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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 13:30

A la maison celle-ci ...

Une nouvelle brebis

Merci à Jordi pour ce présent. Une magnifique brebis.

Tout y est dans cette aquarelle. L'émotion, l'évocation de ce qui émane d'une brebis quand on croise son regard et que ce dernier nous sonde.

Un travail talentueux autour de ce sujet du Ouessant!

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 13:43

Souvent les particuliers voulant acquérir une chèvre ou un mouton pour se faire plaisir partent du principe qu'un mouton sera bien avec une ou des chèvres et inversement qu'une chèvre sera bien avec un ou des moutons.

Certes ce sont des animaux grégaires et un animal de l'une comme de l'autre de ces espèces ne peut vivre seul.

Cependant l'idéal est bien que des moutons comme des chèvres soient au moins deux de la même espèce, même si ces deux espèces de ruminants se côtoient sans problème (ou presque, la chèvre ayant un comportement dominant sur le mouton plus timide).

Pauvre chèvre, pauvre mouton!

Petite démonstration en image.

Les chèvres, à gauche, se sentent au mieux au milieu des chèvres; tout comme les moutons, à droite, se sentent au mieux au milieu des moutons.

Etre avec les siens l'emporte sur le être avec les autres. Etre avec les autres ne fait qu'éviter d' être seul.

Un mouton n'est pas fait pour tenir compagnie à un animal d'une autre espèce, pas même cheval ou âne et je ne sais quoi. 

Les moutons avec les moutons, les chèvres avec les chèvres, les chevaux avec les chevaux...

Ce n'est qu'ainsi que l'on fait mouton, chèvre, cheval ... heureux, même si ces herbivores savent se côtoyer et partager la même pâture.

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 13:30
"Qu'il est beau, qu'il est frais mon Ouessant! ..."

Quel beau mouton le Ouessant de type ancien! ... C'est même (forcément) assurément le plus beau mouton du monde!😉

Comment ne pas vibrer devant telle merveille du monde ovin? 

"Qu'il est beau, qu'il est frais mon Ouessant! ..."

Au masculin comme au féminin, le Ouessant ne peut laisser indifférent, d'autant quand il affiche la diversité génétique de son histoire.

"Qu'il est beau, qu'il est frais mon Ouessant! ..."

Sous les  "pa pa", les "lé lé", les palétuviers ... verts, une belle guirlande de vieilles femelles.

"Qu'il est beau, qu'il est frais mon Ouessant! ..."

Domestique puisque mouton, mais avec une petite allure encore sauvage puisque mouton primitif, c'est bien pour ce dernier point que je l'apprécie le Ouessant de forme ancienne.

Dans la steppe hivernale creusoise non dégradée, il se marie à merveille au végétal, offrant un instant sous l'éclaircie l'ambiance et l'image, l'illusion, de groupes d'herbivores des temps reculés.

C'est bien pour tout cela que je l'aime ce Ouessant, que je l'aime mon Lutin!

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11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 12:47

Plus que seulement neuf béliers avant les futures naissances.

D'une part les générations se succèdent et disparaissent. D'autre part, il est bon pour moi de limiter les mâles pour éviter le surpâturage et surtout ne conserver que les animaux qui ont un possible rôle de reproducteurs chez les Lutins.

Les reclus

Ils sont six à patienter durant que trois d'entre eux sont toujours dans leur mission de géniteurs.

Les jeunes du printemps se construisent. Dior l'unicorne a pris la place de doyen à présent.

Les reclus

Flocon, toujours aussi photogénique, est à présent à quelques mois du passage à l'âge des trois ans dit d'adulte, de par une croissance considérée alors aboutie. Le seul mâle de sa génération.

Son tour viendra de transmettre ses gènes à l'automne prochain.

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:32
La bande actuelle, moins une sur la photo.

La bande actuelle, moins une sur la photo.

Enfin presque!

Elles sont quatorze les biquettes. Bien assez pour assumer leur rôle complémentaire à celui des Ouessant sur la végétation.

La chèvre, un très gros consommateur de foin, "de sec", malgré abondance en prairie.

La chèvre, un très gros consommateur de foin, "de sec", malgré abondance en prairie.

