nos Ouessant actuels" sont les descendants en ligne directe des animaux dont restes de squelettes datés de l'âge du bronze ont été mis au jour suite à des fouilles archéologiques menées sur l'île.

A titre de simple exemple, j'avais évoqué parmi les multitudes d'événements possibles au cours de l'histoire, l'impact éventuel des invasions vikings sur la population ovine ouessantine d'alors.

A ma grande surprise, lisant l'ouvrage de François De Beaulieu une fois paru, je m'aperçus que l'auteur faisait allusion à ces invasions dans un sens totalement opposé à celui de mes pensées, où il n'imaginait pas les vikings courir derrière les moutons sur Ouessant pour les exterminer jusqu'au dernier. Pour moi, l'allusion aux Vikings n'allait pas dans le sens du caractère destructeur et barbare souvent attribué à ces peuples venus du nord, mais tout au contraire dans le sens de l'importation et de la diffusion de populations animales (dont ovines) dont ces peuples voyageurs sont à l'origine, comme on le note parfois ailleurs….

De même, il semble logique de s'interroger sur l'histoire bien encore antérieure, l'origine de cette population ovine ouessantine de l'âge du bronze (puis son cheminement), comme je soulève le questionnement depuis le début de cet article.

Ce sont les éléments relatés plus haut, rapportés par JD Vigne, qui me semblaient intéressants. Ces derniers amenant à une représentation plus d'origine première catalane des premiers ovins bretons. 

Tout cela pour dire qu'en simple curieux, il m'importe de ne pas me laisser happer par certains clichés mentaux qui ont la vie dure sur les représentations du Mouton sur Ouessant et de garder à l'esprit que durant des millénaires il n'y a jamais eu de races ovines, pas plus là sur Ouessant qu'ailleurs. Mais qu'au contraire durant ces millénaires, ont prospéré des populations ovines géographiques fluctuantes au gré du temps, de leur évolution (suite aux contraintes environnementales, aux influences réciproques de par les événements historiques, aux désirs parfois des humains), amenant à des types que, de nos jours, le désir de classification, le souhait à en interrompre une évolution "libre" pour en conserver certains caractères ou au contraire les orienter par le phénomène de l'agronomie, ont transformés en "races" . 

Or, avant de vouloir parler de race pour le Mouton d'Ouessant de type ancien, il importe d'y voir un type ovin, originairement même un type ovin géographique. Une particularité qui, en plus de ses caractères d'archaïsme, en fait tout l'intérêt, toute l'originalité, là-aussi, une forme domestique qu'il serait dommage de faire tomber à son tour dans le carcan du concept moderne de race, quelle qu'en soit la motivation réelle.

Que chacun y réfléchisse!

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