J'en ai assurément assez pour au moins les dix ans à venir. Elles sont, sur plusieurs hectares avec les Lutins Ouessant, assurées d'une belle vie que bien des biquettes leur envieraient.

Mâle de 37cm à un an et qui a pris au moins huit centimètres les mois suivants...

Mâle de 37cm à un an et qui a pris au moins huit centimètres les mois suivants...

Devenus inutiles, difficiles à gérer et malheureux de par une libido excessive, bloquant également jusqu'alors un parc rien que pour eux, les derniers boucs ont été castrés pour leur permettre de rejoindre la troupe, pour leur plus grand bonheur.

Tout juste tombé malade à un an et demi, mort à deux ans, je n'aurai pas connu sa réalité à trois ans, adulte.

Tout juste tombé malade à un an et demi, mort à deux ans, je n'aurai pas connu sa réalité à trois ans, adulte.

Le déclic, la décision, fut prise après avoir perdu le mâle de meilleure construction et de meilleure taille, après huit longs mois de soucis digestifs que le vétérinaire ne put soigner.

C'était non seulement le seul bouc réellement miniature que j'avais trouvé et pu voir, mais également le seul caprin d'allure miniature, n'ayant jamais rencontré de femelle de même qualité.

Femelles d'un an et demi.

Femelles d'un an et demi.

Pourtant durant ces trois ans passés, j'en ai fait des recherches, visité des élevages, contacté des personnes, acheté des animaux, dépensé une fortune ...

Chevrette de huit mois.

Chevrette de huit mois.

J'en suis arrivé très vite à la conclusion que la chèvre miniature n'existe pas en fait. C'est un mythe tenace.

Chevrette de huit mois.

Chevrette de huit mois.

Il n'existe en fait que des chèvres naines de différentes tailles. C'est à dire des chèvres de taille réduite par rapport à la "normale" mais toujours avec au moins quelques signes de difformité, leur allure déjà elle seule ne correspondant pas à une véritable miniaturisation avec des proportions harmonieuses respectées.

Jeunes de huit mois.

Jeunes de huit mois.

A cela s'ajoute la mode de l'utilisation du mot "toy" qui ne veut rien dire et pour lequel de toute façon ceux qui l'utilisent ne savent en donner un sens précis autre que "petit". Mais petit comment?

Femelle du printemps 2020.

Femelle du printemps 2020.

Initialement la mode de l'emploi du mot "toy" correspondrait à un caprin de plus de trois ans (alors seulement adulte) de plus ou moins 40 cm au garrot (c'est à dire la taille des plus petits moutons d'Ouessant). Bon soit!

Chevrette du printemps.

Chevrette du printemps.

Maintenant encore faudrait-il que les vendeurs de tels animaux les mesurent, avec le bon matériel et dans de bonnes conditions... et une fois réellement adultes. Curieusement quand en client vous arrivez avec votre toise, ou bien on refuse que vous mesuriez (étrange!) les parents, ou bien alors, en cas contraire, vous vous apercevez que le vendeur essaie de vous rouler ou fait preuve tout simplement d'un amateurisme (au sens négatif du terme) déconcertant car l'animal est beaucoup plus grand qu'annoncé.

Chevrette de huit mois

Chevrette de huit mois

A la gravité d'une telle situation, s'ajoute le véritable scandale des prix auxquels sont vendus de tels faux "toys". Trois à quatre cents euros, c'est le minimum à la mode, les prix grimpant très vite selon la coloration ou autre particularité. (A ce prix il est possible d'acquérir plusieurs moutons d'Ouessant corrects, y compris en taille, auprès des éleveurs les plus pointus)

Chevreau de huit mois

Chevreau de huit mois

Ce scandale autour du prétendu toy, ne touche pas seulement les commerciaux, marchands d'animaux, mais également les particuliers qui élèvent et qui finissent par considérer que c'est là le marché actuel, alors que bien entendu ni les uns ni les autres ne sont en mesure de proposer réellement animaux dans le cadre considéré, celui annoncé du toy.

Femelle du printemps 2020.

Femelle du printemps 2020.

Le scandale est encore bien plus grand quand on sait que ce commerce se fait essentiellement autour de jeunes animaux. Aussi bien vendus/à réserver dès la naissance, qu'à l'âge de trois mois au sevrage, alors que dans un cas comme dans l'autre, personne ne peut prédire la taille réelle de l'animal une fois adulte. Pourtant on ose vous annoncer "chevreau toy".

Ce marché est juteux pour ceux qui s'y adonnent mais se révèle une véritable escroquerie. Nombreux sont les acquéreurs déçus dans ce genre d'aventure. Les pigeons se réveillent mais toujours trop tard, d'autant qu'on vous fait bien comprendre que le chevreau risque de vous échapper si vous ne réserver pas très vite. Il reste sinon les ignorants qui n'auront jamais eu par la suite la curiosité de mesurer l'animal acquis lorsqu'il est devenu adulte et qui demeurent dans l'illusion, pas très observateurs non plus... Mieux vaut pour ces derniers ne pas savoir.

En effet comme je le constate dans mes reproductions de caprins, poids et taille à la naissance ne renseignent en rien avec certitude sur le devenir de la croissance et la taille définitive. J'ai un animal né à 600g qui dépasse tous les autres à présent.

J'avais acheté divers chevreaux de trois mois au sevrage dits toys sur les jolis papiers les accompagnant avec tout le baratin habituel, en différents élevages et différentes souches des plus connues et supposées intéressantes, tous finirent entre 45 et 55 cm (et sans doute plus puisque le 55 à un an ne fut pas conservé et qu'aucun des autres n'est encore adulte), bien loin de la quarantaine de centimètres. 

En effet un chevreau peut avoir une croissance ralentie de par soucis d'allaitement, des soucis hormonaux, des soucis d'alimentation suffisante en herbe ses premiers mois, un manque de vitamines et minéraux, ou encore de gros problèmes de parasites, comme j'ai pu le constater sur ces trois derniers points dans des acquisitions. 

Le commerce de la chèvre dite miniature ou toy bat son plein. Beaucoup d'éleveurs apparaissent, beaucoup disparaissent aussi d'ailleurs, étrangement, y compris des commerciaux devenus célèbres (??).

Femelle de deux ans, la femelle de meilleure qualité.

Femelle de deux ans, la femelle de meilleure qualité.

Il s'avère que dans ce domaine du caprin miniature, il existe bien à l'occasion de vrais (génétiquement) petits animaux, mais parmi les plus petits également de "faux petits" non concernés par l'acquisition d'un patrimoine génétique en ce sens. Je me suis aperçu qu'en fait rien n'est fixé et qu'il s'agit plus de naissances aléatoires, à l'occasion. Mon petit bouc idéalisé disparu m'a d'ailleurs donné une naissance, une seule, avec ma première chèvre adulte qui s'avère aussi la plus petite. Cette naissance, une chevrette qui à huit mois à présent dépasse sa mère et la génération précédente, n'ayant rien hérité de son minuscule père.

Je n'ai pas rencontré d'éleveur pointu, précis et méthodique avec objectifs de travail, uniquement des producteurs de naines, un plaisir pour eux et un commerce. 

Aussi, ma décision de ne plus véritablement élever de caprins, dans le sens de la reproduction et de la sélection, me semble bien être la meilleure décision la plus sage. Il ne me reste plus l'espoir de 25 ans de travail en ce sens pour fixer et créer de véritables chèvres miniatures et dans l'immédiat, j'ai bien compris qu'il est totalement impossible de trouver animaux de base de qualité pour entreprendre tel projet.

Je ne souhaitais qu'animaux entre 40 et 43 cm, ce qui correspond à la moitié basse du standard chez le Ouessant et le cadre dominant chez les Lutins, mais c'est impossible.

 

Si un éleveur pense que je me trompe, je suis intéressé à le lire et lui ouvre ces colonnes en commentaires, ou même seulement qu'il me contacte pour échanger et me montrer qu'il élève animaux intéressants. (Certes le blog des Lutins n'est pas lu par l'ensemble des acteurs autour de la chèvre dite miniature, mais je doute que j'aurai un retour sur ces considérations de toute première importance.) 

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 08:33

Paprika est une brebis arrivée chez les Lutins il y a un an.

Son ancien éleveur m'avait fait remarquer que son animal était d'un tempérament très proche.

Effectivement, malgré tous les bouleversements dans sa vie, dès les premiers jours chez les Lutins, elle manifesta curiosité, s'approchant au plus près. Très vite, elle passa au degré supérieur en mâchouillant les habits.

Cette attitude de proximité et de contact devint alors systématique dès que je me trouvais parmi les moutons.

Il est vrai que certaines brebis ont parfois cette attitude d'approche et d'analyse de notre personne, mais chez Paprika cette attitude est véritablement installée, au point que le réflexe de lui gratouiller la tête ou lui caresser le menton est devenu rapidement un geste de retour d'attention de ma part... et qu'elle se laisse faire.

La douce Paprika, une brebis à exorciser?

La douce Paprika, une brebis à exorciser?

Durant des mois donc, au troupeau, j'ai pris l'habitude de cette relation particulière avec cette brebis, les autres, il est vrai, gardant de par nature cette petite inquiétude et cette distance qui font une brebis Ouessant, surtout au sein d'un troupeau conséquent.

Mais voilà, cette brebis est devenue cet été de plus en plus collante, prenant l'habitude de se dresser contre moi plantée sur ses pattes arrières comme ferait un chien qui réclame. Elle est devenue un peu envahissante par cette attitude obstinée, dérangeante quand cela ne survient pas au meilleur des moments dans mes activités... et bien salissante quand ses pattes ont baigné dans la boue.

Je souligne que bien sûr, jamais je ne me suis autorisé à lui donner quelque friandise dans notre relation privilégiée, ce qui aurait pu expliquer ce comportement, et qu'elle ne fut pas élevée au biberon..

Fait plus surprenant encore, depuis une semaine, il m'est devenu impossible de rentrer sereinement dans son parc, son attitude de contact s'étant transformé en charge. Elle cogne à la façon de certains béliers qui, esseulés, trop familiers ou au caractère bien marqué, vous surprennent par un bon coup par derrière quand vous n'y prêtez plus trop attention (pas, plus de béliers de ce type chez les Lutins depuis longtemps, grâce à une sélection précoce en ce sens dans l'histoire de mon élevage).

Sans cornes, le crâne de Paprika n'est pas bien dangereux, mais cela demeure désagréable déjà par ce comportement inattendu, puis par le fait que parfois le choc dans les jambes s'exerce à un endroit plus sensible.

Je ne sais la raison de ce changement "brutal" (c'est le cas de le dire). Une modification hormonale? Si oui provisoire?

Voilà une affaire intéressante à suivre! Une première en 25 ans, comme quoi il y a toujours à découvrir. Je ne manquerai de renseigner sur l'évolution soudaine et mystérieuse de cette attitude.

(Au moment où j'écris à nouveau, ce comportement frappeur chez Paprika semblerait avoir duré moins d'une semaine. Depuis deux jours, elle semble calmée. Serait-ce le fait que je lui ai déclaré droit dans les yeux que je n'aime qu'elle? M'aurait elle cru?  ... )

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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 12:29
Vergeois en septembre dernier

Vergeois en septembre dernier

Après avoir décelé à la naissance un agneau homozygote "faded" pour l'allèle de modification de la toison (éclaircissement), j'avais ensuite douté de cette coloration durant l'été.

En effet, il existe tellement de variants dans le ton de la couleur brune chez le Ouessant, sans que l'animal soit concerné par l'allèle "faded" modificateur, que j'avais fini un temps, au fil des mois, par douter de ma première analyse. 

Vergeois il y a deux mois, toujours en suivi de construction sinon.

Vergeois il y a deux mois, toujours en suivi de construction sinon.

Mais non, Vergeois est bien homozygote "faded" pour cet allèle modificateur. C'est à dire qu'il l'a hérité de son père mais également de sa mère. Homozygote est en effet la condition pour que le phénomène de modification (décoloration) s'opère, "faded" étant un allèle récessif d'un point de vue génétique.

Il est vrai que cette expression est même parfois déroutante sur la couleur de base noire offrant pourtant plus de contraste possible, certains animaux demeurant à l'inverse très foncés bien qu'homozygotes pour l'allèle faded.

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 13:36
Mon coeur ne balance pas.

Deux brebis des Lutins (Hermeline et Taraille) que tout semblerait opposer.

Pourtant entre les deux mon coeur ne balance pas. Chacune est d'une extrême importance pour les Lutins, comme pour le type ovin Ouessant.

La première, dite blanche, est en fait, comme tout mouton blanc, un mouton noir (plus rarement brun) simplement costumé en blanc du fait qu'il possède au moins un allèle de cette coloration Agouti blanc, allèle génétiquement dominant (d'ailleurs, heureusement, seulement hétérozygote pour cet allèle Awt, Hermeline est tout à fait en mesure de produire des agneaux noirs selon le bélier qui lui est proposé).

Hermeline est dans le même temps la plus âgée, d'où une toison qui, bien que peu dense à l'origine, a encore perdu en densité avec les années. C'est aussi une brebis se situant dans le bas du standard taille et peu charpentée. Pour aller plus loin, bons aplombs, queue de taille moyenne ....

Taraille, quant à elle, est une jeune brebis noire dans le haut du standard taille, costaude de construction, à toison dense, bons aplombs également et queue des plus courtes ....

Mon coeur ne balance pas.
Mon coeur ne balance pas.

De par leur généalogie, ces deux brebis n'ont pas d'ancêtre commun récent, bien que, comme tous les Ouessant continentaux actuels, elles sont forcément cousines à un degré ou un autre, au moins éloigné.

Ceci mais aussi justement leurs différences rendent l'une tout aussi importante que l'autre. En effet, il n'existe pas de profil type connu du Ouessant de forme ancienne et il faut bien considérer que dans un souci de sauvegarde de ce type ovin, "sang", rusticité (dont santé) et aptitudes doivent primer dans l'orientation d'un cheptel, l'image que renvoie un animal n'étant pas à elle seule ce qui le rend intéressant.

Mon coeur ne balance pas.

Au-delà de la diversité de variants colorés, la diversité de formes, de tailles, d'allures rend chaque Lutin, chaque Ouessant, unique, ni mieux ni moins bien qu'un autre, ni plus intéressant ni moins intéressant qu'un autre, ni préférable ni plus dérangeant, du moment qu'il s'inscrit dans la banque génétique de l'histoire de ce type ovin, dans le patrimoine génétique de la petite partie visible de l'iceberg de ce mouton qui nous est parvenue (l'autre partie, la plus grande, étant perdue à jamais)... le tout sans défaillance, sans caractère de morbidité préjudiciable à cette population ovine.

Pourquoi cet article? Parce que d'abord c'est là un souci d'orientation en mon élevage. Chacun de mes Ouessant est différent d'un autre de mes Lutins dans son aspect.

 Ensuite parce que je suis parfois inquiet des modes que je vois se dessiner dans le monde du Ouessant. Ce que je vois, lis ou entends depuis plusieurs années, laisserait entendre qu'un Ouessant doit être comme ci ou comme ça (Pourquoi?), alors que quand je demandai un jour à un membre du jury en concours de "nous" (les éleveurs) présenter dessin schématique de l'animal idéalisé à rechercher, il y eut refus (raison donnée: pour ne pas influencer...) Allez comprendre! Etrange attitude quand dans le même temps nombre d'animaux se retrouvent mis sur la touche alors que d'autres (de plus une  minuscule poignée seulement comparativement) sont mis en avant.  L'influence n'existerait-elle donc pas par cette démarche de compétition autour du Ouessant? 

Ceci étant, j'espère que comme toutes les modes, certaines passeront concernant cet ovin. Les modes autour du Ouessant quand j'ai débuté mon élevage étaient autres il y a 25 ans ...

Tout ceci pour conforter ce que je martèle depuis très longtemps, concours, classements, compétitions ne devraient pas exister pour un ovin élevé à titre conservatoire. Le vestige d'un passé du domestique qu'est le Ouessantin n'a pas à être approché à la façon de ce qui se pratique pour ses confrères de grandes races en élevage de rente et en foire à bestiaux, non seulement par principe, mais au risque de l'éloigner toujours plus de l'ovin qu'il a pu être durant des siècles et de construire volontairement une forme nouvelle, moderne d'un Ouessant, calquée sur les canons d'une démarche agronomique ou de beauté subjective qui n'existait pas sur son île d'origine dans les pratiques.

Certes la quasi totalité des Ouessant échappent à ce phénomène, mais dans le même temps cette quasi totalité des Ouessant n'intéresse pas ceux qui disent s'intéresser au Ouessant.

Cette argumentation, ces constats n'empêchent en rien pour autant de travailler en son troupeau, à la conservation d'un Ouessant rustique, petit en rapport au standard et bien dans ses onglons comme dans le reste de son être et armé pour une longue et heureuse vie de plein air autant que possible. 

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 16:09
Explosion de colorations en plein soleil!

Explosion de colorations en plein soleil!

Oh la belle blanche!

Oh la belle blanche!

Oh la belle grey!

Oh la belle grey!

Oh la belle brune!

Oh la belle brune!

Oh la belle blanche!

Oh la belle blanche!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Oh la belle grey!

Oh la belle grey!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Splatch!

Splatch!

Oh la belle blanche!

Oh la belle blanche!

Oh la belle brune!

Oh la belle brune!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Oh la belle brune!

Oh la belle brune!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Resplatch!

Resplatch!

Oh la belle blanche!

Oh la belle blanche!

Oh la belle grey!

Oh la belle grey!

Oh la belle brune!

Oh la belle brune!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Oh la belle grey!

Oh la belle grey!

Boum!

Boum!

Oh la belle brune!

Oh la belle brune!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Oh la belle grey!

Oh la belle grey!

Oh la belle noire!

Oh la belle noire!

Reboum!

Reboum!

Bouquet final!

Bouquet final!

Le premier plaisir devant le Ouessant, la contemplation!

Ce qu'a permis cette éclaircie météo au berger, après une paire de semaines atteint par une de ces maladies de saison (et non celle du moment).

Plaisir des retrouvailles et de l'observation au milieu d'un des lots de reproduction ....

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 12:40

Depuis deux jours, les accouplements sont autorisés si le coeur en dit aux différents lots de reproduction de cette saison.

Dans le groupe le plus important ...

La troupe éclatée

Seize brebis pour l'heureux bélier élu de ce groupe, s'il veut bien se laisser tenter.

La troupe éclatée

La nuit précédente, un samedi soir, fut sans doute agitée, au point que les corps préfèrent encore savourer les rayons de fin de matinée, plutôt que s'activer.

La troupe éclatée

Avec un mâle brun, pas mal de possibilités de colorations dans les futures naissances de ce groupe. C'est calculé pour... allant du brun au noir en couleurs de base, en passant par le blanc et le grey, sans oublier l'éventuel effet faded. Chose certaine, tous les jeunes issus de ce lot seront porteurs de brun même s'ils ne l'affichent pas.

Dans le plus petit groupe ...

La troupe éclatée

Cinq brebis seulement pour un mâle blanc.

La troupe éclatée

Futures naissances uniquement noires ou blanches, sans savoir si l'effet faded est possible puisque ce bélier n'est pas connu pour porter cet allèle, pour l'instant.

Dans le groupe intermédiaire ...

La troupe éclatée

Neuf brebis. Elles devaient être huit, mais au moment d'y introduire et libérer une femelle, je me suis aperçu de mon erreur sur son identité. Cette brebis se retrouve "condamnée" à reproduire deux années de suite, contrairement aux prévisions.

Le mâle noir attribué étant homozygote pour l'allèle "faded", il existe donc possibilité de naissances futures identiques si quelques mères porteuses de ce gène voulaient le transmettre. Par contre une chose est certaine, tous les jeunes seront porteurs de cet allèle faded de décoloration, au moins de façon cachée. 

Quant au groupe des non reproductrices...

La troupe éclatée

... elles savourent également pleinement ces superbes journées d'octobre et vont bien profiter d'un an sans souci de procréer.

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